Chute avec baudard non fermé

Posté en tant qu’invité par Patrice:

Mon compagnon de grimpe à débuté une voie dure avec son baudard juste fermé par le scratch et donc non verrouillé…

Fort heureusement il s’en est apercu pas trop haut et pas dans le dur, donc il a pu en se tenant à un point le boucler et resecendre se remettre de ses émotions…

Ce « near miss » est arrivé dans l’aprés midi, on grimpait depuis le matin et la traditionnelle vérification mutuelle noeud/baudard était loin, entre temps il avait enlevé une couche d’habit…

Au dela de l’attention qu’il faut systématiquement porter à soit-même et à l’assureur avnt de se jeter dans une voie, j’ai une question :

Avez-vous déja vu quelqu’un tomber dans ces condtions : baudrier mis et noeud d’encordement correct mais baudrier non attaché ? Il me semble que le grimpeur doit faire une bascule arrière mais ne sort pas necessairement du baudard …

Posté en tant qu’invité par Flo:

Je n’ ai jamais vu personne tomber comme ça, mais j’ ai vu quelques personnes à qui s’ est arrivé. Les grimpeurs que je connais s’ en sont heureusement tous rendus compte à temps. Voilà pourquoi les baudards à fermeture automatique sont plus sécurit, à mon avis, on ne peut pas oublier de serrer la sangle.
Le problème du scratch, c’ est que le baudrier semble fermé alors qu’ il ne l’ est pas.
Je pense que sur un vol avec le baudrier fermé juste par le scratch, le grimpeur a de gros risques de sortir du baudrier.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Ca m’est arrivé une fois, en salle. En faisant la première voie je me suis rendu compte que je n’avais pas terminé ma boucle. C’était une voie d’échauffement sans difficulté, j’ai attendu d’être au relais pour terminer la boucle. C’est ce qui arrive quand on a tellement l’habitude de mettre son baudard qu’on n’y fait plus attention, on passe la sangle, on discute avec un copain, et on oublie de repasser la sangle dans la boucle.

Posté en tant qu’invité par françois:

risque assez faible mais non négmigeable, à mon avis, car les jambes resteraient prises dans le baudard
par contre ça doit faire assez mal
de toutes façons, je n’ai aucune envie de tester.

Posté en tant qu’invité par Flo:

Je crois que tu n’ as pas compris ce que disait Patrice. Son copain n’ avait pas passé la sangle dans la boucle, elle ne tenait que par le scratch. Le risque est encore plus grand que d’ avoir oublié de faire le retour dans la boucle.

Posté en tant qu’invité par Gepi:

Patrice a écrit:

Avez-vous déja vu quelqu’un tomber dans ces condtions :
baudrier mis et noeud d’encordement correct mais baudrier non
attaché ? Il me semble que le grimpeur doit faire une bascule
arrière mais ne sort pas necessairement du baudard …

Nécessairement ?
Ca tiendrait plutôt du coup de bol monumental qu’il en soit autrement.
Il y a eu un cas cette année en via ferrata.
Le type avait serré la sangle, mais n’avait pas fait le retour. Ca tient quand même bien plus qu’un scratch. Il a fait une petite chute (fatigue) et s’est retrouvé suspendu par les pieds la tête en bas dans le vide.
Les jambes du harnais se sont accrochées à ses chaussures.
L’histoire est passée sur france 3 région (la quelle ? Je ne sais plus).
Ce gars avait vraiment une bonne étoile. La probabilité que le harnais s’accroche aux grolles doit être bien faible.

A+

Posté en tant qu’invité par Gepi:

Pfff ! Voilà que je raisonne en année glissante maintenant. Cet accident a eu lieu le 10 octobre 2005 à Jules Carret : Rapport d’expertise.

Ca fait peur, hein ?

A+

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Flo:

Il y avait déjà eu le même accident sur une via ferrate de Chartreuse l’ été dernier. Une dame de 65 ans, il me semble qui a aussi été retenu par le baudrier coincé par ses chaussures de montagne. Elle était restée la tête en bas un certain temps. Par contre, je ne connais pas la cause, si c’ est parce qu’ elle n’ avait pas fait le retour ou une autre raison.

Posté en tant qu’invité par liliM:

J2LH a écrit:
C’est ce qui arrive quand on a tellement l’habitude de mettre son baudard qu’on n’y
fait plus attention, on passe la sangle, on discute avec un
copain, et on oublie de repasser la sangle dans la boucle.

eh bien toi qui prônes la sécurité à tout va dans les manips en tout genre
tu fais preuve d’une légèreté et ta crédibilité en prend un sérieux coup
car le basique ne se bâcle jamais et bien au contraire dans les pratiques à risque
l’habitude n’a rien à voir … mais l’étourderie peut-être

Posté en tant qu’invité par Gepi:

Flo a écrit:

Par contre, je ne connais pas la cause, si c’ est parce qu’
elle n’ avait pas fait le retour ou une autre raison.

Je ne sais pas non plus, je n’en ai pas entendu parler.
On a du mal a en croire ses yeux, quand on lit une telle accumulation de boulettes avec une telle constance. Il en faut bien moins, un instant d’inattention, un concours de circonstances, pour que ça tourne mal.
Après un truc comme ça, moi je joue au loto et aussitôt après j’appelle ma femme pour savoir ce qu’elle fait.

