Dibona, équipement et TA

Posté en tant qu’invité par dom:

Ce qui gene avec les spits: C’est un equipement fixe et tres rassurant.
En effet on a cree des ‹ ecoles › d’escalade avec des spits, du coup on est plus confortable quand on les retrouve en altitude.
En spitant en montagne on adapte la montagne a notre pratique et non notre pratique a la montagne.

Je ne suis pas integriste et ne pense pas que tous les spits sont a banir, mais Visite O. par exemple pourrai etre gravie avec beaucoup moins de spit en utilisant des coinceurs. Mais en fait le principale probleme pose par les spits de la face sud sont ceux des lignes de rappel!
En effet l’equipement d’une ligne peut etre sujet a discussion, mais quand tu changes le caractere d’une face avec des spits, c’est peut etre dommage. En l’occurence la Dibonna n’est pas la meme montagne selon que tu doives sortir et descendre a pied ou prendre une ligne de rappel.
Ceci dit V.O. est superbe,
A+

Posté en tant qu’invité par Francois:

Tout à fait d’accord avec toi.
J’ai fait la voie des Savoyards en des temps proto-historiques (pour tout dire, c’était en 1970), un temps où les coinceurs en étaient à leurs premiers balbutiements et où les spits étaient quasiment inconnus, un temps où on grimpait en grosses et avec un sac. Cette voie nous avait paru difficile, certes, mais pas surhumaine et elle demandait de mettre en oeuvre un certain nombre de qualités. Je ne suis pas sûr, je suis même persuadé du contraire, que la même voie spitée présente le même intérêt.

Posté en tant qu’invité par s@m:

Par chance cette voie n’est pas spitée aujourd’hui.
Par contre elle est pas mal pitonnée en particulier dans la traversée en 6a, ce qui réduit pas mal l’engagement !!

Posté en tant qu’invité par Christine:

Visite O. par exemple pourrai etre gravie avec
beaucoup moins de spit en utilisant des coinceurs.
Donc : est-ce bien aux pauvres spits qu’il faut s’en prendre, ou bien au suraménagement des voies, que ce soit par des spits, un « nettoyage » draconien… ou l’accumulation de nobles pitons (laissés à dessein ou indélogeables), si mobiles qu’ils truffent certaines voies ?
Il semble que la question se pose en termes nettement + complexes que « piton éthique »/« vilain spit ».
Historiquement, il est exact que l’apparition des spits s’est accompagnée d’aménagements superflus (quantité des équipements et nettoyage des voies). Les ouvertures sont maintenant plus raisonnées (voire réglementées) dans beaucoup de secteurs.
Assimiler l’emploi de spits avec la transformation systématique des voies de montagnes en vastes parcs d’attraction pour citadins en mal de paysages d’altitude, ça me semble relever plus du fantasme que de la réalité.
En outre, que recouvre l’adaptation de la montagne à notre pratique (et non de notre pratique à la montagne) ? Faut-il s’interdire de poser à dessein des pitons et des cordes fixes en montagne, comme l’on fait les vétérans dans des voies historiques, que personne, je pense n’osera qualifier de « voies-écoles » ? Faut-il supprimer les refuges, les relais radio des secours en montagne ? En quoi les spits doivent-ils focaliser l’ensemble des griefs ?

Posté en tant qu’invité par seb:

Je ne sais pas dans quoi vous classez la traversée de l’aiguille de la vanoise mais je l’ai faite et bien que pas habitué du tout au TA j’ai trouvé ce genre d’équipement très cool, ni trop ni pas assez

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Je ne sais pas dans quoi vous classez la traversée de
l’aiguille de la vanoise mais je l’ai faite et bien que pas
habitué du tout au TA j’ai trouvé ce genre d’équipement très
cool, ni trop ni pas assez

Ben disons que bon, les spits sur un béquet béton, ou sur une prise de pied, ou sur un tas de blocs qui tiennent bien mais avec la pleine roche à 50cm… y a pas de doute, c est bien la signature des guides de la Vanoise :wink:
J ai fait la traversée récemment mais en atteignant l arète par la voie Rigotti en face N - IV max, III le plus souvent, rééquipée… - permettant d éviter la partie péteuse du début de l arète, inconfortable lorsque surfréquentée.
On pourrait supprimer la moitié des spits sans avoir besoin d etre expert en TA pour y aller, 2-3 sangles et coinceurs permettent de se protéger facilement.

