Avez-vous déjà croisé un alpiniste de légende ?

Clara Morgane au Choucas à Chamonix

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j’y avais croisé aussi Bruno Gouvy… Mais bon, au Choucas, y’avait tout le gratin…

Catherine Detivelle au refuge du promontoire il y a une dizaine d’années. On partait faire la traversée de la Meije et elle partait pour la face sud avec 2 potes.
Tout le monde l’a reconnue j’imagine mais personne n’est venue l’importuner, c’était très bien ainsi.

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Eh ben pas mal tout ça. Et quelques bien gros poissons.
Je remarque quand même très peu d’alpinistes non français, à l’exception très notable de Cassin.
Le mien n’est pas français et c’est un poisson de bonne taille. Mais faut que je vérifie deux trois trucs avant de vous raconter ça.

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Bon si on commence à penser que c’est un grand alpiniste on n’a pas fini… (je l’ai très bien connu, on a grimpé, bivouaqué ensemble, en montagne, dans les calanques, Sainte victoire etc…)

Oui, j’ai croisé quelques uns qui ont été cités.
Je prendrai peut-être le temps de vous raconter…

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Ben oui. Prends le remis qu’il te faudra.
Pas d’autres que ceux qui ont été cités ?

Si aussi ! :wink:

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Fais comme moi. Prends ton temps.
La rencontre ne m’a pas marqué sur le moment. Vraiment rien de spécial. C’est même que quelques années plus tard que je me suis demandé mais qui c’était au fait ? (je le savais sur le moment parce qu’on m’avait dit son nom mais quelques années plus tard je n’étais plus sûr )

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Re.

… Maurice Baquet…

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Août 99, Skardu,
De retour au K2 Motel après la traversée du col de Gondogoro. Le K2 Motel pour ceux qui ne connaissent pas c’était l’étape incontournable de toutes les expés vers le Baltoro et ses 8000 et on y trouve (en 99 en tout cas c’était le cas) des photos dédicacées affichées sur les murs de quelques légendes (Maurice et Liliane Barrard, Jerzy Kukuczka, et bien d’autres…) Bref un lieu chargé d’histoire de l’alpinisme comme il en existe peu au monde.
Je me retrouve dans la salle à manger avec quelques-uns des mes acolytes. Pas grand monde à part nous et à une table à côté un groupe d’occidentaux (7 ou 8 de mémoire) au look barbu typiquement « retour d’expé », Un pakistanais me souffele en déisgnant l’un deux « Very famous climber » et me précise son nom. Ah oui ça sonne, ça me dit quelque chose même si je ne sais plus exactement ce qu’il a fait.
Je finis par m’approcher d’eux et m’adresse à lui, je suis curieux de savoir ce qu’ils ont fait ou ce qu"ils projettent. Il me répond très simplement (on devait parle en anglais j’imagine) qu’ils ont tenté le K2, dans le but si je comprends bien de le descendre à ski mais n’ont pas pu atteindre le sommet faute de créneau météo suffisant. Pfff, loooser. Il me demande en retour ce que j’ai fait comme si ça l’intéressait « Oh just gondogoro pass ». Bon puis voila je crois que ça s’arrête çà peu près là.

Cet épisode ne m’avait pas particulièrement marqué, en fait c’est tout le voyage qui m’avait marqué. Puis plusieurs années plus tard j’y repense et je ne suis plus sûr. Au fait c’était qui? Un nom germanisant…oui mais il y en a quelques unes des légendes au nom germanisant. Deux noms me viennent à l’esprit. Ah mais j’avais écrit un « note book » où je notais tous les soirs les petites anecdotes de la journée, ça doit bien s’y trouver. Et ben non. je parle de tas de choses anecdotiques mais pas trace de ça. J’en viens à me demander si j’ai rêvé…
Quelque recherches sur mon moteur de recherche préféré et je finis quand même par retrouver de qui il s’agit avec quasi certitude.
Vous avez deviné?

image

Euh c’est possible… :slight_smile:

2,3 français cités dans le post dans la benne ou en refuge autour de Cham’, rien d’excpetionnel. Mais je me souviens avoir pris mon petit déjeuner à Skardu avec Gerlinde Kaltenbrunner en 2007 à la table à côté

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A noter que dans le lot il devait aussi y avoir Konrad Auer
http://www.k2news.com/jul99k2.htm
Cf update 7/18/99

Gaston Rebuffat le 2 aout 1982 en face de chez Snell à Cham. Rencontre magique, Un moment sur-réaliste : nous sommes, Philippe, Bertrand et moi, de retour via une dernière benne choppée in-extremis ( le machiniste a arreté la benne qui partait) après avoir parcouru la Bacquet / Rebuffat à l’Aiguille du midi. Découverte du massif, du granit, première voie d’alpi. j’ose à peine le dire ici, pour grimper léger, nous sommes partis en chaussons ( Parragot et EB pour les connaisseurs) juste recouverts de grosses chaussettes pour la descente de l’arête. Knickers, sweat fushia et veste de toile Roggé . le topo, c’est les 100 plus Belles. emprunté à la Maison de la presse peu avant… C’est tout. Au pied de l’arête , on se fait engueuler par un guide … Qui nous passe devant. Qu’on redouble dans la voie, qui essaie de nous redoubler, mais sa cliente coince… Une cordée de 3 emmêlée dans une autre. Découverte des usages et des usagers…
Pour nous cette voie est un mythe , la grande porte d’accès à l’alpinisme que nous voulons pratiquer. Nous sortons de justesse, heureux, comblés mais bien laminés.
45 mn plus tard, nous croisons Gaston Rebuffat en ville. Nous lui parlons de notre aventure et de sa voie. Il s’agace un brin du manque de respect pour le beau livre coincé dans le sac à dos pour grimper. Une dédicace sur la page de garde du bouquin ferme la boucle du bonheur de cette journée initiatique magique.
ça me fait penser que je dois pouvoir retrouver les diapos pour un autre post de l’alpi d’avant par ici sur le forum.
Bertrand, Philippe, dont j’ai perdu la trace, si vous lisez ces quelques lignes…

