Qui sont les gens qui montent a midi?

Posté en tant qu’invité par mahi:

tant qu’il ne mord pas et aboie comme un roquet tu ne risques rien :wink:

Posté en tant qu’invité par Pïerre:

pour moi , une ascension débute au levé du jour pour la moyenne montagne et la nuit > plus haut.

Dans le post de départ il y a quand même des généralités qui sont censées s’appliquer tout le temps et qui pour moi n’apportent aucune sécurité supplémentaire (au contraire)si on les applique sans prendre en considération toutes les données d’une course

Posté en tant qu’invité par J2LH:

h2o a écrit:

sur ta terrasse !!!..moi je te parle de rando…

Bah, on a tout de même fait 1000m.

Ce que tu ne sembles pas comprendre avec tes généralités (« à 15 heures il y a longtemps qu’on doit être à la voiture ou au refuge ») c’est qu’il y a une différence entre descendre une pente à 45° en plein soleil depuis plusieurs heures et redescendre par des pentes douces qui ne présentent aucun danger.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Il n’y a pas de quoi en faire un plat.
On peut monter à midi dans les coins qui ne risquent pas. Mais il ne faut pas monter à midi dans les coins qui risquent. C’est simple.
Si on monte à midi dans les coins qui ne risquent pas, tout ce qu’on risque éventuellement, c’est la déshydratation et /ou l’insolation…il y en a qui aime.

Posté en tant qu’invité par Marmotte:

c’est marrant, on s’est fait la même réflexion en redescendant du Grand Som hier : il était 12h quuand on arrivait à la chapelle St Bruno, et on croisait encore des gens qui montaient (rejoindre la foule plus haut, celle qui montait pendant qu’on descendait, et pourtant on n’ est pas des hyper-rapides : on part tôt!).
Même réflexion avant-hier au Petit Arc… et même réflexion très souvent! du coup, on se demande pourquoi un accident comme dans les Bauges (à 16h50) n’arrive pas plus souvent…

Sans parler du danger de partir tard, je trouve plus agréable de partir tôt car il y a bcp moins de monde. et faire la sieste l’après-midi après une matinée en montagne, c’est génial!

Marmotte.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Marmotte a écrit:

très souvent! du coup, on se demande pourquoi un accident comme
dans les Bauges (à 16h50) n’arrive pas plus souvent…

Parce que l’accident des Bauges ne s’est pas produit à 16h50 mais vers 15h20 alors qu’ils étaient en pleine forêt (forêt dense) et quasiment au parking. Il leur a fallut 1h30 pour prévenir les secours.

Posté en tant qu’invité par h2o:

oui t’as raison…il faut savoir aussi qu’en cas de pépin vers 16heures , le temps de prévenir les secours , que ceux ci mettent en place leur logistique parfois lourde , et ben la nuit est vite là et peut compromettre les opérations de secours ou les ralentir…

Posté en tant qu’invité par P’tit Bouchon:

D’une part, les horaires de départ et de descente, ainsi que le temps passé à buller au sommet ça dépend de plein de choses: l’itinéraire choisi, la vitesse d’ascension, la température, l’exposition, le vent, la météo, l’éventualité qu’il y ait des passages techniques (risque d’y passer du temps)… ça m’est arrivée plus d’une fois d’attendre 2h au sommet que ça décaille, et à l’inverse de rebrousser chemin parce que c’était trop tard. d’autre part, il y a des coins qui ne voient pas le soleil en hiver, tu peux y aller à 2h du matin ou à 16h, ça ne change rien. En Est, ça peut aussi être au soleil jusqu’à 9h, puis repasser à l’ombre, résultat à 14h c’est tout béton (cf bas des combes Blledonniennes versant Maurienne).
Tout ça pour dire que les recettes toutes prêtes du style « à 11h au sommet à 12 h à la voiture » / « ceux qui partent tard sont des inconscients » m’agacent. Il faut réfléchir avant de prévoir une rando, et ça s’apprend (et on a jamais fini d’apprendre d’ailleurs). On passe souvent plus d’une heure à définir quelle orientation (pour avoir de la bonne neige, dépend de la nivo, du temps, de la saison…), quel objectif (prend aussi en compte la forme des troupes), à quelle heure faut descendre (prévoir une marge), donc à quelle heure faut etre en haut, donc à quelle heure faut être en bas, donc à quelle heure est le rendez-vous (prévoir une marge ;-).
Pour la même rando, y’en a qui vont compter trois heures de moins, d’autres trois heures de plus.

