Services publics en danger

Posté en tant qu’invité par Jeff:

J’ai l’impression que nous confondons assez facilement « service public » et « fonction publique ».
Si le « service public » me parait être un concept fondateur de la république à préserver par tous les moyens, celui de « fonction publique » ne me semble pas indispensable…
Je m’explique :

  • la maternelle de 5 élèves au fond du Trièves n’est en aucune façon « rentable » au sens économique du terme. Néanmoins, sa présence est indispensable à une égalité territoriale du savoir.
    L’Etat se doit donc de maintenir cette classe, que ce soit par le biais de la « fonction publique » ou par celui d’un accord contractuel avec un opérateur quelconque qu’il faudra « dédommager ».
    Comme d’habitude, la vérité n’est probablement pas dans un extrême. Le « tout-Etat » est aussi dangereux que le libéralisme sauvage.
    Mais la fonction publique n’est pas, à mes yeux, la mieux placée pour défendre le service public, qu’elle met régulièrement à mal par son comportement « anti-commercial » (cf la SNCF…).
    Jeff

Posté en tant qu’invité par bouclettes:

Comme tu le dis la vérité n’est sans doute pas dans les extrèmes mais si la fonction publique a parfois un comportement « anti-commercial » (quelque part c’est bien car ce n’est pas du commerce qu’ils font : c’est pas parce que papa a une grosse voiture que la maitresse va rester plus avec fiston…) il me semble encore plus certain que le privé aurra un comportement « anti- service publique » (ex : le service publique de l’eau que même la cour des comptes, dans le contexte actuel, dénnonce…).
Il faudrait des fonctionnaires capables de se booster tout seul (bien sur il y en a mais sans doute pas assez ou couincé dans des organisations peut stimulantes) ou des investisseurs capables de faire passer le bien de tous et à long terme avant le leur (même remarque que précédamment). dur de trouver le bon compromis…