Posté en tant qu’invité par Tintin:
Météo-France annonce grand beau pour la journée, le manteau neigeux est globalement stable (mettons risque 2 pour ceux qui aiment les chiffres). Je décide donc d'aller faire une grosse bambée dans ce beau massif dont les blanches et immaculées étendues resplendissent au soleil depuis une semaine. Je pars donc (seul ou avec des potes, ça ne change rien, à la question) au petit matin.
Comme je suis un randonneur prévoyant, j'ai mis au fond de mon sac un stock de pâtes à la confiture, un litron de rouge et ma petite doudoune en duvet. Je laisse le portable à la voiture, car dans ce massif où les remontées mécaniques n'ont pas encore grignotées toutes les combes, il ne passe pas.
Brusquement, après 3728 m de dénivelé positif, et à au moins 4h de la voiture, une tempête d'une violence inouïe s'abat sur la montagne (un Spoutnik s'est écrasé ou bien encore il y a un réacteur de central nucléaire en surchauffe qui dégage des quantités colossales de vapeur d'eau dans l'atmosphère ou plus simplement Météo-France s'est grave planté...). En une heure de temps, il tombe 80 cm de neige sur l'alpe et toutes les pentes se mettent à purger. Qui plus est, malgré mon altimètre et ma boussole, l'orientation devient délicate et il y a de nombreuses barres dans le secteur.
Je décide donc qu'il est plus prudent de ne plus bouger et grâce à ma super pelle, je me construit un igloo 3 étoiles. La tempête continue de faire rage, mais j'ai de quoi tenir !
Le soir venu, ma copine ne trouvant pas son petit lit douillet déjà chaud quand elle rentre, commence à s'inquiéter et décide de prévenir les secours.
Les caravanes pédestres ont du mal à arriver sur zone, la montagne est vraiment en mauvaise condition. Ils ne me trouvent pas. Au matin du 3ème jour, c'est enfin l'accalmie. L'hélico du PGHM ne veut pas démarrer, on fait donc appel à un de la SAF.
La tempête étant finie, je décide parallèlement de sortir de mon trou et d'entreprendre mon long retour vers la terre des hommes. A ce moment, la grosse abeille rouge décrit 2 cercles autour de moi, puis se pose dans un tourbillon de poudreuse. Le pilote m'intime l'ordre de prendre place à ses cotés. La descente par mes propres moyens me semblant jouable et connaissant les tarifs de le SAF, je refuse, n'étant pas assuré et sachant mon compte en banque bien démuni...
Qui va régler les frais de recherches ?
