Action sur l'Arête des Bosses - Merci Christophe Profit !

:+1: Mal exprimé, j’ai corrigé.

Oui je le sais bien mais c’est cette pratique que je mets en question - même si je suis d’accord qu’une course mixte en AD devrait être largement faisable pour un débutant accompagné par un guide.

Si c’était pas le MB, mais la Verte, ou les Grandes Jorasses, ou bien la Meije qui était le point culminant des Alpes on ferait comment?

Étant donné que l’engagement au Mont Blanc n’est pas négligeable, une fois transposé dans du AD, je comprends que les guides n’y accompagnent pas souvent des débutants.

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Je ne sais pas ce que nous entendons par « accepter plus de risques objectifs » ?
Cela signifie qu’il n’y aura ni procès ni colère ni ni ni si le client / le cousin / la belle-sœur meurt ou perd un bras sous les chutes de pierre ? Juste de « l’acceptation » ?
Quand je lis les tractations en cours sur les responsabilités etc, avec la notion de « risque acceptable »… Je me demande toujours s’il est possible d’être conscient avant de les vivre des enjeux de tels « risques objectifs ».

Je n’arrive plus (pas encore ?) à lire de façon détachée tous ces cailloux qui tuent, pourtant je retournerai en montagne car je suis ok avec ces risques. Mais sont-ils explicités aux « gens » / identifiés par « les gens » dont tu parles ici ?
Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Quand tu rentres chez toi et dis « ouf j’ai eu chaud aux fesses les cailloux sont passés pas loin » en buvant des bières, en vrai tu ne réalises pas.
Quand tu rentres chez toi 2 mois plus tard après une 10aine d’opérations pour te faire amputer parce que t’as la chance que les cailloux aient bien visé, tu as le temps de réaliser que le jeu en valait la chandelle… Pour toi !
Mais qu’il serait bien que chacun soit conscient de ces « risques objectifs ». Peut-être que cela permettrait de revoir nos ambitions à la « baisse », ou motiverait à un entrainement plus important pour que « plus de difficulté technique » ne soit pas un frein et que la marge permette d’éviter la roulette russe. Y a bien trop de balles dans le chargeur selon les itinéraires, nan ?

'Scusez, j’ai trop de cauchemars cailloutesques à l’approche de cette saison déjà border-line…

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La seule difficulté technique du Mt Blanc, c’est de pouvoir traverser le couloir du goûter en moins de 20 secondes !
Usain Bolt devrait être un excellent élément :rofl:

C’est pour moi une vraie question quant on est amener à encadrer des gens :thinking:

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Merci pour ta réponse. En effet oui t’as raison: ‹ accepter › n’est pas le bon mot. J’allais dire que c’est du au fait que le français n’est pas ma langue maternelle, mais c’est faux: j’aurais utilisé le même terme en anglais.

Même si on est intellectuellement conscient de ces risques, on ne pense jamais que ça arrivera à soi même. Ton example avec la bière est pertinent. Moi j’avoue que je me trouve dans cette categorie des gens, n’ayant jamais eu un accident en montagne (mettant à coté des petites pierres et glaçons qui on rebondi sans consequence de mon casque).

J’aurais du dire, peut-être, que les gens préfèrent s’exposer à un risque objectif en se disant qu’ils vont en échapper tout de même afin d’éviter un effort ou une difficulté technique supplementaire. Si en effet il se passe quelque chose de grave, j’imagine que les victimes et leur familles ne vont pas juste « l’accepter », surtout dans le contexte du MB ou on est tous plus ou moins d’accord qu’il a des voies qui resemblent moins à la roulette russe.

Je suis 100% d’accord avec ton dernier commentaire et c’est effectivement ce que j’ai essayé d’exprimer au dessus. Personne n’a ‹ le droit › d’aller au sommet du MB, et encore moins le droit de le faire en sécurité. Il faut, comme tu dis, soit baisser ses ambitions, soit resoudre de se s’entrainer pour affronter des difficultés plus marquées. Je crois que pour la plupart des alpinistes ça ne posera pas de problème. C’est problematique que pour ceux qui veulent faire le MB et rien de plus. Mais je n’aime pas cette vision ‹ consommateur › de la montagne.

