Chacun son trip…selon l’humeur du jour!
Avalanche au Mont Blanc du Tacul le 24 août 2008
Posté en tant qu’invité par gloubi:
Chacun son trip…selon l’humeur du jour![/quote]
tout à fait. La montagne, c’est la liberté. chacun a sa conception, hors de question de l’imposer aux autres. C’est le sens de mon message.
[quote=gloubi]C’est TA conception de la montagne. ( que pas mal partagent , certes ) Mais pas celle de tout le monde : perso, si il n’y avait pas de dangers objectifs, je ferai autant de montagne… et même beaucoup plus.
Ca ne me fait pas bander de me promener sous les séracs, de grimper sur du rocher pourri. Ce que j’aime, c’est aller dans des beaux endroits, par des belles voies, c’est de me lancer des défis sportifs. Pas de me faire peur.[/quote]
Il faut de tout pour faire un monde. Ceci dit, à chaque fois que j’ai fait cette course sur le TACUL, je n’ai vraiment pas eu l’impression de prendre des risques outre-mesure. En tous cas je les aient acceptés en toutes connaissances de cause, ce qui ne m’a pas fait renoncer… A chacun ses choix. Cordialement, Christian.
L’arête du Meitin est Ouest.
Toute les infos:
http://www.valsorey.ch/page/rwi-pgs-page-lg-friso-num-friso_grco.html

Posté en tant qu’invité par Hugues725:
Merci donc c’est l’arête ouest et non pas l’arête est 
Ah bon? Parce que
Visse a écrit:
Justement non, ce n'est pas la faute à "pas de chance", c'est le fait que plusieurs vies humaines s'exposent à des risques connus et réputés dans ce secteur.
Visse a écrit:
le truc qui m'agace, c'est de lire que la montagne est cruelle.....non, la montagne est dangereuse,
Ses photos ne m’étonnent pas, ne me surprennent pas: à partir du moment où l’on est conscient des risques pris sur ce passage, quelques secondes de pus ou de moins pour photographier ces monstres de glace ça ne change plus grand chose. Et tout le monde le fait, il n’y a qu’à voir les cr de celles et ceux qui font la face N du Mont-Blanc en ski au printemps.
Voilà qui illustre mes propos. Merci pour ce commentaire que je partage largement.
[quote=CDB]Je suis d’accord avec toi, VISSE n’est pas le petit « mouton noir », sur ce forum. Ce qui lui vaut ces remarques pas toujours sympas, c’est certainement le fait qu’il ait tendance à vouloir convaincre que sous prétexte que cette voie normale est largement exposée aux dangers objectifs (séracs) et que devant le peu d’intérêt qu’offre ce 4000 « pour lui » il serait complètement dénué de tous sens d’aller la faire en prenant de tels risques.
Le risque en alpinisme fait parti de « l’essence même de sa propre pratique ». Si il venait à ne plus exister et bien l’alpinisme ne voudrait plus rien dire, nous n’aurions plus qu’à aller chercher d’autres sensations ailleurs.
L’engagement dans une voie, c’est ce qui participe à se construire des souvenirs. L’alpiniste s’aguerrit en apprenant à gérer ses propres angoisses vis à vis de la difficulté et de l’exposition qu’il accepte dans l’instant. Ce qui lui permet (avec le fruit de son expérience), de se projeter sur d’autres itinéraires toujours plus techniques et parfois plus exposés.
Visse si un jour tu changeais d’avis, n’hésites pas à me faire signe, ce sera un grand plaisir de partager une telle ascension à tes cotés. Cordialement, Christian.[/quote]
Voilà des propos sensés !!
Bon d’toute façon, c’est pas évident de se faire comprendre à l’écrit sur un forum, c’en est l’inconvénient majeur.
Histoire d’illustrer ma pensée, je vous cite l’exemple d’un collègue débutant que j’emmène parfois en montagne, et qui toutes les années me bassine pour aller faire le Dôme, juste histoire d’accrocher à son veston la médaille des 4000, alors que cette personne n’a aucune expérience et aucune connaissance des risques des 4000, c’est juste une histoire de prestige mal placé.
Après ça, qualqu’un qui a pleinement conscience du risque et qui l’accepte comme tel ne me choque pas. Hélas, je ne suis pas certain que tous ceux qui montent au Tacul ou au Dôme prennent la pleine mesure des risques encourus. Je trouve que ça fait un peu « sommets de brochures touristiques ».
Perso, c’est évident que je voudrais passer par le Tacul, mais uniquement si c’est pour enchaîner sur les 3 monts, car sinon, le simple fait de bouffer les étages alpins en téléphérique, j’aurais pas l’impression d’avoir vécu pleinement l’ascencion, mais ça c’est un autre débat.
