Ou la la.
Faut peut être revenir aux fondamentaux.
Démontrer scientifiquement que le nuage n’a pas eu d’impact sanitaire est infaisable. En sciences expérimentales, autrement dit quand on ne peux pas apporter une démonstration théorique, on ne peut pas prouver que quelque chose n’existe pas. La seule chose que l’on peut dire c’est : « on ne voit pas d’effet significatif avec tel ou tel degré de probabilité ».
Si je vous dis, boire un litre d’eau par jour est dangereux, c’est aussi une proposition qui est irréfutable. Vous ne pourrez jamais démontrer que c’est sans danger.
C’est pour ça que la communication scientifique passe mal.
Quand on dit: pas d’effet significatif avec P inférieur à une valeur donnée, on peut savoir en fonction de la valeur de P et en fonction des caractéristiques de l’étude si ça veut dire q’on doit continuer à chercher ou que ce n’est vraiment pas nécessaire de continuer dans cette direction.
En l’occurrence, le pas d’effet significatif du nuage ne veut pas dire: "il y a peut être quelque chose mais on n’est pas arrivé à le prouver.
En dehors de cet aspect statistique, il y a une donnée qui est essentielle et qui doit être prise en compte. Les augmentation d’incidence des cancers en Corse et dans les autres départements français concernent principalement des personnes qui étaient adultes en 1986. Cette donnée suffit à affirmer l’absence de lien avec le nuage de Tchernobyl.
On sait en effet depuis 1944, que les organismes en phase de développement, de croissance, sont beaucoup plus sensibles aux effets des radiations que les organismes adultes. Ce n’est pas seulement une observation faite suite aux bombardements, les mécanismes sont connus.
Si les cancers de la thyroïde observés en France étaient dus à un événement ponctuel comme tchernobyl avec des taux d’iode RA qui sont restés élevés tout au plus quelques mois, on aurait ce qu’on observe aujourd’hui au voisinage de la centrale, une incidence élevée préférentiellement chez les personnes qui avaient moins de 18 ans au moment de l’explosion. Le fait que ça soit essentiellement des personnes qui étaient déjà adultes qui ont été touchées indique que ces cancers sont dus à des expositions chroniques. Exposition à quoi? Personne n’en sait rien.
Inutile de me donner des liens sur les articles du Monde et même de Science et avenir qui expliquent que ces cancers sont dus à Tchernobyl. Ces articles ne prouvent qu’un chose, l’inculture scientifique crasse des journalistes qui les ont pondus. C’est triste mais c’est comme ça.
Au passage OlivierC, il faut être précis. On ne peut pas dire que "en Corse il ya eu une augmentation de 44% des taux de cancers de la thyroïde peu après le passage du nuage car pour ça il aurait fallu faire des études dites longitudinales qui à ma connaissance n’ont jamais été effectuées en Corse. Au niveau national, ces études longitudinales montrent que l’incidence des cancers commence à augmenter avant 1986 et que la pente n’est pas modifiée après tchernobyl (je cite de mémoire).