Définition (provocante) de l'autonomie en falaise

ah bin si, y’a Alain

C’est sur que l’autonomie à chercher l’itinéraire et à poser des points c’est indispensable dans le cadre d’une pratique sur des falaises sportives d’une longueur…

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Compte tenu que :

  1. Fred V écrit : Définir l’autonomie en falaise : être un VRAI grimpeur de 6a
  2. Que la plupart des intervenants y vont de leur interprétation du sujet de Fred V.

Je peux également y aller de ma propre prose.

Pour moi, être VRAI grimpeur de 6a en falaise, c’est passer dans 80% des 6a, et donc y compris les 6a nécessitant de se protéger.
Celui qui ne sort que les 6a à la salle est un vrai grimpeur de 6a en salle.
Celui qui ne sort que des 6a P1 E1 d’une longueur à française est un vrai grimpeur de 6a P1 E1 d’une longueur à française
Ni plus, ni moins.

Hormis si on est daltonien, la lecture du terrain pour chercher son itinéraire est quasi inexistante en salle. Dans le 6a en salle, ça se réduit souvent à viser le prochain point situé 1m plus loin. Quand il découvre la falaise, l’autonomie dans la lecture du terrain pour chercher son itinéraire est donc un vrai sujet pour le grimpeur SAE. Y compris dans des 6a P1 E1 d’une longueur en falaise, la lecture et la recherche de l’itinéraire se réduisent pour certains à viser le point d’après.
Un vrai grimpeur autonome saura faire mieux que juste suivre les points. Le trad, c’est souvent intéressant pour lire et chercher son itinéraire car il n’y a pas de point à suivre, y compris sur une falaise de 30m. Je ne parle pas des fissures de Moab et autres voies pofées.

L’autonomie est un continuum. L’escalade en falaise non équipée développe & nécessite beaucoup beaucoup beaucoup plus d’autonomie.

J’aurais mis « de compétences » à la place d’autonomie.
A mon avis débat stérile qui vient surtout d’un mot mal choisi au départ - donc d’un texte mal compris ensuite.
On est autonome pour faire telle ou telle chose, dans telle ou telle situation qui nécessite telle et telle compétences.
On peut être autonome pour tel niveau en tête sur voie d’une longueur équipée.
ou du même niveau sur plusieurs longueurs ;
ou encore du même niveau mais carrément sur itinéraire non équipés.
L’essentiel est de connaitre le niveau d’autonomie des gens avec qui on sort (et de ne pas surestimer le sien !)

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Ne pas grimper de nuit me fait bien rire.
C’est pour se donner bonne conscience ? Parce que lorsque on fait une séance de la demi-journée, voire la journée, que les zanimos se sont barrés…vous pensez qu’ils attendent gentiment que le site soit libéré, planqués en backseat derrière le buisson pour revenir quand tout le monde aura décampé ? Quel rapport avec l’autonomie ? Paul-G a raison, ce sont des compétences à acquérir, rien à voir pour l’essentiel avec l’autonomie telle qu’on l’entend en escalade.

Ce n’est pas la façon dont le site fonctionne. Sur les sujets de montagne,on est prié de respecter le sujet donné. Si vous voulez ouvrir un sujet sur le trad, le ski, les fissures aux USA, l’IMC, la CAP, l’entraînement physique ou la conduite en état d’ivresse, ouvrez un autre fil.

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18 messages qui discutaient d’autre chose que du sujet actuel ont été fusionnés à un sujet existant : C’est quoi un niveau en escalade?

Globalement d’accord avec le document proposé.
A 17 ans ( 1978 ) mon objectif,que j’avais atteint, était le niveau 6a parfaitement maîtrisé et en tout type terrain.
Un de mes objectif pour ce test avait été à l’époque une célèbre voie en 6a à St Victoire ouverte du bas en bon style par Guyomar et compagnie et qui n’était équipé que de quelques pitons sur 40 m .

Sans parler de la faune diurne😅
Le mieux sinon veut respecter la «nature » c’est de ne pas grimper du tout .

Et ben, je tombe par hasard sur cette page. Mon article de 2024 vous a fait énormément réagir, et tant mieux, c’était le but!
Le contenu est provocateur, je l’assume. Pour la petite histoire, il était écrit comme une réaction aux compétences d’encadrants d’un club où j’intervenais à l’époque. Je formais ces encadrants. Pour moi certains étaient dangereux pour eux même et je ne validais pas le fait qu’ils puissent encadrer d’autres grimpeurs. Et pourtant…
Passez un bon printemps!

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Merci d’être revenu. C’est sur que le contexte d’encadrement change la donne - si on peut être autonome avec un niveau 5- dans une pratique personnelle, ça laisse très peu de marge pour encadrer.

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Bof.

Si pour toi encadrer c’est faire du promène touriste, alors oui.

