Appel SILENCE MW

Posté en tant qu’invité par cécile:

Je ne défend pas l’exploitation de la montagne par l’homme, je critique le fait d’interdire complétement la présence humaine dans les zones protégées.

Quand je dis que de tout temps l’homme a exploité la nature, je pensais plutôt à « vivre avec », ou même « vivre de ». J’ai l’impression que comme les animaux, l’Homme fait partie intégrante du milieu naturel.

Posté en tant qu’invité par Antoine:

Cela te va bien de te poser en moralisateur toi qui pose des spits où ça passe pas (ou plutôt, où tu ne passes pas) …

Posté en tant qu’invité par alex:

Merci à tous pour la richesse de vos interventions. Je n’ai pas de leçon à donner aux autres, chacun tire ses convictions de son expérience personnelle, et mérite le respect s’il est de bonne foi.

Notre regretté Rébuffat disait que « les nuits en montagne sont parmi les plus beaux souvenirs de la vie d’un alpiniste ; mais les plus durables et souvent les meilleurs sont les bivouacs à même la planête, sous les étoiles ». Je crois que ce sentiment est partagé par la plupart des grimpeurs et j’irai plus loin en affirmant que quiconque a déjà bivouaqué en haute montagne est intimement convaincu que les vraies richesses ne se trouvent pas dans les coffres-forts de nos cités.

Le froid, la solitude et le silence qui accompagnent la contemplation d’une nuit étoilée n’ont pas de prix, de même que cette sensation de « la vie (qui) bouillonne en nous. La vie, ce luxe de l’existence ! ». De jour comme de nuit, Chantal Maudit nous écrivait que « dès qu’on s’élève en altitude, le vécu devient une expérience sensorielle profonde ».

Or ce sont justement les sens qui sont bafoués dans notre société aseptisée : nous perdons la faim, le froid, la fatigue, le goût, le temps, l’espace, le silence mais aussi le sens de l’effort et de l’aventure.
De par leur caractère sauvage, les montagnes sont un des rares espaces où il nous est encore possible de faire l’enivrante expérience de cette plénitude de sensations. Et là encore, l’abondance de la littérature alpine en témoigne.

Je voudrais relancer le débat sur le point suivant : pensez vous que ces sensations sont accessibles à tout un chacun pourvu qu’il fasse l’effort de s’immerger dans un milieu hostile, ou ne sont-elles l’affaire que de quelques barbus illuminés ?

alex

Posté en tant qu’invité par Michel:

Merci à tous pour la richesse de vos interventions. Je n’ai
pas de leçon à donner aux autres, chacun tire ses convictions
de son expérience personnelle, et mérite le respect s’il est
de bonne foi.
Notre regretté Rébuffat disait que « les nuits en montagne
sont parmi les plus beaux souvenirs de la vie d’un alpiniste
; mais les plus durables et souvent les meilleurs sont les
bivouacs à même la planête, sous les étoiles ». Je crois que
ce sentiment est partagé par la plupart des grimpeurs et
j’irai plus loin en affirmant que quiconque a déjà bivouaqué
en haute montagne est intimement convaincu que les vraies
richesses ne se trouvent pas dans les coffres-forts de nos
cités.
Le froid, la solitude et le silence qui accompagnent la
contemplation d’une nuit étoilée n’ont pas de prix, de même
que cette sensation de « la vie (qui) bouillonne en nous. La
vie, ce luxe de l’existence ! ». De jour comme de nuit,
Chantal Maudit nous écrivait que « dès qu’on s’élève en
altitude, le vécu devient une expérience sensorielle profonde ».

que de belles paroles! :o)

Posté en tant qu’invité par Dom:

alex a écrit:

pensez- vous que ces sensations sont accessibles à tout un
chacun pourvu qu’il fasse l’effort de s’immerger dans un milieu
hostile, ou ne sont-elles l’affaire que de quelques barbus
illuminés ?

mais oui mais oui … accessible à tout un chacun, farpaitement, chacun y trouvant ce qu’il a à y trouver et chaque démarche restant unique par rapport à cela.
Il me semble, à ce propos, que le terme « hostile » reflète ta vision personnelle du milieu et que, là aussi, chacun est unique dans sa perception propre.

pssss : et pourquoi barbus ???

Posté en tant qu’invité par alex:

Il me semble, à ce propos, que le terme « hostile » reflète ta
vision personnelle du milieu et que, là aussi, chacun est
unique dans sa perception propre.

Oui, je parle d’un milieu hostile car en général il ne s’agit pas d’un milieu d’habitat naturel de l’homme. Il ne faut y voir aucune espèce de dénigrement !

pssss : et pourquoi barbus ???

C’est comme celà que chez nous les jeunes surnomment les alpinistes.