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Je doute qu’il soit même possible d’éxpliciter ce risque. L’être humain a une mauvaise intuition pour des probabilités, et encore pire pour des situations ou les probabilités sont faibles mais les consequences très élevés. Et cela est valable à la fois pour les risques objectives et les risques du au comportement du pratiquant.

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Exactement. Y’a un an y’a un gros pavé qui est tombé a 1 m de nous en cascade. On l’a entendu venir de loin. Pi quand on l’a vu nous arriver droit sur la gueule, me suis dit « ah merde, j’avais pas prévu de mourir aujourd’hui »…

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T’as prévu ça pour quand ? Perso je me suis pas encore donné de date ’

Ah yes l’ami @guillain a tenté de m’expliquer ça aussi, quand nous évoquions cette notion de risque acceptable.
En même temps c’est hyper complexe psychiquement, dans la mesure où je ne crois pas qu’il soit très sain de penser « réellement » aux conséquences extrêmes de nos pratiques (d’autant que j’ai l’intuition que penser positif entraîne le positif et réciproquement… Le plus souvent ; )

Par exemple en disant ça, c’est comme l’histoire des anecdotes de courses partagées au bistrot non, ça ne change pas grand chose la prochaine fois ?
Je m’amuse régulièrement de retomber sur quelques-uns de mes CRs du temps de l’innocence et de la symétrie membraire, où je racontais des trucs du genre « un énorme bloc est tombé, l’une des plus grosses frayeurs de ma vie » patin couffin. Avec le recul, elle a duré 2 minutes la frayeur, le temps du bistrot.

Moi non plus, du coup au contraire de @mollotof je n’était pas surprise, en tombant dans les pommes j’ai plutôt été traversé par un serein « oh tiens je suis en train de mourir » (c’est au réveil que j’étais moins sereine :upside_down_face:)

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M’enfin pour recentrer sur le sujet…
Là ils semblerait que les probabilités soient de moins en moins faibles, et les risques toujours aussi peu acceptables, du coup.
Sommes-nous sur cet itinéraire dans une pratique majoritairement guidée par des pros ou de pratiquants autonomes ?
Il me semble que cela change la donne en terme de responsabilité et de transparence quant aux risques, non ?

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La sécurisation de l’arête des bosses n’a aucun rapport avec le danger objectif qui existe dans la traversée du couloir du gouter pour les fous qui souhaitent encore se suicider !
Le fait d’être accompagné par un Guide dans la traversée du couloir n’apporte aucune sécurité supplémentaire qu’un amateur qui court vite et qui gueule très fort pour t’encourager à courir très vite ! La sécurisation de l’arête des bosses, c’est la même démarche que de rajouter des points d’assurance serrés dans un passage difficile pour que tout le monde puisse passer y compris les débutants qui n’ont pas le niveau … Je comprends et partage la démarche de C Profit …
Et le télésiège pour traverser le couloir, il viendra bientôt :rofl:

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Et les câbles sur tout l’éperon du goûter c’est pour éviter les cailloux peut être ? :wink:

une question de papiers !!!

Non, c’est pour éviter que la montée au refuge soit une course plus difficile que l’ascension du lendemain !
Fallait y penser à l’époque :rofl:

Ce que je ne comprends pas du coup, c’est pourquoi ces câbles semblent ne pas gêner grand monde alors que ce sont des aides à la progression… Quand 4 pieux qui ne servent qu’à l’assurage (équivalent à des queues de cochon dans le rocher) sont voués aux gémonies sur la même voie …
Pas bien cohérent tout ça :yum:

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Pas seulement ça demande aussi un long entraînement.

Peut-être parce que la voie n’étant pas technique ils ne gênent pas plus que ceux de l’accès au refuge des conscrits qui ne servent à rien non plus

Et pourtant une bonne partie des personnes qui passent au Goûter n’y monterai pas, ou pas aussi facilement, sans se tirer abondamment sur ces câbles. Ne parlons pas de la descente !! En guide avec des clients, on ne bosserai pas pareil sans ces équipements. Beaucoup d’hypocrisie donc :wink: