Appel SILENCE MW

Posté en tant qu’invité par cécile:

Je suis assez d’accord avec toi.
Quand on voit en montagne jusqu’où nos ancêtres allaient s’installer, où ils construisaient leurs bergeries et où ils faisaient paître leurs moutons… Si la nature est belle en montagne c’est aussi parce que l’homme l’a exploitée. Depuis toujours l’homme vit DANS la nature, l’exploite, défriche, plante cueille… et maintenant on veut virer l’homme complétement de certaines zones! qui vont devenir quoi? de vastes friches?
La surpopulation de certains coins est certes à craindre mais avant d’interdire il faut avant tout éduquer les promeneurs. Si on ne peut pas compter sur les assocs, il faut essayer de le faire soi-même en commençant par ne pas aller au même endroit que tout le monde et en expliquant les choses aux autres…

Cécile

Posté en tant qu’invité par daniel:

Serge, tu ne sembles pas gêné d’aligner des contre-vérités, sur ce forum comme sur l’autre.
Sois démenti sur au moins un point : contrairement à ce qu’il te plaît de croire et d’affirmer péremptoirement, MW se préoccupe depuis belle lurette d’éducation à la montagne, et sans faire de volume.
L’humeur n’excuse pas tout.

Posté en tant qu’invité par migloo:

en commençant par ne pas aller au même endroit que tout le monde

C’est bien joli Cécile, mais si tout le monde va ailleurs que les autres, il y aura plein de monde partout!

Et vive la foule des amateurs de solitude -)

Posté en tant qu’invité par cécile:

Mais c’est possible de trouver des coins tranquilles… la preuve: entre le 15 et le 20 avril, je suis allée faire du ski de rando en Haute Ubaye. On n’a jamais croisé plus de 6 personnes dans la même journée! Et même 0 pendant toute une journée, c’est pas beau ça?

Posté en tant qu’invité par migloo:

Reprenons au début:

La foule des montagnards détruit les fleurs et les petits oiseaux.
Donc le seul moyen d’accès inoffensif à la haute montagne c’est la voie aérienne.
Donc le bruit des aéronefs contribue à la préservation du biotope.

Donc MW est complice de la dégradation du milieu.

Aïe!

Posté en tant qu’invité par alex:

Bonjour à tous,

Je viens d’arriver sur le forum, et je crois que ce dernier échange illustre parfaitement les contradictions associées à la pratique de la montagne :

  • je veux être seul, mais ma présence détruit la solitude des autres
  • je veux jouir d’un environnement beau et sauvage, mais ma présence le dégrade

C’est sûr qu’il y a beaucoup à faire, et les bonnes intentions affichées dans cette discussion le témoignent. Cela dit, à mon avis il faut dépasser ces contraditions et ces querelles stériles. Les pratiquants de la montagne n’ont qu’un véritable adversaire : c’est l’exploitation industrielle à des fins mercantiles de notre milieu de prédilection. Car c’est elle qui est en train de détruire les plus beaux paysages des Alpes, et transformer en banal produit de consommation ce qui pour nous est merveille de la nature et joie de vivre.

Moi, je vais à la manif.
alex

PS : je souhaite prendre contact avec Serge, qui me donnera la grande banderole à accrocher au téléphérique …

Posté en tant qu’invité par Michel:

Si la nature est belle en

montagne c’est aussi parce que l’homme l’a exploitée. Depuis
toujours l’homme vit DANS la nature, l’exploite, défriche,
plante cueille… et maintenant on veut virer l’homme
complétement de certaines zones! qui vont devenir quoi? de
vastes friches?

Les sempiternels arguments « si l’Homme (le H majuscule est volontaire) n’intervient pas, tout va s’écrouler », « si c’est beau, c’est parce qu’il y a l’Homme », « la montagne n’est rien sans l’Homme »… pffff…
L’Homme, il exploite déjà la grande majorité de l’arc alpin (et ça lui suffit toujours pas), alors c’est pas parce qu’on veut protéger quelques espaces qu’on va le « virer » de la montagne, t’inquiètes pas. T’as qu’à additionner tous les surfaces des parcs nationaux, réserves intégrales et autres espaces protégés et puis après tu retranches les espaces bouffés par les extensions des stations de ski « qui-veulent-toutes-etre-le-plus- grand-domaine-skiable-du-monde » tu verrras qu’il en reste de la place, pour l’Homme.
Il s’agit pas bien sur de tout mettre sous cloche mais on peut quand meme bien preserver quelques espaces non exploités par l’Homme. Et, dans ce sens-là, l’exemple des reserves sous-marines corses mentionné par Catherine est pertinent. Y’a encore des mérous dans ce coin-là, Catherine?