Des cordées peuvent te ralentir, tu prends des photos, tu augmentes ta durée d’exposition au risque, mais des fois ça te sauve.
Je m’explique : si on avait doublé les 2 cordées plus lentes que nous dans cette partie raide, on aurait été plus haut, et on serait certainement partis dans la rimaye
Comme quoi, des fois c’est pas plus mal d’être un peu plus lents …
D’accord avec Visse sur son dernier message, le Tacul pour le Tacul, Bof
Mais pour la traversée des 3 monts y a pas le choix.
Pour les conditions de la montagne, nous, ça fait plus d’un an qu’on remettait en attendant les bonnes conditions.
Ce jour là, hormis les séracs, elles étaient idéales. On avait même décalé car on devait y aller le lundi, mais la météo du dimanche était bien meilleure.
Il faut faire des choix, en espérant que ce soient les bons …
[quote=Visse][quote=CDB]Je suis d’accord avec toi, VISSE n’est pas le petit « mouton noir », sur ce forum. Ce qui lui vaut ces remarques pas toujours sympas, c’est certainement le fait qu’il ait tendance à vouloir convaincre que sous prétexte que cette voie normale est largement exposée aux dangers objectifs (séracs) et que devant le peu d’intérêt qu’offre ce 4000 « pour lui » il serait complètement dénué de tous sens d’aller la faire en prenant de tels risques.
Le risque en alpinisme fait parti de « l’essence même de sa propre pratique ». Si il venait à ne plus exister et bien l’alpinisme ne voudrait plus rien dire, nous n’aurions plus qu’à aller chercher d’autres sensations ailleurs.
L’engagement dans une voie, c’est ce qui participe à se construire des souvenirs. L’alpiniste s’aguerrit en apprenant à gérer ses propres angoisses vis à vis de la difficulté et de l’exposition qu’il accepte dans l’instant. Ce qui lui permet (avec le fruit de son expérience), de se projeter sur d’autres itinéraires toujours plus techniques et parfois plus exposés.
Visse si un jour tu changeais d’avis, n’hésites pas à me faire signe, ce sera un grand plaisir de partager une telle ascension à tes cotés. Cordialement, Christian.[/quote]
Voilà des propos sensés !!
Bon d’toute façon, c’est pas évident de se faire comprendre à l’écrit sur un forum, c’en est l’inconvénient majeur.
Histoire d’illustrer ma pensée, je vous cite l’exemple d’un collègue débutant que j’emmène parfois en montagne, et qui toutes les années me bassine pour aller faire le Dôme, juste histoire d’accrocher à son veston la médaille des 4000, alors que cette personne n’a aucune expérience et aucune connaissance des risques des 4000, c’est juste une histoire de prestige mal placé.
Après ça, qualqu’un qui a pleinement conscience du risque et qui l’accepte comme tel ne me choque pas. Hélas, je ne suis pas certain que tous ceux qui montent au Tacul ou au Dôme prennent la pleine mesure des risques encourus. Je trouve que ça fait un peu « sommets de brochures touristiques ».
Perso, c’est évident que je voudrais passer par le Tacul, mais uniquement si c’est pour enchaîner sur les 3 monts, car sinon, le simple fait de bouffer les étages alpins en téléphérique, j’aurais pas l’impression d’avoir vécu pleinement l’ascencion, mais ça c’est un autre débat.[/quote]
C’est vrai que la barrière « mythique » des 4000 existe. C’est un peu con, mais c’est très également largement entretenu par les guides, ucpa…peut être le film « sur le fil… ». Et les guides ont encore une belle réputation, crédibilité, malgré les rares exemplaires un peu zozo qu’on peut parfois croiser. Bref c’est à la mode!
J’avoue que ce sera surement toujours difficile de faire comprendre aux débutants que course cotée F, n’empêche pas exposition à de telles menaces de chutes de projectiles. Et puis le nombre de cordées rempli les statitiques…
Mais je suis pareil que les autres: 2006 : le dome, 3 semaines après 3 morts, cette année pareil avec le Tacul.
Comme Visse, je ne ferais pas non plus le Tacul pour le Tacul, déséquilibre risques/intérêt. Mais je me suis posé la question!
Quant à avoir des ARVA pour les 3monts en été, je suis impressionné par tant de préparation, chapeau!
Arva c’est pas sur , mais balise Recco oui ,la majorité des dernieres veste goretex de marque en sont équipées.
La Balise Recco, c’est pas génial compte tenu du temps d’arrivée des secours ! Seul l’ARVA est intéressant dans ce genre de situation (but de l’opération : retrouver son copain en moins d’un quart d’heure, après, les chances de survie sont minimes )!
OK c’est valable en hiver , mais personne ne prend un Arva en été .
Ben on devrait. Le Tacul, c’est le type même de course où il serait intéressant d’avoir un arva (aps) en été. D’ailleurs, les gars en avaient.
