Posté en tant qu’invité par Billgrumeau:
L8 et L9 de Vade retro
satanas à la Maladière. Les cotations données par l’ouvreur
dans le topo « Calcaire en folie » étaient: L8 = 6c+ et L9 = 7a.
Puis… décôte dans le topo de la vallée de l’Arve, précisément
d’un « bon » degré (L8 à 6b+, L9 à 6c).
Le premier topo publié avec Vade Retro est la deuxième édition du topo de l’Arve, qui indique les même cotations que la 3ième édition (Arve et Risse). Il n’y a donc pas eu décôte du topo de l’ouvreur mais proposition de cotation par des répétiteurs sans connaître l’avis de l’ouvreur. D’une manière générale, tu remarqueras que les cotations sont plus sévères dans le topo de l’Arve que dans Calcaire en folie. Il y a une tendance dans le topo de l’Arve à caler les cotations des grandes voies sur celles des moulinettes. L’important, c’est d’essayer d’être homogène, ce qui est très difficile dans un topo regroupant plusieurs milliers de longueurs. D’une édition à l’autre, des cotations descendent, d’autres montent.
Pour l’anecdote, aux Tours d’Areu dans Passant va dire à Sparte, un topo de l’ouvreur disponible au refuge indiquait 7a en L5. Je répète la voie est propose 7b. Un copain y va : « au moins 7c ». Résultat : 7b dans le topo Arve et Risse, 7a+ dans Calcaire en folie. Je refait la voie l’année dernière : le 7b n’est pas volé, l’ouvreur a visiblement sous-côté.
Le bombé de L9 en 6c; le vrai gag… pas de pieds, un
micro-trou à arquer, le tout après 200m de grimpe: c’est
presque du pousse-au-crime de décôter ainsi abusivement le haut
d’une longue voie, avec retour en rappel quasi impossible à ce
stade (pas trop grave finalement; c’est pas du tout
obligatoire).
Un 6c après 200 m d’escalade, c’est toujours un 6c pour moi !
D’ailleurs, tu dis très justement qu’une voie de conti (250m en
l’occurrence…) n’est pas côtée de la même façon qu’une
micro-mouli typée bloc ?
Je n’ai pas dit tout à fait ça : j’ai dit que le CRUX d’une longueur bloc est plus dur que le CRUX d’une longueur de conti. De toutes façons c’est difficile de comparer des voies dont les types d’efforts sont diamétralement opposés.
J’y étais l’autre jour: 2 cordées, 4 grimpeurs unanimes pour se
demander le pourquoi d’une telle démarche ? Dévalorisation
(in?)volontaire d’une voie d’autrui ? Hyper spécialisation du
donneur de cotation (j’ai pas dit leçon) ? Génie dudit côteur
qui randonne le 7a une main dans la poche ?
Ça me donne envie d’aller refaire cette voie pour vérifier ! Moi je dis que quand les grimpeurs donnent leur avis sur les cotations, l’édition suivante du topo est bien plus juste !