S'initier en artif: que faire?

Posté en tant qu’invité par un jour, j’irais là haut.:

Comment s’initier à ce style de grimpe?
Déja, quelles sont les techniques de base, que faire, comment progresse t’on?
Et avec Quel type de matos pour une longueur classique? (enfin du simple necessite quand même 999999 pitons?)
et où débuter en france, ou proche, et avec qui, à l’arrache avec quelques conseils? direct en grande voie simple, castapiagne « pourquoi j’ai mangé mon père » ou une alternative plus sage existe?

tout cela est très brouillon, mais j’aimerais m’initier à ce style de grimpe, mais je n’y connais RIEN.

un peu de lecture pour commencer:
http://www.camptocamp.org/articles/list/name/artif

Posté en tant qu’invité par Jerome:

Et pour tester tout ça en pratique, tu as des sites école comme Tina Dalle à Presles ou au pied du Mont Peney dans les Bauges par exemple (ce sont les exemples que je connais après il est vrai qu’il vaudrait mieux que tu sois en Isère/savoie plutôt que pyrénéen)

Meme envie pour moi!
Et je suis parisien… je suppose que rien n’est à proximité… il va encore falloir attendre l’été! Et trouver un partenaire, pour débuter en artif ce doit pas être simple de motiver les copains!

Dans le temps (maintenant c’est interdit, danger d’éboulement) y’avait une ligne de spit en surplomb à la carrière de Grenoble qui était top pour ça
Sinon un truc sympa, après avoir bien bossé la théorie quand même, notamment la longueur de la vache qui doit être vraiment minimale à moins qu’ils aient refait l’équipement, c’est le toit de Sarre dans le val d’Aoste. Approche minimale, ambiance urbaine avec le train en dessous, mais on y est à l’abri de la pluie :wink:
Le matos est classique, sauf les étriers, à fabriquer toi-même sur mesure à ta taille à toi, et terminé chacun par un fifi. Une vache ultra-courte, et un peu plus de dégaines et moustifs isolés que d’habitude. Sur les points bien orientés, tu peux parfois te contenter de mettre un seul mousqueton.
Maintenant, ça c’est pour les voies équipées. Autrement … marteau (attaché par une cordelette), pitons, frends, et autres petits gadgets d’autant plus cher que leur taille est réduite. Voir les bons auteurs de manuels de la chose.

Le toit de sarre, je crois que maintenant c’est une voie de libre (8a+, j’ai entendu. Je suis passé au pieds, c’est impressionnant!)
Sinon, personnelement je connais en Bourgogne une voie en 4L à Surgy, mais c’est sur pitons, qui m’ont l’air vieux. Très vieux. Je crois que c’est risqué de déboutonner une longueur entiere.

Posté en tant qu’invité par TB:

Y a une école d’artif intéressante à la Castapiagne…

En bidouillant un grigri tu peux même t’auto-assurer et éviter ainsi à ton pote de se tourner les pouces pendant que tu te mets au taquet pour ton premier mouvement sur crochet !

aie aie aie, quoi bidouiller un grigri, quelles sont ces idées ^^
je n’irais pas seul au verdon, c’est trop domage!

http://www.camptocamp.org/routes/127396/fr/cirque-de-bournillon-toit-du-bournillon

n’importe quoi!!

Posté en tant qu’invité par Jerome:

Jene voulais pas dire qu’il n’y a rien à faire dans les Pyrénées, mais juste que pour ces exemples là que j’ai cités c’était plus pratique d’habiter à Grenoble qu’à Toulouse…

ouffffffffffffff
pfou!!!

jrespire, je croyais avoir un cas avéré de racisme montagnesque

pour te donner une idée, j’ai trouvé plein de vidéos d’explication, intérressantes, ici:

http://www.youtube.com/user/ChrisMcNamara8

Salut je suis dans le même cas que toi « un jour… »,

Bon, j’habite à Nice, ce qui me facilite grandement les choses ; on trouve des bout de falaises vierges absolument partout dans l’arrière pays.

J’ai commencé par bidouiller un grigri pour ne plus imposer des heures d’assurage à ma copine pendant mes heures de bricolages verticaux. J’ai même fait pas mal d’ascensions assuré du haut (shunt sur une stat), c’est bien formateur de se lâcher sur des points limites et pour appréhender des difficultés de l’ordre du A3 ou plus.

En fait, je pense qu’il est illusoire de tenter de grandes classiques sans maitriser la progression de base (A1 sur piton et coinceurs solides).

Le premier domaine dans lequel j’ai du progresser, c’est la vitesse. mes premiers essais m’emmenaient à 10m du sol pour 5 heures d’efforts ! Ensuite je passait 1 bonne heure à récupérer tous les pitons que j’avais laissé tomber dans les buissons alentours.
Bref, l’organisation du porte-matériel et le déroulement de la progression n’ont plus rien à voir avec tous les excellents articles que tu as certainement déjà compulsés, quand tu es en situation c’est tout de suite le bordel ; y en a de partout, ça se coince, ça s’emmêle, c’est même rapidement chiant…

Planter un piton n’est pas non plus aussi évident que la nature de l’outillage mis en jeu pourrait le laisser penser. Les premiers essais « surprennent ». Mater un plomb est également une opération particulière et je déconseille leur apprentissage à 200m du sol sous peine de grave dyspeptie bien répugnante… Paradoxalement, leur utilisation régulière t’amène à avoir pour eux une relative confiance (un bon plomb est difficile à arracher même en bourrinant avec la chaine à dépitonner !). Idem pour les crochets, les premiers te partent tous dans la gueule et plus tu en poses, mieux ils tiennent. Bizarre.

Pour ce qui est des voies déjà équipées dans le style gros toit en A0, franchement, t’as pas grand chose à y apprendre, c’est du tire-clou sans créativité assez vite lassant.

Pour le matos, 30 pitons variés, 4 crochets variés, un jeu de stoppers, un jeu de friends et une dizaine de plombs de 10 et de 20mm suffisent pour passer l’aprém’ dans 40m de calcaire. Plus tard, quand tu seras très riche, tu pourras te payer la panoplie complète du big waller et sortir encore 1500 euros pour compléter le rack décrit plus haut mais d’ici là tu sauras si ça te plait vraiment.

A+ et courage.