Un piège mortel

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Bon, puisque c’est mon tour, je vous livre cet extrait.

« Il évite un énorme surplomb grâce à une cheminée qui le mène sous une dalle rouge, verticale et compacte, haute de 50 mètres au moins. Une mince fissure lui permet de gagner une vingtaine de mètres, mais bientôt ele s’évase : elle est trop large pour les pitons et trop étroite pour les coins de bois ; en outre elle est oblique et surplombante sur ses 30 derniers mètres ! « C’est le moment d’utiliser la deuxième corde », se dit X. qui espère, en se balançant, pouvoir atteindre une autre fissure débouchant sur une zone de rochers faciles. Après une série de manoeuvres compliquées, il se retrouve sur une vire minuscule et tente de s’élever directement pour planter au dessus de lui un dernier piton qui lui permettra de se balancer une nouvelle fois et d’atteindre la bonne fissure. Mais le vide se creuse au dessus d’une dalle lisse : impossible !
Il comprend alors que la vire sur laquelle il se trouve est un piège mortel ! Impossible de traverser jusqu’à la bonne fissure, aucun espoir de monter tout droit même de quelques mètres, et plus question de redescendre. Pendant une heure, il reste là, incapable de bouger. Puis il se dit qu’il doit tenter quelque chose. »

Vous n’aurez pas de mal je pense à trouver le nom de l’alpiniste X. et la première qu’il est en train de réaliser. Mais il y a une question subsidiaire : qu’a-t-il donc bien tenté pour sortir de ce traquenard ? Si vous ne connaissez pas la fin de l’histoire, vous pouvez toujours l’imaginer. Je ramasse les copies dans 6 heures ; alors à vos plumes… et on ne pompe pas !

Posté en tant qu’invité par Francois:

Je pense que c’est la première du pilier Bonatti par M. Bonatti en solo (1955). Il s’est tiré d’affaire par un lancer de corde plus ou moins risqué.
J’ai juste?

Posté en tant qu’invité par pierre-olivier:

Francois tu m’as grillé! J’suis dégoûté…

J’crois effectivment qu’il a balancé de la corde avec un peu de matos pour faire bonne mesure et coincé tout ça un peu miraculeusement pour faire ensuite un pendule…??

Remarque: si j’ai trouvé c’est que c’était facile!

P.O

Posté en tant qu’invité par Tintin:

Bonatti quelques minutes avant de jeter sa pieuvre de corde…

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ca t’apprendra. Si tu t’étais levé plus tôt au lieu de flemmarder au lit, ca ne serait pas arrivé.

Posté en tant qu’invité par FredK:

8h25 !
Incroyable ! Faut vraiment arriver vâchement tôt au bureau pour réussir à placer une réponse !!!

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

une autre devinette:

« Remonter la Valletta da Güglia jusqu’au Fuorcla Margun (2945m). Redescendre d’une cinquantaine de mètres en tirant vers le NW puis monter sur le Vadret Traunter Ovas jusqu’au Forclaz Traunter Ovas (3040m). Rejoindre le sommet par une large pente SW plus raide. Attention: le rocher au sommet n’est pas très stable et un peu exposé.
Redescendre par cette meme pente jusqu’au col. Puis contourner le Piz Traunter Ovas par l’est en restant au plus près de celui-ci (éviter de descendre trop bas vers le Ova Traunter Ovas -> petite gorge et replat). Attention à une barre rocheuse vers 2620m! Peu visible à la descente mais bien marquée sur la carte. Atteindre à l’extremité SW du Val Bever un large replat (~2380m) où l’on rechausse les peaux. traverser l’Ova d’Err au mieux en fonction des ponts de neige. Puis traversée ascendante de pentes sud pour atteindre la Chamanna Jenatsch (2652m) »

Dans quelle région des Alpes ce récit se passe-t-il?

a les Vosges
b le Jura
c les Grrrrrrrrisons

Attention il y a un piège…

Posté en tant qu’invité par catherine:

Mic’hel a écrit:

c les Grrrrrrrrisons

Attention il y a un piège…

oui, il manque des « r » à Grrrrrrrrrrrrrisons !

Posté en tant qu’invité par pierre-olivier:

Oh l’autre…J’lisais d’abord la soluce pour La face Nord du Pic Gaspard, puis j’ai remarqué un p’tit quelquechose puis j’ai oublié de lire ce sujet.

Francois a écrit:

Ca t’apprendra. Si tu t’étais levé plus tôt au lieu de
flemmarder au lit, ca ne serait pas arrivé.

