Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:
Un peu d’eau au moulin de Yeti et de François
Cela t’éclairera peut-être Thibaut car je crois avoir une moins grande expérience de la montagne que certaines personnes qui s’expriment sur ce forum.
Je suis dans une phase de développement de mon autonomie, donc après avoir pratiqué un peu avec guide, je fais des courses avec ma femme et je me considère comme responsable de sa sécurité (et bien entendu de la mienne).
Je crois que la question fondamentale est de se demander si on veut être autonome où si on veut faire appel à un guide.
Dans la quête de l’autonomie, le chemin est aussi important que le but, ainsi que le rappelait François (« the journey is the reward » comme ils disent).
En autonome, je crois qu’un minimum d’endurance et de condition physique sont nécessaires : je cours des marathons mais cela ne m’empêche pas d’en baver parfois en montagne (cela fait probablement aussi partie du plaisir). Le Mont Blanc, ce n’est pas très technique, mais c’est en altitude, c’est long, et les changements de temps sont impressionnants en montagne.
Si tu prends un guide, tu feras le chemin avec un professionnel, qui aime et connait la montagne. S’il y a un probème, il sera là, physiquement et psychologiquement.
J’ai discuté avec des gens très biens qui considéraient qu’il fallait être fou pour faire de l’alpinisme sans guide.
C’est bien entendu aussi faux que de penser que le Mont Blanc est une balade.
La montagne est une activité qui comporte un certains nombres de risques. L’expérience permet de mesurer et de gérer ces risques.
Peut-être la montagne est un magnifique lieu où chacun définit son goût du risque dans une société qui prone d’un côté le risque zéro (Mc Donald va vous verser des millions de dollars parce que vous vous êtes renversé du café chaud sur les mains) mais cette même société nous abreuve d’images X-trème…
…ça y est, il se fait tard, je devient lyrique…
j’espère que ces quelques mots ne t’auront pas ennuyé