Tchernobyl, 30 ans après

mais bien sûr :lol: :lol: :lol:

Est-il vraiment nécessaire d’expliquer pourquoi cette démarche est intellectuellement nulle, scandaleuse et sans rigueur? :wink:

Ahem! :expressionless:

Donc tu confirmes : avec les mesures adéquates, pas de problème, « on sait comment y faire face », c’est bien ça ? Du coup je veux bien que tu nous les donnes, les mesures adéquates. Vas-y, l’humanité toute entière est suspendue à tes lèvres!

Connaitre les effets passe par l’épidémiologie (ou sont équivalent chez l’animal). Pas moyen de faire autrement ce sont des effets dits stochastiques
Effectivement, il y a à boire et à manger dans ce qui est publié. Pourtant, c’est assez simple de voir si une étude est bien faite et si les conclusions sont fiables. il n’y a pas tant d’ambiguïté que ça.

Il a juste essayé de rassurer tous le monde en minimisant les risques dans les jours qui ont suivi les retombés radioactive de Tchernobyl. C’était son job depuis 30 ans au SCPRI. Il était payé pour ça !
La CRII-RAD Et L’AFMT l’on amené en procès mais cela a aboutit à un non-lieu.
Tout n’est pas tout rose …

[quote=« jp13, id: 1830026, post:62, topic:164428 »]

Connaitre les effets passe par l’épidémiologie (ou sont équivalent chez l’animal). Pas moyen de faire autrement ce sont des effets dits stochastiques
Effectivement, il y a à boire et à manger dans ce qui est publié. Pourtant, c’est assez simple de voir si une étude est bien faite et si les conclusions sont fiables. il n’y a pas tant d’ambiguïté que ça.[/quote]
tu peux passer (entre autres) par des études in vivo ou in vitro, ce n’est pas de l’épidémiologie (étude de cohortes)

Je ne peux que me répéter jusqu’à plus soif : on sait tout ce qu’il est possible de savoir en ce qui concerne les effets biologiques des radiations ionisantes.
Encore une fois, pour les doses faibles, ce sont des effets stochastiques donc on ne peut pas dire ce qu’il va arriver à X ou Y mais on peut prédire l’incidence de tel ou tel cancer pour une population de caractéristiques connues (age en particulier) soumis à une exposition déterminée. Dans la pratique, comme il est difficile de déterminer exactement les doses reçues, on prend une hypothèse conservative (par excès).

Sur ce, je vous laisse. Je vais préparer le WE, en espérant que la météo se trompe

Dernière réponse à Billoutte. Oui, pour démonter les mécanismes. Mais ce n’est en général pas ce à quoi on se réfère pour une appréciation des risques. Les modèles in vitro ne réagissent pas comme un organisme. Et les extrapolations à partir des souches de laboratoires sont peu informatives.

Et encore une dernière.

Justice de classe, justice pourrie c’est ça?
Pourquoi refuser l’idée que s’il a été acquitté, c’est parce qu’il n’y avait rien à lui reprocher.

Ce qui est sûr, c’est que dans le monde, le nombre de morts du au nucléaire est bien inférieur à celui du charbon (coups de grisou, silicoses) et de l’hydraulique (ruptures de barrages).
Et c’est encore plus flagrant en Europe occidentale.

[quote=« jp13, id: 1830038, post:67, topic:164428 »]Et encore une dernière.

Justice de classe, justice pourrie c’est ça?
Pourquoi refuser l’idée que s’il a été acquitté, c’est parce qu’il n’y avait rien à lui reprocher.[/quote]
C’est toi même qui alimente la sauce … Je n’ai rien dit de cela.
Pourquoi, alors qu’il était sensé protéger la population, n’a t-il pas fait sérieusement son boulot de mesure.
La CRII-RAD l’avait fait à sa place à l’époque.
Pourquoi avoir désinformé l’ensemble des citoyens concernés dans les zones les plus impactés.
Après, c’était un haut fonctionnaire d’Etat … tu peux faire monter la sauce si tu veux !

[i]Premier point souligné par la Cour d’Appel, le professeur « n’a jamais dissimulé l’existence du panache radioactif sur le territoire français ». L’allégation que Mr Pellerin aurait évoqué lors d’un JT que le nuage se serait arrêté à la frontière est donc démenti. Ce qu’aurait dit le professeur, c’est que le panache de Tchernobyl était arrivé sur le territoire français mais que la radioactivité induite n’était pas une menace pour la santé publique.

