Prix des séances de grimpe

Posté en tant qu’invité par François:

salut
je reprends le post de jibiji (voir ci dessous) qui était sur le sujet résine mag
effectivement ça avait dérivé, mais le sujet est intéressant

je suis quand même très surpris du développement de ces salles
je sais bien que c’est la loi du marché, mais on a notre influence sur le marché
et si les assos de développaient, le marché se réduirait
j’ai connu une salle privée (financée par la FFME, mais fonctionnant avec les tarifs du marché) et bien, vu le nombre de clubs avoisinants, l’affaire n’était pas rentable et ils ont déposé le bilan
c’est aux grimpeurs de faire entendre leur voix auprès des élus, de montrer combien ils sont. en politique, c’est aussi la loi de l’offre et de la demande, on compte simplement le nombre d’électeurs potentiels
je ne connais pas de club de foot privés, alors que le foot est un marché gigantesque. les municipalités subventionnent en priorité les sports les plus connus, il faut se faire connaitre
comme disent les anglais: voice or exit (fais entendre ta voix ou vas-t-en)

Auteur: jibiji (57.66.138.—)
Date: 02 fév 2005 10:34

Arrêtez de vous plaindre du prix des séances de grimpe. Les assoces, elles marchent sur le bénévolat, et en plus elles arrivent parfois à être subventionnées par les collectivités. Ca n’a rien à voir avec le fait de payer des salariés pour tenir et entretenir une salle de grimpe « privée ». Je l’ai déjà écrit, mais on payerait encore plus de 10Euros pour aller à la piscine ou à la patinoire, si ça n’était pas subventionné !
Et puis si c’était donné, on se marcherait encore plus dessus dans les salles de grimpe. C’est la loi du marché : tant qu’il y a des entrées, pourquoi baisser les prix ?
Désolé de ne pas être resté sur le sujet d’origine.

Posté en tant qu’invité par guymulet:

les clubs fonctionnent souvent avec des bénévoles, les plages douvertures sont tres limitées et sans de substantielles subventions, je ne vois pas comment on pourrait bénéficier de murs dignes de ce nom et de prises correctes
bref, il y a de la place pour les clubs et les salles.
le service offert nest pas le mm, le tarif non plus (pour le coup, malheureusement mais il faut arreter de vouloir le beurre et largent…)

les mecs qui ouvrent une salle sont tjr des passionnés de grimpe et ce nest pas lappat du gain qui doit etre la motivation premiere sous peine de graves désilusions…je ne crois pas quil y ait de millionnaires ds le secteur…

une solution pour faire passer la pilule du prix pourrait etre pour les salles de developper les servies annexes à une simple cage pour hamster

un consommateur de salle loin des falaises

Posté en tant qu’invité par Dav:

Là effectivement où est l’avantage des salles privées par rapport à certains club, c’est la disponibilité.

Moi je grimpe dans une salle privée qui est ouverte tous les jours de la semaine. de 17h à 22h en semaine et de 14 à 19 le w-e.
C’est qd même bien pratique.
J’avoue ne jamais avoir fréquenté de club de grimpe longtemps (juste une séance par ci, par là), mais les horaires étaient restrictif, en fonction des scolaires, des groupes, des licenciés, etc…

alors que là, je viens qd je veux (et quand c’est ouvert) De plus vu le prix de l’abo (qui est très cher rapport aux clubs publics (CAF / FFME) est de l’ordre de 7:1 voire 8:1 (environ) à l’année.

ok c’est une usine à grimpe (environ 40 couloirs avec 3 -4 voies par couloir) mais il y a ce qu’il faut. ça change souvent.

Par contre c’est vrai que l’ambiance, n’est pas aussi familalle ou conviviale que pourrait l’être un club.

Il n’y a malheureusement pas assez de jours dans la semaine pour faire du bloc, de la résine en club, en salle privée, aller en falaise et boire une bonne bière !

Posté en tant qu’invité par François:

je comprends bien le problème de la disponibilité
mais dans notre club, on a 60 adhérents pour une ville de 25.000 habitants, avec la moitié de présents au minimum, avec seulement 2 séances par semaine, et personne ne semble s’en plaindre; certes, on a des falaises pas loin
rien n’empêche une municipalité motivée de créer une salle privée accessible tous les jours, avec des créneaux en partie réservés à des clubs; c’est ce qui devrait se faire à dijon
un des avantages des clubs, c’est que des sorties sont organisées avec des initiateurs, ce qui répond sans doute à un besoin quand on voit sur C2C des posts tels que « comment faire un rappel » (et si club se débrouille bien, les frais d’hebergment peuvent être pris en charge en partie par des subventions)