Posté en tant qu’invité par xav:

Pfouh, ça en fait un nombre de messages, depuis que je n’ai pas regardé…

Je ne voulais pas déclencher un tel orage !

En fait, j’aime bien les spits ; la question se pose surtout de savoir où ils sont placés.

Mais je ne suis pas aveugle, je me rends compte que :

1- cette position, elle ne vient sans doute pas entièrement de moi, elle est sans doute le fait d’une certaine éducation à la grimpe et à la montagne

2- Un piton, c’est sale aussi, et suis bien content d’en trouver toutefois

3- Les standards varient selon les époques

Bon, ma position, qui aura forcément été influencée par tous ceux que j’aurai écouté, admiré, et ceux qui m’auront appris quelque chose.

Je pense qu’on peut former 3 catégories d’escalade :

  • escalades de basse altitude :
    Souvent, des grimpeurs tombent sur des falaises dont personne ne se préoccupait ni ne cherchait à savoir si elles se grimpaient. L’équipement est alors uniformément admis.
    (oh, la classsssse, je parle beaucoup et bien)

  • en moyenne montagne, l’équipement est aussi accepté, pourvu qu’il respecte une logique un peu plus « sauvage » : souvent, les dalles ont été équipées, ou plutôt OUVERTES. L’équipeur a grimpé, perfo aux fesses, et on se rend compte parfois qu’il a avancé jusqu’à trouver ( bien loin ) un endroit + confortable pour « travailler ».
    L’éthique acceptée aujourd’hui sur ces escalades sportives de moyenne montagne, c’est qu’il n’y a pas d’équipement en place aux endroits où l’on peut mettre un coinceur. Mettre un coinceur n’est pas infernal, ça nécessite juste un peu d’entraînement, puis de réflexion. Ca permet de garder l’illusion qu’on est passé sur la montagne, puis qu’on en redescend sans qu’elle n’en ait rien su.

  • Je trouve qu’il ne devrait pas y avoir d’équipement en haute montagne. Pourquoi ? Je n’en sait rien ; rien de vraiment valable, aucun raisonnement par A + B, ne vient étayer ce sentiment…
    Simplement, faut se demander si le but, c’est de monter à tout prix à 4000 m, si c’est de faire une escalade coute que coute, ou bien si l’on recherche autre chose, le côté sauvage de la nature, par exemple.
    Un ami m’a dit qu’à 4000 sur la Dent du Géant, y’avait pas photo : à cette altitude c’est suffisament dur, donc on tire sur les cordes fixes.
    Si un jour je la fais, j’essayerai plutôt de la faire en escalade, en protégeant, paradoxe, sur les ancrages de ces mêmes cordes. Mais cet équipement, ça fait ch**** quand même (bon, ici c’est vraiment de l’équipement très lourd). Si un jour les guides décident d’enlever ces cordes, j’aurais aucun regret.

La haute montagne doit tout de même se mériter. Et si je ne la mérite pas, je n’y vais pas (vous inquiétez pas pour moi, je respecte cette ligne de conduite). C’est comme le 8 : on le « mérite » pas forcément tous, par manque d’entraînement ou possibilités physiques limitées. C’est parfois un peu dur, mais c’est comme ça…

Bon, à ça, il faut ajouter qu’un piton, ça peut disparaître de quelques coups de marteau, pas un spit.

On peut rétorquer que les pitons bousillent les fissures.

On aura raison des deux côtés. Alors ?

Ben, je pense qu’on devrait donc respecter les voies historiques quoi qu’il en soit (l’équipement de l’arête de la Pointe Percée n’est pas très judicieux : de nombreuses voies plus dures mènent au sommet et sont équipées… De plus, dans la partie foireuse du haut, équipement très rare, alors qu’il est abondant dans le bas, pourtant protégeable plus aisément).

Les équipement sportifs en moyenne montagne sont nombreux, et parfois de bonne qualité, intelligents, sur du beau, très beau rocher (Dalles d’Envers, Rochers du Sapey, …). Pas la peine d’en mettre partout.