Une remarque sur la phrase « en collant sous un avalanche etc »: en cas d’ensevelissement, il y a déjà un important pourcentage de décés par traumatisme (et là collant ou pas ça ne change rien), également de décés dans les 2-3 minutes par asphyxie (cage thoracique comprimée, voies aériennes obstruées…) puis aprés on rejoint les 15 min etc. Le risque de décès par hypothermie n’est peut être pas le plus marqué. De plus, en goretex bien trempéee de transpiration, tu vas te refroidir plus vite qu’en collant sec.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

h2o a écrit:

oui t’as raison…il faut savoir aussi qu’en cas de pépin
vers 16heures , le temps de prévenir les secours , que ceux ci
mettent en place leur logistique parfois lourde , et ben la
nuit est vite là et peut compromettre les opérations de secours
ou les ralentir…

Bien sûr mais il ne faut pas généraliser non plus, ce n’est pas être inconscient que de prendre son temps avant de descendre quand la descente est sans danger.

Posté en tant qu’invité par mp2:

ou est le problème y a le portable, l’hélico qui n’attend que ça pour être justifié, allez y montez plutôt vers 14h00 on ira vous chercher à la nuit …

Posté en tant qu’invité par mahi:

justement, je sais combien coute l’heure d’helicoptère ( 1000 euros) mais je n’ai aucune idée du coût de la maintenance annuel.

Posté en tant qu’invité par Marmotte:

apparemment, personne n’a les mêmes infos sur cet accident des Bauges… faudra attendre de lire les commentaires de l’ANENA qui devrait quand même faire l’analyse scientifique correcte. je ne dis plus rien dessus!

Posté en tant qu’invité par y2:

h2o a écrit:

de la part de quelqu’un qui se dit du caf , on attend un
discours et un message beaucoup plus responsable…y’ a des
messages de sécurité très simple à envoyer plutôt que des
provocs et des discours puérils…si toi en ce moment t’as
envie de prendre 3 heures pour bouffer sur ton sommet , c’est
ton problème , mais t’es pas un exemple à suivre…

Y’a vraiment des messages debiles par moment. Surement parce que de voir simplement marqué J2LH ne peut qu’entrainer une reaction epidermique de certains anémiés du bulbe.

  1. Un gars du CAF n’a pas le droit de faire une blague.
    Non bien sur, les atrophié du bulbe ne comprennant pas l’humeur, faudrait pas les enduire d’erreur. Surtout pas quelqu’un avec une veste « monsieur plus »
  2. On ne prend pas 3h pour faire une pause au sommet
    Ah ben non alors, y’a des abaques dans tous les livres, faut surtout pas depasser 20 minutes, apres ca fait tomber les avalanches.

Enfin pour repondre plus généralement, qui sont les gens qui sortent en hiver? Avant on ne faisait pas de ski en montagne avant avril, les vieux ont toujours raison? Les pratiques ne doivent jamais evoluer?

Avant la regle au CAF c’etait « de retour avant midi », comment on fait pour skier un couloir ouest en avril avec une telle regle?

Depuis 10 ans, en moyenne 30 personnes tuées dans les avalanches au cours de l’hiver, pourtant le nombre de randonneurs à skis à au moins triplé pendant ce temps. Alors doit on encore etre « orifié » (caribou, plaqué or par des pratiques non estampillées années 60) par la rando telle qu’on la pratique aujourd’hui?

La montagne, à lire certains posts, ce n’est plus un espace de liberté. C’est un truc codifié, reservé à une elite, pour la pratique de laquelle il faut 50 pastilles label rouge et un gros bourrage de crane des consignes de sécurité. Pour ceux qui ne suivent pas les regles, pendaison par les ouilles, opprobe publique et privation des droits civiques.
La montagne c’est d’abord la nature et la nature c’est sauvage, pas balisé, pas codifiable et dangereux. Une fois que tu sais ca, tu choisis d’apprendre, d’etudier et d’aller voir ou de rester dans la vallée. Le reste c’est dans les livres, dans l’experience de ceux qui evoluent dans cette nature et tout ca c’est accessible à presque tous les pratiquants.

Moi aussi je fais des pauses de trois heures, sieste comprise, je sors à skis en decembre/janvier, je fais des sorties l’apres midi et si je le dis c’est en supposant que ceux qui me lisent ont un minimum de connaissances du milieu (on croirait meme qu’il n’y a que des pros à lire tous les posts, enfin plutot des gens qui se croient pros). Si certains prennent tout au pied de la lettre alors tant pis pour eux, je ne suis pas leur mere et sans un minimum de recul on a rien à faire en montagne. Peut etre qu’un jour je me ferais avoir par un piege con comme la lune, mais c’est mon choix puisque je veux evoluer dans un milieu hostile. Si je n’ai pas assez appris/compris, tant mieux pour moi, c’est dans ce cadre que j’ai choisi d’evoluer, pas dans celui des regles et des abaques qui sont censés tout decrire et expliquer (des choses pleines d’exceptions au final…)

Alors les messages, c’etait mieux « à vent », « dans les années 60 on faisait pas ca », « mais c’est ecrit dans les livres pourtant » ou encore « quoi, tu sors par risque 3? », « à la télé ils ont bien dit que c’etait dangereux en hors pistes » « hein! t’es pas passé par la voie normale?! »…

Olivier, plutot que de s’exciter sur un forum, les gars qui montent à midi, tu leur pose la question. Au pire ils t’envoient chier, au mieux tu leur apprends quelque chose ou eux t’en apprennent une autre. Dans tous les cas, tu à ta reponse (que tu ne trouveras pas ici) et en plus c’est enrichissant pour toi et/ou pour eux

A bon entendeur, bonnes courses

Posté en tant qu’invité par Brigitte:

Je partage ton point de vue y2 .

