Cotations variables

Posté en tant qu’invité par laotseu:

Il m’arrive, comme tout un chacun (et toute une chacune) de compulser, pas forcément de manière compulsive d’ailleurs, de compulser donc, lors de la préparation d’une sortie en montagne, certains ouvrages sensés m’éclairer, à la frontale, sur la difficulté intrinsèque (même s’il pleut) d’une course.
Or, quelle n’a pas été ma surprise, à maintes reprises, de m’apercevoir (et pas seulement dans un miroir) que la cotation pour une même course pouvait varier du AD inf au D sup, sur un même itinéraire bien évidemment. Que les cotations des passages allaient de III à 5a, pour le même passage. Ce n’est donc … pas sage ! :confused:
Comment se fait-il que d’anciens topo cotassent en III, alors que d’antan l’on grimpait en grosses, cuirassées de plus (ah les super guide, ça c’étaient de sacrées chaussures !), alors que les nouveaux topos (allego ma non topo (humour musical)) destinés à des grimpeurs avertis (par qui ???) chaussés de produits récents issus de la haute technologie assistée d’un puissant marketing, surentrainés dans des salles d’escalade qui fleurent bon la sueur masculine, que ces topos donc, considèrent que non pas du tout mais ça va pas elle est folle celle-là c’est pas du III c’est du 5a, au moins.
Inflation paradoxale de la cotation. Alors que l’évolution, et même la révolution technologique nous a rendus plus performants (mais aussi plus perforants si on compte le nombre de plaquettes (mais non, pas celles pour la numération sanguine, faut suivre sinon on va pas y arriver !)), les cotations des difficultés se sont accrues, qui l’eût cru ?
Qui peut s’appliquer à m’expliquer? :expressionless:

Posté en tant qu’invité par choucasmagister:

[quote=« laotseu, id: 882451, post:1, topic:87625 »]Il m’arrive, comme tout un chacun (et toute une chacune) de compulser, pas forcément de manière compulsive d’ailleurs, de compulser donc, lors de la préparation d’une sortie en montagne, certains ouvrages sensés m’éclairer, à la frontale, sur la difficulté intrinsèque (même s’il pleut) d’une course.
Or, quelle n’a pas été ma surprise, à maintes reprises, de m’apercevoir (et pas seulement dans un miroir) que la cotation pour une même course pouvait varier du AD inf au D sup, sur un même itinéraire bien évidemment. Que les cotations des passages allaient de III à 5a, pour le même passage. Ce n’est donc … pas sage ! :confused:
Comment se fait-il que d’anciens topo cotassent en III, alors que d’antan l’on grimpait en grosses, cuirassées de plus (ah les super guide, ça c’étaient de sacrées chaussures !), alors que les nouveaux topos (allego ma non topo (humour musical)) destinés à des grimpeurs avertis (par qui ???) chaussés de produits récents issus de la haute technologie assistée d’un puissant marketing, surentrainés dans des salles d’escalade qui fleurent bon la sueur masculine, que ces topos donc, considèrent que non pas du tout mais ça va pas elle est folle celle-là c’est pas du III c’est du 5a, au moins.
Inflation paradoxale de la cotation. Alors que l’évolution, et même la révolution technologique nous a rendus plus performants (mais aussi plus perforants si on compte le nombre de plaquettes (mais non, pas celles pour la numération sanguine, faut suivre sinon on va pas y arriver !)), les cotations des difficultés se sont accrues, qui l’eût cru ?
Qui peut s’appliquer à m’expliquer? :|[/quote]

J’ai pas tout compris, mais pour les cotations t’as raison, y’en a qui on trouvé du 5a dans la voie de l’Y à Chamechaude, faut l’faire ! ça ne dépasse pas le 3sur, peut-être 4 dans un passage, et encore

Les anciens cotaient sec, ne connaissaient pas le 5ème degré, et les nouveaux citent sans forcément avoir testé ou sans vouloir réfléchir à une re-cotation. Heureusement, c2c est là, et la vérité surgira du topoguide! Alléluia!

Déjà faut pas confondre les échelles (même si une échelle serait parfois bien pratique pour grimper), III c’est pas 3. Et même avec une échelle donnée les cotations restent bien subjectives, j’ai l’habitude de dire qu’une 6a c’est une voie dont la difficulté se situe entre 5b et 6c mais je ne doute pas qu’il y ait des exceptions.

Posté en tant qu’invité par laotseu:

Mais si, jeune et impétueux ami, mais si! Les anciens (merci pour eux, et pour moi! Demain à 5 heures sur le pré, je vous envoie mes témoins et vous laisse le choix de l’arme) connaissaient le 5ème degré, et même le 6ème. A la limite, peu importe que ce soit côté III ou 5, mais au moins que ce soit côté partout pareil. Mon courroux va jusqu’à l’ire. Diantre!

Fichtre! Quel atrabilaire varappeur! Je préfère le déshonneur au duel. :stuck_out_tongue:

Posté en tant qu’invité par laotseu:

Peu me chaud ! Mais votre franchise vous fait gagner en honneur ce que votre couardise vous a fait perdre. Mais je vous pardonne, allez mon bon.

