Vie professionnelle et passions

Posté en tant qu’invité par Nico:

Salut, voilà , actuellement étudiant, je me pose pas mal de questionsur mon avenir professionnel etant donné que ce que j’aime le plus c’est me retrouver en montagne (rando , grimpe etc…) ou en falaise avec un putain de sourire planté en travers de la gueule. Bref comment arrivez vous a concilier les deux? est-ce que vous etes plutot du genre boulot à donf la semaine sur un sujet qui n’a rien à voir avec la montagne et viré tous les we ou alors vous avez reussi à faire que les deux se rejoignent?

Merci pour vos réponses.

Nico

Ps: je suis de formation scientifique (ingénieur chimiste) donc les conseil des gens qui ont fait a peu près le meme parcours seront les bienvenus, mais les autre expériences m’interressent aussi!!

Posté en tant qu’invité par Cédric:

Salut!! moi je suis étudiant en BTS Tourisme!! moi aussi je me pose des questions pour savoir comment je vais faire pour pratiquer la montagne plus tard car dans le tourisme, on travaile souvent le week end… C’est vrai que c’est pas évident
à+

Posté en tant qu’invité par foué:

moi j’ai 20 ans, je suis etudiant en geni mecanique et je pense bosser dans une boite comme dynastar, salomon, dechatlon… pour pouvoir consilier la montagne et le boulot

Posté en tant qu’invité par nitro:

Moi je bosse dans l’industrie depuis bientot 9 ans.
J’ai une formation mecanique, bts conception de produits.
Je vis dans la vallée de l’Arve.J’arrive à concilier montagne +boulot mais je trouve que j’ai pas assez de temps pour mes loisirs avec le ski, la grimpe et l’alpinisme…
Je suis quand même tout pret des montagne 40 km de Chamonix…
J’ai toujours voulu bosser dans un bureau d’etude qui developpe des produits de montagne.J’ai eu une mauvaise experience chez un fabricant de lampe trés connu…
Maintenant c’est travail d’un coté et passion de l’autre.
Ca ne m’empeche pas de m’eclater les week end.
A+

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

Ben moi je suis géologue de formation. J’ai trouvé un boulot de journaliste scientifique à 50% qui me permet de tourner financièrement et d’être en montagne 3-4 jours par semaine. Je passe trois jours par semaine stressé devant un ordinateur, mais bon ce n’est stressant qu’à mi-temps!
De mon point de vue, le temps partiel et habiter à proximité des montagnes (je mets les peux à 1/2 heure en voiture de la maison) permettent de profiter un max. Le truc, c’est aussi de se créer une bande de potes qui sont libres la semaine, parce que tout seul, c’est pas génial. Les entre-saisons aussi ne sont pas géniales, mais c’est aussi l’ocasion de faire autre chose.
Le plus dur, c’est de "résister "à la pression sociale des collègues, parents, amis , des jaloux et à tout le « système » qui trouve anormal que tu ne penses pas qu’au boulot.
Les boulots à la montagne te permettent d’être à la montagne tous les jours, mais tu y es pour bosser, ce qui change pas mal la donne.
Après, c’est à chacun de trouver son propre modèle.
Olaf

Posté en tant qu’invité par Fabien:

Salut,

Nitro, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton expérience malheureuse chez un fabricant de lampe très connu, comme tu dis ?

PS : si tu préféres rester discret : fabien.2p2@wanadoo.fr

Posté en tant qu’invité par Ben38:

B’jour,

<<
est-ce que vous etes plutot du genre boulot à donf la semaine sur un sujet qui n’a rien à voir avec la montagne et viré tous les we ou alors vous avez reussi à faire que les deux se rejoignent?

Depuis 10 ans dans l’industrie comme ingenieur de recherche, apres 3 ans de doctorat sur un sujet lie a la montagne. C’est vrai que bosser en lien avec la montagne c’etait super sympa, ca reste un excellllent souvenir. Ceci dit, j’ai des copains qui en vivent directement (tourisme, encadrement sportif, …), et qui aimeraient bien aussi s’en echapper de temps en temps. Ou y aller le week-end avec leurs amis. Au mieux certains ont le sentiment d’etre socialement « decales », au pire ils n’ont pas envie de remettre les pieds en montagne le week-end car ils sont trop creves…

Alors boulot d’un cote et montagne de l’autre, c’est pas forcement la pire solution !