Posté en tant qu’invité par Alex:

salut y2,

t’énerves pas, ça en vaut pas la peine ;o))

y2 a écrit:

enduire d’erreur
c’est pas « induire en erreur » ? C’est peut-être de l’humour ;o))

  1. On ne prend pas 3h pour faire une pause au sommet
    lorsque j’ai fait l’Aiguille des Glaciers (enfin l’antécime neigeuse) en mai dernier, nous avons une pause de plus de 2h au sommet, l’orientation SW nécessitant un bon ensoleillement pour ramollir la neige. Parfois en partant tôt, on profite d’un beau sommet en conservant de très bonnes conditions de sécurité…mais ça, tu l’as dit aussi bien que moi ;o) avec ironie certes !

Ah ben non alors, y’a des abaques dans tous les livres, faut
surtout pas depasser 20 minutes, apres ca fait tomber les avalanches
je croyais que c’était 25 ;o))))

doit on encore etre « orifié » (caribou, plaqué or par des
« horrifié » je dirais ;o)))
Sinon sur le fond tu as entièrement raison, il y a des gens qui se forment en nivologie, mais d’autres qui s’en foutent…et ça peut être révoltant parfois, je comprends certaines réactions « épidermiques » parfois rencontrées.
Exemple, samedi dernier, nous montons au Grand Ferrand, deux gars nous rejoignent, nous suivent, discutent un peu. Le constat est sans appel, ils n’ont pas de carte, ne savent pas vers quel sommet ils vont (ni sa difficulté), et s’arrêtent au pied de la pente terminale (250m à 40°), seul instant de lucidité de leur sortie. Bon, je m’arrête là, je n’ai rien contre eux, mais ils peuvent effectivement donner une mauvaise image du randonneur à skis…

gros bourrage de crane des consignes de sécurité.
C’est comme tout, il y a un apprentissage nécessaire, mais ensuite c’est la formation qui compte, et surtout l’accession à l’autonomie, ce que le CAF de manière générale ne permet pas toujours à ses membres…tout dépend de l’esprit du chef de groupe. Dans le club étudiant dont je fais partie (affilié au CAF Isère), il semble que pas mal de chefs de sortie aide les gens à acquérir une certaine autonomie (rocher, cascade, spéléo, ski de rando,etc.)

bon ski à tous
Alex

Posté en tant qu’invité par Nicolas:

Pïerre a écrit:

Etre dans une orientation Est au mois d’avril quand il fait
chaud à 9h du matin peut être extrêmement dangereux.

Faféfur, surtout si y’a de la fraiche mobilisable en train de s’humidifier!

Par contre
se trouver dans une face W à 12h quand il fait froid peut être
sans danger.

Au contraire même : si à 12h ça n’a pas encore décaillé (ce qui est probable en W ces temps-ci) ça peut rendre une pente S3 juste un peu raide, vers 35°, en course de ski extrême à exposition maximale, parce qu’un bonne gamelle sur du 35° béton, c’est pas facile à arrêter…

Un souvenir par exemple : face nord du mont d’Ambin, début Juin (1998 je crois?) : je monte face sud, j’arrive à 11h au sommet… et je suis obligé de glander 3h pour attendre que la face décaille un peu (c’est un peu raide en haut).

Evidemment, c’est mieux dans ce sens-là où l’on peut attendre, que d’être obligé de remonter dans le temps! ou d’attendre le lendemain :o(.
Mais bon, on n’assure pas sa sécurité en montagne avec des formules simplistes.

Posté en tant qu’invité par Alex:

je croyais que le Gore-tex évacuait la transpiration, on m’aurait menti ?
;o))

Alex

P’tit Bouchon a écrit:

De plus, en
goretex bien trempéee de transpiration, tu vas te refroidir
plus vite qu’en collant sec.

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

pareil que Brigitte, P’tit Bouchon, y2 et tous les autres qui sont capables de réfléchir par eux-memes et prendre leurs propres décisions et qui ne dissertent pas sur un accident sur la seule pas des infos fournies par france1 et tf2.

Posté en tant qu’invité par Flo:

Salut,
Est-ce que l’anena rend « publique » ses rapports sur les accidents en avalanches?

Posté en tant qu’invité par laurent:

Moi , je suis un tout petit amateur et je tombe sur vos échanges.
Je regle le problème d’une autre manière : je prends un guide et c’est lui qui décide en fonction de tous les critères vus plus haut.
Pour un gars des plaines comme moi , il s’agit du meilleur conseil qui vaille ; on évite alors le petit grain de sable qui devient rapidement un gros rocher !