Posté en tant qu’invité par Cosette:
1200€ ou1500€?
La différence n’est pas « substantielle », elle te permet quelques écarts occasionnels, et non des exubérances. C’est à peu près ce que je gagne, et à vrai dire, je crois que les besoins s’adaptent au salaire. Et avec 2000€, j’aurai sans doute aussi des fins de mois très justes!
Je suis d’accord avec les « philosophes » qui me précèdent. Je vis correctement, sans excès. Quand je me paye une nouvelle fringue ( de ville, de montagne), je me rend vite compte que ce n’est seulement ça qui nous permet d’être bien dans notre peau. « Avoir » n’est qu’un leurre.
Nous n’avons pas les capacités financières de nous endetter pour avoir ne serait-ce qu’une petite maison. Tout ce que l’on peut avoir, en s’endettant 20 ans quand on gagne 1500€, n’est qu’un petit appart en centre ville. Nous avons renoncé à devenir « propriétaires » et vivons très bien, en location, dans une partie de maison en pleine montagne. Nous n’avons pas envie de renoncer à tout (une nuit en refuge, un petit voyage, un week-end en montagne, du matériel à remplacer, etc.)juste pour un appart de misère. Et sommes très heureux ainsi…
La vraie question « existentielle » n’est donc pas tant « qu’est-ce qu’un bon salaire? » que comment être heureux (avec n’importe quel salaire)?, comment prendre du recul, n’éprouver ni colère ni rancoeur devant ces gens si riches qui nous obligent à revendre les biens de nos familles dont nous ne pouvons pas jouir tant les droits de successions sont lourds. Bref, c’est très dur, même avec 1500€, mais il est nécessaire de réussir à se détacher et à reconnaître que notre bonheur ne dépend pas essentiellement de cela.
Mais bon, c’est peut-être là la philosophie des « classes moyennes ». On fini par ériger en bon principe ce qu’on est obligé de faire.
Bien, j’arrête de raconter ma vie. Malgré tout le détachement que j’essaie de montrer, vous vous rendrez compte, sans difficulté, que j’ai toujours du mal à avaler d’avoir du me séparer de « ma » ferme et « mon » champs" dans « mes’ » montagnes, celles où j’ai été élevée, celles dont j’ai bu l’eau (si, si, dans le biberon même!). C’était justement tellement « inestimable » que le tout à été évalué une fortune!
Voilà, j’ai fait ma « cosette » 5 mn, je me suis lamentée. Soyez indulgent. Merci.
Bon ski ce week-end.
Pour moi, d’ici là, la question existentielle sera " buet" ou « tête rousse »? ou les deux ? si le temps le permet! Mais là encore, soyons « philosophes »: ne faisons pas dépendre notre bonheur du temps qu’il fera!
Gros bisous, cette fois j’ai vraiment fini.
ciao bye