UN 7a qui vaut 6 c+

Posté en tant qu’invité par ju Ier:

pour info:
Sisyphe, fils d’Eole, épousa la fille d’Atlas, Mérope, l’une des Pléiades, qui lui donna Glaucos, Ornytion et Sinon. Sisyphe possédait un beau troupeau dans l’isthme de Corinthe.

Non loin de lui vivait Autolycos, fils de Chioné, dont le frère jumeau Philammon était né des œuvres d’Apollon, alors qu’Autolycos se disait fils d’Hermès. Autolycos était passé maître dans l’art de voler, Hermès lui avait donné le pouvoir de métamorphoser toutes les bêtes qu’il volait. Ainsi et bien que Sisyphe eût remarqué que ses propres troupeaux diminuaient tous les jours, alors que ceux d’Autolycos augmentaient, il fut tout d’abord dans l’incapacité de l’accuser de vol; un jour donc il grava, sous le sabot de ses animaux son monogramme

lol[/quote]
Ce qui ne nous apprend strictement rien sur le mythe de Sisyphe …

Posté en tant qu’invité par OLI:

Sisyphe, c’est donc « le mec » de la mythologie qui pousse un rocher dans les enfers et à chaque fois qu’il arrive au sommet de la colline qui doit gravir, le rocher redescend et il doit recommencer … Pour Camus, c’est donc une image, notamment sur le sens de l’absurde dans la vie donc de l’existencialisme, donc un truc plus sérieux que les cotations …
par contre Ju pour ton histoire de branlette j’ai pas trop compris, t’es pas trop clair :stuck_out_tongue: Quoi Andrada a fait un essai dans biographie et je ne suis pas au courant !!! J’y connais quoi ? ben comme disait l’autre; " si il fallait savoir de quoi on parle pour en parler alors qu’aurait à dire le Pape sur Dieu" :wink:
Àllez bonne grimpe

Mais mis à part qu’il y a un rocher qu’est-ce que ça vient faire ici ? Il est équipé ce rocher ? C’est quoi le niveau ? On peut faire du dry dessus ?

Posté en tant qu’invité par ju Ier:

[quote=OLI]Sisyphe, c’est donc « le mec » de la mythologie qui pousse un rocher dans les enfers et à chaque fois qu’il arrive au sommet de la colline qui doit gravir, le rocher redescend et il doit recommencer … Pour Camus, c’est donc une image, notamment sur le sens de l’absurde dans la vie donc de l’existencialisme, donc un truc plus sérieux que les cotations …
par contre Ju pour ton histoire de branlette j’ai pas trop compris, t’es pas trop clair :stuck_out_tongue: Quoi Andrada a fait un essai dans biographie et je ne suis pas au courant !!! J’y connais quoi ? ben comme disait l’autre; " si il fallait savoir de quoi on parle pour en parler alors qu’aurait à dire le Pape sur Dieu" :wink:
Àllez bonne grimpe[/quote]
Euh … l’existentialisme n’a que peu de choses à voir avec Sisyphe ; c’est plutôt la question du suicide qui est en jeu. Bref …

Je voulait juste dire cher OLI que ce dont tu parle depuis le début n’est qu’un très petit aspect dérisoire de ce qu’est l’escalade, et non sa « grande histoire ». On peut s’y intéresser certes, mais cela me paraît difficile d’y réduire « l’escalade actuelle ».

Posté en tant qu’invité par OLI:

Oui Ju, Camus y parle bien du suicide sous l’aspect philosophique qui est la seule question que l’on doit se poser avant toutes les autres selon lui en philosophie, mais c’est aussi par conséquence l’intérêt de rester " en vie" et donc de l’existence …
Bref, je n’ai jamais dit que mes sujets sur camptocamp avaient la prétention de parler de tout, loin de là c’est juste pour passer un peu le temps el soir rires, au fait, tu n’es pas du coin de Nice toi aussi - ou je me trompe- ??

Posté en tant qu’invité par BrunoG:

A presles, il y a meme des 6B cotes carrement 6a par l’ouvreur des lieux qui part du fait que n’importe quel grimpeur du dimanche passe 6B.
Entre les 6c+ cotes 7A par Rolind et les 6B cotes 6A par le dit Bruno, le debat est ouvert sur la (non ??) linearite des cotations et il faudrait faire appel a un scientifique (J3HL es-tu la ?) pour nous eclairer sur un monde ou seul le 6b+ semble faire 6b+.

Posté en tant qu’invité par ju Ier:

[quote=OLI]Oui Ju, Camus y parle bien du suicide sous l’aspect philosophique qui est la seule question que l’on doit se poser avant toutes les autres selon lui en philosophie, mais c’est aussi par conséquence l’intérêt de rester " en vie" et donc de l’existence …
Bref, je n’ai jamais dit que mes sujets sur camptocamp avaient la prétention de parler de tout, loin de là c’est juste pour passer un peu le temps el soir rires, au fait, tu n’es pas du coin de Nice toi aussi - ou je me trompe- ??[/quote]
Nice ? Du tout.
Amuses-toi bien. Sincèrement.

désolé, les cours de philo c’est trop loin pour moi !!(même si c d’actualité avec le BAC)
et le copier/coller d’une recherche google, c pour rire… mais ça a permis à certain d’étaler leur science philosophique (ou une recherche plus afinée de google) :smiley:

vive le forum c2c : 1er en philo !!!

Petit rappel : Camus dit « il faut imaginer Sisyphe heureux ». C’est ça sa réinterprétation, si je m’en souviens bien.

Posté en tant qu’invité par onsenfoudescotations:

ui ne sont que des 8c+ ne fonctionne pas si mal.

OLI, le but n’était pas de te vexer, mais de faire réagir quelques personnes sur le sens de l’escalade et le caractère un peu dérisoire de ces discussions sur les cotations. Inutile de convoquer Camus (ou Homère, pour mes intervention en grec classique), si ce n’est pour dire, peut-être, que la quête de la cotation la plus élevée ressemble fort à la vie de ce pauvre Sisyphe…

Effectivement, aujourd’hui tous le monde se moque bien de savoir qu’un 7a n’est qu’un 6c+. Mais il y a quarante ans, lorsque le 6 était encore désigné comme la « limite des possibilités humaines », ce genre de débat passionnait les intéressés. De même que dans les années 80, lorsqu’il fallait savoir si Fleur de rocaille était plutôt 7c+ que 8a. Aujourd’hui, la question commence à intéresser quand on parle de 8c+ et de 9a.

Je crois que l’interrogation d’OLI porte sur la justesse des cotations d’une voie de haut niveau, en l’occurrence Hugh.
La tentative de réponse apportée par mon post provocateur est d’abord que cette question mérite d’être posée, mais qu’elle est un peu vaine (il n’y a pas de réponse, sauf à se faire humblement par soi-même une idée en allant essayer la voie) et surtout que OLI a mal sérié les problèmes. Car OLI se heurte au mélange de la question de l’appréciation d’une performance de haut niveau en escalade (grimper Hugh constitue-t-il bien une performance plus élevée que grimper une voie en 8c+?) avec la question de la mesure de la difficulté d’une voie (Hugh vaut-il vraiment 9a ?).

En sport la performance se mesure soit par rapport à un absolu (un temps, une hauteur, une masse, la performance mesurable et observable de manière objective dans des conditions standardisées) soit par rapport à un autre individu (et alors on est uniquement dans le relatif : performance d’une une équipe contre une autre équipe, d’un boxeur contre un autre boxeur). : …).
Mais en escalade, on tend à mélanger les deux types d’approches alors que la cotation (la mesure de la difficulté d’une voie) est totalement subjective. Autrement dit, soit on fait de l’escalade de « compétition » (et alors on juge la performance relative d’un grimpeur par rapport à d’autres grimpeurs, sans considération du niveau de la voie, niveau d’ailleurs jamais communiqué : en falaise cela donnerait « j’ai mis 3 essais à faire Hugh et l’autre l’a fait à vue : le copain est donc meilleurs que moi dans cette voie »), soit on essaye de juger une performance d’escalade dans l"absolu" (la voie la plus dure). Mais alors, on se heurte nécessairement au caractère subjectif de la cotation, car la cotation n’est pas un « absolu » comme une hauteur, un poids, une vitesse.

