Colère Refuges - industrie touristique

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Soyez tolerant, il faut savoir partager la montagne avec tout le monde, vous n’etes pas dans VOTRE propriete.

N’oublie pas de te relire. Surtout, si tu es gérant d’un refuge CAF et que « les hors sac, que tu essaye d’accueillir normalement » sont au CAF.
Pour ma part, je me fais toujours un plaisir de monter ma bouffe dans les refuges ou je sais que les hors sacs sont mal acceuilli.

Posté en tant qu’invité par hervé57:

En fait, Oli_v_ier, ce que je dis n’est pas contradictoire…j’essaye d’exprimer le fait que les equipements ont leur utilité, mais il n’est pas pour autant justifiable de mettre des equipements partout!

il y en a largement déjà assez sur les points « stratégiques » pour ne pas transformer la montagne entière en « via tourista » :wink: (je sais ça ne se dit pas!)

donc, pour résumer, mon message pourrait être celui-ci: ne décrions pas les équipements déjà en place, ils ont leur utilité, mais n’allons pas non plus en construire partout! tu vois, c’est une question de modération, on n’est pas forcément totalement pour ou totalement contre

lorsque tu prends ta voiture, tu es bienheureux de pouvoir la conduire, et pourtant, tu aimes aussi faire du vélo de temps à autre, d’où:

-voiture: lorsque c’est utile
-vélo: pour le plaisir

moi, je crois qu’en montagne, on peut faire le rapprochement:

-téléphérique, si l’on a que peu de temps (sans revenir sur les causes de ce « peu de temps », à chacun les siennes), PAR EXEMPLE, ou si l’on souhaite démarrer directement dans la course pour les fainéants, ou profiter d’une éclaircie :wink:
-grande marche d’approche en milieu naturel pour la VRAIE MONTAGNE, celle qui fait rêver ceux qui la fréquentent, avec son aspect sauvage, son engagement, celle que je voudrais pratiquer en fait :wink:

mais comme je le dis et le répète, on assimile trop souvent sur ce post « téléphériques » et « touristes sans conscience&pollueurs », et là je dis non, je ne comprends pas pourquoi je devrais avoir mauvaise conscience parce que je prends le téléphérique 1 fois dans l’année

tu comprends mieux à présent? tout le monde croit que je prône le suréquipement, mais ce n’est pas vrai du tout, je n’y ai recours que rarement, et je me contente d’admettre son utilité

Posté en tant qu’invité par hervé57:

Désolé moi aussi, J-Marie, j’y suis allé un peu fort là…

je t’ai confondu avec quelqu’un de borné qui croit tout savoir et cherche à imposer son opinion, mais je vois que je me suis totalement trompé, et je tiens à te présenter mes excuses pour cela :wink:

disons que nous avons chacun nos idées et que parfois, elles se confrontent un peu brusquement, voilà tout! c’est aussi ça l’intérêt d’un forum, même si là tout le monde se déchaîne un peu trop aujourd’hui…

je pense que pour moi, la meilleure solution serait de déménager près des Alpes, je pourrai enfin assouvir ma passion comme je l’entends. Tu as fait pareil?

maintenant que nous nous sommes réconciliés, aurais-tu des idées de sommets F-PD en neige et mixte à me proposer qui ne soient pas une autoroute d’alpinistes? je sens que l’Aiguille du Tour va m’écoeurer cet été au niveau de la fréquentation ;-), j’ai aussi besoin d’un peu d’air pur, alors si tu as des suggestions, n’hésite pas à les partager…
y-a-t-il de belles courses délaissées dans les secteurs Vanoise-Ecrins?

Au plaisir de se dire bonjour en montagne,

Hervé57, réconcilié!

Posté en tant qu’invité par Öli:

Si j’ai repondu en tant que gardien a ce forum, c’est que je n’ai pas peur d’affronter les critiques.
Mais ce que je ne supporte pas, c’est l’arrogance de certaines de tes remarques Mr oli_v_ier, qui, si tu me connaissais vraiment sont infondes. Je ne suis pas un faux-cul comme tu le pretends.
Tu fais quoi comme metier STP?