Bosser sur autre chose la semaine et consacrer ses week-ends (et soirees l’ete) a faire de la montagne avec ses amis, ca se vit bien aussi. Il suffit d’etre proche des montagnes et d’avoir un boulot pas trop trop prenant. C’est la que tu auras peut-etre des concessions a faire en termes de poste ou d’evolution professionnelle, concessions qu’il faut assumer en connaissance de cause.

Ben a Grenoble
Mon avis n’engage que moi

Posté en tant qu’invité par âlex:

Olaf Grosbaf a écrit:

Le plus dur, c’est de "résister "à la pression sociale des
collègues, parents, amis , des jaloux et à tout le « système »
qui trouve anormal que tu ne penses pas qu’au boulot.

Comment ? Alors comme ça tu ne penses pas qu’au boulot ! Mais c’est anormal !
:wink:

En fait j’imagine que le plus dur c’est de recevoir 15 mails d’insultes par jour de gens qui sont verts de te voir sortir tous les jours, non ?

Sinon rien que le fait d’habiter près de la montagne, c’est déjà énorme même si t’as que les WE (qd t’es sur Paris, tu peux toujours courrir pour faire tous les WE à la montagne, en tous cas sans passer plein de temps dan sles transports et exploser le budget)…

Posté en tant qu’invité par daniel:

Il faut vous dire que de toute façon il faut bosser pour que ce ne soit pas trop galère tous les jours. Et la montagne coûte cher.
si on arrive pas à trouver la voie de Ben 38 ou Olaf, ou être en montagne pour raison pro : Guide, accompagnateur, ghm, paysan en montagne(dur) et peut être d’autres,il faut franchir le pas, sortir du système, se contenter de petits boulots intermittents, en baver pour acheter un coinceur ou une paire de ski…etc…etc.

BTS tourisme ? pas mal quand même de pouvoir sortir en semaine, il y a moins de monde, mais plus dur de trouver des potes libres en même temps. Les coiffeurs sont les plus privilégiés car j’ai remarqué(25 ans de relevés) que la fréquence des beaux lundis est la plus grande.

Pour ma part, je n’ai pas su faire…
Boulot la semaine, montagne le WE. Ca se concilie assez bien, ça fait 30 ans que ça dure.

Courage les jeunes, et un conseil, trouvez une femme qui aime ça, ça résoud beaucoup de problèmes.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par yannus:

daniel a écrit:

Les coiffeurs sont les plus privilégiés

car j’ai remarqué(25 ans de relevés) que la fréquence des beaux
lundis est la plus grande.

Peut être pas pour l’escalade. Quand t’as couper des tifs pendant toute la semaine, je sais pas si il te reste du jus dans les doigts pour serrer des chiures. J’en ai parlé avec un coiffeur ; il a subi je ne sais combien d’opérations de la main (canal carpien) pour ça.
Un peu hors sujet ma remarque, mais bon.
A part ça, je pense que le mieux c’est trouver une filière ou il ya du débouché, pour avoir le choix de la région (montagnarde), si possible assez bien rémunéré (parce qu’à Grenoble il va bientôt falloir être PDG pour être propriétaire), mais pas forcément en rapport avec la montagne (au risque d’être peu motiver d’y retourner le we si on y a déjà passer la semaine).
Bien en profiter le we et un peu la semaine avec les RTT.
ET SURTOUT SAVOIR CE QU’ON VEUT DANS LA VIE (PARFOIS PAS EVIDENT).

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

Les mails d’insulte, je n’en ai pas encore reçu, mais je perçois parfois une certaine jalousie. Je me rappelle cependant d’un certain printemps 2002 où je t’en aurais bien envoyé quelques uns :wink:
Tout à fait d’accord avec Yannus: "L’objectif, ne pas oublier l’objecti!"comme dirait mon ami Vi’N’Zan.
Olaf, qui devrait actuellement être sur les skis, mais que ces responsabilités professionelles on trappelé à l’ordre ce matin :-(((

Posté en tant qu’invité par Cédric:

