Semelles de ski enduites d'une substance noire au retour d'une rando : explication.s?

Bonjour à tous,
Lors d’un tout hier, nous avons constaté que la neige était jaunâtre par endroit, nous avons pensé à du sable de l’Himalaya (sans savoir si une chute de neige est intervenue après le dernier épisode?) ou à l’effet pollens + vent.
Mais nos semelles de ski sont rentrées toutes enduites d’une substance collante, qui ne part pas au chiffon. Et nos sacs à dos après portage tout noir à l’endroit où les spatules les touchaient… On pense donc à une pollution : dégazage d’un avion?

Avez-vous constaté un phénomène similaire?
Question subsidiaire : quel.s produit.s tester pour nettoyer les skis? ne surtout pas mettre?!

Bonnes randos à venir, qu’elles soient à ski, pied, vélo, parapente, trottinette, aéroplane blindé (sans dégazer…)…

Si c’est de la résine, un coup de glaçon.
Si c’est autre chose, bon courage.

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Phénomène identique subi le dimanche 19 avril à Merdassier, sans pour autant voir une couleur de neige différente que d’habitude.

Arrivé au sommet, je fais sécher les peaux (sur les skis) au soleil, en surveillant la température.
Décollage sans problème (pas de fils de colle).
Arrivé en bas de la pente, je sens que ça colle, mais habituel vue l’état de la neige et mon fart dépassé.
En regardant mes semelles, c’était bien sale et collant, du jamais vu. Ayant des semelles tri-colores, cela se voit bien, tout était passé au gris foncé… J’ai cru à ce moment que mon séchage de peaux était raté, mais vu ton message je comprend qu’il y a quelque chose de commun à plusieurs sommets en ce moment.

Impossible de remettre les peaux pour une 2ème montée (j’ai fait à pied pour revenir coté parking).

Lavage le soir au white-spirit (fonctionne aussi très bien pour enlever les résidus de colle), puis au savon pour dégraisser.

Et c’est sûr sur ce n’est pas de la colle des peaux qui est restée sur les semelles des skis ?

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En cas de largage de kérosène la majorité d’évapore avant de toucher le sol, et ce qui atteint le sol s’évapore aussi.

ah, on n’a pas rêvé! Duo a eu beaucoup de mal à recoller ses peaux, mais comme c’est plutôt récurrent , on ne s’est pas questionné (quasi depuis le début, libre à lui de citer le modèle à éviter). La neige qui colle, même réflexion que toi.
Merci pour les tuyaux, l’idée étant aussi de savoir ce qu’une semelle de skl tolère :wink:

Nous ne sommes sûrs de rien :wink: Mais n’avons pas fait séché les peaux sur les skis, contrairement à Johan…
Et voici une photo de mon sac, ça ne ressemble pas vraiment à de la colle !

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merci pour l’info

Idem que Johann : white spirit chaque fin de saison pour nettoyer les semelles, y compris pour nettoyer la vieille colle sous les peaux avant de les reencoller , ça marche bien depuis 40ans donc on va rien changer :sweat_smile:
Pour le phénomène que tu cites ( puisque nous étions dans le même secteur) je n’ai rien vu ou subi : donc peut être vos semelles « encrassées » ( vieille colle, resine, …)? Mais c’est vrai que ta photo est surprenante :pleading_face:

en tous cas, jamais vu ça en 90 ans de pratique (nous faisons beaucoup plus jeunes que notre âge)…en cumulé :blush:

:rofl::+1:

Mouais, le kérosène c’est comme du gazoil, ça ne s’évapore pas tant que ça !
En tout cas lors d’un larguage, on retrouve le kérosène en bas en fine gouttelettes, et ça graisse tout.

J’avais un truc bizarre qui ressemblait à ça qd j’utilisais de peaux sans colle, je pense qu’il y avait un pb avec le revetement.
Tu utilises des peaux à colle ? Pas de souci de ce côté là, elles collent bien, ne semblent pas se désagrérer ?
Tu n’aurais pas qq chose ds ton équipement (le sac de peaux ?) qui vieillirait mal et se désagrégerait ?

ah, intéressant. Nous utilisons des peaux encollées. celles de Duo posent pb depuis leur achat, mais pas les miennes. Pas de souci non plus du côté du sac. Rien qui pourrait expliquer la couleur des sacs à dos hier soir !

de ce que je viens de lire, il semble que la majorité du carburant est évaporée ou dispersée avant le sol .
Qu’une petite fraction peut atteindre la surface
Que cette fraction est ensuite souvent re-volatilisée ou dégradée rapidement
Qu’aucun effet environnemental massif documenté dans les conditions normales de largage réglementé

Mais pas le temps de vérifier les conflits d’intérets des sources (vu qu’un membre d’une entité de l’avitaion russe s’est joint à des universitaires dans l’une).
Et reste le non respect des normes fixées.

Un film bactérien ? Certains sont gras, d’autres collants. Et apparemment la surface est circonscrite et homogène.

Une fois que les gouttelettes ont atteint la neige, le kérosène est a 0°C, pas gagné pour l’évaporation ! Et s’il neige ensuite, tout cela est enfoui…
Encore pire si le larguage est au-dessus de nuages qui déposent de la neige plus tard : le kérosène est incorporée à la neige.
Lors de la fonte, la pollution dispersée dans le manteau se concentre en surface.
Ce genre de pollution peut aussi être du à des gros feux, style citernes de pétrole bombardées…

Les semelles de ski sont en polyethylene (utra haute densité), qui est une matière très très stable chimiquement. Tu peux mettre à peu près n’importe quoi dessus.
Les défarteurs (fart d’accroche pour le ski de fond) sont des mélanges de solvant genre white spirit.
Par contre c’est pas forcément le cas pour le vernis côté supérieur du ski.

Pour le nettoyage des skis, rien de tel qu’un défartage/raclage à chaud avec du R021 puis un bon fartage juste derrière. Avec ça les spatules sont comme neuves.
Par contre pour le sac bon courage :confused:

Non c’est assez différent du gazole, qui contient beaucoup de cycloparaffines et d’aromatiques type naphatalènes, qui ne s’évaporent pas facilement.

Le kerosène est composé uniquement d’alcanes, ça correspond en gros à du pétrole lampant.
Le gazole a une couleur un peu jaunâtre/brun, le kérosène est incolore.

Les largages se font à plus de 2000m sol (c’est la norme), le reste au sol s’évapore.
À moins d’être juste en dessous quand le largage à lieu.

Par contre niveau particules fines et fumées, c’est moins propre. Et ça pue, suffit de passer à côté d’un aéroport pour se rendre compte.