Je prefere te laisser avec tes certitudes sur la vision des gardiens que tu connais si bien…

Et je repondrais a Christophe qui a ecrit.
« si tu es gérant d’un refuge CAF et que « les hors sac, que tu essaye d’accueillir normalement » sont au CAF ».
Non, je ne fais pas payer le hors-sac a DURIER, les gens font leur cuissons dehors si le temps n’est pas pourri ou le refuge plein.
En effet, a partir de 8 personnes ont ne peux plus bouger dans la piece unique et il n’y a pas de coin hors-sac de prevu dans ce batiment. On ne peut meme pas rentrer tous les sacs a l’interieure?
Je m’arrange pour faire rentrer les hors-sac si le temps est trop mauvais.
Ceux qui connaissent le refuge comprendront.

Les mecs qui me gonflent, qu’ils soient en Hors-sac ou en DP, je leurs fait sentir, mais il y en a peu sur ce refuge.
Sur une frequentation de 350 personnes l’ete dernier, j’ai acceilli quelque 50 personnes en hors-sac. Sans discrimination.

Sinon, les gardiens travaillent 7/7 et 15 h par jours, ils leur arrive d’etre fatigue, desole, si il arrive que l’acceuil te semble decevant… parfois, c’est dur, merci pour votre comprehension.

Olivier cayuela, gardien a DURIER 3360m.

Posté en tant qu’invité par arnaud:

moi qui ai la chance de ne pas avoir trop besoin de regarder les factures je dors dehors mais je prends souvent mon repas dans les refuges , les gardiens ( et les gardiennes…) m’adorent ! surtout quand je leur monte le journal et une salade du jardin , ça pousse mal sur les glaciers ces choses là

Posté en tant qu’invité par oli_v_ier:

arnaud a écrit:

surtout quand je leur monte le journal et une
salade du jardin , ça pousse mal sur les glaciers ces choses là

Oui, mais comme ça tombe du ciel…

oli_v_ier

Posté en tant qu’invité par oli_v_ier:

Désolé de t’avoir vexé à ce point Oli, et tant mieux si je me trompe sur ton compte.

« j’essaie d’accueillir normalement les hors sacs » m’était resté en travers, à la mémoire de plusieurs mauvaises expériences dont surtout une à un refuge que je ne nommerai pas.
Remarque bien que j’ai fait attention à ne pas généraliser.

Quand même explique moi pourquoi tu ris quand tu vois arriver des gens équipés north face ou patagonia qui ne consomment pas chez toi?

oli_v_ier

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Tintin:

Öli, est ce que tu peux nous donner ton avis sur ce qu’apporte le fait qu’un petit refuge haut perché comme Durier soit gardé.
Que deviendrait t’il si il n’était pas gardé (je crois que c’est déja arivé certaines saisons) ?

Par ailleurs, quel est l’espace reservé au gardien dans ce refuge par rapport au nombre de places ?

Posté en tant qu’invité par Öli:

Salut a tous et a toute,

« Quand même explique moi pourquoi tu ris quand tu vois arriver des gens équipés north face ou patagonia qui ne consomment pas chez toi? »

Parce que lorsqu’on a les moyens financiers pour s’equiper de la sorte, je crois qu’il est deplace de dire que l’on a pas d’argent pour se payer le repas…c’est peut-etre pour d’autres raisons…

« Öli, est ce que tu peux nous donner ton avis sur ce qu’apporte le fait qu’un petit refuge haut perché comme Durier soit gardé.
Que deviendrait t’il si il n’était pas gardé (je crois que c’est déja arivé certaines saisons) ? »

Ce refuge a ete construit vers 1990, remplacant l’ancien (qui est toujours present) datant des annees 1895 environ, 6 places, attention la vire s’ecroule avec le refuge, il est ferme.
Il a ete garde jusqu’en 2001 par Gilbert.
En 2002, il n’a pas ete garde.
Et la, on peut dire que cette annee a montre que le refuge Durier avait besoin d’etre garde, puisque son non gardiennage a entrainer divers problemes.

