My bad, j’ai répondu vite.
C2C interpellé par les équipeurs
Je dis juste que tes accusations ne sont pas forcément partagées par tous, ce n’est pas un fait établi et accepté.
j’imagine bien que le fait ne sera pas établis par C2C lorsqu’un illustre membre s’illustre ainsi
et ce n’est pas ce que je demande
je sais qu’à l’époque il fallait faire du chiffre pour c2C afin de prendre sa place
quoi de plus facile de recopier un topo plutôt que d’en faire réellement un…
et j’ai bien peur que cela fasse pareil pour les couennes
Ma première sortie (et mon premier topo) sur C2C, c’est la pente centrale au Pelvoux en
2004. C’est le nom de mon compagnon de cordée de l’époque qui apparait et à ce
moment, je n’ai pas jugé utile de rajouter le mien. Après un but l’année d’avant
(et oui le retrait glaciaire et le Labande un peu vieux), on s’était dit qu’il
serait utile de laisser les infos sur lalocalisation de l’attaque quelque part
et C2C semblait tout indiqué. En tant
que pur amateur et habitant loin des montagnes, je trouvais ça super ! On
touvait des conditions pour les goulottes, des infos sur des voies (genre
Pilier Girod Vivet en Face NW du Dôme), des trucs dans les Pyrénées et Je
rajoutais des topos SE Directe à l’Ossau, Mysoginos ou Racs à Ordesa, des voies
à Montrebei … Je donnais et je prenais : J’obtenais des infos pour la
Walker etc … C’était super, même si avec
le temps, je trouve que les infos sont soit plus dures à trouver, soit plus
diluées, soit il y en a moins. J’ai toujours voulu donner des topos et des
infos car je pense qu’avec les bonnes infos, beaucoup de gens peuvent faire
beaucoup de choses. Ces infos circulent facilement dans un milieu pro ou
apparenté (j’ai eu l’occasion de m’en rendre compte) et mal dans un milieu
amateur et déconnecté de la montagne. C’est
pour ça que je rentre mes sorties (pas toutes) même au-delà du fait que ça permet de me la
péter un peu , avec les sorties sur Manitua ou le Poisson.
Maintenant vu la tournure que prend C2C et même si je ne
partage pas toute l’analyse de l’ECI (voir mes posts plus haut), ça ne me donne plus envie de participer
Sur ce, je vais grimper …
Attention : l’activité ski de rando est très soutenue dans le Champsaur…il ne faudrait pas confondre l’existence de CR sur c2c et la réalité de l’activité sur le terrain
Je te garantis que quand je sors je croise ou aperçoit de loin beaucoup de skieurs.
Le nombre de CR est par contre quasiment nul, c’est vrai
Mais heureusement je dirais : c2c n’est ni indispensable ni obligatoire que je sache pour aller skier en montagne !
LIBERTE
Moi j’y ai trouvé énormément d’intérêt depuis 2 ans que je m’y suis mis. D’autres voient les choses autrement : heureusement !
À mon avis, il ne faut pas avoir de volonté de drainer la majorité de l’activité. Si ça se fait tout seul par intérêt, OK, mais sans que ce soit le but recherché à tout prix…
Je suis d’accord c’est l’essence de C2C, là où le site est le plus utile !! Permettre d’aller dans des voies où circulent peu d’infos sinon, donner les conditions pour les activités où c’est primordiale (glace, ski, haute-montagne), ou donner des infos non dispos ailleurs ! (des infos complémentaires sur les GV ou les couennes par exemple)
Tentative pour faire un point, enfin une virgule
La diffusion de l’information est une activité qui est commerciale depuis bien longtemps. Si l’accès est parfois « gratuit » , dites-vous bien qu’en réalité vous le payez d’un manière ou d’une autre (notamment par la collecte d’infos sur votre navigation-web, publicités…) . Pour les offreurs, l’intérêt est que cette information soit la moins chère possible (libre de droits, pas de piges) et la plus commode à collecter (ex. quand ce sont les autres qui font le job sans rien demander) !
En rentrant bénévolement des infos initialement issues de topos :
- vous œuvrez en fait pour ceux qui vont la diffuser et
- vous appauvrissez ceux qui créent les itinéraires auxquels elles ses rapportent.
Imaginez tout ce que des milliers de clics sur une voie pourrait apporter aux ouvreurs, auteurs, éditeurs… C’est pourquoi dénier ce droit est contre-productif !
Contributeurs, utilisateurs, même combat ! En reconnaissant et en respectant les droit des équipeurs, vous vous donnez le moyen de pérenniser votre activité car ces droits deviennent une matière protégée dont le droit de diffusion négocié avec C2C permet à terme pour l’essentiel :
- d’être rémunérée le cas échéant (financement d’ouvertures, entretien, topos de qualité, amélioration des moyens de diffusion…)
- d’être protégée vis à vis des autres challengers de C2C sur le net qui voudraient en faire leur fond sur le net.
Ce post a le mérite de préciser les voies de financement de l’escalade sportive : des équipeurs qui oeuvrent avec passion et enthousiasme en libéral, sur fonds propres, ou qui assure la maitrise d’oeuvre d’une collectivité ( CT, Club, commune…) via un emploi rémunéré. La commande du travail d’équipement peut se doubler on non de la commande du topo associé, qui est à la fois signature de l’artiste et mode d’emploi de la falaise et de ses sites ( historique de l’équipement, réglementations diverses, info nature…).