Equiper / Essayer de maintenir un terrain vierge, ne sont pas symétriques : une fois que c’est équipé, c’est fait.

N’équipons pas la haute montagne.

Sur ce, je ne m’étais jamais autant étendu, désolé.

Enfin, ce que j’ai livré, ce sont des ingrédients qui font que je pense de telle manière. Mais si la recette magique existait, ça se saurait :wink:

Posté en tant qu’invité par Christine:

Depuis le début de cette discussion, j’ai continué à y réfléchir offline, passant en revue tous les critères qui pourraient définir une « éthique » de l’ouverture. Je ne cherche d’ailleurs pas à trouver des réponses complètes : des gens nettement + experts sur ce dossier y planchent depuis si longtemps et ne sont pas toujours d’accord…
Je partage en tout cas ton point de vue global : équipement raisonné, en selon le caractère + ou - sauvage des lieux (ex. proximité de chemins, d’habitations, ou isolement total), ou le caractère historique d’une voie…

Posté en tant qu’invité par Luc:

Pour moi c’est finalement assez simple, une cotation montagne ex : 5 sup obl. doit prendre en compte la totalité de la voie, engagement, difficulté d’itinéraire, etc… et donc le nombre de point est à partir de ce moment suffisant pour quelqu’un qui a ce niveau.
et cela fonctionne très bien y compris avec la spécification TA. Pour le reste je crois qu’a partir du moment ou une voie est ouverte, on doit respecter ce qu’en a fait l’ouvreur, très spitté ou très engagé, la cotation est sensé le prendre en compte.
Où je peux rejoindre un certain intégrisme, c’est à savoir qu’il y a des écolde d’escalade ou la sécurité est optimum et qui permet à tout le monde de progresser et de devenir autonome et puis il y a les grandes voies, qu’il serait dommage de transformer en école… je pense en fait qu’on y perdrait plus qu’on y gagnerais tout simplement.

Posté en tant qu’invité par dom:

« piton éthique »/« vilain spit »
Je disais avec des coinceurs pas des pitons.
.Tu parles de radio et relais telephone:
Chacun est libre de les utiliser ou pas
.les refuges:
aussi dans un moindre grade.

Je pense en effet que la presence d’une ligne de rappels sur chaines change le caractere d’une montagne,notament a la Dibonna oû tu passes de ‹ montagne › a ‹ haute ecole › type presles. La diminution de l’engagement de la face resulte d’un equipement permanent. Ce n’est donc plus le grimpeur qui s’adapte, en ayant le niveau, mais la montagne.
A l’inverse je ne pense pas que les pitons soient une benediction et leur remplacement par des spits dans les endroits frequentes se comprend aisement, comme a la meije par exemple ou tu ne changes pas toute la montagne car les rappels existaient avant les spits.
Il me semble en effet que une des raisons de grimper une voie, c’est de resoudre le probleme qu’elle pose. Sinon on prendrait que des voies normales. Et en fait de nos jours tous les moyens ne sont pas bons pour arriver au sommet d’une montagne. Et je pense simplement qu’il convient de differencier les moyens individuels comme pied-sur-le-spit, repos, dopages;-), des moyens permanents comme l’equipement fixe qui ne correspondent pas a une « bonne » pratique. Ceci dit je me suis deja repose sur un spit en buvant une boisson isotonique, mais ce n’etait pas du bon style.
@+
Dominique

Posté en tant qu’invité par Claude:

dom a écrit:

Je pense en effet que la presence d’une ligne de rappels sur
chaines change le caractere d’une montagne,notament a la
Dibonna oû tu passes de ‹ montagne › a ‹ haute ecole › type
presles. La diminution de l’engagement de la face resulte
d’un equipement permanent. Ce n’est donc plus le grimpeur qui
s’adapte, en ayant le niveau, mais la montagne.

Déjà il faut rappeler que la descente à pied est souvent tplus simple que la descente en rappels. C’est notament le cas à la Dibona.

