Intéressant d’avoir un autre angle, mais il ne m’a pas convaincu.
Je ne suis pas sur qu’il fasse de la montagne !
A mon sens, dans certaines situations, l’expérience envoie des alertes « automatiques » : il fait glacial, elle est crevé, l’heure avance, la météo est médiocre. Et malgré tout on continue ?
Procès suite à l'accident au Grossglockner
Tu ne rates rien, ce sont juste des spéculations sur des biais cognitifs. Qui sont possibles, mais quand à savoir qu’est-ce qui exactement était conscient ou inconscient dans les prises de décisions de ces 2 personnes, il n’en sait rien. Mais il en fait une vidéo…
C’est normal, c’est son business …
Et bien normal aussi, je ne regarderai pas ses vidéos si je tombe dessus par hasard…
Il a conscience qu’il ne débite que des généralités dans sa vidéo, et que donc elle peut être générée par IA ? Donc le travail du gars est inutile.
Oui. On parle de ballade/rando : pas d’alpi.
Le problème ne vient pas d’une rando inadaptée, mais parfois du comportement (changement d’objectifs, prise de risque, etc).
Avec des proches qui font peu de montagne, c’est compliqué de leur dire qu’ils peuvent aller crever tout seul mais que moi je rentre.
D’autres éléments intéressants dans un article de alpin.de, mis à jour au fur et à mesure :
Alpinistin stirbt am Großglockner: Gutachten soll Klarheit bringen
Traduction partielle d’une passe d’armes entre les secours et le survivant de la cordée, datant de juin 2025:
La semaine dernière, le compagnon de la jeune femme de 33 ans décédée de froid sur le Grossglockner en janvier a publié un communiqué par l’intermédiaire de son avocat. Il y formule de graves accusations contre les secouristes et la police. Principale accusation : l’opération de sauvetage a été déclenchée beaucoup trop tard, malgré un appel d’urgence passé aux alentours de minuit.
Après le premier survol de la crête par la police en hélicoptère le soir du 18 janvier [à 22h50 d’après les autres articles], « tout allait encore bien », a déclaré l’accusé par l’intermédiaire de son avocat. Ce n’est que peu après minuit, lorsqu’il a passé le premier appel de détresse, que le groupe d’alpinistes s’est retrouvé en difficulté. L’homme de 36 ans l’a confirmé lors d’un second appel de détresse vers 3 h 30 du matin. Le fait que les secours ne soient arrivés que le lendemain à 10 h était trop tardif, selon le témoignage du survivant.
Hier, dimanche 22 juin, la police alpine a publié un démenti, accusant au contraire les personnes mises en cause de « semer la discorde au sein de la police alpine et de fabriquer de toutes pièces des accusations de faute professionnelle. […]
Les services de secours avaient clairement identifié le danger imminent « plusieurs heures avant l’incident mortel » et avaient lancé des « enquêtes approfondies » sur l’identité des deux personnes présentes sur la crête du Stüdlgrat. « Bien qu’une ligne téléphonique existât, plusieurs tentatives pour les contacter ont échoué. Malgré des conditions de vol difficiles, l’hélicoptère de la police a décollé de nuit et a pu établir un contact visuel », ont déclaré les secouristes.
Cependant, comme les deux personnes avaient tourné le dos aux sauveteurs, l’hélicoptère est retourné dans la vallée. Ce n’est qu’après minuit que l’appel de la personne qui l’accompagnait a été reçu. « L’existence d’une situation d’urgence n’a pas non plus été signalée lors de cet appel », indique le rapport de police. À ce moment-là, les vents sur la montagne étaient déjà si violents qu’un nouveau vol aurait été impossible sans mettre en danger la vie des secouristes.
Selon l’accusé, la situation n’est devenue critique que vers minuit, raison pour laquelle, d’après son avocat, il a demandé de l’aide dès le premier appel : « La femme, qui est malheureusement décédée, s’est considérablement affaiblie. À 0 h 35, mon client a contacté la police de montagne. Il a signalé que la situation était très grave. On lui a répondu que l’hélicoptère ne pouvait plus intervenir. Mon client a alors tenté pendant plus d’une heure et demie de rester auprès d’elle pour la rassurer. Voyant que c’était devenu impossible, il a tenté une dernière approche et s’est rendu dans ce refuge de montagne dans l’espoir d’y trouver de l’aide. Il a ensuite de nouveau contacté la police », a déclaré l’avocat de l’accusé.
Je ne comprends pas le « tout allait encore » bien à 22h50, puis « à 0h35 la situation était très grave ».
Moi non plus… pas tellement étonnant qu’il y ait des poursuites.
Bizarre de passer en l’espace de 1h30 de « tout va bien » à « urgence vitale »
La déclaration du survivant « tout allait bien à 22h50 » et le témoignage des secouristes en hélico « ils nous ont tourné le dos quand on les a eu en visuel » ont l’air de concorder.
Ensuite les deux parties se renvoient la balle concernant le degré d’urgence signalée lors de l’appel à 0h35.
Ok, pourquoi pas.
