Posté en tant qu’invité par Christophe:
Solo, une pratique faisant à part entière partie de la grimpe/alpinisme ou une pratique de quelques fous.
J’ai été « choqué » par certains propos sur c2c expliquant qu’il est indispensable de ne pas être seul en montagne ou que la pratique du solo véhiculait une mauvaise image de la grimpe. La grimpe a deux composantes : la technique et l’engagement. Chacun dans sa pratique personnelle a le droit et le devoir de faire ce qu’il souhaite et de pratiquer la grimpe/alpinisme avec le ratio technique/engagement qu’il souhaite. Mais laisser penser que la grimpe doit être totalement « safe » et que ceux qui privilégie l’engagement sont des fous, revient à réduire la grimpe à sa seule composante technique. C’est un peu comme si la voile consistait uniquement à faire des régates sur des lacs. L’engagement et donc le solo fait partie intégrante de la grimpe/alpinisme. Il n’est pas réservé à quelques « cadors ». Tout le monde à son niveau peut le pratiquer et y trouver des sensations qu’il recherche. Par ailleurs, être seul, ne veut pas dire nécessairement être irresponsable. Certaines cordées « limites » sont parfois plus proches de l’accident que des grimpeurs seuls bien conscient des risques. Un proverbe dit bien : il vaut mieux sortir seul que mal accompagné. Evidement en cas d’incident, la sanction est souvent nettement plus grande. Mais n’est ce pas cette sanction qui justement permet d’augmenter les sensations ?
Depuis Preuss, Messner et d’autres, le débat n’est évidement pas nouveau.