La présence d’une ligne de rappels à la Dibona ne concerne que les grimpeurs qui ne parviennent pas à sortir leurs voies. Mais voila, l’engagement d’une voie ne dépend pas seulement de la présence d’une ligne de rappels sur spits. Il faut étudier en détail l’organisation des vires, des voies faciles et de tous les points à demeurre y compris pitons, becquets, coinceurs coincés. L’engagement peut être très différent d’une voie à l’autre et même d’une longueur à l’autre. Du moment que l’on trouve un bon point tout les 50m pas trop décalé, on peut redescendre en rappels.
Supossons que l’on veuille rendre la descente en rappels impossible dans la face S tout en laissant les pitons/spits nécessaires en place. Ça obligerait à supprimer des voies qui deviendraient trop expo. La question : qu’est ce qui resterait ? Visite obligatoire non, La madier Sud probablement pas, les savoyards peut-être (ça traverse pas mal mais on peut s’échapper par le couloir Boel).
Concretement, je pense pas qu’ils puissent y avoir des voies (forcement classiques vu la nature du rocher et l’esthetique du sommet) en face Sud de la Dibona sans qu’il y ait une descente ou une échappée facile depuis la plupart des relais.

Il faudrait aussi débattre sur l’importance de la notion d’engagement, mais c’est une autre histoire.

A l’inverse je ne pense pas que les pitons soient une
benediction et leur remplacement par des spits dans les
endroits frequentes se comprend aisement,

D’accord.

comme a la meije
par exemple ou tu ne changes pas toute la montagne car les
rappels existaient avant les spits.

Ah bon, ça ne change pas l’engagement si on équipe une ligne de rappels sur pitons ?

Il me semble en effet que une des raisons de grimper une
voie, c’est de resoudre le probleme qu’elle pose. Sinon on
prendrait que des voies normales.

D’accord aussi, mais je préciserai que j’ai trouvé plus de problèmes dans visite obligatoire (spits) que dans la Berthet-Boel-Stoefer (TA soft).

Et en fait de nos jours
tous les moyens ne sont pas bons pour arriver au sommet d’une
montagne. Et je pense simplement qu’il convient de
differencier les moyens individuels comme pied-sur-le-spit,
repos, dopages;-), des moyens permanents comme l’equipement
fixe qui ne correspondent pas a une « bonne » pratique.

Même avec des guillemets ce n’est pas une expression acceptable.
(pourquoi meilleur qu’une autre ? il faut le justifier)

Ceci
dit je me suis deja repose sur un spit en buvant une boisson
isotonique, mais ce n’etait pas du bon style.

C’est ton éthique perso, on s’en fout (…que tu appeles ça bon style ou non). Chacun est libre d’avoir son éthique perso et n’a pas à la justifier. Ce qui doit être justifié par contre c’est l’éthique général qui concerne les actions ayant des conséquences pour tout les grimpeurs, notament la pose ou l’abandon de matériel à demeure. (Si je t’ai bien compris, tu as dit la meme chose)

Posté en tant qu’invité par Claude:

Christine a écrit:

Depuis le début de cette discussion, j’ai continué à y
réfléchir offline, passant en revue tous les critères qui
pourraient définir une « éthique » de l’ouverture.

Ah, ça fait plaisir des gens qui refléchissent :slight_smile:

Je ne
cherche d’ailleurs pas à trouver des réponses complètes : des
gens nettement + experts sur ce dossier y planchent depuis si
longtemps et ne sont pas toujours d’accord…

A ce propos, on peut consulter les archives de c2c ainsi que celles d’ITA (inscription indispensable).

Je partage en tout cas ton point de vue global : équipement
raisonné, en selon le caractère + ou - sauvage des lieux (ex.
proximité de chemins, d’habitations, ou isolement total)

T’as bien raison, pour faire du TA il faut plus de matos donc des sacs plus lourds donc des approches plus courtes. Laissons donc les falaises de proximité pour les voies TA et les falaises éloignées pour les voies sportives.

, ou le caractère historique d’une voie…

D’accord aussi (mais pour de vrai cette fois)

Posté en tant qu’invité par Claude:

Luc a écrit:

Pour moi c’est finalement assez simple, une cotation montagne
ex : 5 sup obl. doit prendre en compte la totalité de la
voie, engagement, difficulté d’itinéraire, etc… et donc le
nombre de point est à partir de ce moment suffisant pour
quelqu’un qui a ce niveau.