Certes, on ne dit rien de très neuf en disant que, à tous les niveaux, la mesure de la difficulté est « subjective » et qu’elle est le fruit d’un consensus. Peut-être faudrait-il seulement ajouter que, en plus d’être imprécises, les cotations ne rendent compte - exception faite du Royaume Uni - que du niveau des problèmes athlétiques et techniques à résoudre pour réaliser une voie, et non pas également des ressources psychiques qui sont parfois nécessaires (avec l’escalade « sportive » et l’équipement « béton », on a éliminé la nécessité d’avoir de la force psychique pour faire face au danger : mais la Voie du Poisson n’est-elle pas plus sévère que le Bronx ?). De même, on pourrait très bien imaginer un système de cotation essayant de rendre compte du caractère aléatoire des mouvements (Pol Pot ou La nuit du Lézard seraient alors peut-être jugés aussi sévères que La rose et le vampire ?) ou de la difficulté à réaliser une ascension à vue (les voies à monodoigts cachés en 7c ou 8a des Eaux Claires ou du Saussois seraient alors bien plus sévères que des 8b/c déversants sur concrétions à Montgrony).

Quant à la question de la mesure de la difficulté « absolue » lorsqu’on touche au haut niveau (au maximum d’une époque donnée), elle est de surcroît totalement polluée par la notion de « consensus » qui entoure la cotation. En effet, les composantes du débat sont alors aussi d’ordre (i) « politiques » (Cf. Fleur de rocaille ramené de 8a à 7c+ après que la voie fut réalisée par une femme ; contestations variées dues aux phénomènes de jalousie et à la recherche de notoriété), (ii) « historiques » (difficulté à oser franchir ou annoncer certains seuils, Cf. positions de Ben Moon et Tribout niant que puisse exister une voie en 9b et criant au scandale alors que le 8c+ n’était pas encore consolidé ; parallèlement, existence de voies prudemment demeurées longtemps sans cotation - comme le Toit d’Auguste - totalement en avance sur les performances maximum de leur temps) et (iii) « culturelles » (plus on avance vers la limite des performances, plus il s’opère une spécialisation physique et technique: avec le type d’entraînement actuel axé sur les gros dévers et la résistance, une voie comme La boule serait probablement autrement cotée que ce qu’elle l’a été à l’issue de sa première ascension par Edlinger).

Voilà, j’espère que cela fera réfléchir.
OLI, sans rancune !

Tout à fait d’accord :slight_smile:

Comme quoi, « on » ne s’en fout pas tant que ça des cotations…

Je me répète : faire une voie dure c’est facile, le plus dur est d’en avoir les moyens…

Combien ça cote une traction d’un bras ?
-soit tu y arrives et c’est facile
-soit tu y arrives pas et c’est l’extrême…

-le toit d’auguste n’est pas resté longtemps sans cotation, puisque 8b+ fût annoncé par un magazine et que la voie fût vite répétée par les frères Nicole. A ce sujet, qu’elle qu’en soit la cote, Guy Thaon l’a faite en 15 mns… n’est ce pas la preuve de l’évolution des grimpeurs ? -

Je me répète : Ce ne sont pas les voies qui changent, mais les grimpeurs…

Posté en tant qu’invité par Onsenfoudescotations:

Répétition par les frères Nicole plusieurs années après l’ouverture, et comme à l’époque ces deux là n’étaient pas connus, répétition qui, à l’époque, a été mise en doute par les grimpeurs plus « installés ». Comme quoi …

Tu veux dire qu’elle commence même à ne plus intéresser. Il n’y a que le 9b qui intéresse encore mais parce qu’on se demande si Akira est bien réellement la voie la plus difficile du monde et mérite donc la plus haute cotation.
Je trouve ton analyse très juste.