Là c’est différent, les itinéraires très fréquentés canalisent les gens en un seul endroit, la faune s’y adapte (c’est un peu comme avec les routes).
DVA pour mon chien
En ski c’est quand même potentiellement moins concentré qu’en rando. Comme tout le monde veut skier de la neige vierge, ça peut étaler pas mal la fréquentation. En tout cas beaucoup plus que les quelques 30m ou 50m qu’un chien pas trop chasseur va faire par rapport à la position de son maître.
Une avalanche peut de déclencher à la montée : là les skieurs sont dans la trace et par endroits les uns au-dessus des autres s’il y a des zig-zag.
Ça c’est pour le risque multi enfouissement avec un chien dedans.
Pour le dérangement à la faune sauvage, les descentes sont sans doute plus importantes à la descente, que ce soit des chiens ou humains, si tout le monde passe de partout, comme c’est malheureusement le cas maintenant.
Le chien en plus aura le réflexe de poursuite.
Oui, je suis d’accord que dans la plupart des cas l’impact d’un chien sur la faune sauvage est supérieur à celui d’un humain. C’est d’ailleurs pour ça que les chiens sont interdits dans certaines zones de protection de la nature comme des parcs nationaux ou des réserves naturelles. Mais bien souvent, si le chien n’est pas trop chausseur à se barrer à 300m pour pister un truc, l’impact du chien n’est pas bien plus grand que celui des humains. En ski de rando on doit bien voir au moins 10 ou 20 fois plus d’humains que de chiens, donc je pense que le dérangement principal vient plutôt de nous les humains.
Jusqu’à preuve du contraire, les humains n’ont pas wun odorat très développé. Les chiens si. Et les animaux le savent… Un chien dans la nature en période de tranquilité hivernale, c’est autrement plus intrusif que beaucoup d’humains, non ?
Un chien contre un humain, oui (encore que, ça dépend du chien). Mais un chien c’est bien moins dérangeant que vingt skieurs. Je ne cherche pas à minimiser l’impact des chiens sur la faune sauvage, mais je trouve juste que l’argument du dérangement de la faune pour dire qu’il ne faut pas prendre les chiens en ski de rando ne tient pas au vu du dérangement occasionné par les humains qui me parait collectivement bien plus important.
On va te dire que ça fait toujours ça de plus, et que le chien peut rester à la maison. Alors que toi, en tant qu’humain, ton droit au divertissement passe bien au dessus. 
Les humains gênent la faune assurément, et globalement on s’en branle, mais le choix leur appartient de rajouter en plus de leur gêne celle occasionnée par leur chien chéri.
as tu des sources ? ou est-ce une opinion personnelle base sur ton bon sens commun ?
je demande car c’est pose comme une verite, or je ne suis pas un animal et je ne sais pas comment un animal reagit : j’ai deja vu des chevreuils me regarder passer a 5m d’eux, je doute qu’ils auraient fait la meme chose avec un chien mais je n’en sais rien puisque…je n’ai pas de chien donc mon bon sens commun va dans une direction differente du tiens d’ou ma demande de source
L’interprétation du délit de mise en danger de la vie d’autrui tend à devenir extensive, mais il faut a minima que l’obligation ait été délibérément violée et que cette obligation soit prévue par la loi, le règlement ou un faisceau de ces textes. C’est donc ce qui permet de définir l’imprudence sanctionnée par ce délit et le juge pénal ne peut donc pas retenir l’infraction s’il manque l’élément légal : sauf erreur, on n’a pas de loi ou de règlement qui impose le port du DVA, même si c’est une recommandation de bonne pratique.
Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de possibilité de responsabilité civile ou même d’homicide involontaire au pénal, si on peut établir que le DVA dont le chien était équipé est bien ce qui a causé le retard de dégagement d’une victime humaine. Je rappelle quand même que l’article 16 du Code civil pose le principe de primauté de la personne humaine, même sur l’animal pourtant reconnu par ailleurs comme doué de sensibilité et protégé contre les mauvais traitements.
En revanche, qui dit responsabilité civile dit démonstration du lien de causalité entre la faute et le dommage. Encore faudra-t-il prouver le lien direct entre le retard pris par les sauveteurs et le décès de la personne :
file:///C:/Users/sandi/Downloads/DVA_CAF_Aix_-_Utilisation_DVA_01042014_PSE_v6.pdf
C’est plus facile à prouver s’il n’y a qu’un ou deux randonneurs avec le chien. Sur un groupe, ce sera moins évident.
Mais, au vu de l’article 16 du Code civil : la primauté de la personne humaine recommanderait à mon sens de n’équiper que les humains. On peut imaginer d’autres dispositifs pour les animaux : un DVA avec un signal spécifique qui permettrait aux secouristes de distinguer l’animal de compagnie d’un humain ?
Je n’ai pas de sources par rapport à ça et mon propos n’est même pas de quantifier le dérangement mais simplement de révéler l’hypocrisie de certains qui invoquent le dérangement de la faune alors que les humains en sont aussi une grande cause. Je ne pense pas que ces mêmes personnes seraient prêtes à ne pas aller faire de ski de rando pour éviter de déranger la faune sauvage.