Houla, ne mélangeons pas tout, la cotation obligatoire ça a une définition bien précise : il s’agit de la section la plus dure entre deux points d’aide. Il y existe bien une cotation qui rassemble tous les aspects de la voie c’est la cotation globale : AD, D, TD, … On ne pourrait pas l’exprimer sous forme de cotation technique d’escalade car deux grimpeurs de même niveau technique peuvent avoir des niveaux globaux tres différents

et cela fonctionne très bien y compris avec la spécification
TA. Pour le reste je crois qu’a partir du moment ou une voie
est ouverte, on doit respecter ce qu’en a fait l’ouvreur,
très spitté ou très engagé, la cotation est sensé le prendre
en compte.

Pas si simple, l’ouvreur peut changer d’avis et se dire qu’avec des spits se seraient mieux, se fouttre de sa voie (par ex B.Fara pour la plupart des voies qu’il a ouverte il y plus de 20ans), être mort, avoir ouvert une grande bouse qui traverse toute la face obligeant ainsi tout les nouveaux itinéraires à la croiser, …etc.

la cotation est sensé le prendre
en compte.

la cotation globale seulement

Où je peux rejoindre un certain intégrisme, c’est à savoir
qu’il y a des écolde d’escalade ou la sécurité est optimum et
qui permet à tout le monde de progresser et de devenir
autonome et puis il y a les grandes voies, qu’il serait
dommage de transformer en école… je pense en fait qu’on y
perdrait plus qu’on y gagnerais tout simplement.

Pas si simple aussi, dans d’autres pays, par ex USA, on trouve beaucoup de couennes non équipées. Et puis en France on trouve de superbes grandes voies équipées école, par ex Temps des guenilles ou singe en hiver à Presles, Ghost Dog ou Chourmo au rocher de l’homme. Ce seraitm dommage que ces voies n’existent pas. Je pense qu’il faut savoir partager les falaises disponibles entre les différentes pratiques, ceci en tenant des caractéristiques de chaque bout de falaise. Dans le fond je suis d’accord avec Christine, c’est juste son argumentaire qui était déplorable.

Posté en tant qu’invité par Claude:

xav a écrit:
[…]

Je pense qu’on peut former 3 catégories d’escalade :

  • escalades de basse altitude :
    Souvent, des grimpeurs tombent sur des falaises dont personne
    ne se préoccupait ni ne cherchait à savoir si elles se
    grimpaient. L’équipement est alors uniformément admis.

Les Calanques, c’est bien en basse altitude, non ? et on y trouve des TA reconnus…
Ce genre de falaises existent mais tu ne peux pas les appeler « escalades de basse altitude ». A noter que l’on trouve aussi des falaises sans intéret en haute montagne.

  • en moyenne montagne, l’équipement est aussi accepté,
    pourvu qu’il respecte une logique un peu plus « sauvage » :
    souvent, les dalles ont été équipées, ou plutôt OUVERTES.
    L’équipeur a grimpé, perfo aux fesses, et on se rend compte
    parfois qu’il a avancé jusqu’à trouver ( bien loin ) un
    endroit + confortable pour « travailler ».

Ce n’est pas systématique.

L’éthique acceptée aujourd’hui sur ces escalades sportives
de moyenne montagne, c’est qu’il n’y a pas d’équipement en
place aux endroits où l’on peut mettre un coinceur.

Est-ce que tu connais beaucoup de voies assez récentes équipées comme ça ?
Autour de Grenoble j’ai l’impression que ça reste une minorité. Sinon je suis d’accord que c’est une éthique intéressante mais il faut que le rocher s’y prête et que l’on n’emporte pas les coinceurs pour 2 ou 3 petits passages.
Ça n’empêche pas que les autres éthiques (équipement complet, pas d’équipement quitte à laisser des pas expos, …etc) gardent aussi leurs intérêts.

Mettre un
coinceur n’est pas infernal, ça nécessite juste un peu
d’entraînement, puis de réflexion.

Ok

Ca permet de garder
l’illusion qu’on est passé sur la montagne, puis qu’on en
redescend sans qu’elle n’en ait rien su.

En gros tu veux dire que l’on prend plus de plaisir à gravir des voies moins équipés. Si c’est ça je suis d’accord.

