Accident dans le Vercors

Punaise quelle tragédie !

La fin de l’article est vraiment hors de propos.

J’avais mis un commentaire début février qui devrait être plus lu sur cette voie loin des standards de purge habituels 🤷

Au contraire, nous sommes au coeur du problème soulevé par cet accident mortel.
Après celui de la douleur, de l’émotion, viendra forcément le temps de l’interrogation sur l’analyse des causes… Et peut de la recherche des responsabilités

Bonjour,
Dans un cas comme ça, il ne faut pas hésiter à mettre un message d’avertissement dans le topo (qui, statistiquement, est lu par 100% des utilisateur.trices du site qui envisagent de faire la voie, alors qu’une sortie, même la dernière en date, n’est lue que par une fraction d’entre eux).

Dans le topoguide, une mise en forme spécifique peut être utilisée pour rendre un tel message particulièrement visible, en faisant précéder le message de deux à quatre points d’exclamation :
!! information en bleu
!!! information en jaune
!!!! information en rouge
cf article d’aide pour la mise en forme dans le topoguide

NB : topo de la voie mis à jour

1 Like

Ca me touche beaucoup parce que j’avais fais cette voie récemment
Ca aurait pu être moi.
Mais je n’avais pas trouvé la voie mal nettoyée, au contraire.
L’ouvreur avait fait un énorme boulot de purge. La voie passe dans des zones de rochers fragiles, surtout en L3.
Mais on n’avait rien fait tomber, jusque vu quelques prises qui bougeaient.
Il y a bien pire ailleurs.
Il faut souvent choisir entre rocher fragile ou patiné.
C’est juste pas de chance.
Oui, la montagne c’est dangereux.
Il faut accepter les risques, sans chercher toujours des responsables.
Ou faire de voies plus anciennes et plus « propres ». Ou de la couenne voir de la salle si on n’accepte pas les risques.
A chercher des responsables, on risque de se faire interdire des sites par des propriétaires.
A accuser les ouvreurs on risque de ne plus avoir de voies récentes à grimper.

Je ne comprend pas comment l’accident est arrivé: L3 est en rocher fragile mais ça traverse, l’assureur est à l’abris. Alors c’était plus bas?

4 Likes

Ben on sait pas. Souvent oui, je suis d’accord, mais il y a parfois des erreurs et chercher à connaitre la cause peut être instructif pour la communauté sans que cela soit une insulte à la victime, à qui nous pensons tous évidemment.
Comme toi, j’ai fait la voie, ça me touche donc. Si le rocher était bon dans la grimpe, je me souviens d’arrivées au relais où il fallait bien regarder où mettre ses pieds sous peine de déloger des frigos à moitié enterrés. Etait ce un de ces blocs ? Aurai je du faire un CR ? Cela aurait il permis à ces cordées de ne pas s’entasser les uns derrière les autres ? Etait ce un des blocs recollés en 2023 ? la cordée du dessus est elle responsable de la chute ? est ce que ce bloc venait de plus haut, d’a coté ? Bref beaucoup de terribles questions.

1 Like

Je me rappelle d’une grosse zone où j’ai dû chercher comment passer sans faire partir un gros tas branlant sur la droite d’une longueur mais je ne me rappelle plus laquelle ( a quelques centimètres du point) …et bien d’autres cailloux un peu partout dans les passages faciles … Les arrivées au relais dont la dernière sont effectivement chargées mais c’est normal et on va pas purger tout ce que la nature accumule du haut à chaque hiver sur les replat…
Superbe grimpe avec un équipement très bien placé mais une grosse purge me semblait nécessaire sur trois ou quatre endroits… Je ne savais pas qu’il y avait d’autres moyens de prévenir autre que les commentaires que je regarde toujours pour avoir l’actualité d’une voie ( plaquette manquante , etc )
Compliqué dans notre petit monde où chacun y va de SA vision de l’activité !
Quand je vois autant de trucs limites sur une seule ligne sans avoir sondé l’ensemble un mètre de chaque côté, je ne m’étonne pas qu’il y en ai bien plus que ce que j’ai vu et ce drame …
Devoir réfléchir une fois comment éviter de déclencher une avalanche je veux bien, mais autant que j’ai dû le faire là bas je passe …
Je ne fais pas de TA pour rien 🤷.
C’est MA vision et je ne l’impose à personne !

En dehors du rocher ds la voie, j’avais grimpé à Presles il y a 6-7 ans, et la pyrale faisait des ravages ds les buis au sommet.
Du coup, la pluie avait enlevé toute la terre, et l’arrivée était un tas de cailloux bien branlants.
Ds la voie, on avait vu passer de sacrés pavés (autres grimpeurs ? randonneurs ? animal ?).
Je me suis dit que le coin risquait de devenir « toxique »…

J’ai gardé d’excellents souvenirs de l’escalade à Presles où nous sommes venus assez souvent avec ma compagne dans les années 90 à 2000. Il y a 5 ans nous y sommes revenus timidement (en raison de notre grand âge) pour parcourir la voie d’Eliane. Au R3 nous y avons été littéralement bombardés par un chamois coincé dans le couloir complètement pourri qui borde à droite l’éperon de la longueur en 6a qui suit. Ma camarade de cordée a du m’assurer tout en bougeant la tête de droite et de gauche pour éviter les grosses pierres que faisait partir l’animal apeuré! nous nous en sommes sortis miraculeusement. En quarante ans de pratique assidue et près de mille voies de falaise et de montagne nos n’avons jamais eu si peur!

1 Like

c’est absurde comme raisonnement, tu peux tout à fait faire du TA dans du rocher impec et faire de l’équipé dans un tas de gravier

6 Likes

Probablement :ok_hand:, mais la règle des additions me fait préférer des points un peu plus sûr :stuck_out_tongue_winking_eye:

Sinon la moindre fréquentation du site ces derniers temps à cause du litige des conventions pourrait elle avoir causé une accumulation de zones fragiles non purgées régulièrement par le passage supposé moins fréquents de cordées ?
Même si je crois la zone n’était pas concernée :thinking:

Personnellement, je me suis toujours arrangé pour partir très tôt afin de n’avoir aucune cordée au dessus. Et quand je vois une cordée engagée, soit je renonce soit j’attends un bon moment pour éviter d’être à plusieurs cordées sur un relais. Mais c’est alors prendre le risque que d’autres cordées se pointent. L’idéal est de bivouaquer non loin de l’attaque pour démarrer au premières premières lueurs de l’aube.,.ou de nuit si l’on connaît le secteur. On y voit très bien avec deux frontales.
Après il y a le risque objectif contre lequel on ne peut rien. Crever sur le train avant en plein virage…
Les dures choses de la vie.

1 Like

Ca ne résoud pas le risque de chute de pierre…

Cela diminue le risque de faire se déloger une pierre enchassée au relais. Et l’exiguité d’un relais avec les cordes qui y sont plus ou moins bien regroupées facilite ne serait-ce que la chute d’un caillou pas plus gros qu’un abricot qui peut se transformer en balle létale au bout de quelques dizaines de mètres. Les chutes inévitables viennent des érosions de la terre qui fait ciment entre des blocs, notamment après de grosses pluies ou de façon plus insidieuse quand le phénomène met des mois voire des années pour qu’une plaque grande comme un immeuble finit par ne plus tenir.
La prudence ne peut faire mieux que de ne pas en rajouter aux risques objectifs et à se garder de ceux ci quand le terrain est sensible à la fonte de la glace ou au ramolissement de la terre après une forte pluie, sans compter certains rocs qui perdent de la solidité après une pluie tenace. Un exemple que je connais bien : le grès de Larchant en forêt de Fontainebleau : dur comme du silex quand il est bien sec, peut facilement casser dans les jours qui suivent du mauvais temps.

J’approuve ton commentaire auquel il faudrait ajouter les ouvertures faites avec un nettoyage aux mesures et mode de grimpe de l’ouvreur, chose que l’on trouve assez souvent à Bleau où j’ai beaucoup nettoyé et trouvé ou retrouvé d’anciens passages. Personnellement je nettoie tout, y compris ce qui manifestement n’est pas nécessaire à la progression. Pourquoi ?
Sur les côtés pour la raison que tu exposes. Dans la ligne, tant pour tenir compte de tous les gabarits et façons de grimper que pour ne déloger une pierre mal ancrée.

Je me rappelle d’une grosse zone où j’ai dû chercher comment passer sans faire partir un gros tas branlant sur la droite d’une longueur mais je ne me rappelle plus laquelle ( a quelques centimètres du point) …et bien d’autres cailloux un peu partout dans les passages faciles … Les arrivées au relais dont la dernière sont effectivement chargées mais c’est normal et on va pas purger tout ce que la nature accumule du haut à chaque hiver sur les replat…
Superbe grimpe avec un équipement très bien placé mais une grosse purge me semblait nécessaire sur trois ou quatre endroits… Je ne savais pas qu’il y avait d’autres moyens de prévenir autre que les commentaires que je regarde toujours pour avoir l’actualité d’une voie ( plaquette manquante , etc )
Compliqué dans notre petit monde où chacun y va de SA vision de l’activité !
Quand je vois autant de trucs limites sur une seule ligne sans avoir sondé l’ensemble un mètre de chaque côté, je ne m’étonne pas qu’il y en ai bien plus que ce que j’ai vu et ce drame …
Devoir réfléchir une fois comment éviter de déclencher
C’est MA vision et je ne l’impose à personne !
[/quote]

