Ecole d'artif et de pose de pitons envir Marseille

Posté en tant qu’invité par artif:

Tout est dit dans le titre. Je cherche une bonne école de pitonnage et d’artif dans les Calanques et ses environs proches.
Est-ce que qqn aurait connaissance d’un site sympathique ?
Merci d’avance…

Dur dur de trouver ce genre de site, d’un temps avec un ami on voulait s’y mettre mais on est souvent tombé dans des galères… Je pense qu’il faut faire des voies costaud pour qu’il y ai un intérêt, les « petits » sites sont souvent à l’abandon donc craignos.

A éviter : face nord des goudes, dont une voie Livanos il me semble qui est vraiment en vrac !

Le mieux c’est que quelqu’un t’amène dans des belles voies style le grand pilier à bartagne (sainte baume), la concave, des trucs valables à la sainte victoire… Tu apprendra en second déjà plus en sécurité et comprendra l’intérêt de ces techniques.

Posté en tant qu’invité par d@vid:

Il y a les gorges du Verdon pas trop loin. Au pied de la Castapiagne rouge, il y a une école d’artif avec des voies d’une longueur (le siège éjectable, le canon à jules, la catapulte…). Progression sur pitons, coinceurs ou crochets avec quelques spits pour se rassurer et éviter de déboutonner toute la longueur. C’est vraiment l’idéal pour apprendre en toute sécurité.

Posté en tant qu’invité par lionel:

faut aller faire des vraies voies, la tu trouveras ce qui est interresssant en artif, des beaux voyages et du bricolage naturel et sympa, la castapiagne c’est pas vraiment motivant en plus, les voies sont complétement éclatées au fil des pitonnage/dépitonnage…
lionel

Je crois qu’il a envie d’apprendre en école avant d’aller faire des vraies voies. Faut commencer par là, il a raison.

Posté en tant qu’invité par herve:

Beaucoup de voies d’artif des Calanques ont été rééquipées pour le libre. Cependant, il reste encore pas mal de choses intéressantes à faire. Le topo des Calanques en propose un certain nombre, il faut prendre le temps de l’éplucher.

A titre d’exemple :

  • pour s’initier au maniement des étriers : le Toit Machard à la Paroi des Toits, la Directissime de la Paroi Jaune à Saint Michel d’Eau douce, le Tour de la Grotte de l’Ermite ou le Toit de la Tête du Trou du Chat.

  • pour s’initier au pitonnage facile, la face nord des lames à Saint Michel d’Eau douce propose plusieurs itinéraires intéressants et pas trop longs.

Il y a aussi des voies dans la face sud des lames, très courtes (15m) mais ensoleillées et très faciles ! Elles ne sont pas décrites dans le topo mais il te suffit de te balader au pied et d’attaquer la première fissure qui t’inspire.
Du côté de l’Aiguille de Sormiou, je crois qu’il reste quelques fissures intéressantes ; toutes n’ont pas été rééquipées me semble-t-il ?

Vers le Plan de Coulon, « Guapa » est une jolie fissure en A1 dont la première moitié est commune avec une voie de libre, il y a donc des spits, ce qui permet de démarrer en douceur, sans risque de chute au sol.

Pour des choses plus sérieuses, tu trouveras ton bonheur vers la Concave : Directissime de la Concave, T’as le bonjour du Grec, Directe de la Concave pour les plus abordables.
A faire aussi, la Directe de 1957 aux Goudes ; les voies en face nord du Rocher des Goudes s’adressent plutôt à ceux qui veulent se confronter à du rocher délité (et à une ambiance austère et froide en ce moment !)

Si tu as besoin de renseignements plus précis, tu peux m’écrire sur mon mail personnel.

Voilà j’ai retrouvé le nom : Toit du Mitan. C’est ouvert par Georges Abert et Georges Livanos en 41 ! Je m’y suis pris un monter but. Il y a un dernier mur blanc déverssant bien crade dans L1, on l’atteint en se remontant une écaille énorme puis il faut se mettre debout dessus. Le mur blanc parait impossible, pas de fissure, pas d’écaille, rien ! en plus l’écaille branlante est vraiment craignos. Du coup demi tour sur piton. Vue que je suis radin j’ai fait le tour par les vires pour le récupérer en faisant un rappel au dessus. J’en ai profité pour dégager l’écaille, mais bon le mur blanc me parait tjs autant imbitable.