  • Je trouve qu’il ne devrait pas y avoir d’équipement en
    haute montagne. Pourquoi ? Je n’en sait rien ; rien de

« je » n’aime pas le « t ».

vraiment valable, aucun raisonnement par A + B, ne vient
étayer ce sentiment…
Simplement, faut se demander si le but, c’est de monter à
tout prix à 4000 m, si c’est de faire une escalade coute que
coute, ou bien si l’on recherche autre chose, le côté sauvage
de la nature, par exemple.

Quand on fait certaines voies dites TA, on est decu sur ce point. Les grimpeurs de TA ne sont pas plus écolos que les autres, souvent moins. Les inombrables relais avec sangles de but ou de rappels dans la face S de la Meije posent beaucoup plus de problèmes d’esthétiques que les voies spitées qui s’y trouvent. Tu vas me dire que les sangles ça peut toujours s’enlever ; j’accepterai cet argument le jour ou tu trouveras un gars reélement près à le faire.
Il y a même des alpinsites qui me traitent d’égoistesquand je récupére un ancrage de rappel inutile ou un vieux piton trop rouillé pour être fiable.

Un ami m’a dit qu’à 4000 sur la Dent du Géant, y’avait pas
[…]

La haute montagne doit tout de même se mériter. Et si je ne
la mérite pas, je n’y vais pas (vous inquiétez pas pour moi,
je respecte cette ligne de conduite). C’est comme le 8 : on
le « mérite » pas forcément tous, par manque d’entraînement ou
possibilités physiques limitées. C’est parfois un peu dur,
mais c’est comme ça…

Mais quand les voies sportives sont plus difficles que les voies TA voisines , par exemple à la Dibona, cet argument ne tient plus.

Bon, à ça, il faut ajouter qu’un piton, ça peut disparaître
de quelques coups de marteau, pas un spit.

Si c’est une cheville, il suffit d’une clef pour que plus rien ne dépasse.
Si c’est un goujeon, alors si l’équipeur à forer asez profond, il suffit de frapper pour faire rentrer la tige, sinon il faut couper la tige filleté, ça demande plus de moyens mais c’est possible.
Ensuite, si on est soigneux, on peut mettre une pastille de sika coloré sur le reste du point. Si c’est bien fait, il faut regarder de très près pour retrouver le point.

Les pitons peuvent s’enlever mais on attend souvent trop et ils se cassent quand on essaye de les sortir. Du coup la lame reste coincé dans la fissure. C’est presque plus grave, car autant on peut faire tous les trous pour spits que l’on veut, autant l’on ne peut pas recréer une fissure vide.

On peut rétorquer que les pitons bousillent les fissures.

On aura raison des deux côtés. Alors ?

Ben alors c’est compliqué ; c’est pour ça que l’on en parle encore.

Ben, je pense qu’on devrait donc respecter les voies
historiques quoi qu’il en soit (l’équipement de l’arête de la
Pointe Percée n’est pas très judicieux : de nombreuses voies
plus dures mènent au sommet et sont équipées… De plus, dans
la partie foireuse du haut, équipement très rare, alors qu’il
est abondant dans le bas, pourtant protégeable plus aisément).

Connait pas

Les équipement sportifs en moyenne montagne sont nombreux, et
parfois de bonne qualité, intelligents, sur du beau, très
beau rocher (Dalles d’Envers, Rochers du Sapey, …). Pas la
peine d’en mettre partout.

Equiper / Essayer de maintenir un terrain vierge, ne sont pas
symétriques : une fois que c’est équipé, c’est fait.

Pas tout à fait vrai, il y a déjà eu des déséquipemnts au moins partiel de sites de couennes. Mais c’est tout de même plus simple d’anticiper.

N’équipons pas la haute montagne.

Cela fait au moins 30 ans que l’on ne peut plus dire ça.
Désormais on a le chois entre :

  • N’équipons pas plus la haute montagne.
  • Déséquipons la haute montagne.

