Choisir son Guide et quelle préparation pour une première course d'alpi

Bonjour à toutes et tous,

J’aimerai faire ma première course en alpinisme la deuxième quinzaine de septembre dans les écrins.

Seulement voilà : la liste des guides fait plusieurs pages : comment s’y retrouver et choisir son guide?

N’ayant jamais utilisé de crampons, ça me rassurerai d’apprendre avant (je serai sur place une semaine avant afin de faire quelques trail et m’acclimater).

Vivant bien loin de montagne digne de ce nom, je n’ai pas non plus l’équipement adéquat.

J’ai vu qu’il est possible de louer le matériel technique, mais au niveau des vêtements, est ce qu’un pantalon d’escalade porté sur un collant peut suffire par ex? est ce qu’une veste de quart peut remplacer une veste de montagne?

Et pour finir, quelle préparation serait le plus adaptée en amont? (sachant qu’ici, attitude max est de 300m, mais il y a du dénivelé)

Merci, et bon week end!

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Je ne connais pas les Écrins, mais je pense que puisque tu y vas pour la deuxième quinzaine de septembre et que tu y seras une semaine à l’avance, tu auras du temps pour choisir un guide (une guide = moins d’embarras du choix) sur place. Les crampons, il faut s’habituer à les chausser - à louer donc à l’arrivée ou même à l’avance (en spécifiant ton type de chaussure). J’imagine qu’en fin de saison, le pantalon d’escalade (+ collants thermiques) devrait suffire. Quant à la veste, oui une veste d’alpinisme c’est primordial, d’autant que ceci sera la première ascension parmi tant d’autres.

Modif : pour la préparation, peut-être un sac plus lourd et presser le pas.

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Merci,

En effet, j’avais pensé à « une » guide, non pas pour la rareté, mais parce que l’idée de faire des courses entre filles me plait bien :wink:
Quels critères dois je prendre en compte : l’expérience? le parcours? Est ce que ça se fait de contacter plusieurs guides et de faire son choix en fonction de l’échange, du « feeling »?

J’ai ouie dire que beaucoup de guides partaient dans le sud à partir de septembre, d’où mon souhait de faire mon choix au plus vite.

Pour la préparation, c’est une bonne idée d’ajouter du poids dans le sac, j’aimerai vraiment être en excellente condition physique pour en profiter au maximum!

Les écrins c’est très vaste, tu vas dans quelle vallée ? A mon sens, tu contactes le bureau des guides du coin et tu demandes s’ il y a une femme, sinon, un guide c’est … un guide ! Il va te proposer une ou deux journées d’école de glace en préalable (bref comme tout le monde). L’essentiel que tu n’as pas du tout : guêtres, chaussures, crampons, piolet, harnais se louent facilement. En principe c’est le guide qui va choisir ce que tu vas faire en fonction de ce que TOI tu renvoies. Le sac il doit comporter l’essentiel mais pas plus… alors bosse plutot la résistance en dénivelant avec vélocité (avec les montées en refuges de l’Oisans, pas de problème!!!)

Lorsqu’on est novice, on pose des questions dont les réponses sont évidentes pour les initiés!
Ca me rassure qu’un apprentissage du crampon est systématique.

Je pense me rendre du côté d’Ailefroide. A priori le Pic du glacier d’Arsine n’est pas trop compliqué.

Pour une 1ère course de neige , le choix est moins grand fin septembre que fin juin .Une expérience incroyable .
Y a l’avant et l’après « crampons »!

Le bureau sera à même de te mettre en contact avec le ou la guide disponible à cette période, en fonction de tes dates et de ton projet. Et c’est avec lui (elle) que vous vous organiserez.

Ne loue rien avant d’être passé au Bureau des guides ou d’avoir vu le guide. La plupart ont un parc à équipements conséquent (et prévu pour ça) et te prêtera pas mal de choses, voire te les louera s’il est rapia (et ça te donnera une première idée de la personne !).

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« Lorsqu’on est novice, on pose des questions dont les réponses sont évidentes pour les initiés! » : bien sur ! B.A. a raison, d’autre part le pic du Glacier d’Arsine est effectivement une possibilité, avec la vue superbe sur les Ecrins de toute façon tu vas te régaler et avoir envie de remettre ça pour progresser!

J’ajoute que si tu t’entraines une semaine avant tu peux monter aussi au refuge du Pelvoux, refuge du Sélé, à Clapouse, au glacier noir ou au lac de l’Eychauda…Une prochaine fois va à la Bérarde (grande variété de vallons à randonner entre Bourg d’Aru et la Bérarde) et ensuite en Valgaudemar, etc, etc !

Le problème d’une veste de quart est sa totale imperméabilité et son poids. Question chaleur, avec des vêtements chauds en dessous c’est suffisant. Il ne faudra pas hésiter à arrêter le guide pour enlever ou remettre la veste à de multiples reprises en fonction de ta température corporelle pour ne pas transpirer et finir trempée sous la veste. Si tu es riche ou si tu es certaine de continuer l’alpinisme, achète une veste imperméable et respirante.
Bonne grimpe
PS il y a une rubrique recherche de partenaire dans le forum C2C. Tu devrais pouvoir trouver facilement un(e) partenaire prêt à t’emmener pour une course d’alpinisme facile. Annonce ta vitesse en dénivelé moyen à l’heure en rando facile pour que le partenaire sache à quoi s’en tenir. Si tu recherches le risque zero alors prend un guide.