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

Comparée à l’âge des montagnes, l’Homme est le petit jeunot. Les paysages du Trias manquaient-ils cependant de charme à cause de cette absence?
Olaf

Posté en tant qu’invité par catherine:

Michel a écrit:

Il s’agit pas bien sur de tout mettre sous cloche mais on
peut quand meme bien preserver quelques espaces non exploités
par l’Homme. Et, dans ce sens-là, l’exemple des reserves
sous-marines corses mentionné par Catherine est pertinent.
Y’a encore des mérous dans ce coin-là, Catherine?

oui, il y a encore des mérous dans ces réserves, comme il y en a aussi dans la réserve de Port-Cros :slight_smile:
et aussi dans d’autres coins mais chuuuttt car ce ne sont pas des réserves et j’en connais qui viendraient vite harponner.
Les mérous, il sont comme nos bouquetins, ils n’ont pas peur de l’homme, c’est facile de les tirer à bout portant, hélàs …
A port Cros, on pouvait caresser un mérou qu’on avait baptisé « gros calin » :slight_smile:
Les bouquetins, eux sont protégés, même hors réserves, leur réintroduction se fait petit à petit pour notre plus grand bonheur.

Posté en tant qu’invité par Michel:

Comparée à l’âge des montagnes, l’Homme est le petit jeunot.

j’irais meme jusqu’à dire que l’Homme en est encore au stade embryonnaire… ouais ben, reflexion faite, on va revenir à l’homme, h minuscule !

Posté en tant qu’invité par Michel:

Une légende dit que le pôv’Jonas, il s’est pas fait gober par une baleine mais par un mérou…
J’avais vu ça dans un Cousteau.
Bon ça n’a rien à voir avec la discussion, mais c’était la minute culture :o)
Merci pour l’adresse du pnr du Vercors.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

J’y suis alle ce WE, c’etait pas top, encore moins de neige que maintenant, et les falaises calcaires etaient encore moins en condition (ben oui, elles etaient en formation :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par L’ami Ricoré:

L’ennemi de la nature, c’est la croissance de la population et la croissance du niveau de vie : plus de monde, plus de temps libre pour aller dans la nature, plus de moyens techniques pour en profiter, etc…
C’est sûr que quand on n’était que quelques millions sur Terre la nature était vachement plus sauvage et moins dégradée.
Mais on ne va tout de même pas tuer 5 milliards et demi de gens, ni régresser au moyen-âge ou empêcher ceux qui y sont encore de se développer !
Donc inéluctablement ce qui reste de nature sauvage et préservée sur Terre va régresser, d’autant plus vite qu’elle se trouvera proche de zones développées, et ceci même si des associations font des manifestations et si on éduque les gens, ça ne fera que retarder sans empêcher.
Donc la seule solution viable c’est de se faire une raison et de s’habituer à cette nouvelle situation, le reste n’est que combat d’arrière-garde perdu d’avance.

Posté en tant qu’invité par alexis:

Question qui n’a rien a voir avec la choucroute au grands montets : Y’a combien d’adherents a MW-france ?

Alexis

Posté en tant qu’invité par Fab:

He bien en voila une vision positive des choses :-(((

« Apres moi le deluge! » c’est ca!?

La voiture, ca pollue, mais c comme ca, alors allons-y gaiement!!
La nature, les autres l’abiment, alors pourquoi pas moi!!
Le nucleaire, c’est une technologie polluante, chere et dangereuse, mais on a commencé, alors on continue!!
Certains spitent les voies en montagne, allons-y pour toutes les voies!!



to be completed…

Fab :frowning:

Posté en tant qu’invité par alexis:

Un combat n’est perdu d’avance que s’il n’est pas engage. Et puis avec la globalisation de tout, si on ne se bat pas maintenant, le « proche des zones developpees » risque fort de concerner la totalite de la planete.

Alexis

Posté en tant qu’invité par migloo:

L’ami Ricoré (edf.fr) a écrit:

L’ennemi de la nature, c’est la croissance de la population
et la croissance du niveau de vie : plus de monde, plus de
temps libre pour aller dans la nature, plus de moyens
techniques pour en profiter, etc…
(…)
Donc la seule solution viable c’est de se faire une raison et
de s’habituer à cette nouvelle situation, le reste n’est
que combat d’arrière-garde perdu d’avance.

En effet, on peut s’habituer, continuer à se reproduire comme des lapins et faire des petites manifs hors sujet pour se donner bonne conscience.
Pendant ce temps-là, les régulations naturelles se mettent en place:
épidémies, guerres, catastrophes climatiques, famines;
bientôt le problème de la surpopulation ne se posera plus, le silence règnera enfin et pas seulement en montagne.

(l’Apocalypse selon Migloo)

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Je viens d’arriver sur le forum, et je crois que ce dernier
échange illustre parfaitement les contradictions associées à
la pratique de la montagne :

  • je veux être seul, mais ma présence détruit la solitude des
    autres
  • je veux jouir d’un environnement beau et sauvage, mais ma
    présence le dégrade

Ces « contradictions » sont solubles (ou levables ? François, comment qu’on dit ?) :

