C’est rare de devoir laisser du matériel si tu restes sur des itinéraires connus, après comme tu dis si tu veux descendre en rappel dans la voie alors qu’il est prévu de redescendre à pied tu vas devoir équiper les relais, par exemple relier les 2 points avec de la cordelette et rajouter un maillon rapide dans la plaquette du bas, comme il est d’usage sur les voies de rappel. Mais tu peux avoir d’autres problèmes, en général les voies où on ne descend pas en rappel présentent de forts risques de blocage de corde !
Et si tu pars à l’aventure, oui tu vas devoir construire des relais et laisser du matériel, à minima des anneaux de cordelette.
Anneaux de rappel metalliques sur un relais Alpin improvisé
Il y a 35/40 ans quand je savais qu’il allait y avoir des rappels, (alpi/canyon) je partais toujours avec : marteau, 3/4 pitons, tamponnoir, deux ou trois jeux spits/plaquettes, des ficelous, des sangles, des maillons rapides. Bon maintenant ce sont les genoux qui me le reprochent 
En fait , justement je fais ce sujet pour des cas où tu sorts de la normalité, et plus particulièrement en gv Alpine, où tu est entre de la randonnée, de la recherche d’itinéraires, que ce soit à l’allé où au retour, ce n’est pas du tout de la grande voie classique suréquipé même si il existe des topos, et puis avec des longues marches d’approche l’impératif de condition physique peut vite faire tourner tes longueurs initialement prévue en improvisations.
Il y a aussi de grandes possibilitées d’improvisations d’itinéraires en emportant du matériel d’escalade trad. Et donc encore plus de chance de tomber à un moment où un autre sur des relais sauvages de rappel à construire.
[quote=« zoo, post:18, topic:361596 »]
J’ai pas compris : avec le fiddlestick (gasp!) il faut en plus un ficelou de la longueur du rappel ?
Tu peux soit emmener une cordelette pour rappeler, soit utiliser ta corde à l’envers , un des bouts fait le point fixe et l’autre bout rappelle le fiddlestick, tu finis par arriver à faire ton rappel sur un brin de la moitier de la longueur de ta corde environ et au moins tu ne laisses rien et (théoriquement tu ne coinces rien en route) mais au moins il te restera un brin de corde dans les mains quant tu rappelle la corde du bas, pas comme sur un rappel avec cordelette où si ta corde se coince en route et ben il te reste que ta cordelette dans les mains !
Tu as un avantage, tu peux entourer un pic de rocher de plusieurs mètres de diamètre avec ta corde de rappel et t’en servir de relais de descente en utilisant le fiddlestick , si tu devais le faire avec de la cordelette pour faire un anneau qui servira de point de relais, il faudrait en emporter une bonne longueur, là tu vas tout récupérer en fin de rappel puisque tout n’ est fait qu’avec ta corde.
Si tu devais faire ton rappel directement juste en passant autour du rocher avec ta corde comme dans un rappel normal (par exemple autour d’un arbre) , tu aurais trop de frottement pour pouvoir rappeler ta corde!!!
En fait il n’y a que très peu de voies en milieu alpin où les itinéraires sont rectiligne donc ils déconseillent de descendre par là où tu es monté car rappeller en diagonal c’est hyper dur donc ils conseillent de finir par un retour par le chemin de crête et prendre ensuite un sentier.
Mais bon si tu dois redescendre pour un problème où par fatigue le plus facile sera quand même de se trouver un couloir droit pour descendre avec le moins de longueurs de rappel succéssifs possible.
Et donc là pas le choix faudra construire tout tes relais en partant de rien, à moins d’un coup de chance où tu croises d’autres longueurs des grandes voies adjacentes.
Je ne peux pas te dire dans qu’elles alpes…mais entre 1500 et 2500m d’altitude, c est pas toujours surfréquenté et suréquipé et tu peux viser un itinéraire à ton niveau et devoir changer quelques longueurs par rapport au topo initial à la monté où à la descente, surtout dans des voies de plusieurs centaines de mètres avec des longueurs de 40 m et de 7 à beaucoup plus que 15 longueurs, tu peux vite changer d’avis en route donc pour l’instant je préfère me préparer pour ce genre d’éventualités.
Malheureusement je n’ai pas d’expérience dans le domaine des gv Alpine alors je me renseigne encore un peu.
Et puis, j’aime bien l’aventure de l’escalade trad, sur un itinéraire à vue sans topo en niveau pas trop dur, et si tu te retrouves face à un mur qui ne passe pas à ton niveau d escalade sereine, faut bien faire demi tour sans laisser de coinceur à came à 75 euro pièce, ou des coinceurs cablés à 10 euro pièce et où il t’en faut 3 pour faire un vrai relais de trad…
Commence par la base pour voir ce dont tu es capable : 4/5 longueurs équipées. Si ça fonctionne tu augmentes le nombre de longueurs progressivement et/ou tu passes à des itinéraires de moins en moins équipés.
