Posté en tant qu’invité par l’Urbain:
Michel a écrit:
Pour la compétence (et la conscience professionnelle), je ne
vois pas pourquoi les journalistes seraient différents des
médecins, des avocats, des plombiers, des architectes, des
enseignants, …voire des guides et moniteurs de ski.
Peut-être parce qu’on leur bourre un peu plus le mou ? Enfin, je ne suis pas un spécialiste, c’est juste une hypothèse.
Pour la liberté des médias, croyez moi, j’ai vécu dans un pays
où les premières pages (et les autres) des journaux contenaient
systématiquement un compte-rendu de l’entretien du chef de
l’État avec l’un de ses ministres, précisant qu’ils avaient
abordé des problèmes « d’agriculture ou de tourisme » sans autre
précision sur la teneur de l’entretien. Le reste des pages
était utilisé pour la rubrique des chiens écrasés. Dans ce
pays, les journaux étrangers comme « Le Monde » n’arrivaient pas
curieusement certains jours !!
Afrique, non ? Anglophone ou francophone ?
En France, personne n’est obligé de tirer ses sources
d’information de la télévision « Bouygues », de RMC ou autres
FigMag, et la liberté de choix existe dans tous les médias
(ARTE, France Inter JP Mermet)… pour faire court.
Franchement, les journalistes qui ne font pas que reprendre les dépêches AFP ou Reuters ne me semblent pas légion. Tu en as cité deux (ARTE et JP Mermet, parce que sinon France Inter me fait souvent hurler), on pourrait rajouter Le Monde Diplo… Tout le reste appartient à Lagardère ou Dassault, on fait mieux comme objectivité. Je peux me tromper bien sûr.
Par ailleurs, le citoyen lambda s’imagine que, puisque c’est dans le journal, c’est vrai. Il ne va pas passer son temps à recouper les infos.
Le plus simple, ça serait de reconnaître que le journaliste qui dit une c…rie fait une faute professionnelle. Et risque donc de se faire mettre à la porte.
(…)
Sur le fond de l’affaire, il ne faut pas perdre de vue que les
2 malheureuses victimes étaient encadrées dans leur activité
par un professionnel moniteur de ski. Ce professionnel va
devoir maintenant s’expliquer devant la justice de son
comportement avant, pendant et apres l’accident.
Ce qui n’est pas le cas du journaliste qui dit n’importe quoi… Je sais, je me répète.
Pour ce qui est des ARVA, c’est bien aussi sur ce forum que
l’on tend à en faire un appareil miracle : je ne compte plus le
nombre de sujets qui traitent de la recherche ARVA comme un
« remède » aux avalanches. Le nouvel Obs ne fait que rappeler que
« Malgré l’intervention rapide des sauveteurs, les deux victimes
pourtant équipées d’ARVA (appareil de recherches de victimes
d’avalanches) ont été retrouvées mortes. »
Toutafé d’accord.
Pour situer quelques chiffres en France, les avalanches c’est
24 victimes en 2004, 53 morts sur pistes de ski
Petite modération : y’a quand même plus de monde sur les pistes que de randonneurs.
et 400 noyades,
6000 décés sur la route pour 15 000 suicides.
15 000 suicides : y’a de quoi se poser des questions, n’est ce pas ? Dans une société qui refuse la mort de toutes ses forces, quel paradoxe.
Rappelons aussi
que pres de 50% des ensevelis sont décédés à l’arret de
l’avalanche.
Re-toutafé d’accord. Et 100% ont tenté leur chance, comme on dit.
Le problème le plus grave me semble-t-il est qu’à tout
accident, il faille systématiquement rechercher un responsable
identifié, et que du coup toutes les pratiques qui s’écartent
des terrains sécurisés, balisés et aseptisés soient vues comme
des pratiques « déviantes ».
Re-re… C’est pas possible, on est parent ??
Le danger principal pour la
« Wilderness » n’est pas tant dans le grignotage des terrains que
dans le caractère illicite de sa pratique pour le commun
des mortels.
Michel, qui avait envie de causer,
You’re welcome !