Sentir sa limite.... pour progresser

Posté en tant qu’invité par gluon glouton:

Je vois beaucoup de grimpeurs qui s’arrêtent bien avant leurs limites : le « te me prends »… Je sens très bien ma limite enfin dès que j’ai un petite chance de passer je la force et ça marche bien dans ce cas. Dès que j’essaye même un chouia au dessus de cette limite que je sens (genre 7b+) mon taux de reussite est très très faible. Y a vraiment un cap c’est presque du tout ou rien. Inutile de comper sur l’énergie de la chute ça ne fait rien chez moi ! L’autre jour j’essaye ce 7b+ qui me fait c… et rien à faire malgré hargne et motivation j’ai plombé -de haut- aux trois essais (bon j’y suis presque mais rien à faire). Je tombe de 5 m, l’assureur remonte de 2 m et je lui touche la tête des pieds bref je m’engage un peu non ?
Ce que je veux dire c’est qu’il est inutile parfois de dire qu’il faut se forcer… Parce que tomber pour tomber … Seule méthode dans ces niveaux pour moi c’est le pan… Un week end de pan et hop le passage en 7c que je ne pouvais pas passer bein les doigts dans le nez. Bizarre hein ?

ET vous, vous la sentez bien votre limite sur laquelle on doit jongler…

Posté en tant qu’invité par J2LH:

gluon glouton a écrit:

Ce que je veux dire c’est qu’il est inutile parfois de dire
qu’il faut se forcer… Parce que tomber pour tomber …

C’est clair, ce n’est pas une raison pour se faire reprendre trop vite, de repartir, de passer sans trop de mal et en bas de dire qu’on aurait pu la passer. Certains renoncent un peu vite il me semble.

ET vous, vous la sentez bien votre limite sur laquelle on doit
jongler…

Je pense que oui, je fais correctement la différence entre une voie que je peux passer après travail (même après un gros travail) et une voie où le travail immédiat ne va pas suffire, que je ne vais faire que vol sur vol sans rien faire de bon et que j’aurais plutôt intérêt de laisser tomber pour l’instant.
Dans la première catégorie je travaille actuellement une 7a et j’en suis tout près et dès que je l’ai essayée j’ai senti que j’en étais capable, dans la seconde catégorie je bute sur des voies en 6b-6c dans un style qui me dépasse.

Posté en tant qu’invité par simon:

comme tu dit arrivé a ce niveau , le pan c’est la solution: ca permet de travailler un passage similaire a celui sur lequel tu bloque …

qd tu es a ta limite c’est aussi la que tu vois qu’enchainer une voie peut se jouer a rien du tout: les quelques mouvement que tu fais en étant tout peté, ou que tu ne fais pas parce que tu te dit « c’est trop dur » …

faut pas tergiverser, faut y aller :wink:

Posté en tant qu’invité par Pierre Rouzo:

C’est étonnant cette histoire de «limite»,
car comme tu le dis : toi, tu t’engages (!).

Alors que d’autres saucissonnent déjà -dans leur tête-
avant même de s’engager, toi, tu y vas. C’est bien. C’est mieux !

Donc, apparemment, ta limite est purement physique.
De CONDITION physique, puisqu’après un peu de pan, tu «décolles».

Sinon, je ne vois qu’un rapport psychologique, directement lié à LA cotation.
Mais bon, un jour tu tombes dans un 7b, un autre tu réussis un 7c…
(y’a pas de limites).

Sans ressentir vraiment ce que tu décris, j’avais moi-même une drôle
d’approche dans la progression : «j’ai déjà réussi rapidement une douzaine de 7b :
JE SUIS dans le 7b (!)… je VEUX réussir rapidement une douzaine de 7b+ :
JE SERAI -dorénavant- dans le 7b (!)»…

Et ainsi de suite… Ne pas brûler les étapes (!)…

Et puis un jour, à Mouriès, je vois un fort grimpeur que je n’avais vu
que dans les magazines : il travaille (avec labeur) un 8a…
Ca me pète : j’y vais à mon tour : je veux voir ce QU’EST un 8a !

Résultat : MON premier 8 en trois essais et en deux heures de temps (!)…

Comme quoi…

Pierre

Posté en tant qu’invité par Gloubi Glouba:

Non, je ne vois honnêtement pas de quoi tu parles: pour moi, c’est soit je ne fais pas tous les mouvements, malgré tous mes efforts, et dans ce cas, la voie est au-dessus de mes limites, soit je les fais tous, même limite, et la voie tombera, tôt ou tard. Je pense qu’il suffit d’essayer un nombre suffisant de fois pour que ça passe: le corps se fait aux mouvements, et tu arrives un jour plus frais au crux et ça passe, alors que cela pouvait sembler impossible la veille. J’ai enchaîné quelques voies au bout de 10 passages (le max que j’ai travaillé) et je t’assure qu’il m’est arrivé au moins deux fois de devoir m’arrêter à tous les points jusqu’au 9e passage, tellement la voie était physique pour mes capacités. Puis la fois suivante, pour une raison x ou y, miracle, tout s’enchaîne… Selon moi, il n’y a pas de limites infranchissables, sauf si on ne peut enchaîner tous les mouv’

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Ben faut croire qu’à Mouriès le 8 n’est pas coté comme le 6, parce que généralement on prend plutôt une claque sur son niveau là-bas…

Posté en tant qu’invité par Pierre Rouzo:

C’est exact : « Fleur de Rocaille »
a depuis longtemps été décotée à 7c+…

…et des claques dans le 6, moi aussi j’en ai connu !

pierre

Posté en tant qu’invité par Vivagel, bien sûr !:

Tu la sens ma limite, dis, tu la sens ?

Posté en tant qu’invité par gluon glouton:

non, rien… Elle ne doit pas être bien grande !