Tarif guides

Posté en tant qu’invité par Thierry AVE:

je ne suis pas d’accord avec thierry ave.
l’état pense qu’il doit garantir la protection des pratiquants sportifs.
TOUT guide est apte à assurer ta sécurité, et ce quel que soit le tarif demandé…

Fabrice,

ma réserve ne porte pas sur la qualité des guides: ils sortent tous de la même Ecole, mais sur les conditions dans lesquels ils feront leur travail dans un marché de trop grande concurrence.

Plus tu tires les prix vers le bas, plus tu pousses le mec à faire du volume pour garder un revenu équivalent et, par exemple à ne pas prendre de repos.

Moralité tu crois faire une course avec un mec qui assure ta sécurité et en réalité tu t’encordes avec un zombi qui n’a pas fait une nuit correcte depuis des lustres.

J’exagère ? Regardes ce qui c’est passé dans le transport routier. La plupart des accidents sont dus à des chauffeurs à moitié endormis au volant, car à force d’avoir tiré les salaires vers le bas les mecs ne dorment plus pour faire du chiffre et tu te retrouve avec des centaines de cercueil à roulettes sur les autoroutes.

A+
Thierry

Posté en tant qu’invité par Thierry AVE:

je ne suis pas d’accord avec thierry ave.
l’état pense qu’il doit garantir la protection des pratiquants sportifs.
TOUT guide est apte à assurer ta sécurité, et ce quel que soit le tarif demandé…

Fabrice,

ma réserve ne porte pas sur la qualité des guides: ils sortent tous de la même Ecole, mais sur les conditions dans lesquels ils feront leur travail dans un marché de trop grande concurrence.

Plus tu tires les prix vers le bas, plus tu pousses le mec à faire du volume pour garder un revenu équivalent et, par exemple à ne pas prendre de repos.

Moralité tu crois faire une course avec un mec qui assure ta sécurité et en réalité tu t’encordes avec un zombi qui n’a pas fait une nuit correcte depuis des lustres.

J’exagère ? Regardes ce qui c’est passé dans le transport routier. La plupart des accidents sont dus à des chauffeurs à moitié endormis au volant, car à force d’avoir tiré les salaires vers le bas les mecs ne dorment plus pour faire du chiffre et tu te retrouve avec des centaines de cercueil à roulettes sur les autoroutes.

A+
Thierry

Posté en tant qu’invité par cora:

C’est vrai que c’est peut etre deja le cas mais ceux dont tu parles sont plutot axés sur le voyage et là , on entre dans un autre registre, de toute façon c’est bien dommage, c’est vraiment un comportement typiquement Français, et ta reponse me désole encore plus !
C’est peut etre por çà qu’on commence deja à voir des guides venir d’un peu partout sur notre territoire…

P.S: attention, je ne dis pas que les tarifs ne sont pas chers mais il faut savoir si l’on veut se donner les moyens de faire une courses avec un guide (je te « rassure », je n’ai moi malheureusement jamais eu l’occasion) et alors on paye le prix officiel, sinon, on se débrouille à grimper comme on peut avec des gens que l’on connait , etc…

Posté en tant qu’invité par Cyril:

attention également à ne pas confondre vitesse et precipitation, un guide n’est pas un « produit », c’est quelqu’un avec qui on va partager des moments d’émotions, avec qui l’on va apprendre des choses (en principe) et avec qui on devrait tisser quelques liens d’amitiés, donc…il me parait normalk que les tarifs officiels soient et restent ce qu’ils sont, il faut pas oublier que les gars ont bossés durant 6 ans pour obtenir leur diplome, qu’il n’est pas facile à avoir et que leur putin de métier qui nous parait tout beau tout roses tous les jours pourrait bien en fatiguer quelques uns d’entres nous…
et puis, c’est pas franchement évident à vos yeux mais chaque jour ils mettent en jeu leur vie pour les autres (même si, et je vous l’accorde, c’est eux qui l’ont choisi .
ensuite, les rabais, c’est vrai que tout est possible mais je pense que cela doit venir instinctivement du guide et non du client …

Posté en tant qu’invité par P’tit Bouchon:

« avec qui on devrait tisser quelques liens d’amitiés, donc »

ben dis donc, ils ils z’ont beaucoup de copains les guides alors…

« les gars ont bossés durant 6 ans pour obtenir leur diplome »

6 ans? 3 ans c’est déjà pas mal… C’est 9 ans et plus pour un médecin ou un chercheur.

"chaque jour ils mettent en jeu leur vie pour les autres "

C’est sur que quand ils amènent des gens en via ferrata, ils prennent des risques considérables.

Je n’ai rien contre les guides, par contre ça m’agace quand on les place sur un piédestal… « saint-guide » priez pour nous…
Il y a des professionnels plus à plaindre à mon avis (me semble t’il), les guides sont comme beaucoup de monde, ils ont suivi une formation leur ouvrant l’accès à une profession et leur permettant de gagner leur vie. Les clients fidèles qui arrivent à tisser des liens d’amitié avec « leur guide » sont minoritaires, on n’est plus dans en 1950, les autres ne sont que des clients point barre. C’est la vie, l’homme travaille pour gagner sa croûte, le milieu de la montagne n’est pas à l’abri des préoccutions matérialistes, bien au contraire. Y’a des guides trés bien, y’en a d’autres qui sont moins corrects. Comme dans tous les corps de métiers.

Posté en tant qu’invité par luc:

la seule valeur qui domine dans ce bas monde est l’argent.
L’argent est devenu notre liberté commune pour ceux qui en ont évidemment.
Je pratique la montagne depuis plus de trente ans. J’ai toujours essayé d’évaluer les risques. Pour ce il m’a fallu du matériel de grimpe,des courses encadrées par des professionnels, des connaisseurs. Tout ceci coûte de l’argent mais c’est pour mieux assouvir ma passion : c’est ma liberté.
Essayons de ne pas mélanger les choses, svp

Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:

je me posais la question après avoir vu une liste de courses de la cie des guides de Chamonix

Le tarif officiel d’une course est-il fixé selon :

  • la durée de la course
  • la difficulté technique
  • les risques objectifs
  • la demande (eg : le Mt Blanc a un aura"
  • l’intérêt du guide pour la course

Merci de vos réponses et commentaires

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Tant de naiveté et de candeur me font doucement sourire!

attention également à ne pas confondre vitesse et
precipitation, un guide n’est pas un « produit »,

une fois que le guide demande de l’argent, sa prestation devient un produit. je comprends ceux qui voudraient une montagne sans argent, sans discussion mercantile …etc…etc… mais dans ce cas, il ne faut pas guider des gens en montagne pour de l’argent.

Tu peux pas dire d’un coté « bon pour le Mont-blanc, c’est 600€ » et de l’autre « c’est vraiment mesquin de discuter le tarif, la montagne n’est pas un espace commercial ».
soit tu guides les gens gratis et effectivement ses considerations bassement commerciales n’ont rien a faire en montagne (c’est la solution irrealiste que je prefere!), soit tu demandes de l’argent pour ce service, mais il faut en accepter les contraintes (negociations du tarif, du contenu du service…).

c’est

quelqu’un avec qui on va partager des moments d’émotions,

ça, c’est si tu t’entends bien avec lui et que tu prends plaisir a ce qu’il t’emmenes en montagne, c’est pas automatique, c’est une affaire de relations humaines.

avec qui l’on va apprendre des choses (en principe)

Les guides pas pedagogues, ça existe aussi!

et avec

qui on devrait tisser quelques liens d’amitiés,

je pense que si le guide devient vraiment ton AMI (du moins au sens où j’entends ce mot), il ne te fera plus rien payer!

donc…il me

parait normalk que les tarifs officiels soient et restent ce
qu’ils sont, il faut pas oublier que les gars ont bossés
durant 6 ans pour obtenir leur diplome, qu’il n’est pas
facile à avoir et que leur putin de métier qui nous parait
tout beau tout roses tous les jours pourrait bien en fatiguer
quelques uns d’entres nous…

comme dit justement par p’tit bouchon, ils sont pas les seuls a bosser plusieurs annees pour obtenir leur diplome. De plus, je ne vais pas retribuer un guide parce que « oh le pov’gars, il a du bosser dur pour en arriver là » tout simplement parce que le guide il va pas me faire de tarif reduit « parce que, oh le pov’gars, il a du bosser dur pour pouvoir se payer une course avec moi ».
Ma politique a moi et de negocier le tarif avec le ou les guides avec lesquels je suis en contact. Si on trouve pas d’accord ben tant pis pour eux qui n’auront pas le privilège de m’avoir comme client (pour « privilège », je plaisante, of course") et tant pis pour moi qui devrai abandonner un projet ou chercher un autre guide.
Mais la dernière chose que je ferai, c’est d’accepter n’importe quoi d’un guide parce que « c’est-le-guide-qui-decide-et-y’a-pas-a-discuter ».

et puis, c’est pas franchement évident à vos yeux mais chaque
jour ils mettent en jeu leur vie pour les autres (même si, et
je vous l’accorde, c’est eux qui l’ont choisi .

comme tu dis, c’est eux qui ont choisi. o leur a pas mis un flingue sur la tempe en leur disant « t’as interet a etre guide sinon… ». Moi ceux avec qui je suis allé en montagne font ça par passion.
Et a mon avis, ils ont bien conscience des risques. Donc ils mettent leur vie en danger d’abord pour le salaire (normal!). enlève le salaire, tu verras que t’en trouveras plus bcp pour t’emmener dans la face N des grandes jorasses!

Comme deja dit par d’autres frumistes, j’mets pas les guides sur un piedestal. Je respecte beaucoup leur savoir-faire en montagne mais ça s’arrete là. D’une façon générale, (montagne ou pas) je ne pratique pas le culte de la personnalité et l’admiration béate!

Posté en tant qu’invité par Loïc:

Un début de réponse avec l’explication de Paulo Grobel sur comment il fixe ses tarifs.

Loïc

Posté en tant qu’invité par Yeti:

P’tit Bouchon a écrit:

« les gars ont bossés durant 6 ans pour obtenir leur diplome »

6 ans? 3 ans c’est déjà pas mal… C’est 9 ans et plus pour
un médecin ou un chercheur.
6 ans, 3 ans ça ne veut rien dire pour une formation de guide puisqu’elle ne se fait pas à temps plein. Mais on ne devient pas guide en 3 ans, il faut tout de même un peu plus d’expérience.

"chaque jour ils mettent en jeu leur vie pour les autres "

C’est sur que quand ils amènent des gens en via ferrata, ils
prennent des risques considérables.
Même en Via ferrata ils prennent plus de risque qu’un chercheur. Regarde les statistiques d’accidents survenu à des guides et tu modèrera ton propos. Merci pour ceux qui sont décédés en montagne au service d’autrui.

Je n’ai rien contre les guides, par contre ça m’agace quand
on les place sur un piédestal… « saint-guide » priez pour
nous…
Il y a des professionnels plus à plaindre à mon avis (me
semble t’il),

Les guides ne demandent pas qu’on les plaigne. Ils sont en forte majorité très heureux d’exercer cette profession. Justement parcequ’ils ne l’exercent pas que pour l’argent, mais aussi par passion de la montagne et le désir de partager cette passion.
Mais effectivement, comme partout il y a des exceptions.

Posté en tant qu’invité par sergio:

il faut bien vivre
nous ( guide )on a choisit…
point de retraite, ! , mais une vie au grand air
avec des clients sympas, a qui l’on fait, non point que commercialement parlant , mais parce que cela nous fait plaisir certaines ristournes; prix sur les courses ou pourquoi pas une journee gratuite
mais pas a tous !
certains services se paient et ceux la peut etre plus que d’autres
le guide moins paye va t’il acheter une corde moins solide pour ce client pointilleux de ses economies ?
Allons, allons… soyons serieux et payez ses journees comme elle le meritent
ce n’est qu’une histoire de confiance entre gens
voila, voila
serge

Posté en tant qu’invité par Stalker:

D’accord avec P’tit Bouchon - il faut pas placer les guides sur un piédestal. Le guide qui risque sa vie pour un sauvetage mérite tout le respect et l’admiration; celui qui mène ces clients à l’Aiguille du Tour fait son métier.
Les métiers dits de « vocation » sont mal payés : les écrivains, photographes etc… Et ce n’est que justice - sinon que dirait la caissière de supermarché, qui :

  • a commencé de bosser après le bac, au lieu de se faire plaisir à Chamonix,
  • s’emmerde à mourir dans son job,
  • trime pour le SMIC à mi-temps depuis 10 ans.
    Personnellement ma seule expérience avec guide a été mitigée : je l’ai trouvé peu pédago et surtout pressé de rentrer… De plus il m’a servi après coup une addition de 50% supérieur à ce dont nous avions convenu, en disant qu’il n’avait pas regardé le tarif au moment de m’annoncer le prix. Bref, il paraît que je n’ai pas eu de chance.
    Depuis je trouve des coéquipiers par internet et ça se passe carrément bien. Ca permet de créer des liens « pas commerciaux » et en plus on s’implique mieux dans la course en autonomie qu’avec un guide.
    Je ne louerai désormais les services d’un guide que si je le connaîs d’avance (les soirées en refuge sont de bonnes occasions pour ça), et en notant sur papier le prix de la course avant de partir.

Posté en tant qu’invité par zep:

de tous ce que j’ai lu cette reponse est certainement celle qui est la plus pret de la realité du « terrain »
Tu discutes pas du tarif horaire affiché de ton mécanicien ou de ton médecin mais tu en change s’il n’est pas compétent, pas sympa ou trop radin et là aussi la securite est en jeux. Par contre s’il a toutes les qualités et en plus il sait te faire à l’occasion un cadeau alors là c’est le must, d’ailleurs toi aussi tu lui en fera
Yeti a écrit:

Ce débat m’en rappelle un autre cet hiver :
http://skirando.camptocamp.com/forums/read.php?f=3&i=3728&t=3647&v=t à propos de quelqu’un qui cherchait un guide « bon marché » pour la vallée blanche.

Un conseil Thomas :
Ne pinailles pas pour 5 ou 10% à chaque course. Tu risques
d’installer une relation trop mercantile entre toi et ton
guide. Et du coup tu risques de perdre plus que ces quelques
%. En général les guides qui apprécient un client, un jour ou
l’autre leur font des « cadeaux » : une voie plus dure que
prévue mais payée au prix convenu au départ, un petit resto,
du prêt de matériel et parfois des courses gratuites.

Ceci dit parler du prix d’une course n’est pas choquant. Si
tu trouves que ton guide est obtu ou ne pense qu’à l’argent,
tu peux en changer.

A titre personnel je pense qu’un guide à davantage intérêt à
fidéliser sa cliente par la qualité du service rendu que par
des ristournes sur le prix. Ce qui n’empêche pas des
arrangements occasionnels…

Enfin, concernant le prix trop élevé des courses, ça dépend
de quel côté on se place…
Blague à part, certaines courses qui semblent excessivement
chers sont en fait sous-évaluées. Typiquement le Mont Blanc
devrait etre à plus de 640 euros, compte tenu du boulot que
ça représente. Mais c’est un autre débat.

Posté en tant qu’invité par Christian APPERTET:

Bravo !!

N’oublions pas qu’à la base c’est un métier passion

Je ne suis pas certain que ce soit l’argent qui pousse un guide à faire ce métier et d’ailleurs il est intéressant de remarquer combien il est difficile pour un guide de se tourner vers une autre activité même plus lucrative

A propos des tarifs il serait peut être intéressant de faire la comparaison avec le ski (activité businness par excellence : 15000 moniteur et 1500 guides en france)
Se balader sur des pistes ou hors piste avec son groupe pour 300 euros par jours me semble plus facile que de faire un mont blanc sur 2 jours ( à un tarif inférieur après déduction des commissions reversées au bureau ou à la compagnie)

Souvenez-vous de l’époque où un guide pouvait s’acheter une vache avec l’argent d’un Mt Blanc (cà coûte combien une vache déjà…?)

Soit dit en passant, les aristocrates qui prenaient des guides en 1800 notaient déjà que les guides étaient âpres au gain …

Salutations

Posté en tant qu’invité par Francois:

Un guide fait son métier et il est normal qu’il soit rétribué pour son travail, comme tout le monde. Un guide, c’est un homme comme vous zet moi, qui ne vit pas de l’air du temps et qui a besoin de gagner sa vie. Point final.
Qu’est-ce qu’on discute?

Posté en tant qu’invité par Laurent:

je dirais meme plus: un guide, c’est un homme et une femme comme vous ou moi!

Posté en tant qu’invité par Christian APPERTET:

Le guide propose une activité de service censée répondre à des besoins et attentes de son client
Après avoir cerné les besoins et attentes de son client, le guide fera une proposition (course,programme, tarif) qui fera l’objet d’une négociation avec le client
Si pour le client le facteur prix est essentiel (exemple : le client trouve le prix trop élevé) le guide est libre de proposer un rabais ou une course moins chère (sans oublier le nombre de clients qui peut influer sur le prix)

Pour ceux qui compare l’activité de guide à une quelconque activité commerciale, je dis non car il est impossible de « faire du volume » pour des raisons de sécurité
Pour une course en neige un peu technique qui nécessite de l’assurage en mouvement, ce sera normalement un guide + un ou deux clients sur sa corde
Dès qu’on aborde la difficulté on réduit le nombre de client et ça devient tout de suite cher !