Sur ce, je ne m’étais jamais autant étendu, désolé.

et moi donc…

Enfin, ce que j’ai livré, ce sont des ingrédients qui font
que je pense de telle manière. Mais si la recette magique
existait, ça se saurait :wink:

Posté en tant qu’invité par Claude:

xav a écrit:
[…]

Je pense qu’on peut former 3 catégories d’escalade :

  • escalades de basse altitude :
    Souvent, des grimpeurs tombent sur des falaises dont personne
    ne se préoccupait ni ne cherchait à savoir si elles se
    grimpaient. L’équipement est alors uniformément admis.

Les Calanques, c’est bien en basse altitude, non ? et on y trouve des TA reconnus…
Ce genre de falaises existent mais tu ne peux pas les appeler « escalades de basse altitude ». A noter que l’on trouve aussi des falaises sans intéret en haute montagne.

  • en moyenne montagne, l’équipement est aussi accepté,
    pourvu qu’il respecte une logique un peu plus « sauvage » :
    souvent, les dalles ont été équipées, ou plutôt OUVERTES.
    L’équipeur a grimpé, perfo aux fesses, et on se rend compte
    parfois qu’il a avancé jusqu’à trouver ( bien loin ) un
    endroit + confortable pour « travailler ».

Ce n’est pas systématique.

L’éthique acceptée aujourd’hui sur ces escalades sportives
de moyenne montagne, c’est qu’il n’y a pas d’équipement en
place aux endroits où l’on peut mettre un coinceur.

Est-ce que tu connais beaucoup de voies assez récentes équipées comme ça ?
Autour de Grenoble j’ai l’impression que ça reste une minorité. Sinon je suis d’accord que c’est une éthique intéressante mais il faut que le rocher s’y prête et que l’on n’emporte pas les coinceurs pour 2 ou 3 petits passages.
Ça n’empêche pas que les autres éthiques (équipement complet, pas d’équipement quitte à laisser des pas expos, …etc) gardent aussi leurs intérêts.

Mettre un
coinceur n’est pas infernal, ça nécessite juste un peu
d’entraînement, puis de réflexion.

Ok

Ca permet de garder
l’illusion qu’on est passé sur la montagne, puis qu’on en
redescend sans qu’elle n’en ait rien su.

En gros tu veux dire que l’on prend plus de plaisir à gravir des voies moins équipés. Si c’est ça je suis d’accord.

  • Je trouve qu’il ne devrait pas y avoir d’équipement en
    haute montagne. Pourquoi ? Je n’en sait rien ; rien de

« je » n’aime pas le « t ».

vraiment valable, aucun raisonnement par A + B, ne vient
étayer ce sentiment…
Simplement, faut se demander si le but, c’est de monter à
tout prix à 4000 m, si c’est de faire une escalade coute que
coute, ou bien si l’on recherche autre chose, le côté sauvage
de la nature, par exemple.

Quand on fait certaines voies dites TA, on est decu sur ce point. Les grimpeurs de TA ne sont pas plus écolos que les autres, souvent moins. Les inombrables relais avec sangles de but ou de rappels dans la face S de la Meije posent beaucoup plus de problèmes d’esthétiques que les voies spitées qui s’y trouvent. Tu vas me dire que les sangles ça peut toujours s’enlever ; j’accepterai cet argument le jour ou tu trouveras un gars reélement près à le faire.
Il y a même des alpinsites qui me traitent d’égoistesquand je récupére un ancrage de rappel inutile ou un vieux piton trop rouillé pour être fiable.

Un ami m’a dit qu’à 4000 sur la Dent du Géant, y’avait pas
[…]

La haute montagne doit tout de même se mériter. Et si je ne
la mérite pas, je n’y vais pas (vous inquiétez pas pour moi,
je respecte cette ligne de conduite). C’est comme le 8 : on
le « mérite » pas forcément tous, par manque d’entraînement ou
possibilités physiques limitées. C’est parfois un peu dur,
mais c’est comme ça…

Mais quand les voies sportives sont plus difficles que les voies TA voisines , par exemple à la Dibona, cet argument ne tient plus.

Bon, à ça, il faut ajouter qu’un piton, ça peut disparaître
de quelques coups de marteau, pas un spit.

Si c’est une cheville, il suffit d’une clef pour que plus rien ne dépasse.
Si c’est un goujeon, alors si l’équipeur à forer asez profond, il suffit de frapper pour faire rentrer la tige, sinon il faut couper la tige filleté, ça demande plus de moyens mais c’est possible.
Ensuite, si on est soigneux, on peut mettre une pastille de sika coloré sur le reste du point. Si c’est bien fait, il faut regarder de très près pour retrouver le point.

