Posté en tant qu’invité par J.Marc:
Un petit détail…il s’agit de sols cassant et non élastiques, prend le temps de t’informer.
Je crois avoir été informé avant toi. Les sols « élastiques » existent aussi, en Belgique, depuis quelques années déjà. Et le résultat est le même : la chute à 10m n’est plus fatale… A terme, pourquoi faire attention ?
Bon, s’il y en a qui veulent se faire plaisir dans des boîtes à gymnastique verticale, c’est leur droit, mais qu’on n’appelle pas ça des structures artificielles d’ESCALADE ! L’escalade a une histoire que l’on ne peut pas renier en un coup de sécuritarisme !
Je grimpe 4 mois par an en SAE, et sur mur associatif, où j’équipe, et en salle commerciale, parce que c’est la seule où je peux trouver des reliefs attractifs. Certes, c’est ludique, mais mon but personnel, c’est garder la forme avant la belle saison, et pendant que j’y suis, progresser physiquement. Je m’occupe aussi de l’initiation de débutants ; ils apprennent sur mur, mais ensuite ont les mène dehors, retrouver l’origine de ce sport ! Certains font de la compétion, mais ils n’ont pas d’oeillère pour autant : on emmène régulièrement le groupe des jeunes compétiteurs de mon club découvrir un nouveau spot… et ils adorent ça ! Si les compétiteurs ne tâtent pas beaucoup le rocher, c’est qu’ils n’en ont pas trop le temps ; la « carrière » terminée, ils se rattrapent bien en général…
Bien sûr, l’escalade a évolué, et continura d’évoluer. Mais il y a quelques valeurs, comme la prise raisonnée de risques - je pense par exemple à l’escalade sur coinceurs - qu’on est en train de mettre à mal. Lorqu’on aura tout asceptisé en salle, les autorités regarderont la pratique en rocher d’un drôle d’air, et je suis prêt à parier qu’il y aura des interdictions totales.
Si on n’y prend pas garde, on va faire disparaître l’escalade. Et la pratique de la montagne se réduira à la marche sur sentiers bordés de rembardes - à ne franchir sous aucun prétexte - , et en hiver à la pratique de la raquette sur piste plane et damée…
Je ne suis pas un intégriste. J’ai démarré l’escalade en grosses, et j’ai connu l’assurage à l’épaule. Et aujourd’hui j’aime beaucoup mes Katana et mon réverso. Mais j’ai peur ; peur qu’on aborde une ère dans laquelle personne ne saura plus se prendre en main, peur que l’on passe sa vie à reporter sur les autres ses propres insuffisances.