Pour ceux qui ont tendance à faire des comparaisons avec les agences, je dis ok en ce qui concerne le volume : une agence pour rentabiliser et faire de la marge proposera du « voyage à pieds » dans son catalogue, c’est à dire du voyage « les pieds à plats »
Dans ce cas on peut « tirer les prix » et on se rattrapera sur le nombre de clients…Tout en respectant les attentes du client

Le « guide artisan » jouera sur la qualité de sa prestation pour justifier son tarif

Conclusion : comme pour toute activité de service, le client ne pourra juger de la qualité du service rendu par le guide qu’après avoir consommé ce service

Bon été à tous

Posté en tant qu’invité par Yeti:

Francois a écrit:

Un guide fait son métier et il est normal qu’il soit rétribué
pour son travail, comme tout le monde. Un guide, c’est un
homme comme vous zet moi, qui ne vit pas de l’air du temps et
qui a besoin de gagner sa vie. Point final.
Qu’est-ce qu’on discute?

Ce qu’on discute est écrit dans le sujet : le tarif.
Personne ne remet en cause le fait qu’un guide soit rémunéré.
Mais les questions posées sont légitimes : peut-on négocier le tarif d’une course? Comment ce tarif est calculé?

Pour ce qui est de gagner sa vie, le métier de guide ne se réduit pas à ça.
D’abord on risque de la perdre(mais je t’entends répondre que nous perdons tous notre vie à la gagner…).
Ensuite, je ne connais pas de guide qui roule sur l’or. En moyenne les guides on bac+2 et ils pourraient gagner plus d’argent en faisant un autre boulot plus paisible. L’argent est rarement la motivation essentielle.

Posté en tant qu’invité par Gilles:

Bonjour à tous,
Pour replacer le débat d’une manière général :
une discussion sur un tarif ou sur tout autre sujet est une affaire de relations humaines ; libre à un client de vouloir discuter un tarif , libre au guide d’y répondre farvorablement ou non, re-libre au client de continuer à pratiquer la montagne avec ce guide. Si cela peut-être une affaire d’offre et de demande, c’est surtout une affaire de relation humaine et de cohérence vis à vis de soit même et des autres (comme pour la Vallée Blanche). Cela s’appelle la LIBERTÉ INDIVIDUELLE. Vive la vie …et la montagne

Posté en tant qu’invité par fabrice:

bien à voir les réponses, il s’agit d’un sujet portant à polémiques!!
je pense que tout a été dit (ou presque!!) et en essayant de synthetiser je vois les axes suivants (que je me permet de vous citer):
-la relation guide-client est une relation particulière: basée sur une prestation de service de la part du guide (donc argent-aaargh le mot interdit!!), et sur une relation de « je remet ma vie entre tes mains » de la part du client (oui je sais j’exagère un poil!!). Il n’y a donc rien d’étonnant que le client souhaite occculter toutes idées de mercantilisme, et rejette en bloc que les guides font ce metier avant tout pour vivre!! Rien d’etonant non plus que certains les mettent sur un piedestal, comme il a été dit dans un message précedent!

-le second point: c’est un métier de rapport humain. En conséquence, comme dans tout métier de ce type, la relation à l’argent est une sorte de tabou que les deux parties tentent de minimiser (bases de la sociologie organisationnelle!! -je cite mes connaissances, elles sont rares donc j’en abuse!!). Il n’est donc pas étonnant non plus que le guide tente d’occulter la partie financière en mettant en avant les rapports humains (bien qu’ils aient moins de tabous que nous, clients, à ce niveau là, puisque, eux, ils ont besoin du tarif de leur course pour vivre!!

-troisième point: est il etonnant de discuter le prix (question initiale je le rappelle, bien que le sujet de ce fil ait évolué!!).
Non, rien d’étonnant, comme j’ai pu l’expliquer dans mon précedent message sur ce sujet. Personnellement, je ne le ferai pas cependant, et libre à chacun, au guide comme au client de le faire ou d’accepter.
il y a d’autres clients, et il y’a d’autres guides!!

fabrice

la culture, c’est comme la confiture: moins on en a plus on l’étale…
qu’est ce que j’aime étaler la confiture!!