Posté en tant qu’invité par David:
Je vois 2 problèmes dans les topos de c2c :
1° La mise en place de croquis est difficile, donc il y en a
très peu. Et personnelement je préfère les croquis.
Effectivement, c’est un probléme. Néanmoins, il existe deux solutions :
- Croquis dessinés à la main, puis scanné et mis comme image associée à l’itinéraire ;
- Photo de la face, puis tracé de la voie efectué sous logiciel de dessin, puis enregistrée comme image associée.
Mais, je retiens l’idée d’une application en ligne de dessin, comme tu avais pu le proposer, je crois. (mais c’est bcp de boulot …)
2° JM Cambon (comme beaucoup d’autres ouvreurs) réinvestit
intégralement le bénéfice de ses topos dans du matériel pour
équiper d’autres voies : donc ne pas acheter ses topos c’est
couper la corde de rappel à laquelle nous sommes suspendus.
Pour ma part, je ne suis pas tout à fait du même avis … même si je te rejoins entièrement et sans concession pour la falaise. Légalement, l’Alpiniste est libre d’écrire ce que bon lui semble sur la montagne. Historiquement, les carnets de course d’autrefois ou les carnets de refuge laissent progressivement place à de nouveaux supports plus pratique et universel (Internet).
Par ailleur, la Montagne et l’Alpinisme n’ont pas besoin d’équipement pour voir de nouveaux itinéraires parcourus. Si je reprends tes mots, « ne pas acheter ses topos c’est », à mon sens, protéger notre environnement montagnard du « tout équipé » (même si ses topos offrent à l’image de livre d’histoire, bien d’autre chose => c’est un vrai plaisir que de lire certains passages et certaines biographies).
François nous dira que ces topos n’ont rien à faire sur le
site alpinisme (avec un a minuscule, basta !). Même si c’est
la face SE du Pic Sans Nom ! Et qu’il suffit de suivre les
spits : je lui souhaite bien du plaisir, surtout pour les
descentes en rappel !
Effectivement, je te rejoins, et j’irai même bcp plus loin que François … Paradoxe ??? Non, non … Je te rejoins pour dire que sans topos, c’est parfois galère : pour trouver l’attaque, certaines longueurs coupées par des vires et pour les rappels de descente. Mais je pense d’une manière générale que ces voies, notamment celles de la face SE du Pic Sans Nom ne devrait pas du tout exister. Si le topo-guide de C2C peut permettre : 1- de dénoncer ce type de voie; 2- de limiter leur prolifération en limitant l’enrichissement de l’auteur, son ré-investissement dans le matos d’équipement et au final, l’équipement lui-même, je serai vraiment content.
A mon sens, ce genre de voies vient dénaturer un sommet. Pour prendre JM Cambon à contre pieds sur son essai « Amateurs de premières … Attention! » en P24 du Tome Est, ou Monsieur, … Pardon, Maître Cambon fait la leçon aux Alpinistes sur l’Art et la Manière d’ouvrir une voie sans dénaturer un sommet … Je hurle !!! Comment oser ! J’y vois 2 solutions : 1- il est vraiment à côté de la plaque; 2- il est très intelligent au point d’anticiper les possibiles attaques qu’on pourrait lui mener.
A noter, à titre de comparaison, que j’approuve le ré-équipement effectué par M Piola dans ses anciennes voies. C’est une preuve de bon-sens … même si la notoriété n’est plus forcement au bout
(encore un autre débat : Sacralisation de l’équipement et déification des équipeurs)
Position personnelle : je regarde rapidement les avis des
grimpeurs sur les voies, surtout sur les voies mythiques.
Mais je m’abstiens de rentrer les voies que j’ai faites.
J’aime mieux la formule carnet de courses de l’OHM.
Il y a des aspects négatifs et positifs entre un système uniquement basé sur les conditions de course et un système mixte offrant descriptif et conditions de course. Ce thème a été mainte et mainte fois abordé. Les raisons y ont été données. Libre à chacun de penser ce qu’il veut. Il apparaitrait néanmoins que le choix réalisé par Camptocamp fasse des émules …
NB : je fwd ce Thread à qui de droit, bien évidemment 