Votre définition d'une longueur "majeure" ?

Les goûts et les couleurs…
En ce qui me concerne, une belle voie (et donc d’autant plus une voie majeure), c’est une voie où je me fais plaisir et il faut donc qu’elle soit ludique. Une cheminée peut tout à fait correspondre à cette définition pour moi, d’autant plus si le passage est improbable; mais j’entends bien que ce n’est pas partagé par tout le monde.

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pour réseaux sociaux

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L3 des malheurs de Pikachu? elle est majeure en effet!

c’est une longueur que j’arrive à enchainer, ca me parait assez clair

Une longueur « majeure » est une longueur « très importante », importance qu’elle peut prendre pour multiples raisons… même des raisons personnelles.

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Encore un de plus, mot galvaudé, érigé en apophtegme par tous les olibrius en mal d’une reconnaissance tangible.
Avec comme point de départ, une satisfaction personnelle, transformée en un acte qui, cela va de soi, devient majeur, c’est un pas que les outrecuidants franchissent allègrement :smiley:

Pour moi, une longueur majeure est homogène dans la difficulté, propose des mouvements intéressants et inhabituels pour le niveau de difficulté, dans un cadre singulier (gaz, paysage,…).

Cela ne me semble pas possible en salle, et c’est évidemment subjectif.

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Oui mais si les mêmes « outrecuidants » qualifient une voie de « bouse », c’est quoi le rapport sous-jacent avec leur psyché ?

Ta remarque me laisse perplexe. Pourquoi serait-on outrecuidant du fait de qualifier une voie de « majeure » ? La question est plutôt ouverte, n’a rien d’impératif et ne demande donc pas de réponse absolue. Comme on dit, chacun voit midi à sa porte.
Je ne comprends pas cette réflexion plus ou moins acrimonieuse

Majeure = hyper-homogène dans le niveau, longue, continue, sur coinceurs, avec du bon gaz, du beau rocher, et la vue sur le glacier tout en bas

Ou, plus subjectivement: quand tu es dedans tu peux pas t’empêcher de rêver que tu devrais revenir avec tes potes, mêmes ceux qui ne grimpent pas tellement c’est classe…

  • Indépendant du niveau objectif : en alpi, on trouve des longueurs majeures en IV
  • Indépendant de mon niveau de forme
  • Exclues : les longueurs avec des pas blocs, les longueurs de 20m, les longueurs avec le parking sous les pieds…
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Va quand même falloir qu’ils soient capables de passer du IV alpi minimum du coup ( en second j’imagine et avec un bon relais ou sur coinceurs aussi?)

A propos d’outrecuidance ? … :wink: :grin:

Pour moi en plus de la qualité des mouvements et du rocher pour qu’une voie soit réellement majeur il faut que ça engage au moins un peu.

Faire des mouvements pas forcement trivial, un peu dur (sans être forcement un crux à son niveau max) bien au dessus des points est quand même assez grisant. Les voies du Styx a Buoux par exemple (parce que j’y suis allé y a pas longtemps et que ça faisait longtemps que j’étais pas descendu aussi content d’une voie).

Les mêmes voies avec des points plus proche perdent beaucoup d’intérêt (même si le rocher est magnifique). Bien sur c’est subjectif, un grimpeur trouvera cela grisant avec des points tous les 1m50 quand pour un autre il faudra des points tous les 5m… ! Et bien sur ça dépend aussi du niveau de forme mental du jour, de si tu es à vue ou à ton 10eme essai (où alors l’engagement est virtuellement bien réduit car tu connais bien les prises) etc.

Par contre le cadre joue pas trop pour moi. Sauf peut être cadre incroyablement exceptionnel (une proue deversante en dernière longueur du plus au haut sommet d’un massif ? :p)

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C’est pas compliqué, tu clipses un point sur trois et ça engage direct un peu plus.

Pis du coup, un bloc majeur ça serait obligatoirement un high ball du coup ça limite un peu.

À non on peut aussi grimper sans crash c’est vrai.

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Que répondre à ce genre de commentaire sarcastique ? à par que comme je lai dit :

C’est mon avis, mon ressenti. Si on a pas la même définition d’une voie majeur est-ce bien grave ?

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Ce n’est pas sarcastique, c’est juste logique.
Ça m’arrive souvent de ne pas clipser tous les points si je trouve qu’ils sont inutiles.

une voie majeur, cet un endroit ou on se sent bien, en osmose avec le rocher, ou le plaisir , si personnel n’est partageable qu’avec le caillou, plaisir solitaire ou la difficulté, n’est souvent la que pour satisfaire un ego pas forcement démesuré, mais quand même… et pour moi ce serait " le Phasme, ici houla, ou shaïtane …pour ceux qui connaissent.

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Et parfois (souvent ?) tu en as bavé pendant la longueur, au taqué, tremblotant avant de clipper et c’est ensuite que cette longueur devient majeure quand tu refais le monde au bar ou dans ton canapé, le plaisir vient souvent après :wink:

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Il faut quand même distinguer les bonnes longueurs majeures des mauvaises longueurs majeures !

La mauvaise longueur majeure, tu la fais, elle est majeure, mais c’est une mauvaise longueur majeure.

Alors que la bonne longueur majeure, tu la fais, elle est majeure, et c’est une bonne longueur majeure.

De rien. Si ça peut clarifier.

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