Pour une premiére course, je ne le ferai pas… Tu sais vraiment pas sur qui tu tombes, et sans expérience, ça peut vite devenir galère. Avec le guide, pas de problèmes, c’est son métier, il se mettra à ton niveau.

Autant, quand tu as plus d’expérience, tu peux te permettre de partir avec des inconnus, d’abord sur des courses faciles en se disant : de toute façon, si c’est un charlot, je peux finir en gardant la tête tout le long (voir en solo).

Merci!

Pour répondre dans le désordre :

Plutôt d’accord avec lo_biarnes, il me semble plus prudent d’effectuer une première course (et même plusieurs) avec un professionnel, (l’apprentissage des bons gestes et techniques me semble important)

« Le bureau sera à même de te mettre en contact avec le ou la guide disponible à cette période, en fonction de tes dates et de ton projet. Et c’est avec lui (elle) que vous vous organiserez. » :
J’ai contacté le bureau des guides, le choix sera fait en fonction des disponibilités de chacun, et en effet, l’apprentissage de l’utilisation des crampons fait parti de la prestation, ouf!

« Annonce ta vitesse en dénivelé moyen à l’heure en rando facile » : je ne sais même pas ce que ça veut dire!

« Le problème d’une veste de quart est sa totale imperméabilité et son poids » : pour l’occasion, je vais m’offrir une veste adaptée, mais… d’occasion pour le reste, pour l’équipement spécifique, ce sera de la location

« J’ajoute que si tu t’entraines une semaine avant tu peux monter aussi au refuge du Pelvoux, refuge du Sélé, à Clapouse, au glacier noir ou au lac de l’Eychauda…Une prochaine fois va à la Bérarde (grande variété de vallons à randonner entre Bourg d’Aru et la Bérarde) et ensuite en Valgaudemar, etc, etc ! » :
Ce n’est plus deux vacances qu’il faut, mais une année sabbatique!

En effectuant mes petites recherches, je suis tombée sur cette vidéo, où la relation guide/client est évoquée.

Après, tu n’es pas obligé de passer tout le temps par un professionnel. Il y a pas mal de clubs qui proposent des cycles initiations (dont le plus connu, le Club Alpin Français, il y en a quasiment dans chaque département)

a Valence, on organise quelques sorties initiations (on est entrain de mettre en place un cycle initiation alpi), donc certaines avec un guide (Jean René Minelli, guide dans l’Oisan, si tu as l’occasion de faire une sortie avec lui, il est très bon, et participe à la formation et recyclage des guides il me semble). Le coût du guide est en grande parti financé par le club, il reste une petite part à la charge des stagiaires. Mais ça permet d’apprendre sans trop dépenser. Et ça fait aussi un tremplin pour rencontrer des gens avec qui sortir plus tard.

C’est sûr, pour une première cette solution me convient et comme je ne compte pas m’arrêter là, je verrai sur place selon mon ressenti, les rencontres etc :wink:

J’ai aussi reçu pas mal de réponses en MP,
Tous ces retours participent au voyage et montrent l’envie de partage, la solidarité et la passion qui vous anime,

Alors, un grand merci!

Si les gens prennent un guide, c’est pour que celui-ci gère l’affaire de A à Z (c’est son boulot) pas pour prendre la place du guide. Ça n’a donc rien d’étonnant que les clients n’aient pas de gps ou ne sachent pas s’en servir.

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Il y a aussi le fait que très souvent le guide rechigne à l’autonomie des autres.
J’ai été surpris d’arriver à me faire un très bon pote d’un guide il y a déjà qqes décennies tant, jusques là, mes relations avec la corporation étaient plutôt difficiles …
De ce que j’ai pu voir, sauf exception, une analyse autonome est rarement « encouragée » pour rester soft …

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Bof, ça doit dépendre sur qui tu tombes. Pour les 2 que je connais et pratique, ils sont plutôt pour l’apprentissage de l’autonomie.

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C’est le genre de chose à définir avant avec ton guide.
Certains guides rechignent d’autre non.
Beaucoup de clients veulent juste se faire prendre en charge de A à Z, d’autres (moins nombreux je crois) prennent au contraire un guide pour apprendre.
Dans le cas d’Arolla il y avait 8 clients plus le guide et sa compagne, c’était un peu la config classique d’un Cham-Zermatt où les clients ne demandent rien d’autre que de se faire prendre en charge.

En fait, mon pote guide m’a expliqué que je les cotoyais dans un contexte particulier où ils peuvent nier la notion de « client », je m’explique …

Je n’ai jamais pris de guide « perso ».
Ils étaient toujours là en encadrement de stages avec un employeur type UCPA/FFME/CAF
Ils n’avaient donc pas à se soucier du gus devant eux qui n’était pas vraiment leur employeur …

Ce que je racontais à mon pote du déroulé de ces « contacts » le faisait écrouler de rire … pour lui, un guidos avec ces comportement en clientèle l’enverrait vite fait au chomage …

Bref, c’est du passé tout ça
Et j’ai aussi, un exemple caricatural, lors des 3 cols à ski, pendant la queue du rappel au col du Chardonnet où le gus arrive, remonte toute la queue avec ses deux clients et devant ma remarque rétorque « je bosse moi ! »
Dans le plus pur style camionneur …
Effectivement, ça ne s’est pas conclu à coups de piolets parce qu’être con ne l’empéchait pas de savoir compter les effectifs en présence …
Mais toutes ces histoires datent tant que les nouvelles générations de guides sont peut-être différentes …