Amicalement

Posté en tant qu’invité par Antoine:

C’est génial, pas moins de 45 messages à ce moment précis sur ce sujet ! Tout le monde y va de sa petite ou grande réflexion : je suis pour, je suis contre, il y a surpopulation en fait, et les mérous alors, faut tout faire péter, mais non mais non il faut au contraire aller ramasser le gene’p, et le transport héliporté est-ce qu’on y pense au transport héliporté, tout ça c’est encore une question de gros sous, au secours on ne c’est jamais fait appeler les greenpeace des cîmes, et Mozart faudrait peut être pas l’oublier dans l’histoire, etc, etc, …
En définitive, qu’est-ce qui va rester de ce déluge de messages ???

Posté en tant qu’invité par Francois:

Excuse-moi d’être un peu terre à terre, mais concernant le bivouac, l’alternative est la suivante:
Soit bivouac confortable, poétique et contemplatif --> et on se cogne un sac énorme.
Soit sac léger --> et on se caille toute la nuit et on a mal au dos.
Conclusion: j’essaie d’éviter les bivouacs car quand j’ai froid et mal au dos, je ne suis pas dans des dispositions d’esprit propres à l’épectase. De plus, j’ai le nez qui gèle et je mets donc la tête dans le duvet, ce qui fait que je ne vois pas les étoiles…
Mais il est vrai que dans des conditions optimales, rarement réunies, le bivouac peut être agréable.
Pour le reste, la montagne n’est ni hostile, ni amicale. Elle est. La montagne est un lieu et dans ce lieu, chacun fait sa petite cuisine (sans déranger les autres, svp, et en laissant ce lieu propre).

Posté en tant qu’invité par Francois:

« En définitive, qu’est-ce qui va rester de ce déluge de messages ??? »

On n’en sait rien, mon pote, et qu’est-ce que ça peut faire! On discute…

Posté en tant qu’invité par Antoine:

Bien vu !!! Ca pour discuter, on discute …

Posté en tant qu’invité par alexis:

Cette discussion comme beaucoup d’autres n’est que masturberie intellectuelle a laquelle certains (dont moi) prennent plaisir et c’est tout. Le message de MW est passe, c’est tout, le reste ne sert a rien, mais si on ne fesait que des choses utiles la vie serait bien tristounette. D’ailleurs, aller en montagne, grimper, skier, ca ne sert strictement a rien, et on y va quand meme ! Simplement parceque c’est rigolo la montagne et que ca nous plait. Le plaisir est-il utile ?

Posté en tant qu’invité par vincent:

Foin des débats stériles et des procés d’intention faciles, il existe un véritable problème, dans nos montagnes comme ailleurs, liés à un développement excessif des loisirs motorisés.
Ce rassemblement, et surtout le débat qui suivra le soir même, seront l’occasion de faire le point sur la situation à travers exemples et témoignages, informations et propositions législatives, et surtout de manifester notre volonté de reconquérir le silence en montagne.
Vienne qui veut ! Il sera le bienvenu.
Mountain Wilderness France


france@mountainwilderness.org

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ouais, tu peux aussi vivre comme un légume…il n’y a rien de pus utile que l’inutile.

Posté en tant qu’invité par catherine:

alexis a écrit:

D’ailleurs, aller en montagne, grimper, skier, ca ne sert
strictement a rien, et on y va quand meme ! Simplement
parceque c’est rigolo la montagne et que ca nous plait. Le
plaisir est-il utile ?

pour moi, c’est plus que du plaisir : c’est du bonheur.
ça fait partie de mon équilibre, de ma joie de vivre, comme plein de choses « inutiles » (mais indispensables) comme la musique.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Le debat est peut etre sterile, mais jusqu’a preuve du contraire le telepherique des Grands Montets utilise un moteur pour t’emenener manifester. Oui ou non ?
Serge a bien raison : cela parait un peu legers d’utiliser en Montagne un moyen de locomotion qui produit des effets similaires a ceux contre lesquels tu vas manifester.
Pourquoi ne pas monter a pieds et manifester en meme temps contre l’accroissement a l’infini des remontes mecaniques. Ok c’est vrai que dans ce cas Chamonix ne sera pas content car cela va gener le tourisme.
D’ailleurs c’est la meme chose pour le tunnel et l’autoroute : c’est Ok quand cela amene les touristes mais il preferre que les inconvenients soit pour la Maurienne. Mais cela ne fait pas partie du debat.