Posté en tant qu’invité par herve:

Je n’ai pas fait cette voie. Il est possible que le topo soit inexact ou que les lieux aient changés (une écaille qui disparaît, un arbuste en moins, ça peut faire la différence. Peut-être aussi qu’une petite traversée non décrite sur le schéma peut permettre de rejoindre une ligne de progression cachée à droite ou à gauche.

Ce qui est sûr, c’est que Livanos et Albert était de très forts grimpeurs dont certaines réalisations sont en mesure d’en calmer plus d’un même soixante ans après ! J’ai souvenir d’un certain Toit du Déserteur, ouvert lui aussi dans les années quarante ou cinquante par Livanos, dont l’A2/A3 final ne m’avait pas paru facile du tout. A l’époque, j’étais à l’armée et ça m’avait dissuadé de déserter vraiment !

J’ai tenté plus à gauche, rien à faire, tjs ce foutu mur blanc… Tant pis.

C’est sûr que Livanos n’était pas n’importe qui !!!

Ca donne envi d’y aller ce que tu dis là… il doit bien y avoir une astuce, un truc, un petit bout de trois fois rien pour accrocher pas grand-chose…

Tu me diras ce que tu en penses… si tu dis que ça passe j’y retournerai.

Posté en tant qu’invité par Skeptikos:

Le faut-il?

C’est certain, voir la face Sud de la Bougie, mais c’est peut etre un peu hors sujet !
Pour débuter en artif (avec pitonnage, coinçage, crochettage… etc à la clef), il faut avoir une falaise à bricoler, pitonner, équiper…, pas trop haute pour pouvoir passer par au dessus pour assurer ou récupérer le matériel. Une telle falaise ne peut être une falaise école labellisée FFME pour cause évidente de dégradation du rocher : l’ecole d’artif abime le rocher plus que le dry tooling !
La Provence ne manque pas de bouts de cailloux sans intéret pour l’escalade libre mais qui ont ces caractéristiques : plus que dans les Calanques surexploitées par les grimpeurs (voir la patine !), la cote bleue et le coin de Chateauneuf les Martigues doivent te permettre, artif, de trouver ce que tu cherches.

Bonne grimpe,

Je me demande bien comment on pourrait faire de l’artif sans apprendre. Planter de bons pitons, mettre de bons coinceurs ne s’improvisent pas.

Faudrait arrêter de croire que l’artif c’est grimper sur un bout de caillou sans intérêt ! J’en ai très peu fait mais justement souvent sur des bout de caillou sans intérêt et c’était pour ainsi dire sans intérêt. Je ne dit pas qu’il faut aller en faire dans un site école de libre mais aller se perdre sur une falaise de 20 mètres qui tombe en miette c’est le meilleure moyen pour s’en dégouter et se faire mal. VA FAIRE DES BELLES VOIES, en second certes, mais c’est formateur. Après fait un maximum de TA, une fois que tu te débrouilles bien n’hésite pas à t’engager dans des voies tendant vers ton niveau max et là tu va commencer à faire de l’artif ;-). Et ensuite retourne faire les belles voies d’artif en leader.

Faudrait arrêter de croire que l’artif c’est grimper sur un bout de caillou sans intérêt ! J’en ai très peu fait mais justement souvent sur des bout de caillou sans intérêt et c’était pour ainsi dire sans intérêt. Je ne dit pas qu’il faut aller en faire dans un site école de libre mais aller se perdre sur une falaise de 20 mètres qui tombe en miette c’est le meilleure moyen pour s’en dégouter et se faire mal. VA FAIRE DES BELLES VOIES, en second certes, mais c’est formateur. Après fait un maximum de TA, une fois que tu te débrouilles bien n’hésite pas à t’engager dans des voies tendant vers ton niveau max et là tu va commencer à faire de l’artif ;-). Et ensuite retourne faire les belles voies d’artif en leader.[/quote]
Tout à fait d’accord avec la fin de ton propos, encore faut il trouver un leader pour t’emmener et etre :cool: derrière.