Sortir la semaine oui!! mais comme tu dis il faut trouver des potes libres la semain! Trouver 1 femme qui aime ca est aussi très important tu as raison! t’imagines, un boulot qui te prend un temps fou, et 1 femme qui ne veut pas aller à la montagne quand tu as du temps libre…
parfois il faut faire des sacrifices mais il faut aussi savoir ce qu’on veut! c’est pas facile!
1 BTS Tourisme qui aime la montagne (j’ai 18 ans et je peux même pas encore me déplacer tout seul, eh oui j’ai pas le permis!!)
à+

Posté en tant qu’invité par fab:

Passionné des activités de pleine nature, je pratique presque tous le WE et les vacances depuis 16 ans. Mais 2 jours par semaine, c’est trop déséquilibré par rapport à 5 jours de travail. Surtout quand on a un travail de bureau et que l’on aime mieux être dehors. Mon travail n’est que « alimentaire » et c’est de plus en plus dur de tenir le coup. 2 jours par semaine ne suffisent plus même avec des RTT. Et effectivement quand ton seul but n’est pas de te tuer au travail, tu peux dire adieu à toutes promotions, considérations et autres avantages.
De plus, avoir une femme qui ai les mêmes passions et envies que toi et qui les pratiques au même niveau que toi est quasi impossible à trouver. Même si ça existe (mes parents), ce ne sont que de rares exceptions. J’ai pas mal d’amis qui sont frustrés de ne pas pouvoir pratiquer autant qu’ils le voudraient à cause de leur famille.
C’est pourquoi un métier dans sa passion est à mon avis un meilleur équilibre avec 5 jours de pratiques et 2 jours ou tu peux te reposer, faire des projets, profiter de ta famille me paraît la meilleur solution. En tout cas ce que j’aurai du faire !
C’est vrai que certains qui travaillent dans leur passion au départ finissent par la perdre mais c’est peut-être que cette passion n’était pas si forte que cela. Et puis ça laisse de la place pour une autre passion.

Posté en tant qu’invité par Paul G:

La montagne, c’est super, mais ne s’intéresser qu’à ca, c’est risquer de passer à côté de beaucoup de choses… A mon avis, le mieux, c’est un boulot qui te permet de choisir ta région, qui paye assez pour ne pas se poser de questions de fin de mois, et qui laisse assez de temps libre pour se consacrer à tes activités favorites.

J’ai un ami qui est devenu photographe professionnel, et travaillait pour des revues. Dans ses loisirs, ils ne prenaient plus aucune photo ! il avait envie de se changer les idées, et ca ne lui faisait plus envie de trimballer le matos nécessaire pour faire de la qualité… Je crains qu’un boulot très lié à la montagne fasse le même effet, et qu’il y ait des moments de saturation.
Mais je me pose les mêmes questions que toi, à 40 ans, et malheureusement en période de chomâge… J’ai pas choisi un boulot qui abonde sur le marché…

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Ben alors Olaf, comment ça, pas sur les skis comme tous les mercredi ! En plus y va faire mauvais le reste de la semaine WE compris…tu vois, c’est sournois, toi aussi tu commence à te faire manger par le système ! Ca t’évite le mail d’insulte que je m’apprêtais à t’envoyer suite aux dernières photos de poudreuse. Attend seulement que je t’envoie un bestof de nos ballades en Patagonie…

Sinon me concernant (pas ingénieur comme les 90% des skirandonnautes mais bossant dans la finance…), j’ai accepté mon 1er job sans même savoir ce que c’était simplement parce c’était basé à Zürich…et j’ai ensuite refusé systématiquement tout type de promotion et responsabilités supplémentaires afin de rester au pied des Alpes avec la disponibilité en temps et énergie pour en profiter. Mais ce style de compromis n’est hélas jamais facile à tenir dans la durée.

Quant à la famille, ben une femme qui adore aussi la montagne sous toutes ses formes(même à un niveau un peu moindre) c’est vraiment la clé de beaucoup de chose…les couples disparates qu’on voit autour de nous ont souvent tendance à mal finir (baston ou ramollissement complet de l’ex-montagnard). Des grands parents au voisinage dont on peut abuser pour garder les gamins, ça vaut de l’or également !

Bertrand, qui prépare un petit raid nordique dans le blizzard jurassien ce WE histoire de changer et de profiter quand même du temps pourri.