Deuxième point : « Aucun, à l’époque, n’a fait état d’un danger pour la population et n’a préconisé des mesures de précaution ». Les équipes du professeur avaient effectués des analyses d’échantillons alimentaires (6 500 contrôles effectués de mai à juin 1986) pour surveiller les niveaux de contamination radioactive en France et les risques éventuels encourus par la population. La Cour d’Appel de Paris note, dans son arrêt, que d’autres Instituts et organismes, comme l’IPSN, les Directions Départementales de la Consommation et de la Répression des Fraudes ainsi que des laboratoires indépendants ont mené de leur côté, sans se concerter, leurs propres analyses, notamment sur le lait et la viande.[/i]

Pour le premier point, on est d’accord, C’est Sarkozy, alors délégué interministériel pour les énergies et le nucléaire dans le gouvernement Chirac, qui est à l’origine de ce mensonge sur le nuage.
Mais je pose la question, comment se fait-il que la France n’ai pas appliqué le principe de précaution sur les aliments alors que les pays voisins ont lancé des alertes sur la dangerosité de consommer certains aliments fortement contaminés ou de les interdire à la vente ?
Le SCPRI était « normalement » chargé de la surveillance des causes d’irradiation de la population ?

Sur le nucléaire, l’argumentaire semble souvent toujours un peu beaucoupse rapprocher de la fable de Pinocchio ! :wink:

[quote=« OlivierC, id: 1830089, post:71, topic:164428 »]n
Mais je pose la question, comment se fait-il que la France n’ai pas appliqué le principe de précaution sur les aliments alors que les pays voisins ont lancé des alertes sur la dangerosité de consommer certains aliments fortement contaminés ou de les interdire à la vente ?[/quote]

On peut poser une autre question : au vu de ce que l’on sait aujourd’hui. Est ce que cette interdiction était justifiée? Autrement dit, est ce qu’on a fait courir un risque à la population en ne prenant pas ces mesures?
Il est bien sur impossible de prouver que tel ou tel cas de cancer de la thyroïde observé en France après Tchernobyl n’est pas du au retombées.
Mais si on regarde les choses dans leur globalité, si on fait une étude épidémiologique, on constate que les variations d’incidence de ce cancer en France ne peuvent pas être dues aux retombées de Tchernobyl.
Je dis en France parce qu’en Ukraine et dans les pays voisins, on a eu au contraire une flambée des cas de cancers de la thyroïde et compte tenu de la nature de la population touchée et du décours temporel, il n’y a aucun doute que c’est lié à l’expolsion de la centrale.

En fait, la question n’est pas de savoir si après coup ça s’est bien passé (sur un malentendu?) ou pas. La question est de savoir s’il a été, en 1986, à la hauteur des responsabilités qui étaient les siennes. Il faut distinguer 2 choses dans cette histoire :

1- La responsabilité pénale, au regard de la Loi.
Avec du recul, il est vrai que les études épidémiologiques n’ont pas permis de mettre en évidence un impact statistiquement significatif des retombées radioactives de Tchernobyl sur la population française. Ouf, tout va bien donc, on sauve les meubles. C’est pour ça qu’il a été acquitté, car qu’il y ait eu mensonge ou pas, au final ça n’a rien changé.
Au passage, son avis péremptoire sur ce qui se passe au plus près de la centrale s’est révélé faux et s’il s’était exprimé en Ukraine en qualité d’expert, là sa responsabilité aurait pu être engagée.

2- La responsabilité morale, l’éthique scientifique.
Dans l’extrait vidéo bien connu, on voit le Pr Pellerin s’exprimer en tant qu’expert officiel (argument d’autorité) sur la dangerosité du « nuage », et même de la catastrophe en elle-même pour les populations « locales ». A ce stade, il n’a aucun élément chiffré en main (l’URSS n’a rien laissé filtrer d’officiel), et affirme avec certitude qu’il n’y a rien à craindre. A ce stade, que l’avenir lui donne raison ou pas n’est pas le problème, il s’agit d’un mensonge, ni plus ni moins, car il n’a pas les cartes en main pour affirmer quoi que ce soit.

Donc si je résume encore une fois, s’il a été acquitté, ce n’est pas parce qu’il a été intègre ou qu’il n’a pas menti, c’est parce que par chance son mensonge (avéré) n’a pas eu d’impact statistiquement significatif sur la santé humaine en France. Il n’est reste pas moins que du point de vue de l’éthique scientifique qui aurait du être la sienne il a été en-dessous de tout!

Et je ne doute pas un instant que dans ton domaine et en tant qu’auteur ou reviewer, tu fasses très bien la différence entre expression d’opinion et avis fondé sur des éléments concrets… :wink:

Ce qui ne veut pas dire qu’aucun français n’a développé de cancer du au retombées de Tchernobyl.

[quote=« mollotof, id: 1830158, post:74, topic:164428 »]

Ce qui ne veut pas dire qu’aucun français n’a développé de cancer du au retombées de Tchernobyl.[/quote]
Tout à fait d’accord! (Sans compter que je me méfie de ces conclusions officielles… mais je n’ai aucune preuve alors pas le choix de m’y plier…).