1 Like

J’ai été le premier à entrer sur C2C une sortie de cette voie, quand je relis mon commentaire j’ai encouragé à la faire.
Je ne sais pas ce qu’est un « standard » de nettoyage. Aucune voie ne peut être 100% sûre ou alors il faut se cantonner à la SAE, aussi je ne me permettrais pas un tel jugement.
Il m’est arrivé de signaler à VTNO un danger suivi rapidement d’une action, c’est un moyen d’agir, ici ça ne me semblait pas justifié, bien que je notais que des pierres continueront à tomber, le nettoyage par les grimpeurs.
Aussi, à la lecture de l’accident hier, mes pensées vont à la victime et ses proches, au grimpeur qui a arraché le bloc, à l’ouvreur Bruno A. . Ensuite je pense à ma responsabilité de n’avoir pas signalé à l’ouvreur ou à VTNO un danger que je n’ai pas perçu.

3 Likes

Personne n’a évoqué le fait que l’accident s’est déroulé lors des ponts de Mai, à ce moment là on était dans le Verdon, et c’était l’invasion (du jamais vu), et visiblement c’était le cas un peu partout. D’ailleurs, étrangement, on a reçu plus de pierres en ces quelques jours qu’en plusieurs années dans les gorges (sans aucun « Cailloux ! » pour prévenir d’ailleurs…)

Hors gel/dégel plutôt réservé à la Haute-Montagne, c’est la vie (cordées et bestioles) qui sont de loin les premiers à provoquer les chutes de pierres.

C’est un fait assez nouveau chez nous, mais on commence aussi à choisir les voies en fonction du jour de la semaine et/ou des ponts, pics de fréquentation. Dernier exemple en date où l’on a grimpé à Saoû avec une cordée derrière nous. Je serai jamais parti à la suite d’une cordée sur cette falaise, et on a passé l’intégralité de l’ascension a grimper sur des œufs dans l’inquiétude de tuer un des deux gars bien dans l’axe en-dessous. En conclusion on évite les falaises fréquentées les dimanches.

Pour grimper en sécurité, grimpons cachés.

Grimper derrière une cordée devrait toujours être le fruit d’une réflexion aussi objective que possible. En particulier chez ceux qui ont une pratique quantitative : on aimerait qu’il en soit autrement mais inévitablement, il y a un aspect statistique. Des bonnes habitudes ne suppriment pas les risques mais les réduisent.

7 Likes

Comment pourrait-on être responsable d’une chose qu’on a pas vue ? Il ne faut pas se faire des noeuds au cerveau.

9 Likes

Quand bien même tu l’aurais perçu et omis de le signaler, il me semble qu’il n’y a pas lieu de s’en vouloir : perso je n’en veux à personne d’avoir fantasmé à la lecture de la plupart des CRs que le caillou du piz Badile était béton et que rien ne pouvait arriver.

Par définition, nous pratiquons en connaissance de cause de ces risques et je crois que nous ne devons pas en rendre les autres responsables.
Je remercie plutôt ceux qui sont responsables de mes joies : ouvreurs et autres entreteneurs de voies sans qui nous n’aurions pas accès à ces plaisirs.

Condoléances aux proches pour qui c’est dramatique quand « les risques » deviennent palpables : la souffrance est réelle, et notre solidarité également.

13 Likes

C’est un peu (beaucoup ) hors-sujet mais ça fait surgir une réflexion…
Tu m’as déjà dit ça et ça m’avait beaucoup étonné (j’ai eu des avis contraires et perso -à la suite de ce qu’on m’avait dit- j’ai toujours pensé qu’au Badile, en tout cas dans la Cassin c’était assez craignos) et je me demande s’il n’y a pas un côté psy là dedans: quand on a envie de quelque chose on retient ce qui va dans notre sens (par exemple en ornitho quand une rareté est signalée quelque part tout le monde y va et voit la rareté, même quand elle n’y est plus ou pas visible (et les photos en témoignent)) Fin de la parenthèse :slight_smile:

Et le plus important: pensées et solidarité pour les proches de la victime de cet affreux accident.

1 Like