Se poser des questions c’est bien, mais partir du principe que tu vas faire des réchappes à chaque sortie parce que tu n’es pas suffisamment préparé physiquement, il y a un truc qui m’échappe. La réchappe, c’est le truc le plus merdique et le plus accidentogène possible : risque de chutes de pierres plus fort que là où il y a du passage, temps allongés du fait des manips (et donc prise de risque lié à la fatigue, à la nuit, perte de lucidité…), et la plupart du temps il faut accepter de laisser du matériel (y’a pas de miracle).
J’ai lu en diagonale, j’ai sans doute loupé des étapes pour affiner ma compréhension du problème que tu soulèves et qui me semble très anecdotique, même dans une pratique régulière.
Pour aller dans le sens de @Florence_B, j’ai l’impression que tu ne parviens pas à passer des « grandes voies sur YouTube » à quelques premières expériences de voies (progressivement de plusieurs longueurs) sur du vrai rocher dans de vraies montagnes.
Justement, si tu pars en trad à vue et que tu dois faire demi tour, tu vas laisser du matériel, il n’y a pas de solution miracle. Les premiers ascensionistes ont laissé un paquet de pitons dans la montagne.
Mais l’immense majorité des praticants ne partent pas à vue sans topo justement, surtout en trad, avec le topo et la cotation on sait qu’on part raisonnablement dans quelque chose en pouvant aller au bout. Et si on doit faire demi tour pour X raison, ce qui arrive rarement normalement, eh bien on laissera du matériel.
Beaucoup de voies trad ont quand même des relais équipés pour redescendre en rappel, tu peux commencer par ça si tu n’es pas sûr de finir. Mais de nombreuses voies sont aussi impossible à réchapper sans appeler l’hélico, d’où l’importance de savoir dans quoi on s’engage.
J’ai l’impression que tu veux absolument partir à l’aventure ouvrir ta propre ligne, c’est assez extrême, la plupart des gens ne font pas ça justement. Commence par pratiquer sur des voies avec topo ?
Et si tu veux vraiment ouvrir des voies, t’as intérêt à partir avec beaucoup de matériel pour pouvoir équiper une descente en sécurité.
Le sujet s’est étendu bien plus loin qu’un simple éclaircissement d’un point qui me semblaiti anecdotique aussi (la réchappe sur relais improvisé) mais largement possible en milieu de " terrain d’aventure " au sens large du terme de l’escalade alpine où les itinéraires sont partiellement équipés et où le niveau d’endurance demande une bonne préparation physique…
Je note tout les bons conseils ci dessus, malgré que chacun n’ai pu que entrevoir ce sujet sans fin juste à la mesure de son expérience ou de ses connaissances,
La découverte d’itinéraires me paraît faire parti entièrement de l’escalade alpine et soyez en certains que ce sera le plus souvent pour minimiser les difficultées plutôt que de s’engager vers une longueur sans doute plus intéressante techniquement mais aussi plus hasardeuse avec les espacements entre les points et l’engagement qui s’allonge.
Je reste entièrement d’accord avec le fait qu’une réchappe en ligne droite sur voie non pratiquée est un grand danger qu’il faut savoir évaluer dès la descente en rappel où je porterai la corde sur moi pour éviter les chutes de pierres et endommager ma corde.
J’ai pu trouver des bonnes idées par ci par là à retenir, des nouveaux concepts comme celui de pouvoir réchapper sans laisser aucun matos, je pratiquais déjà assiduement le noeud de Dufour pour nettoyer mes voies de solo assuré; je ne pensais pas qu’il était possible de réchapper juste en passant sa corde dans une cordelette…enfin le sujet est bien plus clair avec des nouveaux outils pour choisir la méthode adaptée à chaque situation, merci pour votre éclaircissement du sujet , et soyez en certains en escalade ma priorité est de rester en sécurité !
Vous etes pyreneen ?
J’ai du mal à suivre le plan qui consiste à modifier régulièrement le titre du sujet ???
J’ai surtout l’impression que tu te fais des nœuds au cerveau pour rien. Si tu n’as pas d’expérience, fais toi ton expérience avec 5m de cordelette dans le sac, comme un peu tout le monde, et quelques maillons si ça te stresse de rappeler sur du textile. Dans le principe ils ne devraient quasi jamais te servir, tant que tu ne pars pas sur des trucs trop sauvages, et tant que tu ne prends pas des buts chaque sortie.
