Rate ta voie .com

Posté en tant qu’invité par KriKri:

:slight_smile: Que voilà un post léger, savoureux et qui m’a fait sourir…Comme je bosse beaucoup en ce moment, cette petite détente pas sérieuse était bienvenue…Merci et sourires…

KriKri

http://www.christine-lavanchy.com/

Posté en tant qu’invité par Lo’escalade:

BUT n°1:

Ma première voie en terrain d’av une parois de 300m , tous commence bien je suis a l’aise je n’ai pas peur… papa hurle " Bout de corde " … Ha ok … je suis en plein milieu de la longueur c’est cool …
Bin oui cette année le nevé est plutôt bas et on a un rappel de 40 ( ptet moins … ) … Le matos de papa … Bonn j’installe un relais sur coinceur … que je defais plusieur fois … ( j’ai peur ! ) une fois content de mon relais … l’aventure continue et jamais je n’ai pu faire un relais sur les relais en place … a chaque fois 3h pour le relais.
Bon c’est pas grave c’est facile … Ah … il commence à pleuvoir … ca dure pas longtemps ouf. On continue.
Denière longueur j’ai mal aux pieddddd *tain de chaussons … je les enlèves, j’assure Papa il fini la voie, la corde se tend, je me leve … Un chausson plonge et disparait … Bon … j’ai les grosses …

But n°2:

Terrain d’aventure encore c’est une belle journée d’avril !
J’accompagne une fille du groupe ( bin oui quoi !) dans une voie facile !
les deux première longueur ce passe plutôt bien je sais qu’au deuxième relais il faut que je parte sur la droite, c’est ce que j’ai fait …
Bordel c’est quand deversant !! quelques spit traine c’est cool … pensant etre dans la voie je continue … j’arrive devant une horrible fissure deversante.
" Ptain c’est 5b ca ??? " Ba j’ai 3 jours de grimpe dans les bras c’est peut être ca … Je souffle, je souffre … ptain ya rien … vraiment rien … je protege par moi même … vraiment deversante cette fissure … je protege… je me vache sur un coinceur totalement explosé … je regarde en dessous de mes pied … un coinceur tous les 40 centimetres … HHAHAHAHAHA
J’ai presque plus rien sur moi … je commence à faire un relais improvisé, content de moi je lève les yeux… UN SPIT !!!
Cooool !
Longueur fini j’arrive sur une jolie vire … et là … et là … et là … Un horrible mur gris deversant … il est hors de question que je m’aventure ladedans !

( Le mur gris c’était un 7b … la fissure deversante un 6b+ mon niveau max à vue )

BUT n°3

J’ai fait la croix de l’été un 6c majeur de 40m à vue!
Sauf que au relais je me sens vraiment mais vraiment pas bien !
Insolation.
Dans les pommes à 40m du sol.
Mon pote me descend et me porte à l’ombre.
Journée la plus chaude de l’été…

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[quote=« Dek, id: 1062933, post:14, topic:103184 »]« Georges : Tu veux que j’te raconte un souvenir?
Dino : Un souvenir? Oh oui.
Georges : Oh laisse tomber, tu t’fous de ma gueule?
Dino : Oh non j’me fou pas de votre gueule, jamais de la vie.
Georges : Et ben j’vais te raconter l’histoire de ce malade qui s’est pointé un soir dans ma chambre d’hôtel, un putain d’énergumène. »[/quote]

Quelle classe !

[quote=« Rozenn, id: 1063334, post:19, topic:103184 »]Les plans foireux, ça doit constituer 80% de ma liste de course. Peut-être que je sous-estime…
En même temps, s’ils n’existaient pas, ce serait beaucoup moins rigolo.

Allez, juste une histoire pour faire de beaux rêves…[/quote]

Très jolie course et très agréable à lire. Je pense qu’avec ce genre de mésaventure et cette qualité de narration, un site dédié, mêlant anecdotes, photos, vidéos, serait une formidable idée :slight_smile:

c2c ?

Quand la course en montagne tombe à l’eau…

[quote]Un homme de 33 ans qui avait pour modeste ambition initiale de se rendre à la piscine de Crolles depuis le village de La Rivière s’est égaré et a dû être recherché en montagne par la CRS des Alpes toute la nuit de samedi à dimanche.

Ce candidat à la baignade, âgé de 33 ans, avait décidé samedi après-midi de rejoindre à VTT la piscine de Crolles par le chemin des écoliers. Mais c’est le chemin des sangliers qu’il a fini par emprunter avant de se perdre totalement et d’appeler les secours.

Tout se serait assurément beaucoup mieux passé si le vététiste, engagé dans une impasse, n’avait pas commis l’erreur de poursuivre son chemin sur une sente touffue qui, au lieu de le conduire vers Crolles, a continué à grimper vers les falaises voisines du funiculaire. Parvenu dans une sombre ravine, le cycliste obstiné, plutôt que de capituler, a décidé d’escalader des pentes broussailleuses que le plus téméraire des bouquetins aurait boudées à coup sûr.