[quote=« Olivier-C., id: 1830041, post:68, topic:164428 »]Ce qui est sûr, c’est que dans le monde, le nombre de morts du au nucléaire est bien inférieur à celui du charbon (coups de grisou, silicoses) et de l’hydraulique (ruptures de barrages).
Et c’est encore plus flagrant en Europe occidentale.[/quote]
Oui, tu as raison, les diverses production d’énergie entrainent des risques pour les populations, mais tu as oublié de parler des risques liés à l’extraction de l’Uranium et à la gestion des déchets liés à cette industrie en Afrique par exemple.
Voici juste un exemple intérréssant:
http://www.sortirdunucleaire.org/Mines-d-uranium-au-Niger-soutenons

si la Corse était en France à l’époque (et je crois que c’était le cas), l’impact statistique sur les maladies thyroidiennes a bien été mesuré.

Oui, en Corse, il y a eut une augmentation de 44% des taux de cancers de la thyroide peu après le passage du nuage.

Ou la la.
Faut peut être revenir aux fondamentaux.

Démontrer scientifiquement que le nuage n’a pas eu d’impact sanitaire est infaisable. En sciences expérimentales, autrement dit quand on ne peux pas apporter une démonstration théorique, on ne peut pas prouver que quelque chose n’existe pas. La seule chose que l’on peut dire c’est : « on ne voit pas d’effet significatif avec tel ou tel degré de probabilité ».

Si je vous dis, boire un litre d’eau par jour est dangereux, c’est aussi une proposition qui est irréfutable. Vous ne pourrez jamais démontrer que c’est sans danger.

C’est pour ça que la communication scientifique passe mal.
Quand on dit: pas d’effet significatif avec P inférieur à une valeur donnée, on peut savoir en fonction de la valeur de P et en fonction des caractéristiques de l’étude si ça veut dire q’on doit continuer à chercher ou que ce n’est vraiment pas nécessaire de continuer dans cette direction.
En l’occurrence, le pas d’effet significatif du nuage ne veut pas dire: "il y a peut être quelque chose mais on n’est pas arrivé à le prouver.

En dehors de cet aspect statistique, il y a une donnée qui est essentielle et qui doit être prise en compte. Les augmentation d’incidence des cancers en Corse et dans les autres départements français concernent principalement des personnes qui étaient adultes en 1986. Cette donnée suffit à affirmer l’absence de lien avec le nuage de Tchernobyl.

On sait en effet depuis 1944, que les organismes en phase de développement, de croissance, sont beaucoup plus sensibles aux effets des radiations que les organismes adultes. Ce n’est pas seulement une observation faite suite aux bombardements, les mécanismes sont connus.

Si les cancers de la thyroïde observés en France étaient dus à un événement ponctuel comme tchernobyl avec des taux d’iode RA qui sont restés élevés tout au plus quelques mois, on aurait ce qu’on observe aujourd’hui au voisinage de la centrale, une incidence élevée préférentiellement chez les personnes qui avaient moins de 18 ans au moment de l’explosion. Le fait que ça soit essentiellement des personnes qui étaient déjà adultes qui ont été touchées indique que ces cancers sont dus à des expositions chroniques. Exposition à quoi? Personne n’en sait rien.

Inutile de me donner des liens sur les articles du Monde et même de Science et avenir qui expliquent que ces cancers sont dus à Tchernobyl. Ces articles ne prouvent qu’un chose, l’inculture scientifique crasse des journalistes qui les ont pondus. C’est triste mais c’est comme ça.

Au passage OlivierC, il faut être précis. On ne peut pas dire que "en Corse il ya eu une augmentation de 44% des taux de cancers de la thyroïde peu après le passage du nuage car pour ça il aurait fallu faire des études dites longitudinales qui à ma connaissance n’ont jamais été effectuées en Corse. Au niveau national, ces études longitudinales montrent que l’incidence des cancers commence à augmenter avant 1986 et que la pente n’est pas modifiée après tchernobyl (je cite de mémoire).

Il est clair jp13 que ce n’est pas moi qui est fait les expertises et je ne te retournerai pas les invectives portées plus haut sur la justice … enfin bref, ceci a été dit par 3 experts juridique professeurs:
http://www.asso-malades-thyroide.org/article.php?id=107
[i]Vice -Présidente chargée de l’Instruction
Rapport intermédiaire d’expertise
22 Avril 2009

Docteur Pierre-Marie BRAS

Docteur Laurence GABRIELLI

Professeur Gilbert MOUTHON

En conclusion, nous avons observé une augmentation importante à très importante après 1986 de la proportion Des troubles thyroïdiens par rapport aux autres affections endocriniennes, Le pourcentage moyen étant de 44%et pouvant atteindre plus de 100%. Cet échantillonnage fait dans Le fichier des patients du Docteur VELLUTINI premier endocrinologue installé en Corse, représente à nos yeux, l’estimation la plus fiable que nous ayons pu trouver concernant l’impact du passage du nuage consécutif de l’accident de Tchernobyl puisqu’elle est comparative avant et après 1986.[/i]