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Ah ben pour grimper léger… :wink:

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Au refuge de la Charpoua, Stephane Benoist a table a cote de moi, qui partait sur la traversée des drus, pendant que mon guide et moi allions grimper la Contamine. On s’est croisé au dernier rappel de nuit, oui il a du equipé en lunule sur rocher et a nouveau au refuge a 23.00 ou on a mangé dehors sous les etoiles le repas préparé par la gardienne Sarah.
Patrick Behrault dans un salon en 2000 a Grenoble je crois.
Patrick Edlinger a la terrasse d’un café du Verdon

Bon, je vais essayer de raconter mes croisements avec quelques personnalités. Je vais commencer en reprenant certains qui ont déjà été cités :

Vu à Laval (Coupe du monde escalade 1993), elle était au micro pour commenter. Je le lui ai pas parlé. Mais du coup, j’y ai vu quelques forts grimpeurs par la même occasion.

La même année à Serre-Chevalier, j’ai croisé Isabelle Pâtissier et Thierry Lhermitte (pas un alpiniste mais son fils grimpouillait à côté de nous).

J’ai croisé Sam Bié à Ax-Les-Thermes au festival Explos en 200… (peut-être 09, l’année de l’Ariège?). Il était à la table d’à côté à boire un coup.

Tiens à Explos en 2014 ou 2015, j’ai recroisé et discuté avec Caroline Ciavaldini et James Pearson. J’avais déjà croisé quelques année Caroline en Sierra de Guara car elle sortait avec un pote à l’époque.

Tiens, en parlant de ce pote… ça me fait pensé à ça :
Aux championnats de France UNSS en 1992, l’ouvreur était un certain Jackie Godoffe… En catégorie cadet, un petit jeune pas du tout connu avait rivalisé avec le junior (ils avaient fait une super finale tous les 2, juste pour le fun). Ce jeune inconnu m’avait impressionné et j’avais senti qu’il irait loin. C’était Daniel Dulac, que j’ai recroisé, notamment à Oloron Sainte-Marie en 2012, lors d’une semaine de préparation de l’équipe de France. Il coachait avec le pote cité au-dessus. J’ai passé la semaine entre mon boulot (je venais d’arriver et je ne connaissais personne à Oloron), la salle d’escalade ou les quelques sorties en ville avec eux.

Je les ai vu en concert à un Festival en Vendée en 1998 (Les Feux de l’Eté), il y avait aussi notamment Matmatah (découverte, ils n’étaient pas encore connus mais ça m’avait plu) et Zebda ! Mais je doute qu’ils fassent partie des alpinistes de légende…

En 1997, championnats de France FNSU à Albertville. Je grimpais juste après Stéphanie Bodet. On attendait notre tour et à un moment, l’ouvreur, un certain Arnaud Petit (ils étaient déjà ensemble), vient et demande à qui est-ce le tour. Et là, j’ai vu un truc que je n’ai jamais revu, Stéphanie et Arnaud se sont regardés et j’ai vu un éclair (d’amour) entre leurs regards. 25 ans après, je m’en rappelle encore (même si je n’ai que 10 ans, tout le monde le sait…)

Enfin, en 1995, aux Championnats du Monde Jeunes (d’escalade) à Laval (53), un des ouvreurs était

Je venais d’arriver à Laval pour mes études et j’étais bénévole pour la préparation des Championnats du Monde (Edit précision : là encore je ne connais pas grand monde à part des grimpeurs). J’ai donc passé une semaine de mes soirées avec la troupe des organisateurs et ouvreurs.

était à notre (grande) table au moins à une soirée.

Il y avait bien évidemment

Mais le plus fort, c’est qu’en 2008, lors de la Coupe du Monde de bloc à Montauban, j’ai recroisé Robyn et ses enfants pour l’open régional de l’après coupe du monde. Evidemment, moi je l’ai reconnu. Je lui ai dit bonjour (mais comme à n’importe qui) et elle m’a répondu avec un bonjour très appuyé (et avec son accent américain) et m’a demandé si j’allais bien !
Je lui ai dit : mais tu te rappelles de moi ?
Elle m’a répondu : oui !
J’étais scotchée ! J’avais juste mangé avec elle quelques soirées 13 ans plus tôt (mais au milieu de pas mal de monde) mais je n’ai pas le souvenir qu’on avait spécialement échangé… En fait je suis en train de me dire qu’il ne devait pas y avoir d’autres nanas à la table, est-ce pour ça qu’elle se rappelait de moi ? Est-ce qu’elle me confondait avec quelqu’un d’autre ? Franchement, sur le moment je n’ai pas eu l’impression.
Ca reste quand même un drôle de souvenir pour moi.

Bon sinon, en participant à quelques Championnats de France, et ayant été bénévole sur un certain nombres d’événements internationaux, j’ai croisé d’autres forts grimpeurs…

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Facile : j’ai vu Gaston à la fête des guides… il y avait quelques légendes à chaque fois. Très émouvant pour un jeune alpiniste comme moi.
Ah oui, Claude Jager ! Mont Dolent : années 70, ma première en ski rando dans les Alpes (invité par le Jo Goujon et Alain qui l’avaient pris comme guide, Alain si tu me lis). Pour moi, à l’époque le couloir des Drus avec Cecchinel c’était un truc totalement surréaliste !