Le courageux baigneur, dont l’enthousiasme crapahuteur commençait tout de même à faiblir après toutes ces heures passées à grogner dans les broussailles, a fini par abandonner sagement son vélo.

Et, au détour d’un fourré, il s’est retrouvé nez à nez avec un parapentiste qui, sans doute victime d’un aléa aérologique, avait fait un retour au sol prématuré. Entre amoureux des grands espaces sauvages, il est naturel de s’entraider : aussi le parapentiste conseilla-t-il à l’ex-vététiste - et futur baigneur - de poursuivre son ascension par une petite sente. Quelque temps plus tard, l’amateur de natation et de végétation comprit que cette voie ne le menait décidément nulle part. Après avoir marché quatre heures, il se trouvait maintenant sur une sorte de jardin suspendu, sans pouvoir raisonnablement faire demi-tour.

La mort dans l’âme, il appela donc les secours. Vers 18 h 15, un hélicoptère de la Sécurité civile décolla avec plusieurs sauveteurs de la CRS des Alpes à son bord.

L’affaire aurait pu être réglée en quelques minutes mais le téléphone portable de l’ex-futur baigneur eut l’idée formidable de tomber en panne : impossible, dans ces conditions, de guider l’hélicoptère jusqu’à lui.

Voilà comment une dizaine de secouristes se trouvèrent bientôt engagés dans les austères broussailles des contreforts de la Chartreuse. Au crépuscule tout d’abord, on trouva le vélo du disparu, ce qui était un bon début. Puis les secouristes se firent attaquer par des guêpes, ce qui les contraria (car les sauveteurs, quels qu’ils soient, n’ont qu’un seul mot d’ordre : intervenir dare-dare).

Malheureusement, il fallut attendre 2 heures du matin - après de longues recherches dans les ravines, les buis et les genévriers piquants - pour localiser le randonneur improvisé. On s’aperçut que, somme toute, il avait bien fait de ne plus bouger d’un pouce car il se trouvait au sommet d’une falaise d’une centaine de mètres.

Les sauveteurs parvinrent à lui faire comprendre que son salut viendrait du ciel pour peu qu’il veuille bien attendre le jour. Et à l’aube, le vététiste aventurier fut treuillé en trois coups de cuillère à pot avant d’être déposé dans la vallée. L’histoire ne dit pas s’il s’est ensuite rendu (par la route, bien sûr) à la piscine de Crolles pour piquer une petite tête.

par Denis MASLIAH le 04/10/2010 à 05:00[/quote]

Quinquagénaire plus tout à fait vaillant, je me remets sur la trace de mes « exploits » passés… Après 25 années et quelque sans toucher le rocher, ça ne va pas sans déconvenues. Bon, heureusement les jeunes générations ont équipé les rochers de points tout aussi solides qu’abondants… mais les prises manquent: on dirait que le rocher à rétréci.
Passage obligé d’une génération « old style » le toit de la béda à Buoux (oui je sais, les djeuns font ça les mains dans les poches)
J’ai le mode d’emploi en tête, par coeur, : cablé de 13 dans la fissure, gros baquet à droite, épisode « pendu par une main et sakapof », talon gauche on tire dessus on chope les baquets et c’est fini!
Acte deux réalisation… tiens la fissure de la première longueur résiste grave! bon, j’arrive au toit, coinceur, talon, je chope les bacs: c’est fini? Et non, plus de jus! épisode honteux, semi reptation, j’enquille comme je peux un friend et je me tire comme un salaud… et M.

Pour ceux qui avaient raté cette « anecdote amusante », la fissure en arc de cercle

But dans le dièdre du puits, à la falaise du prieuré.
Fache, ce dièdre m’avait tapé dans l’oeil. Tentative de départ direct au lieu du zig zag par la droite… mais après quelques mètres trop d’herbe et quelques prises fragiles. Difficile de placer les protections… But (mais ça parait possible, j’ai repéré les tailles nécessaires et je reviendrai!)
Bon, je fais le tour comme je peux et me voilà au départ officiel. La première moitié est un régal, quelques blocs instables et un peu d’herbe, mais escalade en fissure de toute beauté. Un cran plus dur que la fissure d’en haut du grand parcours, dans le même genre .
Mais à la moitié au lieu de prendre à gauche en dalle, je continue tout droit dans le dièdre et là ça se corse! Les pitons deviennent plus rares et plus vieux, par contre c’est beaucoup plus dur et j’ai nettement moins de scrupule à les mousquetonner. Quelques vraies renfrougnes de chez renfrougnes « off width » entre le coude et la main…et à quelques mètres du sommet je me déballonne au moment de faire sans doute le dernier pas.
C’est peu dommage car j’ai plutôt mieux grimpé que d’habitude, mais c’est le jeu, et 6a+ fissure c’est un poil cher pour moi. Pas grave, je reviendrai… avec un marteau au fond du sac, la balayette et un sécateur :slight_smile:
La prochaine fois je rentre la sortie, promis

Up…

C’est pas moi, mais je le mets quand même : Il chute de son hamac et abandonne le GR20 au bout de 300 mètres | Corse Matin
Bon c’est drôle mais ça aurait pu très mal tourner pour lui!