Chabot dit non à la mondialisation, vous aussi?

Posté en tant qu’invité par André:

Je ne vois pas en quoi le fait de participer à des compétitions d’escalade - donc de cautionner un modèle idéologique et économique de type concurrentiel - te permet de die que cet individu dit non à la mondialisation…même si son petit combat d’arrière- garde semble sympathique à première vue.

Posté en tant qu’invité par olive:

je pense qu’une grande partie des pratiquants d’escalade en france se foute royalement du problème, un ami (qui grimpe depuis dix ans et qui est bénévole dans un club) ne savait même pas qu’il existait une équipe de France d’escalade ni même une coupe du monde. Faut arrêter de se la raconter. Ce contentieux n’interresse qu’une partie du microcosme grimpant. La terre ne s’arrêtera pas de tourner, il y à eu Patrick, François, Alex il y en aura d’autre après eux. Tous plus fort les uns que les autres. Il faut rester lucide sur les enjeux, il s’agit d’une histoire de fric et d’orgueil c’est tout @+

Posté en tant qu’invité par mikis:

Entièrement d’accord avec Olive. 95% des grimpeurs ignorent qu’il existe des compétitions en escalade et une équipe de France ou de Navarre. Cela ne les a jamais empêché de grimper. De toutes façon, soit on accepte les règles de la compétition, soit on les rejette et on grimpe juste pour se faire plaisir. C’est assez difficile de vouloir profiter du système sans jamais se mouiller.

Posté en tant qu’invité par Pierre:

Tu as entièrement raison
C’est une tempête dans un verre d’eau, qui indiffère 99,99 % des grimpeurs.

Posté en tant qu’invité par olivier:

  1. Les retombées financières du sponsoring sont faibles :
    Il n’existe pas à ce jour d’étude permettant de mesurer l’efficience du sponsoring de l’équipe de France d’escalade.
    Il fut un temps un quizz réalisé auprès de 500 grimpeurs avait montré que la notoriété spontannée des sponsors de certains champions (à l’époque François Legrand, Petit’s Borthers, Liv Sansoz…) était particulièrement faible.
    Mais un ancien sponsor de l’équipe de France me confia un jour que la fourniture de la tenue officielle avait eu des retombées significatives sur ses ventes.
    On peut se dire cependant que l’enjeu est bien faible pour Decathlon et la logique relève plus du mécenat que du sponsoring. Aussi, même si c’est pour le principe, on ne peut pas escompter porter atteinte au néolibéralisme en s’opposant ainsi à Decathlon !
    Pour paraphraser Marco Troussier, on tire là sur un éléphant avec un curre dent !

  2. La discipline sportive…s’impose aux sportifs :
    D’autre part, c’est me semble-t-il ce que refuse Alex Chabot est une chose enterinée par les membres de toutes les équipes de France :
    Membre d’une équipe nationale, on représente son pays et l’on cesse pour une part de s’appartenir en tant qu’individu. C’est peut-être déplorable, surtout s’agissant d’escalade, mais c’est bien là le fonctionnement du système sportif.
    On ne peut pas prétendre jouer le jeu du sport et en refuser les contraintes.
    Il me semble que même les plus payés et les plus décisifs des joueurs se plient à la discipline sportive.

  3. La contrainte est sans doute légère :
    L’obligation ne concerne que les parenthèses temporelle que sont les compétitions. AC est donc libre de donner une visibilité à ses sponsors hors du contexte fédéral.

  4. Vous me direz qu’il est plutôt invisible ailleurs que sur les podiums…L’enjeu pour Alex Chabot est énorme : Il n’existe guère médiatiquement hors des compétitions. Il perd donc dans ce combat ce qui le fait exister. Alors qu’il s’est construit une place presque équivalente à François Legrand, il remet tout en cause par manque de clairvoyance, un défaut d’analyse des enjeux. A moins qu’il ne se soit mué en une sorte de José Bové de l’escalade, apôtre de l’altermondialisme…Ce que l’on prend pour un défaut d’analyse serait alors un positionnement idélogique qui n’a pas toujours la raison pour principe.
    Vous y croyez ? Les communiqués qu’il fait paraitre ne portent pas trace de ce type de discours !

Tout cela me fait dire que Alex a tout intérêt à plier et reprendre sa place !

Mais au delà du cas de AC le fait qu’une telle chose se produise atteste que la sportivisation de l’escalade a encore progressé mais aussi que la sportivisation n’est pas un processus réduisant les modalités préexistantes. Comme le montrent les réaction sen effet, il se trouve un grand nombre de grimpeurs pour affirmer leur décalage, voire leur rejet des modalités les plus sportives d’escalade.

En tout cas Alex, si tu ne plie pas tu sortiras de l’histoire compétitive de ce sport par la petite porte car cet épisode vient ternir ton palmares !