D’autant qu’il n’est pas interdit d’emmener son chien quand aucun règlement ou arrêté ne l’interdit, ni même n’impose qu’il soit tenu en laisse.
Les chiens sont interdits dans les parcs nationaux, on le sait, et je crois qu’il existe certaines zones délimitées destinées à préserver la tranquillité de la faune (en Suisse). Mais ailleurs, non.
Quant au passage des randonneurs humains, on a encore la liberté d’aller et de venir dans l’espace public, sauf réglementation particulière comme dans les Calanques, par exemple. La problématique des quotas avait d’ailleurs fait débat…
Je crois que la définition d’un délit est le fait d’enfreindre une loi qui prévoit une peine.
Il peut y avoir délit si on emmène son chien dans un parc naturel, ou s’il n’a pas de laisse. Mais je n’ai jamais vu d’interdiction de lui mettre un DVA, dc ca n’est pas un délit.
Ca peut être un problème moral, mais en cas d’accident la première cause sera d’être là où il ne faut pas pour la victime, et non le fait qu’il y ait un chien avec DVA à côté.
J’ajouterai que celui qui court le + de risque est le maitre, puisque c’est celui qui est le + souvent à côté de son chien.
Je remonte quelques messages plus haut. Côté dérangement à skis avec un chien mon opinion, basée sur mon expérience avec ma chienne, est que le dérangement occasionné par un chien est quasi inexistant, je dis bien à skis (en rando pédestre estivale, rien à voir). Le chien il cherche à s’économiser, il comprend très vite que s’enfoncer dans la neige c’est épuisant et alors que ma chienne était vraiment du genre à cavaler après tout ce qui bouge et avait un odorat très développé (berger belge) elle ne s’éloignait jamais de moi pendant les randos hivernales, et comme je l’ai déjà dit restait derrière moi dans la trace pour profiter de la portance et cherchait même à s’appuyer sur mes skis. Et de retour au bivouac ou à la voiture c’était illico un bon roupilllon, preuve de la fatigue accumulée dans la sortie.
Mais quel intérêt ?
Si par grand hasard (la probabilité est faible) les secouristes intervenaient pour dégager des victimes plus un chien, elles commenceraient bien évidemment à dégager les personnes, avant, éventuellement, de s’occuper de l’animal; et spontanément, pas sur le fondement de l’article 16…
Et pourtant, les gars du PG aiment les bêtes comme tout le monde et de temps en temps, interviennent pour une vache, un mouton ou un chien tanqué dans une barre…
On est bien d’accord. Je cherchais juste à faire le raccord avec les préoccupations qui ont pu être exprimées plus haut.
ET @pire, effectivement, vu la surface des pattes, je peine à croire que la rando à ski soit un plaisir pour le chien qui a toutes chances de brasser si la neige n’est pas assez dure. Ce n’est pas pour rien que les humains utilisent des raquettes ou des skis, d’ailleurs
.
national, pas naturel.Pas de réglementation spécifique aux PNR qui n’ont aucun pouvoir règlementaire.
Sinon, il peut y avoir des arrêtés municipaux interdisant ou obligeant d’avoir un chien tenu en laisse un peu partout. En zone d’alpage par exemple.
Et partout en France, du 15 avril au 30 juin de chaque année, un arrêté ministériel impose aux propriétaires canins de tenir leurs animaux en laisse en dehors des allées forestières.
et comment elles vont faire pour différencier le signal d’un DVA porté par un humain de celui porté par un chien ?
C’est bien là tout le problème. Si on pouvait différencier, on pourrait mettre un DVA sur un chien sans problème. Comme on ne ne peut pas, différencier, il n’y aucun moyen de savoir si on est en train de creuser pour chercher un humain ou un chien, c’est criminel de mettre un DVA à un chien.
Comment ça ? Si on ne respecte pas les règles on ne peut pas être verbalisé ?
Il y a quelques années, aux fourches du cornafion, une avalanche avait tué un gamin en sortie scolaire. Problème, le gamin n’avait pas allumé son DVA. Re problème, dans une optique d’apprentissage de l’autonomie, le contrôle des DVA avait été fait par un autre élève. Le gamin en question pensait que les ondes du DVA étaient mauvaises pour la santé et n’avait pas allumé le sien. Son condisciple chargé de vérifier n’avait rien dit à l’enseignant.
S’i l’autopsie n’avait pas révélé que le gamin était mort broyé par l’avalanche, et que DVA ou pas il n’y avait aucun moyen de le sauver, tant le contrôleur que l’enseignant risquaient gros.
Pourtant, il n’y a pas de Loi obligeant le port du DVA.
non. *
Par exemple, il n’y a pas de loi qui interdisent de mettre le chien du voisin qui vient chier sur tes plates bandes dans un mico-ondes. Si tu le fais, il va t’arriver des bricoles