  1. Meme sur une course ou la frequentation est compose de gens « experimente », le refuge fut transforme en poubelle a la fin de l’ete.
    C’est pas franchement agreable de dormir dans une decharge.
    Je me suis absente a cause du mauvais et pour ravitailler en pain 2 jours, 8 personnes sont passes, c’etait deja crade!!!

  2. le refuge a une bonne frequentation de guide avec client plus de 50/50, et il y avait une demande de gardiennage de la part des guides.
    Les guides portaient des rations preparees par Bernard et Christianne les gardiens des Conscrits.
    Ca faisait du boulot en plus pour les gardiens et ca contentait pas vraiment les guides et leurs clients. Les aliments rechauffes, c’est pas toujours extra.
    Il y a peu d’eau de fonte naturelle, faut faire fondre, ca fait un peu plus de boulot.
    Ca s’apparentait a des corvees pour les guides qui deja on a supporte le poids de la course, c’est pas toujours evident.

  3. Pour certaines personnes, et en particulier a Durier, le gardien est un soutien psychologique, j’essaye…je suis pas psychologue de metier…
    Beaucoup de personne demandent des renseignements sur la course, sur l’acces, sur la descente, sur le temps.
    J’essaye de rassurer le plus possible, mais il faut rester objectif et sur la meteo, desole, je me trompe defois, comme tout le monde…

J’ai pris plaisir a garder Durier l’an dernier, c’est un lieu fabuleux, je suis heureux de rendre service a l’ensemble des montagnards, de toute nationnalite.
Et si certains ne peuvent se payer les 15,70 euros du repas avec soupe, plat principal, fromage et dessert, qu’ils montent leurs bouffe.
Je suis toujours en direct avec les gens, la cuisine est ouverte et je dors dans une boite ferme par une trappe dans le dortoir, c’est ma niche.
Il y a des jours ou j’apprends a parler le Choucas, mais ce sont des moments reposant, et les couchers de soleil sont de toute beaute.
Je continu cette ete a partir du 26 juin, jusqu’a debut septembre.
La saison passe fut bonne, je croise les doigts pour cette ete.

A bientot.
Olivier

Posté en tant qu’invité par Tintin:

Öli a écrit:

En 2002, il n’a pas ete garde.
Et la, on peut dire que cette annee a montre que le refuge
Durier avait besoin d’etre garde, puisque son non gardiennage a
entrainer divers problemes.

  1. Meme sur une course ou la frequentation est compose de gens
    « experimente », le refuge fut transforme en poubelle a la fin de
    l’ete.

ça c’est bien triste. Mais faut t’il un gardien ou un gendarme ?

  1. le refuge a une bonne frequentation de guide avec client
    plus de 50/50, et il y avait une demande de gardiennage de la
    part des guides.
    Les guides portaient des rations preparees par Bernard et
    Christianne les gardiens des Conscrits.
    Ca faisait du boulot en plus pour les gardiens et ca contentait
    pas vraiment les guides et leurs clients. Les aliments
    rechauffes, c’est pas toujours extra.
    Il y a peu d’eau de fonte naturelle, faut faire fondre, ca fait
    un peu plus de boulot.
    Ca s’apparentait a des corvees pour les guides qui deja on a
    supporte le poids de la course, c’est pas toujours evident.

ben si les gens (guides ou pas) ne sont pas capable d’assumer leur autonomie sur un itinéraire comme ça, peut être ne sont il pas vraiment à leur place ?

  1. Pour certaines personnes, et en particulier a Durier, le
    gardien est un soutien psychologique, j’essaye…je suis pas
    psychologue de metier…
    Beaucoup de personne demandent des renseignements sur la
    course, sur l’acces, sur la descente, sur le temps.
    J’essaye de rassurer le plus possible, mais il faut rester
    objectif et sur la meteo, desole, je me trompe defois, comme
    tout le monde…

c’est la même réponse que précédemment

En conclusion, pour moi, ta présence se justifie essentiellement pour assurer le coté surveillance du refuge, afin qu’il ne devienne pas une poubelle (comme Valot). C’est un peu dommage d’en arriver là. On pourrait espérer qu’un refuge d’accès aussi dure soit préservé de ces dégradations.

bonne chance pour la saison quand même !