A+

Posté en tant qu’invité par Flo:

C’ est vrai qu’ ils ont eu une chance incroyable, après la première je n’ aurai jamais imaginé qu’ un autre accident du même genre puisse avoir la deuxième fois une conclusion aussi heureuse.
En fait elle avait 71 ans, voici le lien avec l’ histoire :

http://www.audace.ch/audace/Viaferrata/viaferratAanecdotes.htm

Posté en tant qu’invité par Gepi:

Flo a écrit:

En fait elle avait 71 ans, voici le lien avec l’ histoire :

http://www.audace.ch/audace/Viaferrata/viaferratAanecdotes.htm

Invraissemblable !!!

A+

Posté en tant qu’invité par Patrice:

Gepi a écrit:

Pfff ! Voilà que je raisonne en année glissante maintenant. Cet
accident a eu lieu le 10 octobre 2005 à Jules Carret :
Rapport
d’expertise
.

Ca fait peur, hein ?

A+

Oui, surtout que l’on comprend bien que le baudard est arrêté par des « grosses » et qu’avec des chaussons…

Merci pour vos réponses !

Posté en tant qu’invité par Gepi:

J’ai retrouvé le lien (reconstitution) : vidéo en fichier .avi compressé au format divX (8,17Mo)

http://viaferratafr.free.fr/videos/julescarret01.avi

A+

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Flo a écrit:

Je crois que tu n’ as pas compris ce que disait Patrice.

J’avais bien compris.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

liliM a écrit:

car le basique ne se bâcle jamais et bien au contraire dans
les pratiques à risque

Ca c’est très facile à écrire mais tout le monde fait ce genre d’erreur un jour.

l’habitude n’a rien à voir … mais l’étourderie peut-être

Les deux, avec l’habitude on ne fait plus aussi attention et l’étourderie aidant…

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

liliM a écrit:

eh bien toi qui prônes la sécurité à tout va dans les manips
en tout genre
tu fais preuve d’une légèreté et ta crédibilité en prend un
sérieux coup
car le basique ne se bâcle jamais et bien au contraire dans
les pratiques à risque
l’habitude n’a rien à voir … mais l’étourderie peut-être

Je ne sais pas depuis combien de temps tu grimpes, liliM, mais moi ça fait 25 ans, et je connais les pièges de l’habitude. L’habitude augmente les risques d’étourderie… et beaucoup de grimpeurs ou alpinistes expérimentés en ont fait les frais. L’exemple le plus connu : Lynn Hill qui ne termine pas son noeud à Buoux, et se paye 20m de chute à la descente, heureusement amortie par un arbuste.

J2LH a eu le courage de nous avouer cette étourderie. Et bien moi je dis qu’être conscient de ce genre de risque est un gage de sécurité.

Posté en tant qu’invité par Flo:

Ce qui est arrivé à J2LH m’ est arrivé aussi. J’ avais pris mon ancien baudard pour faire une grande voie et je m’ en suis apperçu, arrivée au dernier relais, au bout de 8-10 longueurs. Effectivement, c’ est de l’ étourderie, j’ avais pris l’ habitude de mon baudrier à fermeture automatique, mais je ne suis pas spécialement étourdie.
N’ umporte qui peut être étourdi un jour ou l’ autre dans sa vie, même le grimpeur le plus sensibilisé à la sécurité.

Posté en tant qu’invité par hugo:

je n’ai jamais qq tombé comme sa mais à cause d’un grigri oui !!!

Posté en tant qu’invité par tim:

oui l’étourderie et l’habitude doivent être les pires ennemis du sportif « à risque ».
voici une petite annecdote.
on était dans le verdon avec un pote. ca devait faire une semaine qu’on enchainait les rappels tous les jours pour descendre en bas. les premiers jours, malgré une expérience préalable, on était bien terreur, quand, au petit matin, il fallait se précipiter dans les 300 mètres de gaz noyés dans le brouillard. et là, c’est sûr, qu’on vérifiait à deux fois chaque manip’.
puis, au fil des descentes, l’aisance est venue, l’aisance et l’étourderie. alors voilà le croustillant : on est au relais du 2ème ou 3ème rappel, il y’a une petite vire, enfin plutôt une marche de 30-40 cm de large, juste un perchoir quoi. je suis arrivé en premier, Ju’ est là lui aussi. on s’apprete à jeter les cordes pour continuer la descente. les brins sont un peu en bordel à mes pieds, et Ju’ me conseille de faire gaffe à ce qu’ils me choppent pas la jambe en partant dans le vide. « t’inquiete Ju’, je suis vaché de toute manière ». bon je l’écoute quand même et fait attention à bien sortir mes pieds des tas de corde. on lance les cordes. j’installe mon huit, mon autobloquant. je reverifie une dernière une fois. ok, c’est bon, je vais pour me dévacher et là… stupeur ! ma vache est tranquillement accrochée à mon porte-matos… ça fait dix minutes que je suis sur une marche de 30 cm de large, perchée à 300 m de haut. gloup, je ne crains plus rien, mais mon coeur se serre et mon pouls monte à 130. je repense à mon pied dans la corde, à ma nonchalance à la con !
voilà, c’est tout, mais je peux vous dire que depuis ce jour et bien, je me vache plutôt deux fois qu’une au relais.