Posté en tant qu’invité par Le Grizzly:
Poursuivons le raisonnement à la JL :
tu part en raid, en début de semaine, tout va bien, tu t’enfonces dans un massif donné ( exemple le Valais et la cabane de Chanrion) et crac, un retour d’est à la con ( je dis à la con parce que les sites météo y ont un peu du mal avec les retours d’Est dans les Alpes Occidentales). La neige se met à tomber, tomber (genre 1 bon mètre en 12h).
Comme dit JL, tu devrais pas être là mais bon tu y es quand même, la météo avait pas prévu :
- tu restes tranquillou dans ton refuge et tu attends que ça se tasse (ça peut durer une bonne semaine) et c’est sûr c’est la meilleure solution.
OU
et c’est l’essentiel des cas, à la rigueur tu attends un jour mais la pression monte, y’a des gens qui ont des RDV dès lundi, il faut absolument que ça passe.
Tout le monde se regarde dans le refuge, généralement ceux que l’on guette le plus, ce sont les guides, on finit par sortir, on laisse passer les guides devant soi, on le suit sans le suivre mais on est bien content le voir devant et OUF, on sort de ce merdier, le grand silence qui pesait dans le groupe s’estompe, on recommence à déconner MAIS :
- t’es bien content d’avoir eu ton GPS et les points rentrés la veille à la frontale
- t’es bien content de ne pas avoir pris une coulée sur le paleteau (les proba, t’avait plutôt l’impression qu’elles étaient défavorables)
- et surtout t’es pas très fier.
C’est bien sûr du vécu ou du vu (la sociologie de comptoir, j’aime bien dans les refuges).
PS : JL, avant de reprendre mes propos, encadres déjà un raid d’une semaine et réponds moi après s’il te plait.