Posté en tant qu’invité par Jeff:

Chuis dégouté ! C’est pas qu’il sont arrivés tôt au bureau ! Ils se sont endormis hier soir !
Jeff

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Bon, on va corser un peu le débat histoire de voir un peu les vrais fanatiques de littérature alpine pionnière. Qui et ou ?

« Anything less encouraging than the arête as seen from this point would be hard to imagine. To begin with, the actual blade of the narrow ridge above overhangs perceptibly at several points. To the left, a deep crack in its side seems to offer better chances of ascent, only to end in a much worse overhang some 100 feet higher. Above this, there flapped in the cold wind evidence of the Swiss party’s descent, a frayed loop of the rope they had left behind them, flung back by the gales and hitched up among the crags. On the right is the smooth, exceedingly steep wall of the vast couloir furrowing the cliff down to the Glacier de la D*** B***. At one time we had talked of crossing this couloir and returning, at a higher level, to the ridge. But one glance into its bruised and stone-swept depths was now enough.There was, however, something like a remotely possible crack in its smooth wall, a crack which passed at its critical point out of sight into the unknown… »

Pour vous aider, il s’agit d’une des grandes premières sur un sommet majeur de l’Arc Alpin (lequel ne se limite pas au massif du MB et au Dauphiné…) par une femme dont le bouquin figure parmi les classiques de la littérature alpine britannique (je ne sais pas s’il a été traduit, mais dans tous les cas je ne peux que le recommander !).

Cette fois vous avez tout votre temps…

Posté en tant qu’invité par Olaf Grosbaf:

Isabella Straton à la Dent Blanche (arête des 4 ânes?)?
Olaf

Posté en tant qu’invité par Francois:

Hum!!! Miss Lucy Walker à la Dent Blanche?

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ouais mais c’est de la triche! ceux qui sont chez eux, ils peuvent regarder les topos…

Posté en tant qu’invité par Bertrand:

Ca chauffe mais ce n’est pas encore exactement ça…

Posté en tant qu’invité par Jeff:

Catherine at the Grisssssssssssson’s snow-contest in the Geraniums’s wax route ?
Jeff

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Jeff, ton orthographe est déplorable!

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Fortiches, les gars…

Je déclare vainqueurs ex-aequo : François, Pierre Olivier et Tintin.

François, tu progresses ; j’ai cru que tu allais nous donner en réponse, après ton échec avec le Falimont, la première de l’arête des Spitzkoëpfe…
Mais non, PO, ne te dévalorise pas : la devinette était vachement dure, et si tu l’as trouvée, c’est parce que tu es vachement doué !
Et bravo à Tintin pour la « pieuvre »

Pour ceux qui étaient encore trop jeunes en 1955 lorsque Walter Bonatti réalisa la première du Pilier Sud-Ouest des Drus, en solo de surcroît - pour ceux qui aiment les chiffres : ED, 600m, VI, A2 (et aujourd’hui ça passe en libre : tout fout l’camp) -, la fin de l’histoire :

« Puis il se dit qu’il doit tenter quelque chose : si seulement il pouvait traverser jusqu’à la bonne fissure, à une douzaine de mètres… Mais il y a cet abîme infranchissable. Il a envie d’attraper au lasso une bonne prise et de se jeter dans le vide comme Tarzan ! « Et pourquoi pas ? »
Alors il déroule sa corde en soie, y accroche en grappe des anneaux de corde, des pitons et des mousquetons et jette cette espèce de pieuvre en direction d’une grosse écaille de rocher. Au bout d’une dizaine d’essais, la pieuvre se coince et, après une dernière hésitation, il prend sa respiration et se lance dans le vide !
Hourra ! La corde en soie tient bon, la pieuvre aussi, et après s’être balancé en tournoyant au dessus du gouffre, il grimpe le long de la corde en se faisant très, très léger… Il arrive enfin à hauteur de la bonne écaille, se rétablit, plante un piton, fait venir son sac et pousse un immense soupir de soulagement. Cette fois, rien ne l’arrêtera plus. »

C’était le 5ème et avant-dernier jour de cette incroyable ascension.

Extrait de « A la conquête du Mont-Blanc » d’Yves Ballu (Gallimard, 1986).

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Facile !

Mais j’ai déjà trop répondu à toutes ces devinettes : place aux jeunes.

Un homme de mauvaise foi.

Posté en tant qu’invité par Arnaud:

Arrêtes d’écrire des trucs pareils, j’ai les mains toute mouattes maintenant…