Pour moi, tout une part de l’encadrement c’est de mener à l’autonomie. Si l’objectif d’une séance c’est d’apprendre les manip de de grandes voies, ça se fait très bien dans le 4-5. Et c’est même mieux : les stagiaires peuvent se concentrer sur les manips.

Après l’article original à l’air d’être orienté couenne, où effectivement le catalogue de manip est relativement pauvre par rapport à la GV (ou l’artif).

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Si ce n’est que pour initier au manips, surtout entre potes, pourquoi pas, mais en club je pense qu’on pourrait espérer un niveau un poil plus élevé pour parer contrer des imprévus (grande voie avec cotations sèches, ne pas être obligé de faire des réchappes quand un débutant a tenté une voie une peu ambitieuse, par ex.).

On préconisait (même si ça fait rabat joie)de ne pas encadrer sur terrain inconnu, donc avoir fait la voie avant, accès, descente, échappatoire.

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Je me demande si c’est généralisé dans tous les clubs FFCAM/FFME… Je n’ai pas l’impression que c’était le cas au CAFGI ni au GUM, mais par contre ils demandaient un niveau un poil plus élevé.

D’où l’importance pour un encadrant de connaitre son (vrai) niveau et de choisir des courses en accord avec (et de ne pas laisser partir des débutants dans une voie au-dessus de son niveau).

Et ça c’est vrai quelque soit le niveau : si ton niveau max c’est 6a et que tu pars dans une voie annoncé 6a qui s’avère plus retorse que prévu, je ne vois pas en quoi c’est plus problématique qu’un grimpeur de 7a qui part dans une voie annoncé 7a et rencontre le même soucis.

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L’importance du niveau n’est pas la meme pour encadrer en couenne qu’en GV, l’article a la base de l’article parle de couenne.
Je ne sais pas si c’est un phénomène localisé dans mon entourage ou si c’est général en France, mais j’ai l’impression que la situation s’est inversé, avant on trouvait facilement des gens stagnant dans le 5, mais avec un minimum de connaissances dans les manips etc, et maintenant avec la profusion des salles, pas mal de gens rapidement dans le 6 ( trop rapidement du coup ils connaissent mal le 4 et 5) mais avec aucune compétence technique et aucune apétance pour.

Si je devais compléter la définition de Fred, je dirais qu’un grimpeur autonome, c’est aussi un grimpeur qui sait renoncer, quand ce n’est pas en condition ou qu’il n’est pas lui même en condition, et qu’il sait donc faire attention a son ego et ses désirs (pareil pour celui des copains).

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J’avoue que ta remarque me parle énormément et décrit bien une partie de la situation.

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Oui, ça me semble constituer une part importante du problème.

Je ferais bien plutôt partie de la 1ère catégorie, celle des amateurs de « polyactivité » qui, comme tels, ne prétendent pas à un gros niveau de cotation en grimpe. Cela dit, l’escalade en GV et en montagne imposait d’apprendre des techniques qui permettent de bidouiller en cas de difficulté liée, par exemple, à une perte de matériel, de savoir poser un relais, de gérer le tirage avec la technique de placement des points ou la longueur des dégaines, d’assurer sa sécurité en rappel, etc. Sachant aussi qu’en situation de stress, quand on est limite dans le niveau, on peut avoir des difficultés à mobiliser des connaissances qu’au sol, on pensait acquises…

Je crois qu’on est au bout de la prise d’indépendance progressive de l’escalade par rapport à sa grande cousine la montagne, avec désormais l’accès direct à l’activité par l’escalade en SAE, qui permet d’escamoter un certain nombre de techniques et pas des moindres. Rien n’empêche, actuellement, une personne qui grimpe en SAE de se lancer en GV sans formation spécifique. Comme certains se filment, on a quelquefois des vidéos montrant des techniques de relais un peu bizarres.

Il y a quelques années, notre club avait organisé une collective falaise en Bretagne, dont à La Mézières-sur-Couesnon. Là, je vois une moulinette posée dans une voie de 4+ sur un mousqueton simple par un type qui n’était pas de notre groupe, mais visiblement, « encadrait » quelques personnes. J’ai eu le malheur de me risquer à lui faire remarquer que ce n’était pas safe et que la corde pouvait sortir du mousquif, ce qui m’a valu de me faire engueuler copieusement par l’intéressé, me recommandant de me mêler de ce qui me regardait. Bref, on s’est éloignés.

Eh bien, ça n’a pas raté : une demi-heure plus tard, les pompiers sont arrivés pour chercher une victime de chute… à l’endroit même de notre prise de bec.

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Pour moi, l’autonomie en falaise, GV etc. c’est être… comment dire… autonome, c’est à dire se débrouiller tout seul comme un grand.

Par exemple des gens qui grimpent dans le 8 qui visiblement n’ont jamais entendu parler de réchapper avec un machard pour nullifier le risque de cas de rupture du point sur lequel on redescend ? Oui oui il y en a :sweat_smile: