Tarif guides

Posté en tant qu’invité par Thomas:

Salut,

Ca fait plusieurs fois que je pars en course avec le meme guide.

Partir avec un guide, c’est top, parce que ca permet notamment de faire des courses un peu plus engagees et techniques ; par contre, les tarifs sont quand meme relativement eleves et en tout cas suffisamment dissuasifs pour ne pas faire plus de 2-3 courses par an (alors que c’est pas l’envie qui m’en manque d’en faire plus…), a moins d’etre blinde, ce qui n’est pas mon cas.

Ce qui m’etonne le plus, c’est le fait que mon guide ne veuille rien changer aux tarifs officiels de la compagnie, alors que c’est clair, un guide qui consent des rabais a ses clients les plus fideles s’assure ainsi qu’ils viendront plus frequemment en montagne. Au contraire, il s’est meme montre limite choque …

Trouvez-vous ca si choquant de negocier les tarifs et de demander des rabais raisonnables (moyennant bien sur un plus grand nombre de courses ???) ? Quel genre de rabais on peut demander par rapport aux tarifs officiels ?
Je sais le metier de guide est dur, mais il me semble que chacun a y gagner et c’est plutot le fait de ne pas encourager la fidelite qui me choque. Mais bon, montagne et activites mercantiles sont souvent en contradiction …

Qu’en pensez-vous ?

Posté en tant qu’invité par andy:

J’ai fait un certain nombre de courses avec des guides , j’ai
toujours discuter les tarifs ! Ce n’était pas des courses
difficiles , mais longues ou engagées .Trouver des co-équipiers
pour 16 heures de galère n’est pas facile. Grace a Internet , je trouve plus facilement des partennaires- j’ai une liste de coutrses solides et je passe « en tête » par tout. Pourquoi
pas faire un pas vers l’autonomie ? Tu peux alors grimper plus souvent. Les epreuves pour être guide sont difficiles , mais
ce niveaux ne correspond pas au besoins des clients ( plus souvent). Tu trouveras des bons premiers de cordées dans les club C.A.F. / F.F.M.E. …

Posté en tant qu’invité par Steph:

Je trouve déplacé de demander une ristourne à des guides. Ce n’est pas le marché au puce!!! Le guide apprend t’assurer un maximum de sécurité pendant les années de sa formation et cela a un prix. L’autonomie c’est possible, mais tu ne bruleras pas les étapes et il te faudra plus de temps pour réaliser les mêmes objectifs. Si tu fais l’effort d’apprendre la montagne les associations sont utiles et c’est effectivement moins couteux. Par contre, c’est généralement pas facile de trouver un compagnon qui t’emmène sans te connaître et il est peu probable que le copain te « materne » comme le ferait ton guide…

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Il est normal de vouloir négocier un prix. C’est une pratique commerciale tout a fait courante. Cependant, il est possible qu’un guide s’engage vis a vis de sa compagnie à ne pas baisser ses prix. Par ailleurs s’il a suffisament de client pour vivre comme il le souhaite, il n’y a pas de raison qu’il baisse ses tarifs. C’est uniquement une question d’offre et de demande.

Posté en tant qu’invité par Lolive:

« C’est uniquement une question d’offre et de demande »

J’espère qu’il s’agit d’une référence aux voies du Verdon.

Vanter ici les mérites de la « loi du marché » à propos des prestations des guides est totalement inepte.
La pensée libérale n’a rien à faire en montagne …

Chacun en pensera ce qu’il veut … Pour moi, l’essentiel est de rester un grimpeur libre dans un monde libre (pas libéral !)

Posté en tant qu’invité par Thierry AVE:

Thomas,

je ne suis pas partisant de marchander les services d’un guide pour deux raisons:

  • une raison éthique: le métier de guide est un métier risqué , je suis prêt à marchander un objet, pas les services d’un type qui s’engage avec moi dans une course en montagne.

  • une raison pratique: si nous appliquons uniquement la loi du marché aux prestations des guides il se produira la même chose que dans les autres secteurs d’activités: certains feront de la merde à pas cher.

Posté en tant qu’invité par fabrice:

je suis d’accord avec christohpe.
étant entraîneur d’une discipline sportive, et avec l’explosion du secteur sportif et de loisir (par explosion je parle du nombre exponentiel de professeur dans chaque discipline), nous sommes de plus en plus obligé pour vivre d’avoir une relation commerciale avec nos clients.
le fait de passer par un bureau des guides est certainement (quoique, c’est discutable) la dernière possibilité que les guides peuvent avoir afin de s’exclure de ce liberalisme.
je ne suis pas en train d’emettre un avis (c’est bien/ c’est pas bien), c’est juste un état de la réalité de notre secteur d’activité, et malheureusement tout ça va s’amplifier.
par contre, je ne suis pas d’accord avec thierry ave.
en france, l’état pense qu’il doit garantir la protection des pratiquants sportifs. Il le fait en délivrant des diplômes professionels (les celebres Brevet d’états), qui attestent à ses titulaires des compétences indispensables à l’activité professionnelle.le diplôme de guide en est un (il équivaut à un BE2). Par conséquent, TOUT guide est apte à assurer ta sécurité, et ce quel que soit le tarif demandé…si on te fait payer moins cher, ce ne sera pas forcemment une preuve d’une prestation de moins bonne qualité, mais juste la preuve que le mec qui t’a proposé ce tarif a besoin de faire la course pour vivre!!

Posté en tant qu’invité par cora:

Tout a fait d’accord avevc Thierry, si on vous ecoute, bientôt on va trouver un bureau des guides dans l’entrée de Carrefour avec des prix défiants toute concurrence…

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Parler de la loi du marché en citant le verdon me fait sourire :slight_smile: Dixit un responsable FFME, le Verdon est une zone de developpement économique par l’escalade.

Par ailleurs ne faisons pas d’amalgame : discuter les prix n’est pas necessairement une pratique issu de la doctrine libéral. Tu prefères peut être remplacer le terme Offre/demande par marchander. Dans beaucoup de pays, il est courant de marchander. C’est même une obligation. Si tu ne marchande pas tu passe pour un imbécile. Ces pays ne suivent pas tous la doctrine libéral.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

c’est déja le cas.
Sinon pourquoi est ce que nous comparons les tarifs d’Atalante, Allibert, Montagne de la Terre, UCPA, bureau des guides etc…

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Lolive :

« C’est uniquement une question d’offre et de demande »

J’espère qu’il s’agit d’une référence aux voies du Verdon.

Christophe :

Parler de la loi du marché en citant le verdon me fait
sourire :slight_smile: Dixit un responsable FFME, le Verdon est une zone de developpement économique par l’escalade.

Apparemment les lois du marché n’ont pas un effet positif sur ta culture :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par âlex:

La relation guide-client, comme son nom l’indique, est déjà une relation commerciale. A la fin il y a de toute facon le chèque à signer. Pour le guide s’il peut être payer plus, il ne va pas s’en plaindre, du coup on peut comprendre que le client, s’il peut payer moins, il ne va pas s’en plaindre non plus.
On va pas commencer à pousser les hauts cris pour une soi-disante exploitation des guides. Aux guides de s’organiser entre eux pour éviter des dérapages du à des pratiques concurrentielles déloyales.
Bah oui il ne faut pas se voiler la face, guide c’est un service qui répond à une demande en échange d’une rétribution, même si c’est dans un environnement qu’on souhaiterait « money-free » (!). Il me semble d’ailleurs que les tarifs donnés par les compagnies de guides sont des tarifs minimums, certains guides demandent plus.

Cette histoire de guide et d’argent, ca me fait penser à une phrase de Lionel Terray : « le métier de guide est une sorte de prostitution honorable »…

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Je n’ai fait que la Demande. Apparement la loi du marché (ou du profit) a entrainé une modification de l’équipement afin de permettre un developpement économique par l’escalade.
voir http://alpinisme.camptocamp.com/sortie790.html?uid=2907&
Je n’ai pas fait l’Offre mais je crois bien que l’équipement a egalement été mis en adéquation avec une pratique safe permettant à un maximum de grimpeur de venir et donc de consommer. :slight_smile:
Cela me fait toujours sourire quand quelqu’un critique une doctrine alors que ses exemples vont dans le sens de la doctrine critiqué. C’est bien la loi du marché qui a fait équiper a demeure des voies qui pourraient se faire intégralement sur coinceur. Le plus marrant c’est que dans les pays les plus libéraux (USA et Angleterre) des voies style Demande et Offre n’auraient jamais été spités. Comme quoi, la vie n’est jamais en blanc/noir mais plutot en gris clair/gris foncée.
Oui grimpons libre sur des spits financés par le profit libéral sur des voies pouvant être parcouru en clean climbing à la mode anglo-saxons. :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par David:

Pour ma part, je réalise toujours un geste pour des clients qui reviennent vers moi. Je regarde également le nombre de jours passés en montagne et ne totalise pas forcement les tarifs des courses réalisés durant ces jours. Je prends un juste milieu entre la journée Guide que multiplie le nombre de jours passés en montagne et le tarifs des courses réalisées.

En outre, pour des clients que j’emmène une fois (la première fois), j’adopte le tarif « officiel ».

D’une manière générale, comme toute profession libérale, chacun adopte le tarif qui lui semble bon. Qu’est-ce qu’un bon tarif ? C’est un tarif accepté par le guide et le client … La transparence est donc de mise et négocier ne me semble pas une chose hallucinante ! Le guide pourra alors argumenter que telle ou telle course et ses services « valent » le prix qu’il demande.

En outre, une démarche systématique de mise en concurrence (des agences ou des indépendants) est assez agacante. Il me semble qu’elle ne tire pas la qualité de services vers le haut …

Posté en tant qu’invité par Jean-Marc:

Loi du marché / libéralisme (etc…)
Appelons ceci comme on veut, et quelle que soit notre opinion,
c’est un fait que les prix naissent de la confrontation de l’offre et de la demande.
(on va supposer qu’un jour ou l’autre l’information circulera bien et que les marchés seront efficients)

Il y a des exceptions lorsque des activités sont règlementées par des normes édictées par les pouvoirs publics. C’est le cas, lorsque la SECURITE est en jeu, qu’il y a une grande différence d’information entre le vendeur et l’acheteur, ou que l’application de purs critères de rentabilité pourrait être néfaste à l’une des parties (en général au consommateur). Exemple : construction automobile (normes de sécurié), exploitation d’une centrale nucléaire (mieux vaut veiller au bon entretien), éducation (mieux vont contrôler qu’un professeur ne fait pas de révisionisme), etc…

La sécurité est un point essentiel, et le brevet de guide sanctionne une formation et un niveau.
Quel est le niveau de règlementation appliqué au métier de guide ? Monsieur lambda peut-il offrir des services bradés dans le supermarché du coin ?
Tous les guides ou organisations prennent-ils les mêmes responsabilités ?

En tant que consommateurs, nous sommes habitués à comparer différents niveau de qualité (une Porsche et une Twingo ont des charactéristiques différentes, mais aussi des prix différents).
La difficulté pour le service « guide de haute montagne » est que la différence de qualité entre les prestations est diffile à mesurer objectivement : peut être le guide à 300 EUR la journée est beaucoup plus sûr que celui à EUR 150 la journée, mais on ne s’en rendra compte qu’en cas de probème, cas rare nous l’espérons.

Devrions nous repertorier les organisations et faire un comparatif avec les critéres les plus objectifs possibles ?

Négocier ou pas :
il y a des cultures ou on négocie tout et où les prix affichés n’ont aucune signification. Dans les pays développés, les prix aux consommateurs sont e général publics et non négociables.
En général, pour des produits clairement identifiables et non « taylor made », le mécanisme de prix publics non négociables permet des transactions plus rapides (allons nous négocier tous les articles de notre caddie au supermarché ?)

La question est-elle vraiment si nous voulons népocier ou si nous trouvons les prix trop élevés ?
Mais « nous », participant à ce forum, ne représentont probablement pas la clientèle typique des guides puisque nous aspirons à être, ou sommes déjà, autonomes.

Posté en tant qu’invité par Lolive:

La sécurité est un point essentiel, et le brevet de guide
sanctionne une formation et un niveau.

Je voudrais juste préciser une évidence, pour les clients réguliers et non autonomes des Guides, qu’il ne faut pas confondre un guide avec une protection asbolue contre l’ensemble des risques encourus en montagne.

Posté en tant qu’invité par Yeti:

Christophe a écrit:

c’est déja le cas.
Sinon pourquoi est ce que nous comparons les tarifs
d’Atalante, Allibert, Montagne de la Terre, UCPA, bureau des
guides etc…

As tu comparé justement?
Si oui, tu aura remarqué qu’à prestations égales, les prix sont très proches.
Lorsqu’il y a une différence de prix c’est que le service rendu n’est pas le même : plus ou moins de clients par guides, vivres de courses founies, hébergement, déplacement, équipement etc…

Les grosses agences ont compris qu’il ne faut pas trop faire le marchand de tapis si on veut faire vieux os.

Posté en tant qu’invité par Yeti:

Ce débat m’en rappelle un autre cet hiver : http://skirando.camptocamp.com/forums/read.php?f=3&i=3728&t=3647&v=t à propos de quelqu’un qui cherchait un guide « bon marché » pour la vallée blanche.

Un conseil Thomas :
Ne pinailles pas pour 5 ou 10% à chaque course. Tu risques d’installer une relation trop mercantile entre toi et ton guide. Et du coup tu risques de perdre plus que ces quelques %. En général les guides qui apprécient un client, un jour ou l’autre leur font des « cadeaux » : une voie plus dure que prévue mais payée au prix convenu au départ, un petit resto, du prêt de matériel et parfois des courses gratuites.

Ceci dit parler du prix d’une course n’est pas choquant. Si tu trouves que ton guide est obtu ou ne pense qu’à l’argent, tu peux en changer.

A titre personnel je pense qu’un guide à davantage intérêt à fidéliser sa cliente par la qualité du service rendu que par des ristournes sur le prix. Ce qui n’empêche pas des arrangements occasionnels…

Enfin, concernant le prix trop élevé des courses, ça dépend de quel côté on se place…
Blague à part, certaines courses qui semblent excessivement chers sont en fait sous-évaluées. Typiquement le Mont Blanc devrait etre à plus de 640 euros, compte tenu du boulot que ça représente. Mais c’est un autre débat.

Posté en tant qu’invité par Pierre:

Bien qu’ayant le plus grand respect pour le métier de guide et la plupart des guides, je ne trouve pas non plus qu’il faille les mettre sur un pied d’estale.

Je sors pas mal avec et sans guide (toujours le même) et je trouve normal que lorsqu’on fait beaucoup de courses un rabais sur les tarifs « bureau des guides » soit consenti.

Le fait de discuter du prix d’une prestation est vieille comme le monde et je ne vois pas ce que les concepts de « loi du marché » ou « mondialisation » viennent faire ici.

La relation guide-client est une relation d’argent qu’on le veuille ou non et dans ce cadre une discussion sur le prix n’a rien de choquant.

En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu à demander de rabais car cela m’a été proposé et j’ai trouvé cela tout à fait normal.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Il n’y a rien de choquant à discuter le prix d’une course. Tout est négociable. C’est une affaire entre le guide et son client.