Remontée sur rappel coincé : risque de cisaillement ?

Une corde spéléo utilisée (avec un descendeur adapté) sur un rappel presque entièrement pendulaire de 70m en canyon ; la corde, proche de l’amarrage, passait sous l’eau dans une goulotte ou il y avais un bec rocheux ; je pense qu’il n’aurait pas fallu remonter sur cette corde.

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C’est la corde de descente ?
La procédure classique de sécurité (contre le frottement et contre un coincement toujours possible) est d’avoir un débrayable. Etait-ce le cas ?

J’ai vu une corde se toncher en 3 passages avec un rappel de qqs m qui passait sur un arête arrondie. La situation était défavorable en raison d’un surplomb, la corde s’équilibrait en se remettant en place en glissant sur 50cm ou plus sur un rocher très lisse, ca a suffit…

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L’installation classique est d’avoir un système débrayable.

Si il n’y a pas de frottement identifié comme problématique, il n’y a aucune raison de débrayer (hors coincement, débrayé tiré…)

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Oui c’était la corde de descente, nous descendions avec des descendeurs spéléo, et le canyon avait été équipé par des « professionnels » pour une compétition (premier appel du barranco la foz de la canal) en Espagne

Et personne pour débrayer au relais ? Les « professionnels » ont envoyé des gens pas compétents (?) en canyon sur ce parcours ?
Ce genre de tonche, ça n’arrive pas avec les techniques adaptées :thinking:

Surtout pour une cascade a priori connu pour toncher les cordes :
https://www.descente-canyon.com/canyoning/canyon-description/2965/topo.html

Il peut être utile d’emmener une protection de corde de type carré pour gérer le frottement de la C70 : de nombreuses cordes tonchées en très peu de passages… Une déviation humaine est indispensable, ou débrayage du haut/bas pendant la descente.

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Ma théorie du dynamique < statique vient de l’expérience que j’ai citée. En l’absence de tests spécifiques ce n’est pas une affirmation définitive.

J’ouvrais la discussion car c’est toujours intéressant de découvrir les croyances erronées qui pourraient mener à faire de mauvais choix (ex: tkt remonte ça ne craint pas trop la corde coincée est dynamique ca va lisser l’usure)

Je suis parfaitement d’accord. Corde bloquée tu ne choisis RIEN, tu subis. La corde est celle que tu utilisais, elle est bloquée donc pas de débrayable ou autre, tu ne choisis même pas si tu as accès aux deux brins.

  1. Si la remontée est sûre tu remontes.
  2. Sinon si tu peux appeler les secours / aide ca vaut probablement le coût de prendre au moins un avis.
  3. Sinon tu protèges la remontée en espérant que t’as bossé le sujet avant histoire de connaître les options et les dangers.

Retour intéressant. Je viens de vérifier le toujours excellent Down (page 366):

Even with protection, the fall would be extreme, meaning you cannot fully trust your frictions-hitches either, as they could fail […] the risk of any fall mitigated against, meaning the climber must always be connected directly to the rope with a self-belay, ideally a running clove-hitch, so they are always fixed to the rope.

Cela confirme l’idée de ne pas faire confiance uniquement à son machard mais d’avoir un point de contact solide avec la corde au cas où.

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En y réfléchissant, à part un revo (ou le futur « roc solo », je ne vois pas trop comment protéger de manière pratique (sans devoir y mettre les mains régulièrement) une remontée sur corde coincée.
Il faut prévenir les chutes « dans les deux sens » : les chutes en moulinette auto assurée (la corde reste coincée lors de la chute), et les chutes en tête auto assurée (la corde se débloque lors de la chute). A moins d’avoir assez de corde pour assurer de manière classique en tête en plus du brin coincé :thinking:

À l’époque, les techniques n’étaient pas forcément les mêmes que maintenant, il n’y avait pas non plus les mêmes topos que maintenant (on avait pas les mêmes infos) et dans le cas d’un canyon avec un flux d’eau en général raisonnable on équipait pas forcément tout « hors crue ». Quand la corde passe un peu sous l’eau, on ne se rend pas forcément compte de sur quoi elle frotte.

Pour une corde, il faudrait surtout caractériser la force de choc plus que la résistance en quasi statique et du coup je n’ai pas de quoi faire ce test. Je peux faire des essais de DMA pour caractériser l aspect visqueux (amortissant) mais je suis assez limité en force avec le matos à ma disposition, donc je ne teste pas.

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Je ne crois pas qu’il y ait miracle. La solution suggérée dans Down est un cabestan que tu déplaces. Aucun doute que c’est pourri et pénible. Bon quand t’en est à remonter sans matos sur une corde dynamique et que ça frotte, tu n’es peut-être plus à ça prêt et ça fait des pauses pour réfléchir à tes choix de vie…

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Est-ce que ça sous-entend qu’une corde augmente sa force de choc en vieillissant ou il n’y a pas de généralité :thinking:

J’avais mis le lien d’un article dans une autre discussion Tests de résistance des matériels usagés et j’avais fait un petit résumé (car le doc n’est pas en accès libre). Ce ne sont que des proceedings de conf. donc il n’y a pas les détails.
Sur une très vielle corde qui n’a jamais servie, la première chose que je commencerai à faire c’est mesurer sa longueur et la comparer à sa longueur initiale à l’achat.

Encore faut il avoir l’info.
Qd j’achète une corde canyon / spéléo, je la mets ds une bassine et la laisse tremper une nuit au moins, avant de mesurer.
Chaque corde perd de qqs % à 7-8 %
Du coup, la longueur achetée est nettement différente de la longueur « finale » que j’utilise.