L’ « environnement beau et sauvage » sur un site représente la base façonnée et « entretenue » par la « nature », c-à-d tout ce qui n’est pas issu d’une civilisation (humaine jusqu’à present, ça peut changer…).
Mais l’homme en tant qu’individu y a sa place, il appartient aussi à cet environnement. Il vit dans, donc il agit sur le milieu, c’est inhérent à un milieu vivant. L’homme n’est donc pas fondamentalement un danger pour ce milieu.
Toute la question est de savoir quel homme peut y vivre en équilibre. Historiquement (ou plutôt préhistoriquement), l’homme est au sommet de la chaine alimentaire, au meme titre que les grands prédateurs. En équilibre dans un milieu riche (non désertique), il lui faut donc plusieurs km² par individu, sinon soit il devra modifier profondément le milieu pour l’exploiter à la seule satisfaction de ses besoins, soit les individus en surplus seront éliminés.
Donc si l’homme veut vivre en permanence dans CE milieu (qu’il ne modifie donc pas profondément) pendant longtemps (sans être éliminé), il faut qu’il y soit rare.
Si l’homme veut passer dans ce milieu de temps en temps, mais avec une densité bien plus grande que ce qu’accepte le milieu pour un séjour permanent, il faut que l’action de l’ensemble des individus concernés ne soit pas plus grande que celle possible pour des gonzes y vivant, ce qui ne laisse pas beaucoup de possibilités par individu.
Donc tu peux « jouir d’un environnement beau et sauvage » sans le dégrader si tu y es rare, ou si tu ne touche à rien (avec toutes les nuances intermédiaires possibles). Tout l’art est de savoir ce qui est possible de faire, donc quelle est la fréquentation, tout en sachant qu’un milieu n’est jamais fermé. A priori tel site supporterait telle fréquentation, mais la surfréquentation d’un site voisin entraine un stress jusque dans ce site (qui représente par exemple un refuge pour des espèces), la fréquentation supportée est donc plus faible.

En ce qui concerne « la solitude des autres », le problème est le même : les relations homme - milieu naturel sont remplacées par les relations homme - homme.

De manière générale, toute action peut être bonne ou sans conséquence, ou néfaste, tout est une question de dose.
10 camions par jour qui viennent commercer avec Chamonix ou Courmayeur, ça passe, les dizaines de bus de touristes sont bien plus problématiques (ya les bus ET les touristes, mais ça pourrait être pire si c’était des voitures à la place des bus).
1000 camions par jour, ça ne passe plus, on est hors équilibre pour la vallée : équilibre écologique (l’écosystème ne le supporte pas), équilibre social (les hommes ne le supportent pas).

Les pratiquants de la montagne n’ont
qu’un véritable adversaire : c’est l’exploitation
industrielle à des fins mercantiles de notre milieu de
prédilection. Car c’est elle qui est en train de détruire les
plus beaux paysages des Alpes, et transformer en banal
produit de consommation ce qui pour nous est merveille de la
nature et joie de vivre.

Attention, tout le problème n’est pas là.
Si l’exploitation industrielle existe, c’est parce qu’il y a des personnes qui sont prêtes à payer pour les « produits » qui en sont issus.
La machine étant lancée, le problème à court terme est l’industrie de la montagne.
Mais à long terme, le problème est le consommateur. S’il n’est pas éliminé, des exploitations industrielles renaitront toujours. Et l’élimination du consommateur ne consiste pas forcément à créer un énorme centre commercial à Séchilienne ( :wink: ), il faut faire comprendre que la montagne et la planète en générale ne se consomme pas, ne se jette pas, mais qu’on y vit et qu’il faut réfléchir à sa place dans ce milieu avant d’y faire n’importe quoi.

Bubu

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

De retour d’une petite ballade dans les forêts du Carbonifère, j’en profite pour te dire que très longtemps, l’homme ne fût pas au sommet de la chaîne alimentaire. L’homme n’est qu’une parenthèse dans l’histoire de la Terre; (pour Fab) tant qu’il y aura de la radioactivité, les montagnes continueront d’exister. Bon là j’arrête, j’ai un tigre à dent de sabre au cul… Dis Bubu, tu peux lui expliquer que c’est moi le super-prédateur?
Olaf

Posté en tant qu’invité par Bubu:

  • grrr grrgr rggrr grr !
  • GRRRRR ?
  • grr grrrr gr …
  • GRRR GRRRR … MOAFF … SLURP !..

Ah ben non, il n’a pas compris.
A pu Olaf Grosbaf donc, tant pis…

Sinon, c’est sur, tant qu’y avait pas d’homme, il ne risquait pas d’etre au sommet de la chaine ! Disons que quand ils avaient le feu, y’a plus grand bete qui venait les taquiner. Et en tout cas, s’il n’etait pas au sommet, il n’en etait pas loin, il devait avoir la meme position que les grands singes actuels (et j’en sais qqch :-).
Puis tout a change quand il s’est sedentarise : c’est le debut de la « modification profonde du milieu ».
L’homme n’est qu’une parenthese, mais qui n’est pas fermee, et qui risque de se fermer tres vite pour nous (c’est pas trop grave) et pour beaucoup de « monde » (d’especes) (c’est plus grave, mais c’est deja le cas pour beaucoup) si on continue a penser que puisque c’est enfin possible de faire telle chose, c’est forcement bon, puisque tacitement tout le monde n’attendait que ca.

Bubu