Posté en tant qu’invité par olivier meriaux:
J-Marie a écrit:
Mais qui diable est légitime pour créer/éditer un topo.
S’il peut paraître logique que le produit de la vente serve à
financer l’équipement, il est tout de même clair qu’il s’agit
d’espace public et donc de liberté. Tant que les auteurs ont
fait un vrai travail (genre les description d’approches, les
dessins des Plaisir) et n’ont pas tout pompé, tout le monde a
bien le droit de partager les infos qu’il a compilé. Sinon,
pourquoi ne pas intenter un procès à camp to camp pendant qu’on
y est!
ouh là là, je ne suis pas sûr que les équipeurs soient vraiment d’accord (quoiqu’on ne les entendent pas beaucoup sur ce sujet de discussion)
il me semble que quelqu’un qui s’est investi sur une falaise a une certaine légitimité à faire le topo de la falaise en question. Cette légitimité évolue au cours du temps, et les auteurs de topos ne sont pas toujours les même pour une même falaise .
ce n’est qu’un droit moral, et bien sûr pas juridique, et en plus il se soumet au consensus. Mais par exemple pour la compil’ du vaucluse, on ne peut pas vraiment parler de consensus: le désaccord entre les équipeurs locaux et jingowobbly est assez marqué…
La question est de savoir si les topos doivent être payants ou
gratuits… Et si réellement les auteurs des topos réinjectent
les sous dans l’équipement (mais font-ils de l’argent, pas sûr
du tout). Ne sont-ce pas plutôt les subventions fédérales et la
générosité des ouvreurs qui financent la plus grosse part?
Assez souvent, ce sont les ouvreurs qui font les topos, il me semble, ou en tout cas ils déléguent à d’autres le soin de le faire. Il y a parfois un clash quand une falaise
est bloquée par un groupe de personne qui veulent se l’accaparer, mais ce n’est pas trés courant. Généralement le turn-over des gens qui s’investissent sur une falaise est assez rapide - c’est un boulôt assez fatiguant, il faut dire.
Et sur le Vaucluse, si le rééquipement de certaines falaises s’est fait avec des subventions régionales, le bénéfice des topos ne part pas spécialement dans les poches des éditeurs de topos (enfin je crois pas que pierre Duret roule en Ferrari - salut pierre …) L’argent est réinvesti dans le matos d’équipement et les clubs.
Un topo a tout de même un coût de base, et l’entretien /rééquipement d’une falaise aussi. L’argent est toujours le nerf de la guerre, et le bénévolat n’a qu’un temps.
Je serai favorable aux topos gratuits le jour où les grimpeurs feront tous leur part dans l’entretien de leurs falaises, nettoyage des accés, des déchets, etc.
mais là je réve un peu…
et je ne dis pas cela parce que je vends des topos !
olivier
[%sig%]