Quand t’auras fait pas mal de trucs, tu pourras envisager d’innover, et je pense que tu n’auras pas forcément besoin de l’avis de la communauté. Tu auras déjà fait pas mal de bricolage, et tu sauras ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.
En fait je n’avez pas était clair sur ma question de fond au départ qui était doit ton ou pas utiliser un anneau de rappel pour construire son relais, je pensais que mon petit texte explicatif d’introduction suffisait, mais j’ai bien vu que l’interprétation de chacun divagatit dans les direction de l’expérience personnelle, même si j’avais demandé de faire part de ses expériences dans le domaine de la construction d’un relais sauvage, donc j’ai juste essayer de recentrer sur mon objectif premier doit on ou pas utiliser ces anneaux ou un maillon obligatoirement pour construire un bon relais.
Biensure que j’ai de la cordelette et des maillons rapides dans mes affaires depuis longtemps, mais comme tu dis le cas de construction d’un relais sauvage ne se rencontre pas souvent et jusqu’à présent je me suis toujours débrouillé avec un rappel sur tronc d’arbre ou une tête de roche, ou en visant des relais sur des voies adjacentes, mais je crainds que ce ne soit pas aussi facile en terrain Alpin moins bien équipé, si j’ai le temps je vous mettrai un petit compte rendu sur mon expérience en fin d’été car je vais en faire pendant plusieurs mois d’affilé et faire de la couenne, du trad même gv, ou des voies à 2 ou 4 longueur ne m’a pas encore assez donné d’expérience perso .
Non je suis dans le sud-est, pas loin des Alpes mais je n’y vais jamais.
Cette année je part dans un autre pays où il a beaucoup de sites d’escalade en alpage entre 800 et 2500, biensure il y a aussi des sites de couennes en bas des vallées mais cette fois je vais saisir l’occasion de découvrir le terrain des GV alpines et faire un entraînement quotidient intensif et régulier sur plusieurs mois pour y parvenir .
Tu crains avec raison. C’est effectivement compliqué. Souvent on laisse du matos - piton, coinceur, friend (oui ça fait mal au portefeuille mais quand on n’a pas le choix…) - mais vu que ça n’arrive que rarement, ce n’est pas bien grave.
Salut, j’ai l’impression que tu ne possèdes pas les bases pour pratiquer cette activité. Je te conseilles de te rapprocher d’un club, d’un guide ou autre forme d’encadrement officiel.
Avant de chercher des « astuces », il faut commencer par apprendre les techniques de base, se faire de premières expériences bien encadré et se perfectionner dans la gestion des sorties. Tu auras le temps d’innover une fois que tu connaîtras les techniques standards : les réchappes en font partie.
Il n’y pas vraiment de débat à avoir si tout le monde ne part pas du même niveau. En l’occurrence, la technique la plus standard et la moins coûteuse (me semble-t’il) pour descendre en rappel lorsque ce n’est pas équipé pour, est de descendre sur de la cordelette (rappel, pas moulinette bien sur), le premier vérifiant que ça ne coince pas.
Ceci dit, encore une fois, si tu débutes, n’improvises pas tes sorties à partir d’avis sur internet. Il y a beaucoup plus de dangers à appréhender en descendant sur un rappel improvisé que de savoir « comment remplacer un anneau inox » et la majorité des accidents ont lieu à la descente.
La base de la sécurité n’est pas le débat de fond pour moi, je maîtrise environ de quoi me sortir de tout, malgré que j’ai des pitons et pas de marteau…donc faudra que je trouve un pote qui en a un …mais là n’est pas le débat , et je retrouve encore cette douce et familière musique de fond de la masse éduquée qui dit toujours « trouve un guide »…mais le guide peut aussi mourrir avec toi en sortie…conclusion apprends aussi à te débrouiller seul !!!
Le partenaire check de vérification du noeud d’encordement du grimpeur et de l’assureur en escalade c’est un peu représentatif de ce que devrait être un escaladeur : savoir se vérifier, vérifier les autres, improviser, et vérifier les improvisations des autres…je suis plutôt du genre à vérifier mes idées plusieurs fois avant de partir par exemple sur un rappel et la fatigue grandissante, je m’en aperçois du fait des 2, 4, 6, 7 vérifications de la même situation d’affilé, si tu suis quelqu’un, tu n’apprends pas à éviter l’accident qui va arriver.
Une pierre qui tombe c’est 1 à 3 secondes pour savoir quoi faire, se coller à la paroie, se décaler avec une longe trop courte., juste un exemple ou encore tu dois savoir par toi même quoi choisir à temps !