Les pitons peuvent s’enlever mais on attend souvent trop et ils se cassent quand on essaye de les sortir. Du coup la lame reste coincé dans la fissure. C’est presque plus grave, car autant on peut faire tous les trous pour spits que l’on veut, autant l’on ne peut pas recréer une fissure vide.

On peut rétorquer que les pitons bousillent les fissures.

On aura raison des deux côtés. Alors ?

Ben alors c’est compliqué ; c’est pour ça que l’on en parle encore.

Ben, je pense qu’on devrait donc respecter les voies
historiques quoi qu’il en soit (l’équipement de l’arête de la
Pointe Percée n’est pas très judicieux : de nombreuses voies
plus dures mènent au sommet et sont équipées… De plus, dans
la partie foireuse du haut, équipement très rare, alors qu’il
est abondant dans le bas, pourtant protégeable plus aisément).

Connait pas

Les équipement sportifs en moyenne montagne sont nombreux, et
parfois de bonne qualité, intelligents, sur du beau, très
beau rocher (Dalles d’Envers, Rochers du Sapey, …). Pas la
peine d’en mettre partout.

Equiper / Essayer de maintenir un terrain vierge, ne sont pas
symétriques : une fois que c’est équipé, c’est fait.

Pas tout à fait vrai, il y a déjà eu des déséquipemnts au moins partiel de sites de couennes. Mais c’est tout de même plus simple d’anticiper.

N’équipons pas la haute montagne.

Cela fait au moins 30 ans que l’on ne peut plus dire ça.
Désormais on a le chois entre :

  • N’équipons pas plus la haute montagne.
  • Déséquipons la haute montagne.

Sur ce, je ne m’étais jamais autant étendu, désolé.

et moi donc…

Enfin, ce que j’ai livré, ce sont des ingrédients qui font
que je pense de telle manière. Mais si la recette magique
existait, ça se saurait :wink:

Posté en tant qu’invité par Alexandre:

aux USA certains équipeurs prenent la couleur du rocher, peignent leurs ancrages (spits, goujeons ou gollots ou …) pour éviter que la ligne de spits soient trop visible…c’est un peu l’inverse dans certaines voies (vallée étroite) où les spits sont de différentes couleurs (noire, dorée, jaune, verte…) pour que le grimpeur évite de passer d’une voie à l’autre…

Alexandre

Posté en tant qu’invité par Etienne:

« avoir ouvert une grande bouse qui traverse toute la face obligeant ainsi tout les nouveaux itinéraires à la croiser, »

Cette description correspond à bien des voies normales, donc historiques, donc « respectables ».
Alors? Quest-ce qu’on en fait?

Posté en tant qu’invité par Christine:

c’est juste son argumentaire qui était déplorable
Claude, je vais finir par croire que tu le fais exprès. c’est si dur que ça, de lire les messages en faisant gaffe à
1° l’arborescence des questions-réponses (tu sais, les petites indentations, là, devant les messages)
2° un minimum de rigueur dans la lecture (tu sais, les babioles comme la logique des propositions, les lois ensemblistes…).
Ca t’éviterait de prêter aux autres des propos qu’ils ne tiennent pas tout en claironnant qu’ils s’expriment mal. Et moi, ça m’épargnerait l’exercice pesant du droit de réponse.

Posté en tant qu’invité par Christine:

T’as bien raison, pour faire du TA
il faut plus de matos donc des sacs plus lourds
donc des approches plus courtes.
Laissons donc les falaises de proximité
pour les voies TA et les falaises éloignées
pour les voies sportives.
Je te laisse volontiers l’entière paternité de cette conclusion à laquelle je n’aurais certes pas songé. Je faisais un autre arbitrage entre le critère de préservation des lieux encore exempts d’aménagements et le portage.

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Là, Christine, c’est toi qui pèches par manque d’attention.

Relis la phrase suivante de Claude ( pour rappel: « D’accord aussi (mais pour de vrai cette fois) »), et tu comprendras qu’il y a ici comme un soupçon d’humour… :wink: