Sondage: votre sommet décisif

Posté en tant qu’invité par raph:

Peut-être le pic de Couard, au dessus de Digne. 1988m !
C’est de la rando. Un jour de déprime, seul, en hiver, dans la neige, par mauvais temps.
J’ai brassé une ou deux heures, avant d’arriver dans des pentes de neige raide, dure.
J’ai pris un baton de bois mort, je m’en suis servi comme d’un piolet. J’ai tapé des pieds dans la neige pour avancer vers le sommet que je sentais proche malgré le brouillard.
Les marches devenaient de plus en plus petites et aléatoire. A un moment, je me suis dis que je faisait une connerie, la glissade promettait d’aller loin. J’ai désescaladé, dos à la pente, et suis redescendu.
Je suis revenu le WE suivant, par grand beau temps, avec des crampons et le piolet en bois de mon père qui trainait à la cave. Ca a été du gateau. Ma première face nord, en solo hivernal (la seule :slight_smile:
Quand j’ai déménagé, je me suis inscrit au CAF, mais maintenant je suis plus sage.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

J’ai pas besoin d’une corde pour me sentir lié et uni avec mes compagnons. Heureusement.

Je ne crois pas que c’est ce qu’ait voulu dire pimprenelle.

Mais quand tu es en tête dans une longueur stressante, loin au dessus de ton second, que tu ne le vois plus, la corde est le seul lien tangible avec ton compagnon. Sentir la corde, c’est sentir sa présence, se sentir suivi, assuré, et de fait rassuré ; c’est fou la force morale qu’elle donne, cette corde, tu y puises la force d’affronter les difficultés, voire les dangers. Pas parce qu’ele te retiendra, mais parce qu’elle te dit que ton compagnon veille sur toi.

Et puis en neige, corde tendue, il y a l’acceptation du danger partagé : si un membre tombe, c’est la cordée qui tombe ; de se sentir ainsi responsable l’un de l’autre décuple la concentration, c’est très fort…

J’aime bien l’idée de cordée.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Et ça veut bien dire le « mur de Martin » ?

Oui… mais c’est surtout le nom d’une paroi bien plus haute en Autriche…

Posté en tant qu’invité par arnaud:

je ne crois pas qu’un sommet particulier ai créé un déclic chez moi , je désirais la montagne avant de la connaitre et l’oisans à comblé ce désir -
par contre après quelques années d’alpinisme en revoyant les images de 1978 d’affanasieff et mazeaud à l’everest je me suis souvenu les avoir vues enfant lors d’une réunion familliale : on voyait les alpinistes monter sous le col sud , et l’un de mes oncles qui me semblait indestructible avait dit qu’il serait incapable de faire une chose pareille ,tout le monde avait renchéri ; je me souviens avoir pensé que j’aimerais faire une telle chose qui semblerait impossible au commun des mortels …

Posté en tant qu’invité par chelito:

si tu veut j’ai des cordes a la maison ma belle!!!

Posté en tant qu’invité par oli_v_ier:

C’est vrai ce que tu dis: « c’est très fort ».

Mais aussi pervers: tu as a donné l’exemple.
Le fait de savoir que si tu tombes l’autre aussi, celà va peut-être effectivement augmenter ta concentration, mais comme l’a dit un secouriste: mieux vaut un polytraumatisé à évacuer que 2, 3 ou 4. Dans certains cas mieux vaut ne pas s’encorder. Si l’un glisse et se blesse, l’autre pourra le secourir et/ou avertir les secours.

oli_v_ier
http://www.randonner.leger.free.fr

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

D’accord, Olivier, sur le plan sécu, en couloir, à niveaux égaux, vaut mieux être décordés, et ça m’arrive. Mais on ne prend pas toujours ses décisions en fonction de la seule sécurité…

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

oli_v_ier a écrit:

J’ai pas besoin d’une corde pour me sentir lié et uni avec mes
compagnons. Heureusement.

Et puis c’est lourd une corde ;-))

Posté en tant qu’invité par Jean-Luc L’Hôtellier:

Ouais… Bof…

Sinon je suis tout à fait d’accord avec oli_v_ier et ce qui me gonfle ce n’est pas la corde elle-même mais de marcher encordé alors j’évite ce qui nécessite une marche encordée, je ne fais pas d’alpinisme mais par contre je fais de l’escalade.

Posté en tant qu’invité par Öli:

C’est surement le massif du Mont perdu et Gavarnie dans les Pyrenees, un lieu qui a inspire beaucoup les Romantiques, Hugo, Sandrars…
Un grand souvenir, la N du Perdu un 30 decembre, et on etaient 8 a se serrer sous la voute glace de Tuquerouye pas encore reconstruit.
C’est un bon frigo pour garder une buche glace!
Ce fut un declic…

Posté en tant qu’invité par françois:

Une rando au sommet de l’Obiou, seul, en débarquant dans les Alpes…

Posté en tant qu’invité par claudio:

C’était en 76, un été chaud. J’allais sur mes cinq ans. J’aimais déjà pas la voiture, alors Millau-Briançon, par cette chaleur…
Heureusemement, on n’allait pas tout à fait à Briançon, mais juste un peu avant, à Queyrières, d’où part une piste pour les lacs de l’Ascension. Et là, miracle : de l’air, du soleil, des alpages, des bestioles, des pentes de partout, avec parfois des pierriers, et même des plaques de neige, de la « neige éternelle » ! Alors qu’en plaine on écrasait sous 40° !

J’ai bien marché, paraît-il. Je vois souvent des gamins en montagne, qui font trois fois la balade en courant, parce qu’ils sont constamment en éclaireurs quelques lacets plus haut que le groupe ; leur ressemblais-je ?

Mais l’« appel » décisif, en fait, c’est à la descente que je l’ai entendu, lorsqu’apercevant de l’autre côté de la vallée d’énormes masses chapeautées de « neiges éternelles », j’ai demandé comment ça s’appelait. Charbel, sur les épaules duquel j’étais juché (faut quand même préserver les genoux d’un petit garçon) m’a répondu que c’était le Pelvoux. Le Pelvoux : un sommet, un nom. Il a bien dû résonner quelques années, ce nom, « Pelvoux », avant que je puisse me hisser moi-même en haut de la pointe Puiseux.

Depuis, d’ailleurs, la toponymie des sommets ne cesse de m’attirer. « Tsanteleina », « arête des Cosmiques », « Col de LA Temple » (pourquoi la ?), « Font Sancte », c’est comme des promesses, non (parfois déçues, c’est vrai, encore que…) ? Comme si le nom était logé dans la chose qu’il désigne. Et sans les noms, les montagnes existeraient-elles autant pour nous d’ailleurs ? Mais c’est un autre sujet.

En tout cas, merci à eux, à Charbel, François, Rébuffat (que j’ai dévoré aussi)… et merci au Pelvoux.

claudio

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par Matt:

Sommet de la Grande Séolane (2909m) dans les Alpes du sud a … 4 ans et demi !!!
mes parents ne sont pas fans de montagne mais a cause de ca moi j ai pris le virus tout petit…ca leur apprendra :-p
et tous les week end avec les copains, quelle que soit la saison, on part en montagne.
Et quel plaisir d etre enfin autonome et de conquerir tous ces sommets qui s offrent a nous…

Posté en tant qu’invité par Scalp:

Pas vraiment un sommet, mais quelque chose de plus grand : Brêche de Roland, à Gavarnie, avec la Grotte Glacée Casteret, quand je devais avoir 10 ans … Une chaleur à crever, des paysages à tuer, des émotions et des souvenirs qui hantent toujours ma mémoire !

Posté en tant qu’invité par marmotte:

ah, enfin des Alsaciens sur le forum…
Pour moi, un ami m’a emmenée en Suisse en 1998… Weissmies par la face glaciaire. Et depuis, je pars dès que je peux.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

ah, enfin des Alsaciens sur le forum…

Ca grouille, ça grouille…

Mais… ôte-moi d’un doute : il n’y a pas de marmottes en Alsace !!! Juste des chamois… (et la bête des Vosges !)

Posté en tant qu’invité par arnaud:

Le déclic, il s’est fait au pied d’une montagne. Quand j’ai vu la Meije pour la première fois, lors de vacances familiales à la Grave. J’avais 11 ans. Piqué à jamais !!!

en parlant de piquer , à ton âge va falloir y penser …

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

en parlant de piquer , à ton âge va falloir y penser …

Pas sans avoir fait la Pierre Allain !!!