Posté en tant qu’invité par alex:

En tant que membre de MW, et ayant suivi les longues délibérations concernant le choix du site, il me semble utile de fournir quelques explications.
L’origine de cette contradiction est la suivante : l’efficacité d’un tel rassemblement réside dans sa médiatisation, or il n’est pas possible de demander à des journalistes de monter 1000m à pied. Soit le rassemblement se faisait en plaine, où le message aurait été peu explicite, soit il se faisait en montagne mais avec obligation d’être à proximité d’une gare de téléphérique. La seconde option a été retenue car la présence du téléphérique n’oblige aucunement les participants à l’emprunter.

A cela ajoutons qu’au vu du nombre d’agressions qui concernent la montagne il est indispensable d’agir vite et efficacement. C’est ce que propose MW. Et pour cela il faut séparer les problèmes et les traiter indépendamment. Cela soulève bien sûr des contradictions, mais je rappelle que notre pratique de la montagne elle-même est contradictoire (voir mèls précédents).

En espérant ta participation et sans rancune,
alex

Posté en tant qu’invité par alexis:

Dans ce cas, et c’est bien comprehensible (et c’est ce que l’on avait compris d’entree de jeu, d’ailleurs), on est toujours en train d’en gerer des contradictions, il eut fallu le preciser des le depart. Vous pouviez dire directo, comme en clin d’oeil, bah ouais, on est contradictoire, mais c’est comme ca, si on veut etre entendu par monsieur tout le monde au vingt heure, il faut etre visible d’une camera TF1.

Parceque sur votre site internet (par exemple), c’est un peu pareil pour tout qu’on a reagit comme cela. JC Lafaille est « garant » international MW, c’est bien, il est connu, ca fait du poids lorsqu’il parle. Mais a cote, pour se faire connaitre dans les voies aux Grandes Jo, il y a un helico qui vient le prendre en photo, pour se faire connaitre, il se fait photographier en train de grimper sur de la glace fossile au chorum du clos (ou du moins de la glace dont on ne connait pas le taux de renouvellement), etc, …

Et enfin, parceque vos actions, ont souvent eu une vision elitiste de la montagne (je pense a un texte de Bernard Amy paru il y a quelques annees dans vertical sur l’equipement et qui avait declenche des mails a ralonge sur alpiliste, le forum glenat). Ca a change, c’est bien, mais par exemple dans les « propositions pour la montagne », il reste « la (haute) montagne d’elite a la (moyenne) montagne pour tous ». Ne croyez-vous pas que la haute montagne pour tous ca n’existe pas ?

Mais bon, sur le fond nous sommes tous d’accord :je crois que nous voulons une montagne au pire pas plus civilisee qu’elle n’est actuellement. C’est sur la forme (que vous avez evidement du aprement en discuter) que nous discutons. En publiant cette annonce sur un forum, il etait evident qu’il y aurait a nouveau un debat. En nous disant tout de go, vous etes d’accord ou alors vous ne defendez pas les memes idees, c’etait evidement s’exposer a des reproches plus forts et ce n’etait pas tres pedagogique par ailleurs.

Alexis

Posté en tant qu’invité par jeremy:

alexis a écrit:

D’ailleurs, aller en montagne, grimper, skier, ca ne sert
strictement a rien, et on y va quand meme ! Simplement
parceque c’est rigolo la montagne et que ca nous plait. Le
plaisir est-il utile ?

catherine a écrit:
pour moi, c’est plus que du plaisir : c’est du bonheur.
ça fait partie de mon équilibre, de ma joie de vivre, comme
plein de choses « inutiles » (mais indispensables) comme la
musique.

Tient encors de la musique!
J’ai parcouru un peu les differentes reactions, et je trouve que l’on peut y lire de belle chose (que l’on soit daccord ou pas).
Pour revenir sur le sujet je pense qu’il est important de faire remarquer les nuisances sonore qu’il y a ds « nos » montagne. Mais de là à mettre 300 pers au Montets, ca va faire du bruit. Dotant que l’utilisation du telepherique casse le symbole « silence » (qui represente la nature, tranquillité,…). Le telepherique est une nuisance visuel et sonore, même si les touristes et skieur d’une saison me dirons qui est vitale.
Pour moi la montagne ce n’est surement pas une activiter de hobie, juste pour le plaisir (comme le dit Alexis). La montagne est là on aime ou on aime pas, avant elle ne faisait vivre que des bergers et des paysans, maintenant elle sussite des passions et un superbe environnement pour tous ceux qui l’aime. Petit rappelle la montagne était là avant nous, l’Homme y avait sa place et maintenant La Montagne cherche là sienne.
Je pensse que cela mérite reflexion. Non?

Posté en tant qu’invité par Charles:

En tout cas ce qui est sur , c’est que cette manifestation pour le silence fait visiblement grand bruit hi hi ! (l’objectif est il d’ailleurs atteint?)

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Ah ouais, tiens, Marc ou Claude, vous connaissez l’//audience// de camp to camp ?

(et ca, //ca marche// ? )