très précisément professionnel = moyennant rémunération
[quote]Ca veut dire que l’activité encadrée est ouverte à tout le monde.
Par contre, en cas d’accident, la responsabilité est recherchée, en particulier au niveau de la personne la plus « compétente » et le président de l’association également.
Cependant, surtout si les personnes incriminées ne sont pas compétentes, un juge veillera à ce que la communauté de communes ait pris toutes les précautions possibles pour éviter les accidents. Notamment, il aura fallu « vérifier » la compétence des gens utilisant le mur.
Une des précautions est de vérifier que les encadrants possèdent au moins un diplôme fédéral même si ce n’est pas un diplôme professionnel.
L’autre serait de « déléguer » cette responsabilité à la FFME (c’est son rôle aussi) en affiliant l’association à la fédé ou à une autre fédé affinitaire (comme la FSGT).
En conclusion, il n’est pas trés prudent de laisser l’accès à une association dans les conditions que vous décrivez.[/quote]
Il y a un précédent jurisprudentiel, celui de la structure artificielle de glace de Valloire auxquels des jeunes en stage de cascade (mineurs proches de la majorité) ont eu accès librement la nuit pendant que l’encadrement dormait. L’un d’eux s’est tué, le maire a été condamné pour ne pas avoir pris des précautions en interdisant l’accès aux personnes non encadrées ou suffisamment qualifiées.
Je ne suis pas d’accord avec cette jurisprudence, qui n’a d’ailleurs pas fait l’objet d’un appel, car on ne ferme pas matériellement l’accès aux voies d’escalade ni aux via ferrata, hors celle de Grenoble (« les prises de la Bastille ») et personne ne contrôlent la qualité des encadrants, ni d’ailleurs des usagers.
Il y avait d’ailleurs eu un débat lors de la loi Buffet réformant la loi sur le sport, certains ayant imaginé d’imposer non seulement aux clubs mais encore aux groupes informels l’obligation d’avoir des encadrants qualifiés pour les activités « à risque ». Cela a été finalement écarté au niveau du projet de loi.
On peut donc dire que si le législateur n’en a pas voulu, c’est que ce n’est pas dans le droit, argument néanmoins assez faible.
Henri Balmain, magistrat honoraire, conseiller juridique de l’OPMA http://240plan.ovh.net/~cafgo/spip.php?rubrique80