Mais pour revenir aux « bouts de cailloux », peux tu me citer une falaise intéressante pour le libre où je peux aller planter mes pitons ? … sans etre obligé de mettre un gilet pare-balles.

bonne grimpe,

Michel,

PS d’accord avec ton appréciation de l’eperon de l’ermitage :smiley:

Posté en tant qu’invité par Skeptikos:

Je me demande bien comment on pourrait faire de l’artif sans apprendre.[/quote]
Peut-on apprendre l’artif sans en faire?

Je me demande bien comment on pourrait faire de l’artif sans apprendre.[/quote]
Peut-on apprendre l’artif sans en faire?[/quote]
C’est la poule et l’oeuf… et une éternelle question pédagogique,
mais la question d’ARTIF n’est pas là : c’est s’initier ?
Je me vois mal aller planter des pitons au grand pilier de Bartagne : c’est quand meme à 85% une voie de libre et le reste est équipé, non ? Donc pour démarrer l’artif, gde voie ou couenne ?

Grande voie artif en second, TA en tête, TA vers niveau max en tête qui imposera quelques bricolages et la concécration grande voie artif en tête !

Posté en tant qu’invité par zoubida:

[quote=lionel]faut aller faire des vraies voies, la tu trouveras ce qui est interresssant en artif, des beaux voyages et du bricolage naturel et sympa, la castapiagne c’est pas vraiment motivant en plus, les voies sont complétement éclatées au fil des pitonnage/dépitonnage…
lionel[/quote]
C’est vrai que la castapiagne c’est fréquenté mais c’est quand même super pour quelqun qui n’a jamais planté un piton.
Le cadre est super classe et tu sera à proximité de grand mur avec plein de voies d’artif.
Il y a des « couennes d’artif » au pied de la paroie et il me semble qu’il y en a aussi sur le petit ressaut du haut.
Dans la paroie elle même, il y a des voies splendides, pas trop longues et pas trop dure qui permette de débuter l’artif en douceur (du style les chariots de thespis).

Pour débuter, c’est surement plus intéressant d’aller grimper la plutot que d’aller se perdre sur des bouts de cailloux maudits au fond des calanques qui font 40m de haut avec des vires de partout et du rocher complétement péteux!
(ce qui a quelques exception prés est trés souvent le cas dans les calanques)

Posté en tant qu’invité par herve:

Ma première réponse avait pour but de conseiller des voies des Calanques qui soient intéressantes et pas trop hautes pour favoriser un apprentissage en douceur.
Je ne pense pas que le Verdon et les écoles de la Castapiagne soient le site idéal pour s’initier, même si je sais bien que nombre de grimpeurs des équipes jeunes FFME ont appris là-bas.
Il me semble qu’il est plus judicieux d’apprendre d’abord à placer un bon piton, un bon coinceur et un bon relais plutôt que de faire le zouave sur des crochets forés deux mètres au-dessus d’un spit de 10.

Quant aux cailloux sans intérêt, c’est une question de point de vue. Dès lors qu’on s’y amuse et qu’on y apprend quelque chose, n’importe quel caillou a forcément de l’intérêt, pour le libre comme pour l’artif, surtout si on n’a pas sous la main un leader compétent prêt à partager son savoir.

Personnellement j’ai appris à placer mes premiers pitons sur un bloc de trois mètres derrière chez moi (j’avais 14 ans) et j’ai placé mes premiers plombs sur la petite falaise école du Col de Sormiou (8m de haut !). Les grandes voies sont venues après. On peut bien sûr brûler les étapes mais je ne crois pas que c’était le sens du post de départ.

Quant aux Calanques, même s’il est vrai qu’il vaut mieux éviter d’aller taper des plombs dans les réglettes de l’Oasis, il ne manque pas de sites, répertoriés ou non, en bon ou mauvais rocher, pour se lancer : Vallon des Aiguilles, Les Goudes, Malvallon, Melette, Walkyries, Candelle, Devenson, Castelvieil.