Posté en tant qu’invité par Patoo:

c’est vrai que les tarifs des salles privées sont chers, mais avez-vous calculé le prix de revient d’une sortie en falaise quand il faut faire 100 bornes minimum sur autoroutes pour les atteindre !!! c’est à peu près pareil, sauf que le plaisir et les sensations ne sont pas les mêmes.
Donc à part les petits veinards qui habitent à un jet de corde des sites naturels la consommation d’escalade dans les salles me paraît normale pour ceux qui souhaitent continuer à grimper régulièrement.
Quand à dire il faut développer les salles associatives par rapport aux salles privées, je tiens à faire remarquer (par expérience) que cela demande un investissement considérable pour les rares bénévoles volontaires. Si je regarde l’exemple de mon club, nous sommes à peu près un noyau de 5/6 personnes pour gérer/encadrer les ouvertures du gymnase (4 soirs par semaine), les créneaux enfants, et les sorties du WE. De plus on doit s’occuper de renouveler les voies du mur pour qu’il reste attractif. Pour info il y a 140 inscrits, les autres grimpeurs ne font que consommer . Je ne les blâment pas, car c’est un choix personnel de vouloir m’investir et personne ne m’a forcé la main, mais cela montre bien que l’escalade peut être également un vulgaire produit de consommation: d’où le développement des salles privées qui sont là pour combler un besoin existant.
Dernier point les nouvelles formations de la FFME ne vont pas susciter ne nouvelles vocations d’initiateur quand on voit le parcours du combattant qu’ils ont mis en place. Alors je pose la question que va t’il advenir des salles associatives sans bénévoles encadrants?

Bonne grimpe à tous

Patoo

Posté en tant qu’invité par professeur choron:

Pour info les clubs de foot de ligue 1 et ligue 2 st privées.

Posté en tant qu’invité par Gafi Le Fantôme:

Paix à ton âme Professeur,

Les « footeux » de L1&L2 sont des professionnels( paient-ils une licence FFF pour jouer en ligue?), et non des amateurs comme la majorité des grimpeurs qui fréquentent les clubs et salles d’escalade.

Posté en tant qu’invité par professeur choron:

Merci pour mon âme!

Je répondais juste à ça : je ne connais pas de club de foot privés, alors que le foot est un marché gigantesque. les municipalités subventionnent …

Posté en tant qu’invité par Le Chris:

On peut même élargir un peu…
C’est tous les sports collectifs qui sont toujours associatifs… et les sports individuels qui sont souvent privés…
La raison est sans doute la disponibilité. Quand tu t’engages dans une équipe d’un sport, tu t’engages à venir aux entrainements à horaires imposés pour être avec tes petits copains… Quand tu fais un sport individuel, ben t’as souvent pas envie d’être e**erdé par des contraintes du type : « entrainement de telle heure à telle heure 2 fois par semaine »…
On est des individualistes, on le paye!

Posté en tant qu’invité par DaF:

J’aime bien comparer les grimpeurs et les nageurs !

Les nageurs aussi sont des individualistes… Et pourtant le prix d’une entrée à la piscine est dérisoire comparé à ce qu’elle coûte réellement. Ce sont les mairies et/ou les régions qui financent la différence. Pourquoi ? Parce que la présence d’une piscine c’est « vendeur » pour une commune. Peut être aussi qu’il y a eu à un moment donné une volonté natoinale de populariser la nage et son apprentissage ?! Et puis l’eau ca parle à tout le monde enfin surtout aux familles…

Mais au final est-ce que nous grimpeurs on aimerait voir notre activité se développer et devenir « populaire » ?

Posté en tant qu’invité par Ben:

Le raisonnement se tient à une différence prêt : l’investissement de départ : seules quelques rares piscines ouvertes au public en France sont privées, la très très grande majorité sont publiques. Comme tu le dis, c’est « attractif » pour une commune d’avoir cet équipement donc le plus souvent elle se fout pas mal du retour sur investissement. Ce n’est pas le cas d’un investisseur privé.

Tu prend une salle de grimpe privée :

  • soit l’investissement est total (construction de l’édifice et équipement complet d’un mur),
  • soit il a pu y avoir des subventions (pour un investissement privé elles ne dépassent très souvent pas les 40 % pour ce que j’en sais)

Bref si tu fais le compte des frais de fonctionnement (salaires, renouvellement du matériel, loyer éventuel, …), des taxes diverses (c’est une entreprise privée donc impôts sur les bénéfices), le remboursement des emprunts pour les investissement de départ et finalement le bénéfice de l’entreprise, je comprends que les abonnements soient chers (je dis pas que j’aime ça, je dis que dans la logique cela se comprend).
Maintenant c’est vrai qu’il faudrait qu’il y en ait pour toutes les bourses mais ne nous leurrons pas, les salles privées seront toujours chers … et on continuera à râler …

Je serais curieux de connaître le temps de retour sur investissement qu’on prévus les propriétaires de salle si certains d’entre eux nous lisent.

Ben