:lol:

Tu n’es pas assez vieux cher laotseu.
L’échelle de Welzenbach comportait certes un degré V, mais pas de degré VI, il est apparu quelques années après.
Et il a fallut attendre Messner pour ébaucher un degré VII… et surtout transformer une échelle fermée (qui petit-à-petit tassait ses cotations vers le bas pour faire place aux progrès des grimpeurs) en une échelle ouverte, où en principe le 4, le 5b et le 6c+ devraient être à jamais figés…
Bref, aujourd’hui encore, traînent des cotations de ces temps révolus…

Mais je crois qu’une autre piste est à chercher dans les styles.
Je grimpe souvent au Battert en Allemagne, où les voies les plus anciennes datent de 1890.
Et bien la majorité des grimpeurs d’aujourd’hui coteraient les cheminées en 4b plutôt 5c, alors que les voies en dalles, ou murs à réglettes, leur semblent légèrement surcotées…

Inflation de la cotation ? ou plus simplement redéfinition de la difficulté en rapport aux points forts d’une génération…
Car en escalade sportive, la tendance est à la décote ! toutes les voies très dévers à gros bacs des années 80 sont souvent décotées d’une lettre, voire plus, par des grimpeurs rompus à l’entraînement sur pan en salle.

NB : ce que je dis est valable pour la cotation escalade (falaise, grande voie ou alpi). Je ne parle pas de la cotation globale (AD, D etc…) pour la bonne raison que je n’ai jamais vraiment trouvé de consensus là-dessus même pour une génération unique : la cotation globale, c’est un vrai merdier :smiley:

Posté en tant qu’invité par pafass:

tu penses à quelles voies pour les décotes? j’aurais plutot l’impression du contraire, y suffit de regarder le topo de buoux, une des falaise reférence"devers des années 80 " pour s’en rendre compte, non?

Y a des bacs à Buoux ??

Posté en tant qu’invité par pafass:

ben vu qu’on parle des voies des années 80, oui (surtout dans les dévers il va de soi), va faire un tour à mouriès pour comparer. A part Volx il n’y avait pas beaucoup plus dévers dans ces années là, et je crois pas qu’il y ait eu beaucoup de décotation non plus par là bas.

Posté en tant qu’invité par Grumpfl’ancien:

C’est surtout qu’il y a beaucoup plus de minets - grimpeurs aujourd’hui que par le passé. Du coup, le III des anciens avec un clou de forgeron tous les 20 ou 30 mètres est devenu du 5 avec un spit tous les mètres.

Bon, je vais préciser : je pensais fin 80, notamment en Alsace (grottes du Kronthal ou du Brotsch, toit de Gueb…)

Posté en tant qu’invité par pafass:

désolé, connais pas l’alsace (et j’avais oublié qu’evidement, le krhonthal est la référence mondiale de l’escalade…lol), mais pour buoux, il suffit de comparer le dernier topo avec un collector des 80’ pour constater que beaucoup de voies sont étrangement « remontées »… et restent pourtant réputées pas faciles!! Je crois quand même que quel que soit le style on assiste à une surévaluation des cotations générale en ce moment, il me semble que dans les années 80 les ouvreurs étaient plus mesurés lorsqu’il s’agissait de coter (peut être par peur de se voir décoté!! ouh la honte!!).

Non, mais ça reste un exemple…
Et les sudistes ne devraient pas oublier que le 1er 7a de France c’est « L’extrême onction » à la Martinswand :stuck_out_tongue:
Il n’y a pas que le sud-est où l’on grimpe…

Je ne sais pas. J’ai quand même souvenir d’une course aux 8a, beaucoup ayant été décotés par la suite à 7c+ voire 7c… (et là je ne parle plus du nord-est).

Posté en tant qu’invité par Hard as a rock:

Allons bon et c’est quoi alors ? Du poulet ?

Fine analyse qui fait bien avancer le schmilbick. Mais peut être était-ce un trait d’humour ?

Je ne me lasserai jamais de te lire Jtruc.

Posté en tant qu’invité par Hard as a rock:

Au fait, il me semblait que, dans un autre post, l’autre jour tu prétendais être suffisemment expérimenté pour faire la distinction à coup sûr entre un 5b et un 5b+ ?

Allez réexplique nous tout ça. Là, je pars grimper 3 jours, mais je suis sûr que tu nous auras écrit une monographie et pondu un site Internet d’ici là. Au plaisir de te lire.

A +

Kisses mon J2.

D’après toi ?
Il y a quand même un fond réel dans tout ça, d’un site à l’autre ou d’ouvreur à l’autre on trouve des différences énormes de cotation.

Ce n’est pas contradictoire. On peut parfaitement être capable de sentir la différence relative entre 5b et 5b+ comme d’autres feraient la différence entre 7b et 7b+ tout en constatant d’énormes différences de cotation d’un site à l’autre et d’un ouvreur à l’autre. Des échelles décalées ne veut pas dire que les écarts entre les barreaux ne sont pas similaires.

Posté en tant qu’invité par pafass:

cher Jean Marc, je ne voulais en rien remettre en cause le fait que l’on grimpe (et meme bien!!) ailleurs que dans le sud est , et il est vrai qu’il y eu à une courte période des années 80 une course à la cotation, qui a donné lieu à de spectaculaires décotations immédiatement après (donc dans les années 80!!).
Pour les voies des années 80 sur gros bacs décotées d’un demi degré voire plus j’attends toujours des exemples.
PS? il cote quoi le 1° 7a de France aujourd’hui? 6c?