Evidemment, dans le cas d’une chute de sérac, l’intérêt peut être discuté. Mais une chance, aussi minime soit-elle, mérite toujours d’être exploitée quand la vie est en jeu.
meme en été si sur une course neige, je l’ai… ca coute quoi ?
1 kg qui ne serviront rien en cas de chute de sérac. Le risque sérac ne peut se réduire qu’en diminuant le temps d’exposition et donc en passant le plus vite possible. Combien de minutes d’expositions supplémentaires induit par un kilogramme d’APS à la montée ?
A chaqu’un sa pratique. Je considère que le risque avalanche de plaques estivales est mineur par rapport aux autres risques de ma pratique amateur. Par ailleurs, il est relativement « facile » à éviter en été car il est ponctuel et local. Il a suffisamment de course à faire dans les alpes françaises pour m’occuper les quelques journées où ce risque est important dans quelques courses. Quand Chamonix est blindé de neige, il suffit d’aller grimper au soleil du Briançonnais.
La question de l’APS me semble relativement éloigné du sujet du post qui concerne plutôt la prise de risque.
Est-ce qu’un alpinisme sans risques peut exister ?
Posté en tant qu’invité par mat:
La question de l’alpinisme sans risque est interressante et y ait sans doute pour beaucoup dans l’evolution des pratiques : escalade sportive, via ferrata, cascade equipee et … Sans compter l’equipement toujours plus performant.
Au final, le but reste le meme : partir avec un risque d’echec calcule, laisser a la montagne le droit de gagner. La limite peut-etre physique, technique, mentale, objective ou je ne sais pas quoi encore. A vaincre sans peril, on triomphe sans gloire…
Chacun fait son petit melange perso en choisissant son chemin et son materiel, en dosant pour son propre plaisir.
Une definition serait de dire que l’alpinisme commence lorsque les risques d’echecs par criteres objectifs et mentaux sont plus eleves que le niveau technique et physique (sauf a faire un mauvais choix, mais ca rentre dans les criteres mentaux).
Le probleme souleve par Visse est que certaines personnes ne font pas ce melange par rapport aux informations existantes, mais uniquement pour le nom d’un sommet, sans avoir vraiment conscience des risques: 4000 physiquement possible=j’y vais.
L’important (au moins au moment de la decision) n’est pas d’aller passer une belle journee, mais d’aller faire le mont blanc.
Tres probablement, ce n’etait pas le cas des malheureux de cette tragedie, vu l’heure et leur equipement.
Faux problème!
Le risque existe quelque soit l’activité pratiquée, à des degrés plus ou moins différents selon cette activité, naturellement.
Il est plus risqué de faire du vélo sur une nationale fréquentée que de faire de l’alpinisme.
Cette histoire de risque épouvantable associé à l’alpinisme est surtout un truc dont les médias peuvent faire leurs choux gras et ne s’en privent pas.
Non, ce n’est pas un faux problème. Il suffit d’énumérer le nombre de sujet sur la prise de risque.
Je ne vais pas sur des forums vélos de route mais ça m’étonnerait qu’il y ait autant de sujet.
C’est toi qui parles de risque épouvantable.
Sauf qu’au delà d’un certains nombres d’accidents, les pouvoirs publiques vont modifier l’infrastructure afin de réduire les accidents et surtout la quasi - totalité des pratiquants seront d’accord sur le principe de supprimer ces risques. Ce n’est pas le cas en alpinisme. En alpinisme, ces risques sont acceptés par les pratiquants (ou du moins par une partie). Ces alpinistes ne souhaitent pas une intervention supprimant ce risque. Crois tu que ce serait réellement un problème de supprimer (ou de réduire notablement) le risque séracs au Tacul ?
Posté en tant qu’invité par Geo:
J’ai fait la trace le mardi précédant, en traversée jusqu’au mt Blanc. Il a fait mauvais les jours suivants, et un ami de la comp de Cham m’a dit qu’il n’avait pas été refait entre. Lui meme avait fait demi tour sous l’épaule du Maudit.
C’était chargé jusqu’au Maudit, et bien venté: ces deux facteurs ont du accélérer l’avancée du sérac. Le 18, on l’entendait craquer en début de matinée sur l’épaule.
Ils y avait 2 cordées d’allemand qui ont aussi fait demi tour.
42 personnes ont perdus la vie en montagne, dont 18 en août… et seulement en Suisse… je trouve énorme quand même ses chiffres… C’est vrai, chaque lundi, dans le journal, on peut lire, il a chuté, il s’est tué, il a dévissé, …, …, … .
Alors, pourquoi tant de morts ? Faute à une météo capricieuse ? A une prise de risque inconsidérée ? Au manque de niveau des alpinistes ? Serait-ce dû à la malchance ?