Mais faut déjà être un peu cinglé pour estimer qu’à 22h50 en janvier à quasi 3700m alors qu’on fait du sur-place depuis plusieurs heures sur une arête alpine et qu’on a toujours pas atteint l’objectif du jour, « TOUT VA BIEN »…
Toute la question pour le tribubal va aussi être d’évaluer à quel point la femme décédée estimait aussi à ce moment là que tout allait bien…
Oui en plus sans tente, sans duvet, c 'est incompréhensible car c’est clair que la il y avait un sérieux problème…
Je dis ça je dis rien: le vent s’est vraiment levé et rapidement la situation est devenue critique ?
(mais d’après la police, même dans l’appel de 0H35 " L’existence d’une situation d’urgence n’a pas non plus été signalée lors de cet appel"). Version du seul survivant (et mis en cause), version de la police…
Comme il le précise ce qu’il tente d’analyser dans cette affaire ce sont les faits, les incidents observables et le tout pour tenter de formuler des hypothèses.
Ce qui l’intéresse aussi c’est de voir que dans les pires situations une personne normale qui subit un stress intenses peut basculer dans une situation psychologique extrêmes qui génère des comportements qui vu de l’extérieur semble incompréhensible.
Donc pour moi il donne des pistes de compréhension et ne cherche pas à convaincre que les hypothèses qu’il formule sont les bonnes pour expliquer les comportements et interactions entre des deux personnes dans cette tragique histoire.
Je ne partage pas cette opinion.
Si je suis le + expérimenté, et si ds une discussion « continuer au sommet ou faire demi-tour », je dis posément « moi je ne vais pas au sommet, je pense que c’est trop risqué, compte tenu de l’heure, des conditions, de notre rythme »…
Crois tu que bcp de gens adultes vont dire « et ben moi j’y vais » ?
Si j’objective les risques et que je les mets en face du timing et des contraintes pour le groupe ?
C’est un résumé rapide d’une situation dans lequel je me suis trouvé et qui a conduit à un accident .
J’en ai conclu que les enchaînements de petites erreurs et leurs conséquences qui conduisent à l’accident sont complexes et difficiles à analyser même pour ceux qui y ont été impliqué et surtout pour le plus expérimenté du groupe que j’étais.
Un hypothétique passage devant un tribunal dans l’histoire qui m’a concernée n’aurait fait que survoler voir ignorer cette complexité.
Et je n’aurais pas apprécié de lire certains commentaires lu ici au sujet de ce qui nous est arrivé. Commentaires qui se seraient basés sur ce que d’autres auraient publié dans des articles de presse ou autres supports médiatiques.
Donc je pense qu’il restera, malgré le futur procès de cet accident au Großglockner, une part d’ombre dans le huis clos de ce couple qui s’est engagé dans cette ascension et qui a conduit au drame que l’on sait.
Ça chauffe parfois en montagne :
1_ Tête de l’Aupet ski de rando janvier groupe héteroclite.
Glissade sans gravité d’un membre vers 2200m
"On va pas au sommet trop tard.
Une membre: on n’est pas des gonzesses ( sic) on y va.
Non il est trop tard
Si j’y vais, je te décharge des responsabilités.
Toi oui, mais ton assurance ne l’entendra pas comme ça.
Finalement la neige arrive et met tout le monde d’accord.
2_ Un retraité de fraiche date et son neveu inexpérimenté montent comme des fusées en raquette.
On pause après 2h et voit au loin tonton allongé et neveu planté comme un piquet, muet.
On finit par les rejoindre et neveu dit, toujours aussi stoïque : je crois qu’il y a un problème majeur.
En effet le décès est assez évident. Ça s’est passé en 5 secondes, apprendra t on.
Il faut monter 300m pour appeler les secours et l’hélico arrive après une bonne heure. La toubib a vite compris, et fait qques gestes de secours par politesse pour le neveu.
Puis les 2 gendarmes passent sans transition aux choses sérieuses et commencent par demander aux personnes qui ont géré ( donc nous, 2 personnes hors groupe) : C’est vous le guide ?
Bigre, aussitôt ils cherchent le responsable…
Ça s’est vite fini sur place mais un goût un peu amer …
Pour moi, attitude évidente :
- avoir des témoins, bien poser les choses, expliquer la difficulté de la situation ds un cadre associatif, caler le retour.
S’il y a des témoins comme quoi l’organisateur a proposé une décision et n’a pas été écouté, pas trop de souci.
S’il n’y a pas de témoin, ca va être + compliqué…
…
Et ne pas la remmener ensuite à une prochaine sortie ! (et passer le mot sur l’incident aux autres encadrants)
C’est clair, après l’un des trucs qui peut peut être expliqué, c’est qu ils ne voulaient surtout pas payer les secours à ce moment la car payant la bas ?
Franchement je ne vois rien d’autres
Un type expérimenté qui ne sait pas que le secours est payant ? et qui n’a pas d’assurance ?
Est il vraiment expérimenté ?..
Ben il le savaient justement si c’est cela?
Apres cette histoire est du n’importe quoi, est ce que quelqu’un d’expérimenté amene sa copine en boot la haut et tout en partant trop tard et en plein hiver?
Franchement…
Bon après c’est peut être elle qui l’a imposé aussi les boot etc…, mais même…
j’image qu’elle devait redescendre en snowboard ensuite. Peut être pas skieuse.