St Gervais "MontBlanc" se fait sa pub

Le maire de St Gervais continue la défense de son Mt Blanc qu’est à lui, avec le bivouac médiatisé fin décembre 2022 d’alpinistes français il est vrai sponsorisés.
Mont Blanc à la propriété usurpée par St Gervais, usurpation confirmée depuis au moins la fin de la guerre en 1946.
Et confisqué à nos cousins du Val d’Aoste à l’aide d’une enclave un tantinet artificielle versant italien ( voir carte Ign et par ex. le Dauph. du 06/01/2014).
Le profiteur qui fustige les profiteurs, et qui fait la police été comme hiver pour s’acheter une légitimité sur sa chose à lui, on a du mal à faire plus glauque.

Que dit Cham, copropriétaire légitime du Haut Lieu, peut être un peu moins « hurluberlu » ?

« Vouloir (ré)écrire l’histoire, c’est foutre la pagaille à la géographie. » Et réciproquement.

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Bah tout le monde semble content en fait : Peillex a fait parler de lui c’est un besoin maladif), et avec cette pub inespérée les deux zozos ont probablement multiplié par 1000 leur nombre de vues de leur vidéo (à voir si ça sera suffisant pour payer l’amende…)

Maintenant, présenter comme un « exploit » le fait d’avoir monté une tente au Mont Blanc et dormi dedans,bah ça se discute. Si ils voulaient se faire un petit délire en douce pas de problème, là ils veulent annoncer à la terre entière qu’ils ont fait un truc interdit sans ambiguïté, c’est logique qu’ils prennent une prune, surtout que c’est pour financer leurs activités semble-t-il.

Perso j’avais trouvé beaucoup plus amusant les suisses qui avaient monté un jacuzzi pour 25 il y a quelques années, eux au moins se la pétaient pas, ils étaient là pour se marrer ( bon, c’était pas bien sur le principe mais ils avaient tout fait proprement)

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Vu qu’il y a un conflit territorial à l’endroit où ils ont planté la tente, je vois pas vraiment comment un arrêté communal pourrait y avoir force de loi.

Le jour où on reverra le tracé de la frontière, les alpinistes verbalisés pourront effectivement tenter de contester (si ils sont encore en vie… vu que ça fait 150 ans qu’on en parle)
Mais il n’y a à ma connaissance aucune procédure officielle en cours de la part de l’Italie, juste des gesticulations de temps en temps, en particulier des néo-fascistes et nationalistes italiens.
En attendant la loi française s’applique bien évidemment.

Qu’est ce que beaucoup ont besoin de vivre que pour des vues internet !

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Le sujet est évoqué sur Alpinemag (bon désolé, c’est accès abonné) :


L’édito rappelle à bon escient que bivouaquer en montagne, y compris sur un sommet, fait partie du sel de l’alpinisme (pensons à la traversée des arêtes de la Meije à contretemps avec bivouac au sommet du grand pic).
L’article publie la réaction du Comité de Pilotage Alpinisme UNESCO France. Extrait : " Cette fois, c’est contre des alpinistes ayant, au cours d’un périple de neuf jours, passé une nuit au sommet du mont Blanc que l’édile de St Gervais-les-Bains porte plainte. Ascension réalisée en automne, alors que toute remontée mécanique est fermée, et que tous les refuges ne sont plus gardés. Le bivouac, nous dit le règlement de l’Arrêté Préfectoral de Protection de l’Habitat Naturel (APPHN), est interdit sur la voie dominant la station thermale…. Le Comité Alpinisme/UNESCO France s’était en 2020 opposé à cet arrêté, ne réussissant qu’à en limiter l’application , en ce qui concerne la règlementation de l’alpinisme, à la seule voie de St Gervais-les-Bains, alors qu’il était prévu de l’étendre jusqu’à l’aiguille du Midi, en passant par les versants NW du mont Maudit et du mont Blanc du Tacul…
L’APPHN est destiné au départ à protéger la faune et la flore en ces hauts-lieux… Certes, il convient de rappeler aux alpinistes qu’ils ne doivent laisser que les traces de leurs pas là-haut. On se demande quel est l’impact écologique d’un bivouac solitaire au mont Blanc à cette époque de l’année.
Le bivouac est un acte fondamental de l’alpinisme . De nombreuses ascensions ne se font pas au départ de refuges. L’interdiction de bivouaquer signifie l’interdiction de toutes les voies d’envergure au mont Blanc, en particulier celles qui viennent d’Italie…
Bivouaquer au pied d’une paroi peut être un choix stratégique. Ou poétique. Un art qui semble se passer à trop haute altitude pour être compris…"

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Et un bivouac dans le jardin de monsieur le Maire? Ça au moins ça aurait été osé!

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Tout est dans le titre, selon l’expression consacrée: Peillex fait sa pub.
Faut relancer le moteur.

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N’empêche, je me demande… ils ont fait pipi-caca où ? :scream_cat: :thinking:

Je précise que c’est une vraie question et un réel problème

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Au sommet, comme tout le monde.
souvenir d’une balade aux Dômes de Miage avec un sommet W complètement jaune sur 20 m². Des sportifs respectueux, certainement les mêmes qui balancent les mouchoirs en papier par terre

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À mon avis ce sont les mecs qui font pipi là-haut, il n’y a pas de buissons où se cacher là haut.

Tu serais surprise de voir le nombre de femmes qui pissent aux yeux de tous sur le sentier ou la trace. Elles essaient de trouver le moment où personne ne les voit (de trop près).

Encore une fois, les deux gars auraient fait leur truc discrètement on n’en aurait jamais parlé, mais là il font leur promotion et il y a un risque que d’autres s’en inspirent (pas forcément hors-saison ni avec les mêmes compétences).
Il y a plainte, pas parce qu’ils ont bivouaqué mais parce qu’ils en ont fait la promotion.
« on ne cherchait pas à faire le buzz » c’est bien pourtant l’impression que ça donne quand on voit leur page YT et les 15 premières secondes de la vidéo (je suis pas allé plus loin)

Il m’arrive de rouler sur des sentiers interdits aux VTT (pour lesquels je trouve l’interdiction excessive et discutable) mais pour autant je vais pas aller crier sur Strava et sur YT que je l’ai fait !

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c’est sur !! :grin: les filles attendent le retour au refuge ou dans la vallée

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même pas pour certaines !! :flushed: on se met deux pas à côté de la trace et hop on baisse le pantalon et pas forcément pour un pipi

Je vois nulle part qu’ils disent qu’ils font ça pour transgresser l’interdit. Ils font plutôt ça pour l’aventure. Après qu’ils en rajoutent ou que ça ne soit pas une si grande aventure que ça, ok, mais bon ce n’est pas très méchant, même si ce n’est pas notre conception du truc. Et autant, monter un rameur ou un jacuzzi, je suis pas fan, mais bivouaquer au sommet hors saison, c’est clairement de l’alpinisme « normal ».

Pour moi le problème n’est pas ce que font ces deux jeunes. Mais le problème c’est que ce soit interdit. S’il y avait des considérations écologiques comme au Mont-Aiguille, admettons, mais au Mont-Blanc et hors saison… C’est plus cette interdiction qui devrait concentrer notre indignation qu’autre chose…

Certes… Et en même temps, transgresser ouvertement permet peut-être de mettre la lumière sur des interdictions excessives et œuvrer à leur suppression…

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Le problème est plus que, lorsqu’on diffuse des choses dans ce style sur les réseaux sociaux, c’est bien pour ce faire voir, dire au monde, « savez vu !! on est les meilleurs et les réglementations ne sont pas pour nous ». Des millions de personnes le voit, ça peut vite fait devenir une mode et des centaines de personnes vont se dire « ha punaise c’est chouette ça ; en plus c’est interdit et on ne leur dit rien » ; malheureusement sur ces centaines, il y auras des dizaines de tocards exténuer qu’il faudra aller chercher en hélico ou qui laisseront leur merde là haut comme dans les bivouacs.

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Ou plus simplement, refuser de reconnaître, ne pas se sentir concerner, par des règles,des lois, qui sont passées parce que votées par une majorité de personnes concernées (et pas que par une personne, qui de toute manière a été élue démocratiquement que ça plaise ou non)

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Ok, je vous trouve bien dur avec ces 2 alpinistes. Acceptons donc cette interdiction et reprochons leur leur comportement. J’espère qu’on n’arrivera pas à des interdictions plus excessives encore qu’il faudra donc accepter de la même manière sans rechigner (du type obligation d’aller au Mont-Blanc avec un guide professionnel).

Dans ce cas indignons-nous plutôt de l’interdiction de bivouaquer dans le parc de la Vanoise. Là ce n’est pas seulement 1 sommet qui est concerné, mais 535 km2.
Cette réglementation me paraît logique sur un sommet surfrequenté.
Le problème n’est pas de bivouaquer au sommet du mont Blanc parce qu’on est crevé ou qu’on s’est pris le brouillard en sortant de l’arête du Brouillard, ce qui doit concerner une dizaine de cordée par an. C’est d’organiser une sortie spécifiquement pour bivouaquer au sommet. Là il pourrait y avoir du monde.
D’autant plus de monde que ça permettrait de s’acclimater à l’altitude avant de partir en Himalaya. Certains soirs il y aurait une cinquantaine de tentes au sommet, comme il y avait au Col de la Grande Casse avant la création du PNV.
Et oui, ce qui peut paraître exceptionnel aujourd’hui à certains, a été pratiqué et est toujours pratiqué à grande échelle depuis des décennies, avec tous les désagréments que ça engendre.
Alors bien sûr on peut le faire, mais la moindre des choses est d’éviter de le crier sur tous les toits.

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