Posté en tant qu’invité par Öli:

Tu comprends et interprete ce que tu souhaite, pourquoi poser une question lorsque tu en tire ce que tu pensais deja?

Tout le monde ne souhaite pas porter sa bouffe.
La bionnassay n’est pas une course de haut niveau, mais requiere de l’endurance et une connaissance dans la progression haute montagne.
Tu voudrais dire qu’il existe des gens qui manquent de competence.
Oui bien sur, c’est pour cela qu’il prennent un guide.
C’est fait pour qui les guides?
Parce que toi tu possede toujours le niveau de competence, quelque soit le niveau de ta course envisager.
Tu ne t’es jamais sur estime?
Tu n’as jamais pris de but a cause de ca?

Ah oui, aussi, j’ai l’impression que pour toi,
petit niveau=petit montagnard=degueulasse
Grand niveau=grand montagnard=propre et honete
Tu espere un peu trop…

Posté en tant qu’invité par c.l:

Öli a écrit:

Ah oui, aussi, j’ai l’impression que pour toi,
petit niveau=petit montagnard=degueulasse
Grand niveau=grand montagnard=propre et honete
Tu espere un peu trop…

Mon premier sommet etait l’Olan (par la VN bien sur), et j’y ai trouvé divers detritus.
Ce fut rellement pour moi une grande deception de voir que des Alpinistes (he oui j’y pensait avec une majuscule) etait aussi degueux que les touristes.
Ca me fout encore le bourdon… snif

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Tintin:

si c’est à moi que tu répondais…

Tu comprends et interprete ce que tu souhaite, pourquoi poser
une question lorsque tu en tire ce que tu pensais deja?

parce que ça m’interessait d’avoir l’avis et l’argumentaire d’un gardien de refuge ! pas de syndrome JLLH :wink:
je peux par contre exposer mon avis à tout le monde, non ?

Tout le monde ne souhaite pas porter sa bouffe.
La bionnassay n’est pas une course de haut niveau, mais
requiere de l’endurance et une connaissance dans la progression
haute montagne.
Tu voudrais dire qu’il existe des gens qui manquent de
competence.
Oui bien sur, c’est pour cela qu’il prennent un guide.
C’est fait pour qui les guides?
Parce que toi tu possede toujours le niveau de competence,
quelque soit le niveau de ta course envisager.
Tu ne t’es jamais sur estime?
Tu n’as jamais pris de but a cause de ca?

j’essaie de faire des courses dans mon niveau et de temps en temps au dessus pour progresser. Je prend des buts aussi. Cela n’a rien à voir avec l’assistannat logistique en montagne (téléphérique, bouffe en refuge). j’en profite aussi jusqu’à un certain point de cet assistannat (route, toît pour dormir…), faut juste arriver à définir la limite.

Ah oui, aussi, j’ai l’impression que pour toi,
petit niveau=petit montagnard=degueulasse
Grand niveau=grand montagnard=propre et honete
Tu espere un peu trop…

Alors là, pas du tout, tu interprètes !
j’osais juste espérer que quand on avait le niveau (ou l’expérience) pour se lancer dans un truc comme la traversée de Bionnassay, on avait déja une certaine culture alpine et par là un respect pour la montagne. Je suis peut être un peu trop utopiste.

Et sans doute que le gars qui a fait des années de randonnées et qui va chausser les crampons pour la première fois sera bien plus respectueux de l’environnement qu’un autre qui a rapidement acquis une autonomie technique avec un guide sans avoir mis les pieds dans l’Alpe auparavant.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Oli, le "les hors sac, que j’essaye d’accueillir « normalement » m’avait fait bondir. Maintenat, je comprends mieux ce que tu voulais dire.

Je sais que le métier de gardien n’est pas facile. La proportion « d’imbécile » en 1/2 pension ou hors sac est loin d’être négligeable. Un bon gardien se doit d’être un minimum garde chiourme s’il ne veut pas être emmerdé par quelques imbéciles qui confondent refuges et hotel, genre le mec qui bivouac à coté et vient demander de l’eau, ou le mec qui débarque 2h après le repas et gueule que la bouffe est mauvaise.