Les topos d’escalade traditionnellement rétribuaient le travail de l’équipeur " bénévole" ou rémunérait celui de l’équipeur pro. Et devenait au fil du temps une rente de situation. Jusqu’à ce qu’une nouvelle instance ou une personnalité forte, s’arroge le « droit » de rééquiper un site ou d’éditer un nouveau topo. En gros, la filiation topo = moyens financiers pour le équipement, s’estompe dans le temps et en général devient source de conflits : jalousie, concurrence entre les ouvreurs, existence de topos « marrons », crise de droits d’auteurs et tout ce que nous avons pu lire ici avec ce que font des entreprises d’édition plus ou moins pirates sur les grands sites internationaux. Problème aussi quand l’équipement d’un site " propriété " d’un ouvreur forte gueule ( heu, doucement les flingues, je pense à un pb actuel dans ma région. Pas d généralisation…), ne correspond plus aux standards d’équipement d’un loisir ouvert à un grand nombre.
Il est de tradition en escalade de reconnaitre l’inspiration de l’ouvreur et le travail de l’équipeur. Mais la loi dit que l’ouverture d’une voie n’est pas une oeuvre de l’esprit. Les usages des nouvelles génération de grimpeurs, même si la tradition alpine " de reconnaissance de l’oeuvre" perdure dans le milieu, font que l’achat des topos , la constitution d’une bibliothèque, cette quote part pour participer à l" l’effort de guerre", le plaisir de connaitre un site et les gens qui ont œuvré ici, et surtout de découvrir les voies… devient très secondaire face à la frénésie de consommer au moindre prix de l’escalade et des performances.
Je ne vois pas comment interdire la constitution de ̶to̶p̶o̶s̶ répertoire de voies par les pratiquants eux même. L’industrie du disque a du trouver les parades , l’escalade doit faire de même. Et les solutions individualistes me paraissent complètement inadaptées.
Deux solutions :
- Oui à une quote part, parfaitement identifiée dans une ligne budgétaire fédérale, du cout de la licence fédérale. Ce qui veut dire que tous les grimpeurs sont licenciés, une gestion centralisée. Et une communauté se soude autour de son projet
- Accès payant via des vignettes individuelles " style ski de fond" vendues à l’entrée des sites ou offertes à l’achat du topo du site.
Plus d sites, plus de voies, plus de points : Le nombre des grimpeurs de couennes explose, le nb de site de couennes s’accroit, la standardisation " sans risque" des équipements devient une nécessité .Les grimpeurs de couennes sont-ils prêts à participer au financement de leur pratique de masse ?
Pas gagné
En tous cas les diffuseurs d’infos-topo-etc. de tous poils lorgnent là-dessus.
Toutafe et c parlé voulais dire.
C’est à dire ? Tu peux l’éclaircir ton propos ?
Je sais : il fait froid et tu tapes avec des moufles
Bonjour,
Je ne crois pas que la tradition de reconnaître l’inspiration et le travail de l’équipeur ne soit devenu secondaire chez les grimpeurs.
Ce n’est pas à cause d’une loi qui prouve que la création d’une voie n’est pas une oeuvre de l’esprit que ça risque de le devenir.
Je ne vois pas en quoi la consommation frénétique de l’escalade et des performances devrait contribuer à rendre cette tradition secondaire.
Je dirai que cette forme de pratique (frénétique et en quête de performance) produit à terme justement le contraire.
Qu’est ce qui aux yeux d’un collectionneur, différencie une voie parmi les centaines d’autres lorsqu’elles ont la même cotation ?
Ah oui c’est incompréhensible. Je voulais dire qu’effectivement c2c n est pas le seul réseau social pour les sports de montagne. Et dans le gapençais, c2c est une source d’info médiocre.
Haaaaaa d’accord…
Je crois qu’il y a un gros malentendu sur les sommes en jeu.
L’escalade SNE repose sur un tout petit nombre d’équipeurs (voir la liste des signataires), la plupart du temps bénévoles , mais qui dépensent souvent plus d’un smic de matériel par mois : c’est le remboursement de ces frais dont il s’agit ici.
C’est vraiment de la rigolade par rapport à la pratique du foot (stades) et même l’escalade en SAE (achat structure, entretien, gardiennage, chauffage …) !
Commencer à mettre des entrées payantes signifie rémunérer le gardien, clôturer le site : les coûts seraient multipliés de façon exponentielle et surtout ça ne correspond plus du tout à l’espace naturel attendu !
Donc il serait assez facile de financer l’équipement/entretien par la fédé, même à partir d’une fraction seulement de grimpeurs licenciés, ou les instances locales (communes, région) : imaginez combien coûte l’activité de Jean-Michel Cambon avec ses quelques gougeons comparée aux revenus générés sur la Bérarde ou la Vallouise (locations, campings, restos, guidos …) !
Mais financer veut dire prendre en charge la gestion et donc la responsabilité : c’est là que ça bloque : en cas d’accident les sommes réclamées par les assureurs sont d’un tout autre ordre !
Voir l’excellent : http://greenspits.com/fr/la-guerre-des-sites/
Après je ne suis pas sur que le nombre de grimpeurs de couenne explose : dans mon club le nombre de grimpeurs en SAE oui (on en est à bloquer les inscriptions) mais en extérieur ça bouge assez peu …
Merci pour cet excellent lien!
- Les infos du site montagne-05 n’ont pas été « piratées et copiées-collées sur C2C ».
- Des ébauches ont été créées pour de nouveaux itinéraires, en citant la source. Ce sont les itinéraires en ébauche (camembert rempli au 1/4) listés dans ce document : Camptocamp.org
Voir aussi le topo papier des cascades du Champsaur, Valgo et Dévoluy.
Et pour ça, il faudrait aussi arrêter l’opposition ffcam/ffme…