1er congrès fédéral du CAF, où est la formation ?

Il s’agissait de courses TD/TD+ grand alpinisme.
A ton avis, qu’elle est le pourcentage d’encadrant bénévole du CAF pouvant assurer un encadrement groupe jeune dans ce type de course ?
La plupart des encadrants bénévoles du club alpin ne font déjà pas ce type de course pour eux même. Ils ne peuvent donc pas participer à l’encadrement des groupes jeunes dans ce type de course. Il y a des exceptions. Mais c’est donc tout a fait logiquement que l’encadrement des groupes jeunes est avant tout réalisé par des professionnels.

Oui et non. Il faut bien se rappeler que le Club Alpin n’est devenu un fédération que récemment. Historiquement, c’est une organisation très centralisée, pilotée depuis le haut, avec des sections dans les régions. Tu adhérais au club alpin (sous-entendu le national actuel), avant d’adhérer à un club.

De mémoire, le Club Alpin n’est devenu une fédération de club vers la fin des années 90. Le terme FFCAM (fédération des clubs … ) date du début des années 2000.
Le Jacobinisme centralisateur, passant par-dessus ses sections/clubs, est donc une habitude.

Il faut rester dans le contexte. On parle d’initiation et de formation, tu nous réponds TD/TD+. Il est sûr qu’on ne va jamais s’entendre !

146 messages ont été déplacés vers un nouveau sujet : Responsabilité d’encadrement des sorties

On a déjà parlé (longuement) du sujet initiateur escalade à la FFCAM dans un précédent post et cela ne sert à rien de ressasser[quote=« Francois_G453303, post:41, topic:251314 »]
De même, répondre qu’on n’a pas à râler parce qu’on devrait faire nous mêmes changer la situation est un peu facile: c’est bien ce qu’on fait, en faisant remonter les problèmes à la fédé à chaque fois que l’occasion se présente, et aussi sur des forums spécialisés comme ici.
[/quote]

Je m’adressais à JL2H.
Les forums spécialisés ne feront pas évoluer la chose.
D’autant plus que la FFCAM va travailler en 2020 sur l’évolution de ses cursus de formation.

Oui et non, car la fédé a élaboré des livrets de formation qui aident les individus (et les clubs ) à se former. Pas besoin d’aller dans un stage initiateur. Il suffit d’avoir des initiateurs qui s’investissent dans la formation interne au club. On en cherche d’ailleurs dans beaucoup de clubs!

Justement, tu peux et la fédé t’aide en te donnant un cadre, un programme, des outils (comme les livrets)

L’histoire du Club Alpin est un peu particulière c’est vrai, et étant dans un club qui n’était pas CAF et qui s’est affilié relativement tardivement je n’ai probablement pas le même ressenti que si j’étais dans un gros CAF historique.

Mais ce reproche de « jacobinisme centralisateur » je l’ai entendu exactement de la même façon concernant de vraies fédérations depuis leur origine.
Reprocher à un organisme central d’être centralisateur c’est un peu paradoxal non ?

C’est sûr que ça serait plus utile d’aller en discuter à ce congrès (quitte à détourner un peu le sujet des ateliers…) que d’en discuter ici !

C’est de la confrontation des points de vue (ici ou ailleurs) que naît la lumière !

Formation fédérale versus formation dans les clubs. Ce n’est quand même pas la même chose.
Je prends le cas des formations alpinisme que je connais mieux. Dans le nouveau système, l’ancienne UV1 (dit stage technique) qui était organisée au niveau fédérale avec un encadrement par un instructeur plus un guide est remplacée par des UF (vers l’autonomie) encadrées par un ou des initiateurs. Çà ne peut pas être du même niveau, c’est impossible. J’en ai organisé cette année, j’ai essayé de faire de mon mieux mais je n’ai pas la prétention de penser que je peux remplacer un instructeur et un guide.

Comme quoi j’ai bien fait de m’éloigner hier soir de la discussion. Ca permet à d’autre de venir.

Merci @bens de dire ce que j’arrivait pas à exprimer.

Concernant ma mauvaise foi, oui il y en a un peu, mais comment faire sans mauvaise foi quand on voit que celui qui s’exprime de manière le plus critique est dans l’un des plus gros club et qui pis est dans le club où des membres sont au comité directeur et même vice président du bureau fédéral… Donc il a quand même potentiellement de grandes facilités à faire passer ses messages car il doit bien connaître tout ces gens, qui je suis persuadé sont d’accord avec le constat qu’il fait sur la formation des encadrants… car ce constat n’est pas nouveau et assez consensuel. Ricovert apporte par ailleurs la preuve que le sujet occupe la fédé comme les comités régionaux.

Ce n’est pas plus simple parce que la plupart des stagiaires ne seront pas dispo les 3 weekends fixés pour remplacer un stage de 6 jours.

Ou alors en faire des modules indépendants mais non seulement je ne crois pas que ce soit plus simple à organiser au niveau fédéral mais surtout… ça sert à quoi ?

N’oublions pas que la complexification des formations n’est pas justifié par des problèmes de sécurité. Ce sont juste des types qui pondent des règlements parce que le ministère leur a demandé, ou un truc comme ça.

N’oubliant pas que nombre d’encadrants bénévoles aiment encadrer, que c’est leur façon de pratiquer en club. Si l’encadrement est confié trop souvent à des pros les encadrants bénévoles vont se barrer.