Cependant, les exemples sont nombreux de refuges CAF dans lesquels les hors sacs sont très mals acceuillis, voir pas acceuillis. Ce n’est pas normal. Un gardien de refuge CAF se doit d’appliquer le rêglement du CAF qui ne fait aucune discrimination entre les hors sac et les 1/2 pensions.

Posté en tant qu’invité par Gigi:

Tintin a ecrit:
j’essaie de faire des courses dans mon niveau et de temps en temps au dessus pour progresser. Je prend des buts aussi. Cela n’a rien à voir avec l’assistannat logistique en montagne (téléphérique, bouffe en refuge). j’en profite aussi jusqu’à un certain point de cet assistannat (route, toît pour dormir…), faut juste arriver à définir la limite.

Assistanat est un bien grand mot, pour celui qui desire prendre le repas au refuge.
je ne vois pas trop de difference entre celui qui prend ou celui qui est en hors-sac.
Tu vas te rajouter 2 kg en plus dans le sac…c’est pas extraordinaire, pas de quoi pavoiser au bar des grimpeurs.
Celui qui est en autonomie complete et qui dort pres du refuge ou ailleurs, oui.
Y’en a eut qu’un l’an dernier, il venait des Conta par les Domes…
C’est pas une honte de prendre la bouffe au refuge.
Allez passe prendre la bouffe a Durier, tu me diras ce que t’en pense.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Pour donner un exemple d’une alternative de gestion de refuge : (corrigez-moi si je me trompe, je n’ai pas vérifier de moi-même, vu que je n’y suis allé que hors période de gardiennage).
Le refuge de Turia en Vanoise: petit refuge PNV, 24 places, bois, vaisselle et couvertures.
Il est gardé en été, mais juste gardé: la demi pension n’est pas possible, et pas de bière et autres en vente. La gardienne récupère les nuités et gère peut être les réservations. Je ne sais pas comment elle est rémunérée. C’est sûr que ce n’est pas son activité principale (c’est juste pour 2 mois l’été, et ce n’est peut être pas toujours la même personne), et le refuge est à 1h30-2h (800m) du village par un bon sentier (elle peut facilement s’absenter en journée).

Sinon, pour en revenir au coup de gueule initial :
La règlementation du bivouac est nécessaire si la solution permet de diminue les rejets dans la nature pour une fréquentation identique. Mais la diminution de l’offre de demi pension est aussi un moyen de diminuer les rejets par la diminution de la fréquentation, sans limitation de fréquentation (ceux qui veulent la demi penson se limitent tout seul). Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas aller en montagne, mais il faut mieux se répartir.
Qqun parlait d’augmentation de la fréquentation… ce n’est par partout le cas, par exemple dans les coins ayant subi un durcissement de la règlementation, dans les parcs nationnaux par exemple.
Un jour d’aout de 1970 (je crois, c’est dans le Labande), on a pu compter 500 personnes sur le Dôme des Ecrins, le Glacier Blanc faisant office d’énorme camp de base à l’époque.
Avant la création du parc de la Vanoise, le col entre la Grande Casse et la Pointe Mathews (3700m) ressemblait parfois au Col du Midi. C’est vrai que les lever et coucher du soleil doivent y possèder un certain charme, mais les déchets organiques devaient s’ y accumuler, car il n’y a pas de crevasse ni rimaye sur le plateau…

Posté en tant qu’invité par Marc:

Bonjour,

Il faut être pauvre pour bivouaquer !!!

Encore un raccourcis, je pense plutôt qu’il faut aimer ça !!!

