Posté en tant qu’invité par Stalker:
Article du Monde du 14/10/2003 : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-337966,0.html
M. le premier ministre vient de déclarer que le « sentiment de gratuité » est une des causes de la dérive des comptes de la Sécurité sociale. « Faut-il couvrir dans les mêmes conditions une fracture du bras causée par une chute dans la rue ou par un accident de ski ? »
Voici quelques idées que cela m’inspire :
0. De quoi on cause ? Je me demande la part que représentent dans le coût de la Sécu les accidents liés aux sports dits à risque ? Le foot est-il un sport à risque (il me semble qu’il y a un plus fort taux d’accidents - je me trompe ?) ?
- Est-ce le « sentiment de gratuité » qui pousse le skieur ou (pire) l’alpiniste irresponsable de se casser la figure ? L’obligation de payer le chirurgien de ma poche me rendra-telle plus prudent en montagne ? S’agit-il de nous empêcher de prendre des risques, et donc d’aller en montagne ?
- Est-ce que je dois dénoncer à la Sécu mon voisin qui picole après le boulot ? Après tout il coûte encore plus cher à l’assurance-maladie que l’alpiniste. (Le pire étant l’alpiniste qui picole…). Et les irresponsables qui ont attrapé le SIDA, à force (beurk!!!) de forniquer sans capote ? Et le type qui a raté son suicide du 5-ème étage, et qui a passé un an entre chirurgies et rééducations, sans compter le coût de son fauteuil roulant, cet enfoiré !!! Est-ce à nous gentils contribuables de payer pour ses conneries ?
La Sécu serait réservée aux gens responsables qui ne font pas de sport, ne boivent pas et ne fument pas, baisent avec une capote, et ne ratent surtout pas leur suicide. Pour les autres il y aura les assurances privées.
Pour être constructif, je propose de classer « à risque » une catégorie spéciale des adhérents de la Sécu : les gros cons. Car être con revient en définitive encore plus cher que d’être gros. A méditer.