Posté en tant qu’invité par catherine:
Adrien a écrit:
Je me souvient des années 80 en Vanoise, 140 personnes dans
un refuge de 80 places.
oui, c’est vrai qu’il ne faut pas tout regretter !
ça m’est arrivé de passer des nuits à Albert 1er dans des conditions incroyables d’écrasement, et là je pense qu’on était à bien plus que 3 pour 2 matelas !!!
Une nuit, je n’en pouvais plus, on était trop serrés, je me suis assise en bout de bas flan, les pieds dans le vide pour respirer un peu … et je n’ai jamais réussi à me recoucher : ma place avait été comblée !
J’ai terminé la nuit assise …
C’était tellement le cauchemard de passer la nuit là-dedans que j’ai plusieurs fois préféré bivouaqué pour être sûre de dormir.
C’est vrai que la réservation a quand même du bon, et que c’est apréciable d’avoir une couchette entière par personne.
Et c’est peut-être le CAF qui impose de réserver, mais c’est tout d’abord l’hyper fréquentation (donc nous) !
Mais bon, un refuge c’est quand même un refuge, et faut-il chasser dehors tous ceux qui se pointent sans réserver ? même des gens exténués ? des gens sans lampe qui arrivent un peu tard parcequ’ils ont eu des soucis dans une voie et ne redescendent pas aussi tôt qu’ils avaient prévu ?
On peut avoir des réactions « humaines », non ? et se soucier « aussi » des autres, pas seulement de son petit confort.
Ceci dit, il y a peut-être parfois des abus de « surbooking » mais dormir à 8 sur 7 places dans un refuge n’a rien d’anormal, il me semble.
allez, une petite anecdote :
ça m’est arrivé en ski de rando de devoir rebrousser chemin au niveau d’un bivouac parceque ceux qui étaient dedans (les 1ers arrivés) ne voulaient pas se serrer. Résultat, on a fait 1/2 tour en plein orage (avec des étincelles sur les piolets) avec la neige qui tombait, le vent, le brouillard … on a quand même réussi à nous 4 à nous retrouver au refuge italien qui est à côté de Théodule, et là on n’avait pas réservé mais il était bien minuit passé, on a dormi sur les tables de la salle à manger pour ne réveiller personne.
On s’est retrouvés le matin avec les gens qui prenaient leurs petits déjeuners autour de nous en s’excusant de nous avoir réveillés. Les gardiens n’ont pas voulu nous faire payer la nuit, mais s’ils l’avaient fait, cela ne nous aurait pas choqués, du coup, on a pris les petits déjeuners du refuge.
Je ne pense pas que ceux qui avaient dûment réservé ont demandé une réduction parcequ’ils n’avaient pas pu bénéficier d’une table complète pour leurs petits déjeuners !