A+

Posté en tant qu’invité par arnaud:

Il faut être pauvre pour bivouaquer !!!

il faut bivouaquer pour être riche ! ( je vous laisse le choix des interprétations de la richesse )

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Assistanat est un bien grand mot, pour celui qui desire prendre
le repas au refuge.

ben c’est un assistant partiel, en tout ça. Tu n’es déjà plus autonome au niveau des repas.

je ne vois pas trop de difference entre celui qui prend ou
celui qui est en hors-sac.
Tu vas te rajouter 2 kg en plus dans le sac…

on peut prendre cette remarque dans l’autre sens et dire que 2 kg en plus c’est pas la mort (t’as bien raison sur ce point) donc pourquoi ne pas porter son repas? ;o)

c’est pas

extraordinaire, pas de quoi pavoiser au bar des grimpeurs.

c’est pas une histoire de pavoiser ou de frimer. C’est juste qu’en prenant les repas au « refuge », on pairainise (damned comment ça s’écrit ce mot?) le systeme des hotels/restaurant (qui entraine celui des reservations, des arrhes, de la commercialisation*…) avec toutes les derives que cela peut entrainer (faire des routes bitumée qui montent au refuges pour pas que la clientèle transpire, par exemple)

  • comme les threads sur les refuges reviennent regulièrement sur c2c, tu peux voir que de + en + on parle de « clients » pour ceux qui passent dans les « refuges ». Récemment, dans le magazine télévisé « Classe éco » (eco comme economie, pas ecologie!!) sur la TSR, le gardien d’un refuge de l’oberland déclarait que « l’an passé etait une bonne saison car il avait eu bcp de clients… »

Ce qui constitue le pb, c’est que cette attitude mercantile devient LA norme. Pourtant il y a surement des solutions alternatives. La plupart des refuges corses, très fréquentés en saison, ne marche pas avec la demi-pension autant que je sache. On pourrait aussi imaginer des refuges où la moitié de la place et des infrastrutucures des refuges soient consacrés aux « clients » et l’autre aux « autonomes ». Ce serait un bon compromis. Mais en lisant les messages du forums, il me semble qu’on se dirige plutot vers l’hotel/restaurant…

Vive le bivouac et les refuges non-gardés hors-saison ;o)

Posté en tant qu’invité par Bubu:

C’est juste qu’en prenant les repas au « refuge », on pairainise (damned
comment ça s’écrit ce mot?)

pérennise… au début je pensais à une faute de frappe, et à parainiser… action de transformer les gardiens en parains ? ton lapsus y va un peu fort là :-))

le systeme des hotels/restaurant
(qui entraine celui des reservations, des arrhes, de la
commercialisation*…) avec toutes les derives que cela peut
entrainer (faire des routes bitumée qui montent au refuges pour
pas que la clientèle transpire, par exemple)

Pour la réservation uniquement, je trouve que ce n’est pas dommageable:

  • la réservation est uniquement pour le refuge, pas pour la voie
  • dès lors que l’on veut utiliser un refuge, il y a des règles minimum à respecter en plus de celles générales en montagne (laisser le moins de trace possible): ces règles sont essentiellement d’éviter de se trouver à 100 dans un refuge pour 30 et de laisser les lieux propres (plus contraignant qu’en bivouac, car il n’est pas nécessaire de quitter ses chaussures dans ce cas).
  • la réservation permet d’avoir une idée de la fréquentation attendue des voies: les gardiens demandent le plus souvent où l’on veut aller, surtout pour organiser les dortoirs, mais cela permet aussi de changer d’objectif si on estime être trop nombreux sur une voie, et donc permet une meilleur répartition
  • la limitation des réservation permet aussi une meilleur répartition
    Finalement, si les réservations permettent d’éviter de s’entasser sur les itinéraires, ce n’est pas plus mal. On est ainsi quasi certain de ne pas se trouver à plus de 36 sur la Meije (+ les bivouacs, mais c’est 3 ou 4 personnes maxi, car plus utilisés à la descente), ce qui est rassurant.
    Une faible fréquentation permet toutes les libertés, mais à partir d’un seuil, une gestion devient nécessaire. Mais rien n’interdit d’aller sur les sommets, c’est juste l’accès au refuge qui est limité.
    Par contre le service de « refuge » en cas de mauvais temps ou nuit doit être conservé (ou alors ça ne s’appelle plus un refuge et il faut bien le préciser !).