Exactement, ce n’est pas tout à fait la même chose!
Une formation autonomie se fait sur 1 WE, elle est encadrée par un initiateur (plus ou moins compétent et expérimenté) et c’est encore mieux s’il y a 2 initiateurs (pour les oublis, discussions, confrontation des méthodes…). L’avantage est que la formation « autonomie » est plus souple (1 WE), quasiment gratuite (0€ dans mon club).
Personnellement, cela fait 10 ans que j’organise des stages initiateurs alpi, et les UV autonomie dès leur élaboration.
Les stagiaires en UF autonomie n’ont pas l’air de se plaindre de l’absence de guide. Certains initiateurs montent des UF avec un guide. C’est un choix et un coût différent.
J’avais participé à l’élaboration du programme et du livret (nous étions 5 ou 6) sous la direction de Christian Biard président de la CNA à l’époque.
Pour nous, c’était clair, il y avait les UF autonomie, l’UV1 et la validation initiateur: 3 programmes et 3 niveaux de compétence différents.
L’actuel vice-président aux activités (avec l’assentiment du président de la CFA) a décidé sans concertation l’année dernière de supprimer l’UV1. Cela a été chaud à la réunion du 7 octobre l’année dernière à Lyon.
Tout cela pour dire que cela discute, que cela évolue et que cela va évoluer encore.

C’est un peu surréaliste: il n’y aurait pas besoin de stages initiateur fédéraux, car il suffirait d’avoir déjà des initiateurs au club?? Et ils tombent d’où, les initiateurs du club? Génération spontanée?

Peut-être. Mais si on supprimait tous les forums qui ne feront pas évoluer grand chose…
En attendant, il y a bien des acteurs des clubs et de la fédération qui les lisent et peuvent y réfléchir et en débattre, apparemment, donc pas si sûr que ça ne fasse rien avancer, sauf si l’on pense que toute discussion est par nature inutile.

Ca correspond pas mal à mon ressenti, en effet: la fédé te fournit* les contraintes (en ligne directe du ministère et de la fédé délégataire), et en échange tu te débrouilles comme tu peux dans ton club pour faire du concret. En n’oubliant surtout pas de bien faire remonter tes statistiques pour faire joli dans le bilan fédéral et se faire mousser auprès du pouvoir.

*‹ te vend › serait plus exact, en ce qui concerne les livrets.

Tant mieux. Ca ne peut jamais faire de mal de discuter pour évoluer vers le mieux. D’où l’intérêt (pour moi du moins) de cette discussion.

Moi j’ai juste dit que si vous voulez essayer de faire bouger un peu les lignes de la FFCAM vous avez probablement plus de chance de pouvoir le faire dans le cadre de ce congrès (bien que le but de cet événement soit plus l’échange entre adhérents si j’ai bien compris)

Je n’ai pas dit que la discussion ici n’était pas utile, d’ailleurs sinon je n’y prendrai pas part !
On a des visions complètement différentes suivant les clubs, ce qui est bien normal vu que ces clubs sont très différents à tous points de vue (taille, situation géographique, activités, histoire), je trouve intéressant de pouvoir connaitre les différentes approches pour mieux comprendre.

La, ça me conviendrait parfaitement.

Je ne crois pas que le problème soit les UV1, je parle de la formation d’encadrants. Les prérequis pour devenir encadrant sont des UV1 et il n’est pas nécessaire de passer une UV1 pour passer l’UV2 (manquerait plus que ça…)

Le problème qu’il peut y avoir avec les UV1 c’est qu’elles prennent en partie la place des autres formations. Je veux dire par là que, par exemple, des personnes habilités à encadrer une UV2 vont préférer organiser une UV1. Elles prennent également beaucoup de place dans le calendrier fédéral des formations, je me demande même ce qu’elles y font.

Je ne sais pas si c’est vrai mais je ne pourrais finalement pas m’y rendre, j’ai une autre priorité ce weekend.
Ce qui reste génial avec ce congrès c’est que tous ceux qui n’auront pas pu s’y rendre et qui voudraient proposer des trucs ne manqueront pas de se voir reprocher leur absence.

La vie est une question de priorité.

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Il me semble qu’il n’y avait rien correspondant à l’UV1 de l’alpinisme dans les autres activités (sauf peut être en ski avec le pre-chef de course). En tous cas, rien de semblable en rando, raquette et escalade où les prérequis correspondait plutôt aux UF d’aujourd’hui.

Je parlais de l’UV1 alpinisme (comme jp13) et non des autres UV (ou plutôt UF).
Lors d’un stage initiateur alpinisme, il y a des candidats en validation, et d’autres en UV1. Donc cela ne prend pas plus de temps! Ce qui est demandé à un futur initiateur, c’est de faire preuve de qualités pédagogiques et décisionnelles, en plus des compétences techniques nécessaires à tous les candidats.
En effet, un candidat que l’on valide en UV1 est capable de mener une cordée derrière un initiateur en toute sécurité.
Un initiateur est capable de mener une course, d’organiser une sortie, une école de neige, de rocher…, organiser des UF autonomie…

Ce qui est important c’est les idées.
Il ne te reste plus qu’à trouver quelqu’un pour porter tes idées et en débattre lors du congrès et après.