Posté en tant qu’invité par Etienne:
« c est rare de voir un spit en plein dans une prise alors qu un piton… »
A ce propos une petite anecdote à peine hors sujet, qui j’espère ce coup-ci ne m’attirera pas trop d’ennuis…
Dans une des voies du Bastion le passage clé utilise un bi-doigt au seul endroit où la fissure n’est pas bouchée ( probablement d’ailleurs un trou de piton ). Le précédent point est un piton archi-rouillé pas mal de mètres plus bas. Tu peux te protéger en plaçant un coinceur dans la fissure… mais il occupe la prise! Jusqu’ici, entre le libre expo et le A0+, j’ai toujours choisi la deuxième solution.
Le second non plus ne peut pas passer le pas en libre, car le coinceur, une fois qu’on s’est tiré dessus, résiste à tout effort pour l’enlever. Il faut donc, soit se pendre dans la corde, soit se servir aussi du point pour atteindre le bac 1 m plus haut, avant de passer quelques mn à le retirer.
Sinon je pense aussi qu’il est dommage de se priver d’une belle grande voie pour un seul pas hors niveau parce qu’on ne veut pas tirer au clou. Je pense par exemple à « l’été en pente douce », au Thaurac, cinq longueurs en 5c/6a(+), avec un pas de 6c (plutôt 6b si on est grand). Faut-il absolument attendre d’être capable de le passer en libre avant d’y aller?
Je n’ai jamais fait d’artif pur, refroidi par son côté long, fastidieux, et aussi par le poids et le prix du matos à emporter. Mais je suis convaincu qu’il peut générer des sensations particulièrement fortes et qu’il n’est en aucun cas une « facilité » par rapport au libre aseptisé de nos falaises habituelles.
Un blaireau.