Posté en tant qu’invité par Kai:

J’ai régulièrement l’envie de tout plaquer pour vivre d’autres passions mais cela n’est pas possible compte tenu de ma situation familiale. Cette envie fini toujours par passer. Mais force est de constater qu’avec l’âge, on est moins attiré par les valeurs matérielles et donc plus enclins à une vie plus simple en meilleure harmonie avec la nature.

Qui sait, si la santé le permet et quand les enfants seront plus grands, je changerai de métier ou prendrai un emploi à mi-temps. On dit que l’herbe paraît toujours plus verte ailleurs, mais moi je pense que c’est pas une raison de ne pas s’y rendre, cela fait partie de l’envie de changement et c’est par le changement que l’on profite de la vie.

J’ai des collègues qui ont 40 ans et ont profité de la vie fun et veulent maintenant se caser avec maison femme et enfants. Et moi ma passion c’était l’informatique et souhaite faire l’inverse dans un avenir pas trop lointain!

Faut vivre ses passions et ne pas être étonné quand on est gavé et accepter de changer.

Kai

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

On dit que l’herbe paraît toujours plus verte
ailleurs…

… alors qu’en fait la formulation exacte est « la neige parait toujours plus poudreuse ailleurs » !
A noter que ce « proverbe » ne s’applique pas aux pentes nord du Riemenstaldner Tal !!! ;o)

Posté en tant qu’invité par dago:

Ouaip, bien 2-3 petits trucs à rajouter sur les commentaires divers …

Tout d’abord, sans savoir où tu vis, un des premiers trucs assez évident est de se rapprocher des alpes (/pyrénées/…). L’arc alpin est suffisamment développé que pour pouvoir y trouver n’importe quel boulot.
Ca fait 3 ans que je bosse à Berne et je ne me lasse toujours pas de regarder l’Oberland par la fenêtre. D’un autre coté, la derniere fois que j’ai bossé en Belgique, c’était dans un zoning entre Bxl et son aéroport, même si le boulot la-bas était (marginalement) plus intéressant, j’ai vraiment pas envie d’y retourner … surtout ces temps-ci (q’c’était bon le w-e passé).

Ensuite, pour trouver du temps en semaine, il n’y a pas que le temps partiel. On peut aussi jouer sur l’horaire de travai. j’ai la chance de pouvoir bosser (±) quand je veux, donc je peux échanger un vendredi pour un dimanche en fonction de la météo ou prendre la matinée pcq’il fait beau et bosser un peu plus tard le lendemain.

Pour moi (et d’autres), c’est plutôt pour le coté vie amoureuse et montagne que ca se complique, mais c’est un autre vaste débat.

Bref, le temps de finir ce commentaire (bin oui, je bosse aussi), j’ai meme pas pu être le premier à demander pkoi Olaf n’est pas sorti aujourd’hui …
Bon, y’en a qui bossent pas demain matin et qui veulent sortir avant la neige ? :wink:

Posté en tant qu’invité par David:

T’es étudiant ? Bon tu as encore le temps de devenir prof.
Perso, j’ai choisi ce boulot parce que j’aime enseigner mais aussi pour le temps libre. Il y a quand même quelques sacrifices à faire :

  • Passer le concours, pour moi ça a été une année avec 0 sorties en montagne au compteur (mais qu’un an) et mon niveau en escalade est passé de 7a à 6a.
  • les 1eres années quand tu as tous tes cours à monter faut pas t’imaginer sortir 3 jours par semaine en montagne.
  • Après qq années, quand tu es rôdé, tu auras moins de boulot et là ça devient intéressant.
  • Il faut aussi accepter la contrepartie financière, tu ne gagnes pas le gros lot tous les mois. Moi ça me suffit pour être heureux.

Dernier conseil, n’envisage pas ce métier si tu n’as pas la vocation ; tu ne seras pas un bon enseignant et tu subiras ton métier (je le vois chez certains collègues, ça fait peur).

Posté en tant qu’invité par pfff:

ben y cherche du monde chez PETZL pour faire des lampes frontales justement !
genre BTS CPI ou IUT meca, faut toucher PRO/E en surfacique
au prix ou ils lachent les lampes, ils doivent bien payer les tech !!!